HARVARD UNIVERSITY LIBRARY OF THE Muséum of Comparative Zoology il W'^ I HERPÉTOLOGIE V D'ANGOLA ET DD CONGO ODVRAGE PUBLIÉ SOUS LES ACSPICES DO MINISTERE DE LA MARINE ET DES COLONIES PAR J. y. BARBOZA DU BOCAGE Professeur de zoologie à l'École PiiKlechnique, directeur du Muséum Nalional de Lisbonne LISBONNE IMPRIMERIE NATIONALE 1895 HERPÉTOLOGIE D'ANGOLA ET DU CONGO ODYRAGE POBLIÉ SODS LES AUSPICES DD MINISTERE DE LA MARINE ET DES COLONIES PAR ^ J. Y. BARBOZA DU BOCAGE //(; ! ; / '^/(/M' Professeur de zoologie à l'École Pulylechiiique, directeur du Muséum National de Lisbounc LISBONNE IMPRIMERIE NATIONALE 1895 y ^ INTRODUCTION Un premier essai sur l'herpétologie des possessions portugaises d'Afri- que occidentale S que j'ai publié en 1866, contenait l'énumération de vingt- six reptiles du Congo et cinquante-sept reptiles et batraciens d'Angola. Les matériaux dont je me suis servi pour cette publication faisaient partie de deux collections zoologiques appartenant ao Muséum de Lisbonne: lune de ces collections avait été recueillie en 1864 par M. José d'Anchieta dans le cours d'une expédition zoologique entreprise à ses frais de Gabinda à Rio Quilo, dans la côte de Loango; l'autre avait été envoyée vers la même époque du Duque de Bragança par le Capitaine Pinheiro Bayâo, commandant mili- taire de ce district d'Angola. Lors de cette publication la zoologie de cette partie de l'Afrique était presque inconnue. La malheureuse expédition du Capitaine Tuckey au Congo, en 1816, n'avait que fort peu contribué aux progrès de Ihistoire naturelle africaine; parmi les exemplaires zoologiques rapportés en Europe on n'a rencontré que trois espèces de reptiles, l'une bien connue déjà et très répandue en Afrique, le Trijonyx aegyptiacus, les deux autres considérées nouvelles par Leach et décrites par lui sous les noms de Cohiber palmarum et Coluber Smythii^. C'était tout ce que l'on savait de l'herpétologie du Congo. * Bocage, Lista dos Reptis das possessôes portuguezaa d'Africa occidental que existem no Museii de Lisboa—iomal do Se. Mathein. Phys. et Nat., publicado sob os auspicios da Academia Real das Sciencias de Lisboa, 1866, i, p. 37. 2 C. palmamm^Rachiodon scuhra, L.; C. Smythii serait, suivant M. Boulenger, identique à Coronella triangidaris. Hall., Grayia triangidaris, auct., qui doit désormais recevoir le nom de Grayia Smythii (Bouleng., Cat. Snak. B. Mus., ii, 1894, p. 287). IV D'Angola vingt-et-une espèces de reptiles et batraciens, dont trois nou- velles, récueillies par Welwitsch, avaient été publiées par les Drs. Gûnther etGray en 1864 et 1865 *. Les principaux Musées d'Europe ne renfermaient dans leurs riches collections que de rares spécimens authentiques de la foune herpétologique de ces deux contrées. C'est donc à MM. d'Anchieta et Bayâo que revient l'honneur d'avoir contribué d'une manière plus efïïcace à la connaissance de cette faune; mais c'est surtout M. d'Anchieta qui par ses recherches ultérieures, par ses travaux d'exploration, qu'il poursuit encore aujourd'hui avec un grand cou- rage et une rare persévérance, a découvert la plupart des espèces dont s'est enrichie dernièrement la faune d'Angola. Un des traits les plus caractéristiques du dix-neuvième siècle est sans doute le mouvement de pénétration de l'Europe civilisée dans le continent africain, mouvement qui s'est accentué davantage dans la seconde moitié de ce siècle, mais en dégénérant dans ces derniers temps en une véritable course aux colonies de la part de certaines puissances qui, sous le prétexte de civilisation et de répression de l'esclavage, se sont signalées par des actes de spoHation et par l'abus de la force. Fidèle à ses traditions, le Portugal a favorisé, l'un des premiers, la croisade généreuse et pacifique de la civilisation contre la barbarie; il a le droit de réclamer une part de la gloire acquise par les récents exploits dont l'Afrique a été le théâtre. Par l'initiative et aux frais du gouvernement portugais, de hardis voyageurs et d'intrépides naturalistes ont puissamment contribué aux progrès des sciences géographiques, ethnographiques et natu- relles dans cette partie de l'ancien monde. Les voyages de Serpa Pinto, ceux de Capello et Ivens, l'exploration botanique d'Angola par le Dr. Welwitsch, les explorations zoologiques d'Angola et du Congo par d'Anchieta, celles des îles du golfe de Guinée par Francisco Newton et Moller, sont des preuves incontestables de ce que je viens d'avancer. La plus grosse part des matériaux dont je me suis servi pour le présent travail provient des riches moissons récoltées en Angola par M. d'Anchieta 1 Giinther, Jorn. Ac. Se. Lisb., v, p. 170; Proc. Zool. Soc. Lond., 1864, p. 180; Ann. et Mag. N. H., 1865, p. 97; Gray, Proc. Zool. Soc. Lond., 1865, pp. 442 et 454. pendant une longue période de vingt-huit ans; mais je dois aussi à la géné- rosité de quelques autres personnes plusieurs échantillons intéressants de la faune d'Angola et du Congo, et je ne manquerai pas de citer leurs noms en signalant la provenance des exemplaires que j'ai pu examiner par rapport à chaque espèce. Plusieurs écrits ont été publiés dernièrement à l'étranger sur l'herpé- tologie du Congo et d'Angola, dont j'ai eu beaucoup à profiter. Le Dr. Peters, fit connaître en 1877, d'après une collection rapportée par l'Expédition Allemande à la côte de Loango, un certain nombre d'espèces de reptiles et batraciens de Chinchoxo*. L'on doit à M. Sauvage une liste de reptiles et batraciens envoyés de Maiumba par M. Petit^. Des reptiles et batraciens recueillis au Congo par MM. Bùttner et Hesse ont été en 1888 le sujet d'une intéressante publication de M. 0. Boettger^ En 1887 et 1889 M. Mocquard publia deux notes, l'une sur quelques ophidiens rapportés du Congo français par la Mission de Brazza, l'autre sur une collection de quinze espèces de reptiles recueillis par M. Brusseaux à Loudinia-Niari, sur le bord droit du fleuve Niari*. En 1893 M. A. del Prato, dans une courte notice sur les récoltes zoologiques effectuées dans le Congo par le Cav. Corona, donna une liste de quelques sauriens et ophidiens de cette région^. En ce qui concerne la faune d'Angola, j'ai à signaler: 1°, la pubhcation de quelques espèces par le Dr. Giinlher d'après des exemplaires parvenus au Muséum Britannique par les soins du célèbre et regretté voyageur Canie- ron^ ; 2", deux notes du Dr. Peters sur deux collections de reptiles et batra- ciens, lune recueillie à Pungo-Andongo par le Major Von Homeyer, l'autre à Malange et au Quango par le Major Von Mechow^ ; 3°, les catalogues publiés par M. Boulenger, où l'on trouve l'indication de quelques échantillons de cette provenance appartenant aux collections du Muséum Britannique. 1 Peters, Monatsb. Ak. Berl., 1877, p. 611. 2 Sauvage, Bnll. Soc. Zool. de France, 188i, p. 189. 3 0. Boettger, Ber. Senckenb. Nat. Ges. Frank[., 1888. ^ Mocquard, Bull. Soc. Phil. Paris, 1887, p. 62; ibid., 1889, p. 14o. 5 A. del Prato, Raccolte zoologicl faite nel Congo dal Cav. G. Corona, 1893. G Gunther, Ann. et Mag. N. H., 1888, i, p. 326. ' Peters, Monatsb. M. Berl, 1877, p. 620; Sitz. Ber. Ges. Nat. Fr. Berl, 1881, p. 147. YI # * * Le total des espèces observées jusqu'à présent dans l'aire géographique dont j'ai eu à m'occuper est à peu-près de 200. Dans ce nombre il y a plus de 60 espèces et variétés qui appartiennent exclusivement à la faune d'An- gola et du Congo. Voici la liste de ces espèces avec l'indication de leur habitat actuel, en attendant qu'on les rencontre ailleurs, surtout dans les vastes espaces inexplorés de l'Afrique centrale: Reptiles: Hemidactylus benguellensis Angola Hemidactylus Bayonii » Monopeltis Anchietae » Monopeltis Wehvitschii » Monopeltis scalper » Monopeltis Giintherii Congo Monopeltis Boulengerii » Pachyrhynchus Anchietae Angola Mabuia Bayonii » Mabuia Petersii » Mabuia punctulata » Mabuia chimbana » Mabuia binotata » -^ Lygosoma Ivensii » Lygosoma (Eumecia) Anchietae » Ablepharus Cabindae Angola et Congo Sepsina angolensis » Sepsina Copei » Sepsina (Dumerilia) Bayonii » Typhlacontias punctatissimus Angola Chamaeleon Anchietae » Typhlops congicus Congo Typhlops Boulengerii Angola Typhlops Petersii » vil Typhlops hottentotus Angola ïyphlops anomalus » Stenostoma rostratum » Python Anchietae » Helicops bicolor » Boodon lineatus, var. angolensis » Boodon lineatus, var. lineolata » Licophidium meleagris » Gonionotophis Brussauxii Congo Philothamnus dorsal is Angola Grayia ornata » Graya furcata Congo Rhagerhis aCuta Angola Microsoma collare Angola et Congo Elapsoidea semiannulata » Elapsoidea Hessel Congo Naja Anchietae Angola Naja nigricollis, var. fasciata Angola et Congo Atractaspis congica » Causus resimus, var. angolensis Angola Vipera heraldica » Atheris anisolepis Congo Atheris laeviceps » Batraciens: Rana tuberculosa Angola Rana ornatissima » Rana subpunctata » Rappia Bocagii » Rappia Toulsonii » Rappia plicifera » Rappia benguellensis » Rappia tristis » Rappia cinnamomeiventris » Rappia quinquevittata » Hylambates Bocagii » VIII Hylambates Anchietae Angola Hylambates angolensis » Hylambates marginatus » Xenopus Petersil » # Comme je l'avais déjà constaté pour les oiseaux*, les reptiles et les batraciens se trouvent inégalement répartis sur le sol d'Angola. Ce territoire est naturellement divisé par le fleuve Quanza en deux parties, nord et sud, chacune de ces parties étant habitée par un certain nombre d'espèces, qui n'ont été observées dans Tautre; mais c'est surtout par rapport à l'altitude des lieux et à leur distance à la côte que la répartition des espèces présente des différences plus remarquables. En effet, des trois zones établies par Welwitsch d'après la progression ascendante des terrains vers l'intérieur et bien caractérisées par leurs con- ditions spéciales de végétation, la zone littorale est la plus pauvre et la zone des hauts-plateaux la plus riche, la zone intermédiaire se rapprochant davan- tage de celle-ci. Afin qu'on puisse constater ces différences numériques et aprécier en même temps les rapports qui existent entre la faune d'Angola et les faunes herpétologiques de l'Afrique occidentale, orientale et aus- trale, j'ai réuni dans un tableau les données qu'on possède actuellement sur l'habitat de nos reptiles et batraciens. * * A mon âge on ne doit pas beaucoup compter sur le lendemain. C'est pourquoi j'ai mis une certaine hâte à publier le résultat de mes études, sans même vouloir attendre les nouvelles récoltes de M. d'Anchieta, qui poursuit encore dans l'intérieur de Benguella, sans un moment de défaillance, ses fructueuses recherches. Que cet aveu puisse servir d'excuse aux imperfe- ctions de mon travail. * Bocage, Oniitholoyie d'Anxjohi, httroductinu, p. viii. s Avant de prendre congé de mes lecteurs je tiens à exprimer ma recon- naissance à ceux de mes collègues qui m'ont aidé, soit de leurs observations et de leurs conseils, soit en me facilitant l'examen d'exemplaires de leurs collections utiles à consulter. Parmi ceux qui m'ont accueilli, bienveillants et sympathiques, à mes débuts, quelques-uns, John Edward Gray, W. Peters, A. Duméril, J. G. Fischer, sont déjà disparus, en me laissant de bien vifs regrets; mais heureusement j'espère que mes amis, le Dr. Giinther et F. Bocourt, trouveront en parcourant ces lignes quelque plaisir à voir que je ne les oublie pas. A des travailleurs émérites de l'actualité, que j'ai connu plus tard, à MM. Boulenger, Boettger, F. Mïiller, Mocquard, je suis également heureux de pouvoir laisser ici un témoignage de ma sincère gratitude pour leurs attentions amicales. Muséum de Lisbonne, le 2 janvier 1895. l'auteur 4 TABLE MÉTHODIQUE Classis TMi:r*TILIA. Ordo CHELONIA Fam. TF.STUDINIDAE 1. Cinixys, Bell. 1. C. erosa, Scliweigg 1 2. C. BeUiana, Gray 2 2. Testudo, Linn. 3. T. pmxlalis, QaW 3 Fam. PELOMEDUSIDAE 3. Sternothaerus, Bell. 4. St. Derhianus, Gray 3 •0. St. sinualns, Smith 4 4. Pelomedusa, Wagl. 6. P. cjaleata {^cM.) 5 Fam. CHELOMDAE 5. Chelone, Brongn. 7. Ch. mydas (L.) 6 6. Thalasaoclielys, Fitzing. 8. Th. caretta (L.) 6 Fam. TRIO^YCHIDAE 7. Trionyx, Geoffr. 9. T. trinnfjuis (Forsk.) 7 8. Cycloderma, Peters. 10. C. Auhryi (A. Dum.) 8 Fam. CROCODILIDAEj 9. Crocodilus, Laur. 11. C. vidcjaris, Cuv 8 12. C. cataphractus, Cuv 9 10. Osteolaemus, Gope. )3. 0. 'flsp/sj Cope 9 Ordo SÂURI Fam. GECKONIDAE 11. Hemidactylus, Cuv. 14. H. mahonia (M. de Jonnes) 10 15. H. Bocagii, Bouleng 11 16. H. bengtiellensiSj Bocage. 12 17. H. muricevs, Peters 13 18. H. Bayonii, Bocage 13 12. Lygodactylus, Gray. 19. L. cajmisis (Smith) 15 13. Pachydactylus, Wiegm. 20. P. Bibronii (Smith) 15 21. P. occelatHs (Cuv.) 16 14. Rhoptropus, Peters. 22. Bh. ffl/er, Peters 16 Fam. AGAMIDAE 15. Agama, Daud. 23. A. colonomnij, Daud 17 24. A. planiceps, Peters 18 2-0. A. arnwta, Peters 19 16. Stellio, Schneid 26. St. atricoUis (Smith).... 22 Fam. ZOM'RIDAE 17. Zonurus, Merr. 27. Z. cordyhis 24 18. Chamaesaura, Schneid. 28. Ch. macrclepis (Cope) .... 25 Fam. VARAMDAE 19. Varamis, Merr. 29. V. nilotkm (L.) 26 30. V. albigiiJarix (Daud.) 27 XII Fam. AMPHISBENIDAE 20. Monopeltis, Smith. 31. M. capensis, Smith 32. M. Anchietae (Bocage) . . . 33. il/. Welwitschii (Gray)... 34. M. scalper- (Giinth.) 35. M. Gnenthcrii, Bouleng.. 36. M. Boulengerii, Boettg . . 28 28 29 29 29 29 Fam. lACERTIDAE 21. Nucras, Gray. 37. N. tesselata (Smith) 30 22. Ichnotropis, Peters. 38. I. capmsis (Smith) 30 23. Eremias, Wiegm. 39. E. higubris (Smith) 31 40. E. 7iamaqi(ensis, D. et B. 31 24. Scapteira, Wiegm. 41. Se. reticulata, Bocage .... 32 25. Pachyrhynchus, Bocage. 42. P. Anchietae, Bocage 33 Fam. GEHRHOSAURIDAE 26. Gerrhosaurus, Wiegm. 43. G. nigrolinenius EaUo^.. . 35 44. G. validits (Sundev.) 36 27. Caitia, Gray. 45. C. africana, Gray 37 28. Cordylosaurus, Graj^ 46. C. trivittatiis, Peters 37 Fam. SCINCIDAE 29. Mabuia, Fitz. 47. M. Bayonii, (Bocage).. 48. M. Pcirotetii (D. et B.) 49. M. maciiUhthris (Gray) 50. M. Raddonii (Gray)... 51. M. sidcata (Peters).. . . 52. M. striaXa, (Peters) . . . 53. M. occidental ta (Pelers). 54. M. Petersii (Bocage) . . 55. M. varia, Bouleng 56. M. punctulata (Bocage) 57. il/, chiinhana (Boulen 58. M. actdilabris (Peteis) 59. M. hinotata (Bocage). 38 39 40 40 41 41 42 42 43 44 45 46 46 30. Lygosoma, Gray. 60. L. Icensii (Bocage) 48 61. L. Sundevallii (Smith).. . . 49 62. L. Anchietae (Bocage) .... 50 31. Ablepharus, Fitz. 63. A. cabindae, Bocage 51 65. A.Wahlbergii (Smith).... 52 32. Sepsina, Bocage. 65. S. angolen&is. Bocage 53 66. S. Copei, Bocage 54 67. S. Bayonii (Bocage) 55 33. Typhlacontias, Bocage. 68. T. piinctatissimus, Bocage. 56 Fam. ANELYTROPIDAE 34. Feylinia, Gray. 69. F. Currori, Gray 57 Fam. CHAMAELEONTIDAE 35. Chamaeleon, Laur. 70. Ch. dilepis, Leach 59 71. Ch. qidiensis. Bocage 60 72. Ch.graciUs, liallow 61 73. Ch. namaquensis, Smith... 62 74. Ch. Anchietae, Bocage .... 62 Oi^do OPHIDIA Fam. TYPRLOPIDAE 36. Typhlops, Schneid. 75. T. congicvs, Boetlg 63 76. T. Anchietae, Bocage 63 77. T. Boidengerii, Bocage ... 64 78. T. piinctatus (Leach) 65 79. T. hvmbo. Bocage 66 80. T. nmcniso (Peters) 67 81. T. Petersii (Bocage) 68 82. T. hottentotiis. Bocage... . 69 83. T. anomalus (Bocage) .... 70 Fam. GLAUCOMIDAE 37. Stenostoma, Wagl. 84. St. scutifrovs, Peters 71 85. St. rostratiim. Bocage. ... 71 XIII Fam. PYTHONIDAE 38. Python, Dauil. 80. P. nataleiisis, Smith 72 87. P. Anchictae, Bocage 73 39. Calabaria, Gray. 88. C. Reinhmdlii (Schleg.) 74 Fam. COLI'BIUDAE AGLYPHA 40. Mizodon, Fisch. 89. Mi oUvaceiis (Peters) 74 90. M. fuliginoides (Giinth.).. . 75 41. Helicops, Wagl. 91. H. bicolor (Gimtli.) 76 42. Hydraethiops, Guiith. 92. H. iiielanogaster, Guiilh. . . 77 43. Boodon, Duni. et Bibr. 93. B. lineatus, D. et B 78 9i. B. olivact'us (A. Diim.) ... SI 44. Lycophydium, Dum. et Bibr. 95. L. capense (Smith) 81 96. L. latérale, Hallow 82 97. L. melengris, Bouleng. ... 82 45. Bothroplitlialnius, Peters. 98. B. liitcatiis (Peters) 83 46. Gonionotophis, Boulenger. 99. G. Brussaiixi (Mocq.j 83 47. Heterolepis, Smith. 100. H. Guirali, Moeq 84 48. Philothamnus, Smith. 101. Ph. irregularis (Leach). 85 102. Ph. heterolepidotus (Gunt.) 88 103. Ph. heterodermus (Hall.) 89 104. Ph. semivariegatus, Smith. 90 105. Ph. dorsalis. Bocage .... 92 106. Ph. ovnatus. Bocage .... 93 49. Hapsidophrys, Fischer. 107. H. smaragdinus, Boie ... 96 108. H. lineatus, Fischer 97 50. Thrasops, Haliowei. 109. Thr. flavigularis, Hallow. 97 51. Prosymna, Gray. 110. P. frontalis (Peters) 98 111. P. amhigua. Bocage 99 52. Pseudaspis, Cope. 112. Ps. cana (L.) 100 53. Scaphiophis, Peters. 113. Se. albopunctatus, Peters. 102 54. Grayia, GUnth. 114. Grr.triangularis(\\2L\\o\\.) 102 115. Gr. ornata (Bocage).... 104 55. Dasypeltis, Wagl. 116. D. scabra. Bocage 106 OPISTOGLYPHA 56. Psammopliylax, Jaii. 117. Ps. rhowbeatus (L.) 108 118. Ps. nototaenia (Gtiath.) 109 57. Rhagerhis, Peters. 119. Rh. tritaeniata, Giinth... 110 120. Rh. acuta (Giinth.) 111 58. Amphiophis, Bocage. 121. Ai)i ph. angoleiisis, BocSige. 113 59. Psammopliis, Boie. 122. Ps. sibilans (L.) 114 60. Dryiophis, Boie. 123. Dr. Kirtlandii (Hallow.) 119 61. Bucephalus, Siuith. 124. B. capensis, Smith 122 62. Crotaphopeltis, Filz. 125. C. rufescens (Gm.) 122 126. C.semiammlatus{'è\m\h). l'?2 63. Dipsas, Laur. 127. D. pulverulenta, Fisch.. . 123 128. D. Blandingii (Hallow.) 124 64. Microaoma, Jan. 129. M. collare, Peters 124 65. Calamelaps, Giinth. 130. C. polylepis. Bocage 126 66. Uriechis, Peters. 131. U. capensis (Smith) 127 PROTEROGLYPHA Fam. ELAPIDAE 67. Elapsoidea, Bocage. 132. E. Guntherii, Bocage.... 129 68. Naja, Laur. 133. N: haje, L 132 134. N. Anchietae, Bocage. . . . 133 135. JV. nigricollis, RcinhcU. . . 115 136. N. annulata, Buchh. et Peters 137 69. Dendraspis, Schleg. 137. D. neglectus, Bocage 138 138. D. anguiticeps {?>m\[\\).. . 140 XIV 70. Atractaspis, Smith. 139. A. Bibroni, Smith 141 140. A. congica, Peters 142 141. A. irregularisj Reinhardt. 143 Fam. VIPERIDAE 71. Causus, Wagl. 142. C. rhoinbealus (Licht.). . . 145 143. C. 7'esuiius, Peters 146 72. Vipera, Laur. 144.. F. arietam, Merr 149 145. V. rhinocéros, ^ûeg. \w^ 146. V. caiidalisj Smith 150 147. V. heraldica, Bocage 151 73. Atheris, Cope. 148. A. sqiiainigera (Hallow.) lo2 149. A. anisolepis, Mocq 153 150. .4. laeviceps, Boettg 153 Classis BA.TI?,ACH[IA Ordo BATRÂCHIÀ SALIENTIA Fam. RAMDAE 74. Rana, Limi 151. /}. occipitalis, Guath . . . . 155 152. R. tuherculosa, Bouleng. 156 153. R. adspersa (Bibr.) 157 154. R. ornatissima, Bocage. 157 155. jR. angoleiisis, Bocage . . . 158 156. R. oxyrhyncha (Sundev.) 159 157. R. mascareniensis, Dum. et Bibr 106 158. R. siibpunctata. Bocage 161 159. R. albolabris, Hallow. . . . 162 75. Phrynobatrachus, Ginith. 160. Ph. niitali'usis, Smith.. . . 162 76. Rappia, Gunlh. 161. R. marmovata (Rapp.).. . 164 162. R. Bocagii (St'^indach.) 165 163. R. ocellata (Gtiuth.j 165 164. R. Toulsonii (Bocage)... 166 165. R. pUcifera^ Bocage 167 166. R, cindiveutris (Cope).. . 168 167. R. punctulata. Bocage. . . 168 168. R. nasnta (Giinth.) 169 169. R. bengnellensis. Bocage. 169 170. R. fuscigula (Bocage) ... 170 171. R. tristis (Bocage) 171 172. R. Steindachnerii (Boc.) 171 173. R. cinnamomeiventris (Bo- cage) 172 174. R. viicrops (Gtinth.) 173 175. R. coHcolor (Hallow.).. . . 173 176. R. quinquevittata (Boc.) 174 177. R. fulvovittata (Cope) ... 177 77. Hylambates, A. Dum. 178. H. viridis, Giinth 176 179. H. Bocagii, Giinth 176 180. H. Anchietae, Bocage. ... 177 181. H. marginatus. Bocage. 178 182. H. angolensis. Bocage ... 179 183. H. cinnamomeus. Bocage. 180 184. H. Aubryi (A. Dmn.) .. . . 181 Fam. ENGYSTOMATIDAE 78. Phrynomantis, Peters. 185. Ph. bifasciata, Smith.. . . 181 79. Breviceps, Merr. 186. B. viossainbicus, Peters. 182 80. Hemisus, Giinth. 187. H. marmoratum, Peters. 183 188. H. guttatum (Rapp) 184 Fam. BIFOMDAE 81. Bufo, Laur. 189. B. regidaris, Reuss 185 190. 6. funereus. Bocage 186 Fam. DACTYLETHIUDAE 82. Xenopus, Wagl. 191. A'. Peler sii, Bocage . 187 DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE DES ESPÈCES ESPECES Chelonia Cinixys erosa C. belliana Testudo pardalis Sternothaerus Derbianus . St. sinuatus Pelomedusa galeata Chelone mydas Thalassochelys caretta. . . Trionyx triunguis Cycloderma Aubryi Emydosauria Croeodilus vulgaris . . C. cataphractus Osteolaemus tetraspis. Sauria Hemidaetylus mabouia. H. Bocagii. . H. benguellensis H. muriceus H. Bayonii Lygodactylus capensis. Paeliydactylus Bibronii P. ocellatus Bhoptropus afer. ....'. Agama colonoruiii A. planiceps A. armata A. sp? * # # * * * * * * * * * * * * * * Angola R. liu nord NI * * * — .-c ts5 * * * * * * * # * * R. du sud N * * * # * -3 rt * * * * * # IS # * * * * * # * * # * * * # * * * # * * * * # # # * XVI ESPECES Stellio atricollis Zonurus cordylus Chamaesaura macrolepis. Varanus niloticus V. albigularis Monopeltis capensis M. Anehietae M. Wehvitschii M. scalper M. Gunthei'ii M. Boulengerii Nucras tesselata Ichnotropis capensis Eremias lugubris E. nainaquensis Scapteira reticulata Pachyrhynchus Ancliietae Gerrhosaurus nigroiineatus G. validas Caitia africana Cordylosaurus trivittatus, Mabiiia Bayonii M. Perrotetii M. maculilabris M. Raddonii M. sulcata M. striata M. occidentalis M. Petersii M. varia M. punctulata M. chiinbana M. aeutilabris M. binotata Lygosoma Ivensii L. Sundevallii L. (Eumecia) Anehietae.. Ablepharus Cabindae .... A. Wablbergii Sepsina angolensis S. Copei S. (Dumerilia) Bayonii . . * * * * * * * * Angola R. du nord * # * S3 * # S3 * # * * * * * * * * * R. du sud * * * * * * * SI # * * # * N! * * * # * * * * * * * * * * # 3 * * * * * # * # * * # * * * * # XVII ESl'lCGES Typhlaeontias punctatissimus . . Feylinia Ciirrori F. inaerolepis Chainaeleon dilepis Ch. quilensis Ch. graeilis Ch. Ancliietae Ch. namaquensis Ophidia Typhlops congicus T. Anehietae T. Boulengerii T. punctatus, var. hneolatus T. punctatus, var. intermedius T. humbo T. mucruso T. Petersii T. hottentotus T. anoniahis Stenostoma seutifrons St. rostratum Python natalensis P. Anehietae Calabaria Reinhardtii Mizodon olivaceus M. fuliginoides Helicops bicolor Hydraethiops melanogaster Boodon lineatus B. lineatus, var. angolensis B. lineatus, var. lineolata B, olivaceus Lycophidium capense, var. B, Bouleng. L. capense, var. G, Bouleng L. latérale L. meleagris Bothrophthalmus lineatus Gonionotophis Brussauxi Heterolepis Guirali Philothaninus irregularis * # * * * * * * * # # * * # * # * * * - * - * * * # * - * * * * * Angola R. (Ju nord N * # NI * * * * # * R. du sud E ,: N! * * * * * * * * # * * * * * * * * # * * # * * * * * * * # # * XVIII ESPECES um Philothamnus heterolepidotus Ph. heterodernius Ph. semivariegatus Ph. dorsalis Ph. ornatus Hapsidophrys smaragdinus Thrasops flagularis Prosymna frontalis P. ambigiia Pseudaspis cana Scaphiophis albopunctalus Grayia triangularis G. ornata G. furcata Dasypeltis srabra, var. palniar D. scabra. var. scabra . . . D. scabra, var. Medici . . . D. scabra, var. fasciolata Psammophylax rhombeatus Ps. nototaenia Rh. tritaeniata Rh. acuta Ampliiophis angolensis . . . Psammophis sibilans, var. Ps. sibilans, var. B Ps. sibilans, var. C Ps. sibilans, var. D Ps sibilans, var. E Dryiophis Kirtlandii Dr. Kirtlandii, var. Oatesi. Rucephalus capensis Crotaphopeltis rufescens . . C. seniiannulahis Dipsas pulverulenta D. Blandingii Microsonia collaro Calanielaps polylepis Uriechis capensis Elapsoidea Giintherii, var. E. Giintherii, var. B E. Giintlierii, var. C E. Gfintlierii, var. U (seniiannulata * * * * * * * * o # * * * * Angola R. du nord N! * # * * # * * * * * * * * n: # * * * R. dn sud # * * * -* # * * # # * * * # * # * * "3 — * * * * * * # * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * -* * - # - * * - - * — * * * * * # XIX ESPECES Elapsoidea Guntheiii, var. Hessei.. Naja hajp N. Ancliietae IS. nigricollis, var. occidentalis. . . . N. nigricollis, var. melanoleuca . . . N. nigricollis, var. fasciata N. annulata. Dendraspis neglectus D. angusticeps Atrasctaspis Bibroni A. congica A. irregiilaris Causus rhombeatus G. resimus, var. angolensis Vipera arietans . . .'. V. rhinocéros V. caudalis V. heraldlca Atheris squamigera A. anisolepis A. lacviceps Batrachia Rana occipitalis R. adspersa R. tuberculosa R. ornatissima R. angolensis R. oxyrhyncha R. mascareniensis R. mascareniensis, var. porosissima. R. subpunctata R. albolabris Plirynobatrachus natalensis Ph. plicatus Arthroleptis dispar Rappia mnrmorata R. Bocagii R. ocellata R. Toulsonii \\. plicifera # * * * * * * * * * * * * o # * * * * * * * * * # Angola R. du nord S3 # # * * * ? * * * * * * s; * * * * * * * * * * R. du sud N # * * * * * * * # * * * * * 3 X c: 3 JS es o-, S a» "^ N n s # * * * * * * # * # * * * * # * # * * * * * # * * * # * * * XX 7i Angola Qi ESPÈCES o o < c te s R. du nord R o es c * du sud c o < 13 >9 S3 — K sj * Rappia cinctiventris # * * R. punctulata - - * - - - — - R. nasuta — - - - * — # — — R. bengiiellensis — - - - - * — — _ R. fuscigula * * - — * - — — _ — R. tristis _ - — — # - — _ _ — R. Steindaclmerii * - - - * - - — — — R. cinnainoineiventris - - - - # - - - - - R. microps - - * - * - * * - * R. concolor * - - - * - - # - # R. quinquevittata - - - - * - - - - - R. fulvovittata * - — - * - — — — Hylanibates viridis _ - — — * - — — — — H. Rocagii _ - — — * - — _ _ — H. Anchietae _ — — — — - # * _ — H. marginatus _ — — — — - * — — — H. angûlensis - - - - - * * - - H. cinnamomeus * - - - - - - # - - H. Aubryi # * - — - - . - — — — Phrynoinantis bifasciata — — - - - * * — * * Breviceps mossambieus — — — — — - * * — * Hemisus marmoratum — — * _ * * — — — * H. guttatum — — — — - — # — # - Biifo regularis * * * * * * * * * * B. regularis, var. spinosus * # - # * * - * - - B. funereus * — — — * — - * - — - # - * * * # - REPTILTA ORDO CHELONIA FAM. TESTUDINIDAE 1. Cinixys erosa - . > Testiido erosa, Schweigg., Prodr. Monogr. Chelon., 1814, p. 52. Cinixys erosa, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1866, p. 40; Peters, Mo- natsh. Ak. BerL, 1877, p. 6 H ; Sauvage, Bull. Soc. Zool. de France, IX, 1884, p. 200 ; Boettg., Ber. Senckenb. Ges. Frankf., \S88,p. 12; Bouleng., Cat. Chelon. B. Mus., 1889, y. 141. Fig. Bell, Trans. Linn. Soc, xv, 1827, p/. 17, fig. 1. Deux Tortues à carapace mobile en arrière, C. erosa et C. Belliana, semblent se partager les territoires compris dans les limites géographiques des possessions portugaises d'Angola et du Congo: la C. erosa n'a jamais été rencontrée au sud du Zaïre, mais son existence a étu plusieurs fois signalée au nord de ce fleuve sur la région littorale; la C. Belliana, au contraire, semble appartenir à la zone des hauts-plateaux de Tintérieur d'Angola. Ces deux espèces sont faciles à distinguer. La C. erosa a une carapace profondément dentelée dans ses bords libres et manipie de plaque nuchale, tandis que la C. Bdliana porte une plaque nuchale bien distincte et n'a pas de dentelures profondes dans les bords libres de sa carapace. Le Muséum de Lisbonne possède un individu adulte de la C. erosa rap- porté en 1805 de Cabinila por M. d'Anchieta; M. Boettger cite un individu recueilli à Massabi par son compatriote M. Hesse (Boeltg,, loc. cit.); notre regretté ami le dr. Peters a trouvé cette espèce dans une collection de reptiles de CkinchoxQ dont il publia la liste en 1877 (Peters, loc. cit.) 2. Cinixys Belliana Kinixys Belliana, Gi'aij, SyNops. Rept., 1831, p. 69. Cinixys Belliana, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1866, p. 40; ibid. xi, 1887,;;. 209; Boulang., Caî. Chelon. B. Mus., 1889, p. 143. Fig. Gray, Shield-Rept., \, pi. H. L'habitat de cette espèce dans l'Afi'ique tropicale est assez étendu. A juger d'après le nombre d'individus (pie nous avons reçus d'Angola, elle doit s'y trouver abondamment, surtout dans la région des hauts-plateaux de l'intérieur. Parmi les nombreux exemplaires déposés au Muséum de Lisboime il ne s'en trouve pas aucun provenant de la zone littorale; mais nous avons deux individus du Duque de Bragança (Bayâo), deux de Capangombe, trois de Caconda, trois de Quissange, deux de Galanga (Anchieta). Un individu du pays de Muata-Yamvo, provenant du voyage de MM. H. de Caivalho et C. Marques, fait également partie de nos collections. Chez cette espèce, la forme de la carapace varie beaucoup indépen- damment de l'âge ou du sexe de l'animal; assez allongée chez quelques individus, elle prend chez d'autres une forme ovale plus raccourcie. Les individus envoyés par M. d'Anchieta de Caconda et Quissange portent sur leurs étiquettes le nom indigène Umbéo. On rencontre souvent celle espèce dans les terrains incultes pendant la saison des pluies; le reste de l'année elle se cache sous le sol et s'y maintient dans une espèce d'hybernation, plus ou moins complète suivant la température. L' Umbéo est très recherché des indigènes comme aliment (Anchieta). La troisième espèce du genre, C. Homeana, décrite et figiu'ée par Bell, a pour habitat exclusif, à ce qu'il paraît, l'Afrique occidentale. On ne l'a pas encore rencontrée au sud du Gabon. 3. Testudo pardalis Testudo pardalis, Bell, Zool. Journ., m, 1828, p. 420; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., I, 1807, p. 217; Bouleng., Cat. C/ielon. B. Mus., [SSd,p. IGO. Fig. Bell, Testud., pi. — La T. pardalis se fait remarquer par une carapace bombée, très échan- crée dans son bord antérieur, sans plaque nuchale et à sus-caudale simple. Elle est tachetée de noir sur un fond jaune-pâle. C'est une espèce propre à l'Afrique australe, à peine rencontrée dans la partie la plus méridionale de notre province d'Angola, où elle semble rare. Trois individus de cette espèce ont été recueillis par M. d'Anchieta dans l'intérieur de Mossamedes et de Benguella. Les indigènes de Capangombe l'appelent Fulabomba (Anchieta). FAN. PËLONËDUSIDAË 4. Sternothaerus Derbianus Sternothaerus derbianus, Gray, Cat. Tort., 1844, p. 37; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1866, pp. 40 et 57 ; Peters, Monatsb. Ak. Berl., 1876, p. 1\1; ibid. 1877, p. 611; Boettg., Ber. Semkenb. Ges. Frank}., 1888,p. 15; Bouleng., Cat. Chelon. B. Mus., 1889,p. 195. St. gabonensis, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1866, p/). 40 et 57. St. Adansonii, Bocage, op. cit., i, 1867, ;j. 217. Fig. Gray, Shield-Rept., i, pi. xxn. La plupart de nos individus du genre Sternothaerus recueillis en Angola et au Congo appartiennent décidemment au St. Derbianus, que M. Boulenger a réussi à bien caractériser dans son Catalogue des Clieloniens du Muséum Britannique. L'absence d'échancrure et de denticulations à l'extrémité de la mâchoire supérieure, la suture des plaques abdominales du plastron plus longue que celle des plaques fémorales, le bord externe des plaques pecto- rales beaucoup plus court que celui des plaques humérales et ne dépassant pas même en longueur le bord interne de ces dernières plaques, tels sont les principaux caractères différentiels établis par M. Boulenger dont nous avons pu constater la présence chez ceux de nos individus que nous rap- portons au St. Derbianus. Un premier examen de qnelques jeunes individus du Congo et de la carapace dun individu, également jeune, du Duque de Bragança nous avait induit à les considérer identiques à un jeune du Gabon, décrit et figuré par A. Dumeril sous le nom de Pentonyœ gabonensis, dont on a voulu faire depuis tantôt un Stemothaerus, tantôt une Pelomedusa; mais plus tard nous avons reconnu que nos jeunes du Congo ressemblent par tous leurs caractères au St. Derhimms et que celui du Duque de Bragança se rapproche davantage du St. simiatus. Le Pentonijx gabonensis, A. Dum., reste encore pour nous une espèce problématique. M. Boulenger^ Tinscrit dans son Catalogue sous le nom de St. gabonensis et, en effet, par la forme de son plastron, élargi en avant et en arrière, il ressemble mieux aux autres espèces du genre Sternothaents ; mais, si la figure de Dumeril est exacte, et nous avons tout lieu de le sup- poser, la moitié antérieure du sternum serait immobile, car les plaques pecto- rales s'y trouvent altachées d'une manière fixe à trois plaques marginales, comme chez la Pelomedusa galeata. M. de Rochebrune prétend avoir rencontré dans la Sénégambie non moins de six espèces de Sternothaerus et aussi le Pentonyx gabonensis, dont il fait mention sous le nom de Pelomedusa gabonensis et qu'il déclare assez commun à Gambie, Casamansa, Melacorée, l'Ile aux Chiens, Albreda et Bathurst. Il nous semble, cependant, qu'il doit avoir un peu de fantaisie dans cette longue énumération d'espèces sénégambiennes. En Angola et au Congo le St. Derbianus parait habiter de préférence la zone littorale. Le Muséum de Lisbonne possède dans ses collections: deux individus adultes envoyés de Loainia par Toulson; un individu, âge moyen, à'Ambriz par M. de Sousa; deux jeunes de Rio Quilo, deux du Dondo, plu- sieurs du Congo, tous par M. d'Anchieta. 5. Sternothaerus sinuatus Sternothaerus sinuatus, Smith, III. S. Afr. ZooL, Rept., pi. i ; Bouleng., Cat. Chelon. B. Mus., 1889, p. 194. St. gabonensis, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., \, 1860, p. 57. Fig. Smith., III. S. Afr. ZooL, Rept., pi. i. Nous considérons comme appartenant à cette espèce une femelle adulte recueillie à Rio Cuce, dans l'intérieur de Benguella, par M. d'Anchieta, et la 1 Bûulenger, Cat. Chelon. B. Mus., p. 197. carapace d un jeune, mesurant à peine 62 millimètres de longueur, envoyée du Duqne de Bragança par Bayâo en I8G5. Chez Tadulte, une femelle dont la carapace est longue de 20 centi- mètres, la mâchoire supérieure porte à l'extrémité une petite échancrure bordée de chaque côté d'une saillie dentiforme; le bord externe de la plaque pectorale du plastron est presque égal en longueur au bord externe de la plaque humérale et plus long que le bord interne de cette dernière plaque; la suture des plaques frontales dépasse en longueur l'espace inter-orbitaire. Par ces caractères, que nous constatons également sur le plastron du jeune du Duque de Bragança, ces deux individus se rapprochent du Si. sinuatus et S(3 montrent assez distincts du Si. Derbianus. Nos deux spécimens nous viennent de localités appartenant à la zone des hauts-plateaux de l'intérieur. 6. Pelomedusa galeata Testudo galeata, Schoepff, Hist. Tesmd.,p. 12, pi. m, fig. {. Pelomedusa galeata. Bocage, Joru. Ac. Se. Lisb., xi, 1887, p. 202; Boeltg., Ber. Senckenb. Ges. Franhf., 1888,^9. 13; Boideng., Cat. Chelon. B. Mus., 1889, p. 197. Pentonyx gehafie, Rupp., Nene Wirb. Faun. Abgss., Rept., p. 2, pi. i. Pelomedusa Gehafiae, Sclat., Proc. Zool. Soc. Lond., 1871, p. 325, fig. Yi^.Wagl, Sijsl. Amphib., tab. w, figs. 36 à 43; Rilpp., Nene Wirb. Faun. Abyss., Rept., pi. i. (Pentonyx Gehafie). Nous partageons la manière de voir de M. Boulenger* quant à n'admettre qu'une seule espèce dans le genre Pelomedusa, sans accorder la valeur de caractères spécifiques aux variations que présentent dans leur développement chez divers individus les plaques pectorales du plastron. Dans une nom- breuse série d'individus recueillis par M. d'Anchieta en Angola, précisément dans les mêmes localités, se trouvent représentées non seulement les deux formes extrêmes, P. galeata et P. gehafie., mais encore les autres formes intermédiaires, dont M Sclater^ a signalé l'existence dans une communica- tion à la Société Zoologique de Londres. 1 Boulenger, Bull, de la Soc. Zool. de France, v, p. 146. 2 Sclater, loc. cit., pp. 325 et 326. 6 L'habitat de cette espèce en Angola est assez étendu. M. d'Anchieta l'a rencontrée au Humhe, à Capangombe et Maconjo, dans l'intérieur de Mossa- medes, à Quillengues et à Quissange. Nous avions reçu en 1865 un jeune indi- vidu du Duque de Bragança par Bayâo. Elle vit également au Congo (Hesse). Cette Tortue s'écarte rarement des marais, où elle vit. Assez abondante à Quissange, où elle est bien connue des indigènes sous le nom de Kitio et très recherchée par eux comme aliment de même que YUmbéo, Cinixys Belliana (Anchieta). FAM. GHËLODIINAE 7. Chelone mydas Testudo mydas, Linn., Syst. Nat., i, p. 350. Chelonia mydas, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1866, p. 41 ; PeterSj Sîtz, Ber. Ces. Nat. Fr. Berl, 1878. p. 925. Chelone viridis, Boettg., Ber. Scnckenb. Ges. Frankf., 1888, p. 17. Chelone mydas, Bouleng., Cat. Chelon. B. Mus., 1889, p. 180. Fig. Sowerby & Lear, Turt., pis. 59 et 60. Cette Tortue des mers tropicales visite souvent les côtes d'Angola. Un individu adulte, envoyé de Loanda en 1867 par Bayâo, fait partie de nos col- lections. Elle fréquente aussi la côte de Loango et l'embouchure du Zaïre; M. Hesse l'a observée à Moanda, Banana et Borna, dans le Bas-Congo (Boettg., loc. cit.). 8. Thalassochelys caretta Testudo caretta, Linn., Syst. Nat., \, p. 351; Bouleng., Cat. Chelon. B. Mus., 1889, p. 184. Thalassochelys olivacea, Boettg., Ber. Senckenb. Ges. Frankf., 1888, p. 18. Fig. Riipp., Neue Wirb. Faun. Abyss., Amph., pi. m. Wagl., Syst. Ampliib., pi. i, figs 1 à 26. Suivant M. Boettgcr, loc. cit., un individu pris à Banana dans l'embou- chure du Zaïre et faisant partie d'une collection de reptiles rapportée du Congo par jM. P. Hesse appartiendrait à la Th. olivacea (Eschscholtz), qne le savant herpétologiste de Francfort considère distincte de la Th. caretta (L.), en s'appnyant pour cela sur deux caractères "différentiels, la présence de deux grandes plaques occipitales et l'absence d'une inter-fronto-nasale. Dans son Catalogue de la collection des Clieloniens du Muséum Britan- nique, M. Boulenger réunit sous le nom plus ancien de Th. careila (L.) h Ch. olivacea, Eschscholtz, et la Ch. Dussumieri, Dum. et Bibr., parce que, dit-il, le nombre considérable de variations que lui présente une large série d'exemplaires ne lui permet d'autre alternative que de multiplier le nombre des espèces ou de rapporter tous ces individus 'à une seule espèce; et c'est cette dernière solution qui lui a semblé la meilleure. Sans avoir la prétention de trancher la question, faute de matériaux suf- fisants pour arriver à un résultat décisif, nous plaçons provisoirement sous le nom de Th. caretta l'espèce qui visite les côtes du Congo et d'Angola et dont le spécimen cité par M. Boettger est un représentant authentique. FAM. TRIO^YCHIDAE 9. Trionyx triunguis Testudo triunguis, Forsk., Descript. anim., p. ix. Trionyx triunguis, Peters, Monatsh. Ak. BeiL, 1877, p. GH ; Bouleng., Cat. Chelon. B. Mus., 1889, p. 254. Gymnopus aegyptiacus, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 18C7, p. 218; Sauvage, Bull. Soc. Zool. de France, 1884, p. 200. Fig. Geoffroy St.-Hill., Descript. de l'Egypte, i, pi. 1; Bell, Testud. pi- Lç. faciès de cette espèce varie beaucoup suivant l'âge, surtout sous le rapport des couleurs, ce qui a donné lieu à l'établissement d'espèces nomi- nales, Aspidonectes aspilus, Cope, et Fordia africana, Gray, qui représentent h peine des états divers dans le développement d'une seule espèce. La Tortue molle d'Egypte, assez ^-épandue en Afrique occidentale de la Sénégambie au Congo, n'est pas rare en Angola d'où nous avons reçu quelques individus recueillis dTBenguella et à Catunibella. Peters cite un individu faisant partie d'une collection de reptiles rapportée de Chinchoxo (loc. cit.). Le Muséum Britannique possède quelques jeunes individus prove' nant du Bas-Congo (Bouleng., Cat. Chelon. B. Mus., p. 255). Les indigènes de Calurnbella l'appelent Gondo (Anchieta). 10. Cycloderma Aulbryi Cryptopus Aubryi, A. Dum., Rev. et Mag. Zool, viii, 1856, p. 374, pi. XX. Cycloderma Aubryi, Peters, Monatsh. Ak. Berl, i876,p. 117,;?/. flgs. 1 et 2.; ihid., 1877, p. 611 ; Boideng., Cat. Chelon. B. Mus., 1889, p. 267. Fig. A. Dum., Rev. et Mag. Zool, 1856, p/. xx; Peters, Monatsh. Ak. BerL, iSlQ,pl.—figs. \ et% Découvert au Gabon par Aubry Lecomte, cet intéressant Chelonien a été rencontré plus tard par le Dr. Buchholz à Umhareni, dans l'Ogouvé, et rap- porté de Chimhoxo, dans la côte de Loango, par TExpédition Allemande (Peters, loc. cit.). Au sud du Zaïre il s'est dérobé jusqu'à présent aux recherches de M. d'Anchieta. L'autre espèce du genre Cycloderma, le C. frenatum, Peters, bien dis- tinct par la forme et les dimensions relatives de ses callosités sternales, habite le Zambeze, sur la côte orientale d'Afrique, où il a été découvert par le savant et regretté directeur du Muséum de Berlin. ORDO EMIDOSAURIA FAN. CROCODILIDAË 11. Crocodilus vulgaris Crocodilus vulgaris, Cw\, Ami. Mm. Paris, x, 1807, p. W,pls. i et2; Gunth., Proc. Zool. Soc. Lond., 1864, p. 480 (note); Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., I, 1866, p. 41 ; ibid., 1867, /). 218; Peters, Monatsh. Ak. BerL, 1877, p. 611; Boettg., Ber. Senckenh. Ges. Fraîikf., 1888, p. 19; A. del Prato, Race. Zool. nel Congo dal Car. G. Co- rona, 1893, p. 8. Crocodilus niloticus, Bouleng., Cat. Chelon. B. Mus., 1889, p. 283. Fig. Geoffroy St.-HilL, Descript. de l'Egypte, i, 1829, j^l- "• Commun et abondant dans les lacs, rivières et marécages d'Angola et du Congo, se montrant partout où il trouve de l'eau ayant une certaine pro- 9 fondeur, il est dans ces contrées le plus redoutable ennemi de l'homme et des animaux. Nous remarquons chez nos individus d'Angola des différences sensibles dans la conformation de la tète et surtout du museau, qui se présente chez des individus ayant à peu-près les mêmes dimensions tantôt étroit et allongé, tantôt plus large et raccourci. Le Muséum de Lisbonne possède une intéressante suite d'individus de cette espèce, la plupart envoyés* par M. d'Anchieta. Les indigènes d'Angola et du Congo l'appelent Gando ou N'gando. 12. Crocodilus cataphractus Crocodilus cataphractus, Cuv., Ossem. fossiles, v, pt. 2% p. 58, pi. v, figs. 1 eï 2; Peters, Monatsb. Ak. Berl., 4877, p. 611; Boulevg., Cat. Chelon. B. Mus., 1889, p. 279; A. del Prato, Race. Zool. nd Congo dal Cav. G. Corona, 1893, p. 8. Fig. A. Dum., Arch. Mus., x, 1861, pi. xiv, fig. 2. Le Crocodilus cataphractus, remarquable par son museau long et étroit, qui rappelé celui du Gavial, était connu comme habitant l'Afrique occiden- tale de la Sénégambie au Gabon; en 1877 le Dr. Peters a pu constater son existence dans la côte de Loango, d'après des individus rapportés de Chin- choxo, et plus récemment M. G. Corona l'a observé au Congo. On n'a jamais signalé sa présence au sud du Za:ire, et cependant la singulière conforma- tion de son museau aurait sans doute appelé sur lui l'attention des voyageurs qui ont parcouru les vastes territoires de notre province d'Angola. 18. Osteolaemus tetraspis Osteolaemus tetraspis, Cope, Proc. Ac. Philad., 1860, p. 549; Bouleng., Cat. Chelon. B. Mus., 1889, p. 288. Crocodilus frontatus, Murray, Proc. Zool. Soc. Lond., 1862, p. 213; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1866, pp. 41 et 219; Peters, Monatsb. Ak. Berl, 1877, p. 611; Sauvage, Bull. Soc. Zool. de France, IX, 1884, p. 200. Fig. A. Murray, Proc. Zool. Soc. Lond., 1862, pi. 29. Ce Crocodile, découvert par Du Chaillu dans l'Ogouvé et décrit en 1860 par M. Cope, a été rencontré eu 1864 par M. d'Anchieta à Rio Quilo, dans 10 la côte de Loango. Un individu de cette espèce faisait partie d'une collection de Chinchoxo, dont le Dr. Peters a publié la liste en 1877 (loc. cit.). Suivant M. d'Anchieta les indigènes de Cabinda le distinguent parfaite- ment du C. vulgaris à cause de son front plus élevé et de son museau plus court et plus large; ils ont même un nom différent pour chacune de ces es- pèces, Gando ou Ngando pour le C. vulgaris, ChimboloJo ou Gimbololo pour VO. îetrqspis. Il est considéré comme moins dangereux que le C. vidgaiis. On ne possède aucune preuve de son existence au sud du Zaïre. ORDO SAURIA FAItl. GEGKOINIDAE 14. Hemidactylus mabouia Gecko mabouia, Moi\ de Jonnes, Bull. Soc. Phd., 1818, j). 138. Hemidactylus platycephalus, Peters, Monatsb. Ak. Berl, 1854, p. 615; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1806, p. It^-Jbid., iv, 1873,;?. 209. II. mabouia, Peters, Monatsb. Ak. Berl., 1877, p. 612; Boettg., Ber. Seuckerib. Ges. Fruiikf., 1888, j). 21; Boideng., Cal. Liz. B. Mus., I, 1885,;?. 122. Fig. Peters, Beise n. Mossamb., m, Amphib., pi. v, fig. 3. Cette espèce remarquable par l'aire énorme de son habitat, qui com- prend une partie de l'Afrique continentale, les îles du golfe de Guinée, Ma- dagascar, l'Amérique méridionale, a été observée dans ces dernières années au Congo et en Angola. Un certain nombre de caractères différentiels aident dans leur ensem- ble à la bien distinguer de ses congénères: un front concave; une ouverture auriculaire ovale, petite, dépassant h peine la moitié du diamètre de l'œil; la narine circonscrite par la rostrnie, la première labiale et trois ou quatre petites nasales; dix à quatorze labiales supérieures et dix à onze inférieures; cinq à six lamelles sous le pollex et sept à neuf sous le quatrième doigt; le dos couvert de fines granulations entremêlées de tubercules coniques, ceux-ci distribués irrégulièrement en douze à seize séries longitudinales; une série médiane d'écaillés larges, transversales sur la face inférieure de la queue ; quinze à trente pores fémoraux, de chaque côté, chez le mâle. il Au nord du Zaïre \H. mahouia a été rencontré à ChinchoTo (Peters), à Cabinda (Anchieta), à Boa-Vista et Banana (Hesse). La plupart de nos individus d'Angola ont été recueillis à Loanda, au Dondo et au Duqm de Bragama par Bayâo et Anchieta; quehjues jeunes individus faisaient partie d'une petite collection de reptiles provenant du voyage de Welwitsch, mais n(^ portaient aucune indication de localité. Nous n'avons jamais rencontré \H. mabouia dans aucun des nombreux envois de M. d'Anchieta des localités au sud du Qnanza largement exploi'ées par notre intrépide voyageur. 15. Hemidactylus Bocagii Hemidactylus longicephalus, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., iv, 1873, p. 210. H. longiceps, O'Saughn., Zool. Rec, x, 1874, p. 89. H. Bocagii, Boideng., Cat. Liz. B. Mus., \, 1885,/). 125. Voisin mais distinct de VH. mabouia non seulement par l'allongement de la tète, qui se fait surtout remarquer chez les individus jeunes, mais aussi par un certain nombre de caractères différentiels, qui rendent toute confusion impossible: la forme des tubercules dorsaux, triédres et plus distinctement carénés; la position de la narine, circonscrite en général par la rostrale et la nasale, avec exclusion de la première labiale; Tabsence de larges écailles transversales sur le milieu de la face inférieuce de la quene; enfin le nombre fort restreint de pores fémoraux chez le mâle, six ou huit à peine, trois ou quatre de chaque côté, suffisent à le bien distinguer. VH. Bocagii se trouve représenté dans le Muséum de Lisbonne par des individus du Congo et d'Angola. M. d'Anchieta nous avait rapporté de Ca- binda en 1865 deux individus de cette espèce, en mauvais état, et vers la même époque nous avions reçu deux individus jeunes du Duque de Bragama par Bayào; mais ce n'est que plus tard, en 1873, qu'il nous a été possible d'établir l'espèce d'après des individus adultes des deux sexes recueillis par M. d'Anchieta cà Rio Coroca, Capangombe et Catumbella. Des individus de St. Salvador du Congo font actuellement partie de nos collections; nous les devons à l'obligeance de Monseigneur Barroso, Evêque d'Himeria, qui pendant son séjour dans cette localité comme Chef de la Mis- sion Catholique nous a favorisé avec plusieurs échantillons intéressants de la faune locale. Le Muséum Britannique possède plusieurs individus de cette espèce provenant du Gabon, de YAmbriz, de Carangigo et de Pungo-Andongo (Bou- leng., loc. cit.). 12 16. Hemidactylus benguellensis PI. I, fuis. 1, 1 a-b Hemidactylus benguellensis, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., 2^ ser., m, 18Î 3, p. 115. Tête étroite, allongée, déprimée, à museau long et arrondi au bout; la distance de l'extrémité du museau à l'œil dépassant de beaucoup celle de l'œil à l'ouverture auriculaire; celle-ci ovalaire; pas de concavité au front. Corps long, étroit, déprimé; membres et doigts réguliers, ceux-ci libres. Queue tétragonale, un peu plus longue que la distance de l'extrémité du museau à l'anus. Le museau est couvert de granulations beaucoup plus grosses que celles du dessus de la tête et du tronc; aux granulations de la tète se mêlent quelques petits tubercules arrondis, mais celles du tronc sont entremêlées de gros tubercules prismatiques, fortement carénés, in-égu- lièrement disposés en seize à dix-huit rangées longitudinales; l'abdomen est couvert de petites écailles cycloïdes imbriqnées et présente de chaque côté un pli bien distinct. En dessus et sur les côtés la queue est revêtue de granules semblables à ceux du dos et porte six séries longitudinales de gros tuber- cules prismatiques et carénés; en dessous elle est couverte décailles irrégu- hères, imbriquées. Neuf labiales supérieures et autant inférieures; plaque rostrale quadrangulaire avec une incision bieu marquée sur sa partie supé- rieure; narines circonscrites par la rostrale, la première labiale et trois na- sales; une seule petite plaque entre les deux naso-rostrales; mentonnière grande, triangulaire; deux paires de gulaires, celle de la première paire les plus grandes et en contact derrière la mentonnière. Le pollex de la main est garni en dessous de trois paires de lamelles et de deux lamelles simples, lune à l'extrémité, l'autre à la base du pouce; le quatrième doigt de sept lamelles, cinq doubles et deux simples; le premier orteil a six lamelles et le quatrième neuf. Chez le mâle nous comptons vingt-six pores pré-anaux et fémoraux, treize de chaque côté, en série continue. D'un gris brunâtre clair en dessus avec quelques bandes transversales d'un brun foncé, étroites et formant sur la ligne vertébrale un angle dont le vertex regarde en arrière; des bandes régulières à peu-près de la même forme se montrent également sur la queue. En dessous le mâle est d'une teinte blanchâtre uniforme, la femelle est finement pointillée de brun sur un fond blanchâtre. Dimensions de la femelle: Du bout du museau à l'anus 55 m.; long, de la tête 16 m.; larg. de la tête 10 m.; long, de la queue 58 m.; long, du membre ant. 24 m.; long, du membre posl. 29 m. 13 Celte espèce, ijui nous semble inédite, se trouve représentée dans nos collections par deux individus, mâle et femelle adultes, envoyés en 1891 de Cahala, dans lintérieur de Benguella, par M. d'Anchieta/-4^ar leur confor- mation générale ils se rapprochent du //. Bocagii, dont ils possèdent le corps aplati et étroit et la tète longue, arrondie à Textrémité du museau et déprimée en dessus; mais ils me semblent parfaitement distincts de cette espèce par leurs tubercules dorsaux, beaucoup plus gros, d'une forme pris- matiques plus accentuée et fortement carénés, par le nombre plus réduit des lamelles infra-digitales et par la présence chez le mâle d'un nombre beaucoup plus considérable de pores au devant de Tanus, vingt-six au lieu de six ou huit. 17. Hemidactylus muriceus H. muriceus, Peters, Monatsb. Ak. BerL, 1870, p. 641 ; PeterSj Sitz. Ber. Ges. Nat. Fr. Berl, 1881, p. 147; Bouleng., Cat. Liz. B. Mus., I, 1885,/). 123. Cette espèce, dont nous n'arrivons pas à faire une idée bien nette d'après la courte description publiée par Peters, a été rencontrée par cet auteur dans une collection de reptiles rapportée du Quango par le Major von Mechow. Par ses dimensions et ses couleurs le H. muriceus doit ressembler à ÏH. benguellensis ; mais quelques-uns des caractères différentiels signalés par Peters, des tubercules dorsaux coniques et pointus, au lieu de prismatiques et carénés, et l'ouverture auriculaire étroite et verticale, ovalaire chez le H. benguellensis, ne permettraient pas de les confondre. 18. Hemidactylus Bayonii PL IJigs. 2, 2a-(l. Hemidactylus sp., Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., xi, 1886, p. 67 fnote). H. Bayonii, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., 2® sér., m, 1893, p. 116. D'une taille un peu plus forte que le Lygodactylus capensis. Tête modérée, presque aussi haute que large en arrière; museau légèrement déprimé, court, égal à la distance entre l'œil et l'ouverture auriculaire, et à une fois et demie le diamètre de l'œil, recouvert de granulations un peu plus grosses que celles du dessus de la tête; celles-ci entremêlées de quel- ([ues tubercules coniques plus forts. Ouverture auricidaire elliptique, étroite, presque verticale. Corps allongé, membres courts; queue égalant en longueur 14 la tète el le tronc réunis. Doigts courts, libres, à disques peu dilatés. Aux membres antérieurs un poUex revêtu en dessous de cinq lamelles transver- sales, dont quatre doubles; sept ou huit lamelles doubles et une lamelle simple au 4' doigt. Aux membres postérieurs un double pollex représenté par un disque incomplètement divisé dont cliaciue moitié porte une petite griffe; la moitié externe revêtue en dessous de trois petites lamelles trans- versales, l'interne de quatre paires de lamelles et une lamelle simple; au 4^ orteil huit paires de lamelles sous-digitales et une lamelle simple. La narine est entourée par la rostrale et quatre scutelles. Plaque rostrale à quatre pans et présentant au milieu une incision longitudinale; dix labiales supérieures et neuf inférieures; mentonnière triangulaire, ayant de chaque côté deux plaques gulaires de forme quadrangulaire entre lesquelles se trouve placée, derrière rextrémilé de la mentonnière, une plaque pentagonale. Deux petites écailles entre les naso-rostrales. Surface supérieure du corps couverte de petites granulations entremê- lées à de tubercules prismatiques et carénés, disposés irrégulièrement en dix-huit à vingt séries longitudinales. Scutelles abdominales petites et imbri- quées. Un pli bien distinct séparant la région abdominale des flancs. Queue arrondie, garnie uniformément en dessous de petites scutelles et présentant, en dessus et sur les côtés, six rangées longitudinales de gros tubercules prismatiques et carénés. Chez le mâle six pores pré-anaux, trois de chaque côté; pas de pores fémoraux. Parties supérieures d'un brun-grisâtre. Sur les côtés de la tète deux traits bruns parallèles, l'un allant de la narine à la partie supérieure de l'orbite, Tautre de lextrèmité du museau à Torifice auriculaire traversant rœil; sur le vertex, derrière les yeux, une tache anguleuse de la même cou- leur; de chaijue côté du dos une série de taches quadrangulaires brunes; enfin sur la partie supérieure de la queue, régulièiement espacées, quel- ques bandes étroites brunes immédiatement suivies de bandes plus claires. Les tubercules du dos et de la queue d'un brun rougeâtre. En dessous d'un gris jaunâtre. Long, totale 74 m.; long, de la tête 12 m. ; larg. de la tête 7 m. ; haut, max. de la tête 6 m.; distance de la narine à l'œil 4 m.; distance de l'œil à l'ouverture auriculaire 4 m. ; long, de la queue 37 m. ; long, du membre anté- rieur 11 m.; long, du membre postérieur 14 m.; long, du pollex antérieur 1 Yi m.; long, du premier double-orteil 1 Va m. Cette espèce se trouve représentée dans nos collections par un individu unique, un mâle adulte, recueilli au Dondo en 18C9 par Bayâo. Indépen- damment du double pollex aux membres postérieurs, qu'on serait peut-être disposé à regarder, au premier abord, comme une anomalie individuelle, l'en- semble de ses caractères permet, ce nous semble, de la considérer distincte de toutes les espèces déjà admises dans le genre Hemidactylus. 15 19. Lygodactylus capensis Ilcmidactylus capensis, Smith, III. S. Afr. Zool., Rept., pi. 75, fig. 3; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1867, p. 211); Pders, OEfo. Vetmsk. Ak. Fôrh., w.° 7, 1800, p. C57. Lygodactylus capensis, Boukng., Cat. Liz. B. Mus., i, 1885, p. IGO. Fig. Smith, lU. S. Afr. Zool., Rept., pi. 75, fig. 3. De quatre localités différentes sont originaires les individus de cette espèce envoyés d'Angola par M. d'Anchieta: Bombe, sur le littoral au sud de Benguella, Capangombe, Caconda et Cahata, dans la zone des hauts-plateaux de rintérieur. L'aire d'habitation de cette petite espèce est assez étendue; elle comprend l'Afrique australe et les territoires limitrophes sur les deux côtes, orientale et occidentale. Chez nos individus du Dombe et de Caconda, tous mâles, nous com- ptons à peine cinq pores pré-anaux; mais un mâle de Cahata en a neuf. Celui-ci du reste ressemble parfaitement aux autres. Le Lygodactylus^ capensis vit dans les bois; on le trouve sur les troncs d'arbres morts ou décrépits (Anchieta). 20. Pachydactylus Bibronii Tarentola Bibronii, Smith, III. S. Afr. Zool., Rept., pi. 50, fig. i. Homodactylus Bibronii, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1867, p. 220. Pachydactylus Bibronii, Peters, OEfv. Vetensk. Ak. Fôrh., ?z." 7, 1869, p. 657; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., xi, 1887, p. 202; Boideng., Cat. Liz. B. Mus., i, 1885, p. 201. Fig. Smith., III. S. Afr. Zool, Rept., pi. i, fig. 1 ; Gray, Proc. Zool. Soc. Lond., 1864, pi. ix, pj. 2. Commun et très répandu on Angola, surtout au sud du Quanza. Nous avons deux individus de Loanda envoyés par Bayâo en 1874, et nous devons à M. d'Anchieta un grand nombre d'individus recueillis dans presque toutes les localités qu'il a visitées dans les districts de Benguella et Mossamedes. A Catumbella et au Dombe il est connu sous le nom de Camungluquira ; h Capangombe, dans l'intérieur de Mossamedes, on l'appelle Quibando-bando ; à Quissange, Ongueia-Cocolo. Il vit exclusivement dans les habitations (Anchieta). 16 21. Pachydactylus ocellatus Gecko ocellatus, Cui\, B. A., ii, p. 40. Pachydactylus ocellatus, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish.,\, 1867, jo. 220; Peters, (Efv. Yetensk. Ak. Fôrh., n." 7, 1869, p. 657; Bouleng., Cat. Liz. B. Mus., i, 1883, p. 203. Fig. Cuvier, R. A., ii, pi. 5, fig. 4. Ce petit geckotlen, remarquable par les points blancs cerclés de noir dont son dos est orné, n'a été observé jusqu'à présent en Angola que dans deux localités du littoral, Benguella et Catumhella ; son habitat doit cependant comprendre une aire bien plus étendue vers le sud, car il a été découvert à Damaraland par Wahlberg et est assez répandu dans l'Afrique australe. A Benguella les indigènes l'appellent Canomba; commun sur les murs des habitations (Anchieta). 22. Rhoptropus afer Rhoptropus afer, Peters, Monatsh. Ak. Berl., 1869, p. 59, pi. fig. 2; id., OEfv. Yetensk. Ak. Fôrh. n." 7, 1869, p. 658; Bocage, Joihi. Ac. Se. Lisb., IV, 1873, p. 212; Bocage, ibid., xi, 1887, p. 203; Bouleng., Cat. Liz. B. Mus., i, 1885, p. 217. Fig. Peters, loc. cit., pi. — , fig. 1. Cette intéressante espèce, découverte par Wahlberg à Damaraland et décrite par Peters en 1869, a été rencontrée par M. dAnchieta dans lin- térieur de Mossamedes, à Capangombe. MM. Capello et Ivens nous ont aussi rapporté de leur dernier voyage un individu recueilli sur le littoral de Mos- samedes, à Rio Coroca. La description du R. afer publiée par M. Boulenger est très exacte; il faut seulement retrancher dans la caractéristique du genre Rhoptropus donnée par cet auteur les mots : no praeanal nor fémoral pores, car nous constatons chez nos maies adultes l'existence de six à huit pores pré-anaux. A juger d'après le nombre d'individus que nous avons reçus de Capan- gombe il n'y doit pas être rare. Ses mœurs nous sont inconnus. Suivant M. Rochebrune le R. afer et le Colopus Wahlbergii, Peters, également découvert à Damaraland, se trouveraient dans la haute Séné- gambie, où ils auraient été rencontrés par le dr. Colin (Roch., Faun. Sénég., Rept., pp. 71 et 78). Le C. Wahlbergii n'a pas encore été observé en Angola. 17 FAN. AtiANlIUË 23. Agama colonorum Agama colonorum, part., Daud., Rrpt., m, p. 356; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., I, 1866, p. 42; Bouleng., Cat. Liz. B. Mus., i, 1885, p. 356. A. colonorum, var. congica, Peters, Monatsb. Ak. BerL, i877, /?. 612; Boettg., Bit. Senckenb. Ges. Frankf., 1888, p. '2'2; A. del Prato, Bacc. Zool. dal Cav. G. Corona nel Congo, 1893, p. 9. A. picticauda, Peters, Monatsb. Ak. BerL, 1877, pp. 612 et 620. A. colonorum, var. picticauda, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., xi, 1887, p. 194. Tête médiocre, étroite, légèrement déprimée, à museau allongé et aigu; en général une écaille longue et étroite sur le milieu du chanfrein; narines tubulaires; une occipitale grande entourée d'écaillés irrégulières. Dix à onze labiales supérieures. L'ouverture auriculaire plus grande que l'ouverture des paupières. Les côtés de la tète et du cou garnis de groupes d'épines. Des plis profonds de la peau sous la gorge. Dos légèrement convexe, cou- vert d"écailles fortement carénées et raucronées, dont les carènes s'inclinent en dedans vers la ligne médiane ; ces écailles sont plus petites que les écailles dorsales. Une crête cervicale bien distiricte formée par des écailles compri- mées et triangulaires; pas de crête dorsale. Membres longs et forts; doigts et orteils longs, le quatrième doigt égal ou un peu plus long que le troisième. Chez le mâle une série transversale de dix à douze pores au-devant de l'anus. Coloration variable: la form^ typique dune teinte olivâtre foncée en dessus, jaunâtre en dessous; le jeune varié en dessus de taches symétriques d'un brun foncée ou jaunes, cerclées de noirâtre; l'adulte présentant des taches irrégulières, moins distinctes, sur le dos. La variété picticauda a la moitié basale de la queue, et souvent aussi la tête et le cou, d"un rouge plus ou moins vif (tirant au jaune dans l'alcool) et la moitié terminale de la queue d'un noir profond. Quatre individus de Cabinda, adulte et jeunes, rapportés par M. d'An- chieta de son premier voyage en 1864 à la côte de Loango, deux autres individus envoyés en 1886 de St. Salvador du Congo par Monseigneur Barroso, Évêque d'Himeria, s'adaptent parfaitement par leurs caractères à la description sommaire qu'il nous a semblé opportun de présenter ci-dessus. L'un des individus de St. Salvador appartient à la variété picticauda rencontrée par Peters dans une collection de reptiles recueillis à Pungo- Andongo par le Major von Homeyer (Peters, loc. cit., p. 620). 18 24. Agama planiceps PI. II Agama planiceps, Peters, Monatsb. Ak. BerL, 18C2,;j. 15; OEfv. Vetensk. Ak. FiJrh., n." 7, 18G9, p. 658; Bouleng., Cat. Liz. B. Mus., i, 1885, /}. 358; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., xi, 1887, pp. 178 é-? 210. A. occipitalis, var.? Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1800, p. 42. A. laevigata. Bocage, Mss., Jorn. Ac. Se. Lisb., xi, 1887, p. 178. . Têle plate et large en arrière; narines Inbulaires; une ou deux écailles étroites et longues sur le milieu du chanfrein; une occipitale grande, hexa- gonale ou octogonale, entourée dï'cailles plus petites, symétriques, de formes variables; des groupes dépines sur les côtés de la tète et du cou; l'ouver- ture auriculaire grande, égalant en diamètre l'ouverture palpébrale; des plis cutanés à la gorge. Dix labiales supérieures; une crête cervicale com- posée d'écaillés basses, triangulaires, comprimées, non effilées. Dos déprimé, couvert d'écaillés médiocres, lisses et non mucronées chez l'adulte ; celles du cou, de la partie antérieure du dos et de la région lombaire très-petites; les écailles caudales grandes, fortement carénées et mucronées. Membres longs; le quatrième doigt un peu plus long que le troisième. Chez le mâle douze à seize pores pré-anaux en un seul rang ; mais quelques individus de notre collection présentent deux séries de pores. L'adulte est en dessus d'une coloration uniforme, olivâtre plus ou moins foncée, à peine variée de quelques petites taches jaunes, qui couvrent des écailles isolées ou de petits grouppes d'écaillés; la tète est en général d'une teinte plus pâle, qui prend chez quelques individus un ton jaune ou rougeâtre plus prononcé; de même la queue est tantôt d'un olivâtre pâle, tantôt jaune ou tirant au rouge, et, dans ce cas, terminée de noir. En dessous d'un jamie uniforme. La livrée du jeune est beaucoup plus variée: le dos est couvert sur un fond olivâtre ou brun-cendré d'un beau dessin symétrique assez compliqué, composé de taches brunes ou noires et de taches jaunes (dans l'alcool); sur la tète, entre les yeux, il y a une tache en forme de Y renversé et d'autres taches ari-ondies ou linéaires disposées simétriquement; sur la région mé- diane du dos règne une bande jaune, qui partant de la nuque avance plus ou moins vers la base de la queue; le dessus de celle-ci et les faces externes des membres sont olivâtres, variées de quelques taches obscures. Chez les individus plus jeunes la queue présente quelques anneaux noirâtres. Le dessous de la tête est longitndinalement rayé de brun sur un fond jaunâtre; les faces inférieures du tronc et de la queue sont de cette dernière couleur. 19 Quelques-uns de nos individus adultes ont la tète et la moitié de la queue, à compter de la base, d'une teinte rouge, qui doit être rem[)lacée par du jaune par suite de leur immersion dans l'alcool; la moitié tenninale de la queue est noire. Chez deux jeunes quelques-unes des taches du dos et des flancs étaient cà leur arrivée d'un beau rouge, qui tend à s'effacer. Dimensions d'un $ adulte; de l'extrémité du museau à l'anus 129 m.; long, de la tête 34 m.; larg. de la tête 28 m.; long, de la queue 19o m.; long, du membre ant. 70 m. ; long, du membre post. 92 m. La femelle est plus petite que le mâle et porte une queue moins grosse à la base et plus distinctement comprimée dans sa dernière moitié. VA. planiceps est, dans sa forme typique, facile à distinguer de VA. colo- norum par sa tète plus large et aplatie, par sa crête cervicale plus basse et moins apparente, par ses écailles dorsales sensiblement plus petites, lisses et non nmcronées chez l'adulte ; il y a cependant parmi nos individus d'Angola et du Congo quelques-uns ayant ces caractères différentiels moins accusés et par suite se rapprochant davantage de VA. colonorum. VA. planiceps compte parmi les reptiles les plus communs et les plus répandus en Angola. Il est bien connu des indigènes sous des noms différents suivant les localités: à St. Salvador du Congo on l'appelle Valla (P® Barroso); à Biballa, Calango; à Quindumbo, Quissange et Cahata, dans l'intérieur de Bengiiella, et à Caconda, Chiciicubanda (Anchieta). Il habite de préférence les fentes et les cavités des rochers et se trouve en général dans le voisinage des lieux habités (Anchieta). 26. Agama armata Agama armata, Peters, Monatsh. Ak. Berl, 1854, p. 616; Reise n. Mossamb., m, Amphihia, p. 42, pi. vn, fig. 2; Boiikng., Cat. Liz. B. Mus., I, 1885, p. 352; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., xi, 1887, p. 203. A. aculeata, Bianconi, Spec. Zool. Mossamb., p. Tl ,pl. i, fig. 2; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 18G6, p. 43. Fig. Peters, Reise n. Mossamb., ni, Amphib., pi. vu, fig. 2. La description et la figure de VA. armata publiées par le regretté dire- cteur du Muséum de Berlin nous semblent convenir à la plupart des Agames à écaillure hétérogène de notre collection, provenant de plusieurs localités d'Angola. Ces spécimens ressemblent également ta deux individus ù'Otjim- bingue, que nous avions reçu dans le temps du Dr. Peters et dont les éti- quettes portent le nom d'^l. armata. 20 Tète convexe, légèrement déprimée entre les orbites ; museau un peu allongé et conique; écailles du dessus de la tète, en général, tuberculeuses; une série de trois écailles plus grandes sur la ligne médiane du museau; plaipie occipitale distincte, grande, hexagonale. Ouverture auriculaire grande, découverte, garnie de tubercules pointus sur les parties supérieure et anté- rieure de son pourtour. Des bouquets d'épines sur les côtés de la tête et du cou. Onze à treize labiales supérieures. Corps légèrement déprimé, plus élancé chez le mâle, couvert d'écaillés imbriquées et carénées, entremêlées d'autres écailles plus larges fortement carénées et mucronées; celles-ci dis- posées pour la plupart en trois séries longitudinales bien distinctes de chaque côté de la crête dorsale. Crête nuchale épineuse; crête dorsale distincte, mais peu relevée. Écailles ventrales lisses ou à carènes effacées. Membres médio- cres; doigts et orteils courts; le troisième doigt à peine plus long que le quatrième; les troisième et quatrième orteils presque égaux. Chez le mâle une rangée de douze à quatorze pores pré-anaux. A juger d'après ce que nous observons chez nos individus conservés en alcool, les couleurs doivent beaucoup varier: nous avons des individus d'une teinte presque uniforme en dessus, grise-olivâtre, olivâtre ou jaunâtre, et plus pâles en dessous; chez d'autres individus le fond de couleur est olivâtre ou jaunâtre, mais ils portent à la tète et sur le dos des taches symé- triques brunes et sur la queue des demi-anneaux de cette couleur; quelques individus ont le dessous de la tête et la gorge teints de bleu; deux individus, adulte et jeune, sont partout d'une belle couleur rouge-marron très-foncée*. Dimensions d'un $ adulte de Cahata: long, totale 257 m. ; long, de la tète 24 m.; larg. de la tête 22 m.; haut, de la tête 15 m.; long, de la queue 164 m. ; long, du membre ant. 43 m. ; long, du membre post. 57 m. Ces dimensions sont bien d'accord avec celles de l'individu de Moçam- bique décrit par le Dr. Peters^. VAgama armata a été observée dans un grand nombre de localités de l'intérieur d'Angola : Duqite de Bragança (Bayâo); Quissange, Cahata, Ga- langa, Cacorida, Cassôco, Rio Ciice, Qiiando, Biballa, Humbe (Anchieta). Canomba serait, suivant M. d'Anchieta, le nom que lui donnent presque partout les indigènes d'Angola. Nous ignorons la provenance exacte de ces deux individus. Ils faisaient partie d'une petite collection de reptiles que notre regretté ami et collègue José Horta a offert en 18715 au Muséum de Lisbonne à son retour d'Angola, où il avait rempli les fonctions de gouverneur général. 2 Long, totale 247 m.; long, de la tête 24,5 m.; larg. de la tête 21 m.; haut, de la tête 14 m ; long, de la queue 155 m.; long, du membre ant. 45 m.; long, du membre post. 57 m. (Peters, Reise n. Mossamb., m, p. 43.) 21 # # Dans une de nos premières publications sur les reptiles d'Afri(iue occi- dentale nous avions rapporté à VA. aculeata, Meri'., d'après la doscriptio]i de Dunieril et Bibron, un individu recueilli par Bayâo au Diique de Bragançai mais, en l'examinant de nouveau, nous l'avons reconnu identique aux autres spécimens d'Angola dont les caractères nous seml)lent s'accorder bien avec ceux de VA. armata. Nous avons cependant, parmi nos Agames k écaillure hétérogène, quel- ques individus envoyés par M. d'Ancliieta de Benguella, Catumbella et Dombe, et deux individus récueillis par MM. Capello et Ivens à Mossamedes (\u.\ dif- fèrent de tous les autres par un certain nombre de caractères (pi'il faut prendre en considération. Leui' tète est plus courte, plus large en arrière, plus convexe avec une dépression plus marquée entre les orbites; le museau plus court et obtus*; l'ouverture auriculaire grande et découverte, sans tu- bercules pointus à ses bords supérieur et antérieur; le corps revêtu d'écaillés carénées et imbriquées, entremêlées sur le dos à des écailles plus larges fortement carénées et mucronées, disposées en grouppes symétriques de chaque côté de la crête dorsale, mais assez écartées dans le sens longi- tudinal de manière à ne pas constituer des rangées continues nettement accusées; la crête nuchale distincte, mais la dorsale presque effacée; les doigts plus courts que chez VA. armata, le troisième sensiblement plus long que le quatrième tant aux membres antérieures qu'aux postérieurs. Dix à douze pores pré-anaux chez le mâle. Sous le rapport des couleurs ces individus se font aussi remarquer par des teintes plus gaies, d'un jaune plus ou moins vif; ils portent sur le dos quatre larges bandes transversales noires interrompues sur la ligne médiane par une grande tache arrondie de la couleur du fond; la queue est ornée de demi-anneaux noirs; les parties inférieures d'un jaune uniforme, excepté le dessous de la tête, qui présente quelques lignes longitudinales ondnleuses bleuâtres ou noirâtres. Dimensions d'un mâle adulte: long, totale 473 m; long, de la tête 23 m; larg. de la tête 22 m;;haut. de la tête 15 m; long, de la queue 92 m; long, du membre ant. 43 m; long, du membre post. 56 m. 1 Chez ces individus la distance de l'angle antérieur de la fente palpébrale au bout du museau est à peine égale à la distance de l'angle postérieur de la fente palpébrale au bord antérieur de l'ouverture auriculaire, tandis que cbez 1'^. armata la première de ces dimensions est égale à la distance de l'angle postérieur de la fente palpébrale au bord •postérieur de l'ouverture auriculaire. 22 matai Ces individus recueillis dans le littoral d'Angola nous semblent donc bien distincts de ceux ({ue nous rapportons à l'^l. annata, tous provenant des hauts-plateaux de l'intérieur. Doit-on les considérer comme apparte- nant à VA. aculeata ou à une espèce inédite? VA. aculeata nous est inconnue; nous n'arrivons pas même à former une idée précise de ses caractères différentiels d'après les descriptions des auteurs que nous avons pu consulter. Ainsi nous croyons plus sage de laisser cette question en suspens. 26. Stellio atricollis Agama atricollis, Smith, III. S. Afr. Zool., Rept., App. p. 14; Bouleng., Cat. Liz. B. Mm., i, 1885, p. 358; Dollo, Bull. Mm. R. de Belgique, IV, 1886, p. 153. Stellio capensis, A. Dum., Cat. Meth. Rept. Mus. Paris, p. 106. St. nigricollis (lapsu), Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1866, p. 43. St. atricollis, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., vu, 1879, p. 95; Peters, Sitz. Ber. Ges. Nat. Fr. Berl., 1881,;?. 147. Tête grosse, très renflée en arrière des mâchoires, surtout chez le mâle, couverte en dessus d'écaillés inégales à carènes plus ou moins effacées, sans plaque occipitale élargie, et présentant sur les joues quelques petites écailles épineuses ; corps long et fort ; queue longue, dilatée à la base, légèrement comprimée vers l'extrémité; membres longs et forts à doigts allongés et comprimés. Écaillure dorsale hétérogène, composée de petites écailles qua- drangulaires faiblement carénées entremêlées à de grosses écailles épineuses; dessous de la tête et du tronc revêtu d'écailles homogènes, égales, disposées régulièrement en rangées transversales. Écailles de la queue grosses, fine- ment dentelées sur les bords, disposées en verticilles plus nettement accusés sur la face inférieure de cet organe. Un pli longitudinal plus ou moins distinct de chaque côté du dos. Le cou surmonté d'une petite crête formée par des écailles carénées et épineuses. Chez le mâle deux, quelquefois trois, rangs d'écailles crypteuses au-devant de l'anus. L'adulte, dans l'alcool, est sur le dos et la face externe des membres d'une teinte olivâtre tirant au noir par places et faisant ressortir la couleur jaune d'un grand nombre d'écailles tantôt disséminées, tantôt réunies en groupes; chez les vieux mâles, cette couleur jaune prend un ton plus vif et forme une large bande longitudinale sur la ligne médiane du dos. La tête d'un jaune pâle nuancée de bleu en dessus, présente une coloration bleue plus prononcée sur les joues et sur sa face inférieure. La queue d'un marron clair dans sa première moitié, porte en dessus dans sa dernière moitié des 23 anneaux noirs qui alternent avec d'autres anneaux plus étroits jaunes. Le des- sous du tronc et des membres est d'un jaune sale nuancé de brun et de bleu. Chez les jeunes, les teintes sont beaucoup plus éiïacées; hî fond de couleur du dos est noirâtre avec des écailles éparses d'un jaune très-ptàle. C'est cette dernière couleur qui domine sur les parties inférieures et la queue. Les écailles du dessus de la tète d'un blanc légèrement grisâtre ou bleuâtre, lisérées de noir. Parmi nos jeunes individus il y en a cependant cpii présen- tent des couleurs plus vives, la teinte roux-marron remplaçant le jaune sur la tête, le dos et la queue. Tous les individus, adultes et jeunes, présentent de chaque côté du cou, au-devant des membres antérieurs, une large tache noire, d'où vient le nom donné à celte espèce. $ ad. $ ad. De l'extrémité du museau à l'amis 446 m. 134 m. Longueur de la tête 49 » 36 » Largeur de la tête 51 » 34 » Longueur de la queue (incomplète) 110 » 172 » Longueur du membre antérieur 75 » 51 » Longueur du membre postérieur 99 » 73 » Le Muséum de Lisbonne possède une intéressante collection d'individus de cette espèce provenant d'un grand nombre de localités: du Duque de Bragança, par Bayâo; de Cassange, du premier voyage de MM. Capello et Ivens; de Caconda, Rio Quando, Rio Cnce, Quindumbo, Quissange, Galanga et Huilla par M. d^Anchieta. Von Mechow Ta rencontrée à Mcdange (Peters, loc. cit.). Il faut observer que toutes ces localités appartiennent à la région des hauts-plateaux de l'intérieur d'Angola. L'habitat de cette espèce est fort étendu: elle vit dans le Natal, à Moçambique, dans d'autres endroits de la côte orientale, et M. Dollo Ta rencontrée dans une collection de reptiles des environs du lac Tanganika. Sur les couleurs des individus vivants et sur les mœurs de cette espèce M. d'Anchieta nous donne quelques détails intéressants que nous allons reproduire: «Les écailles de la face supérieure et postérieure de la tête sont d'un vert de chrome qui varie en intensité par places; sur le reste de la tête elles sont d'un beau bleu de cobalt, mais entremêlées avec quelques écailles brunâtres. Sur le milieu du tronc depuis la nuque jusqu'à la base de la queue il y a quelques rangées longitudinales de grandes écailles dim vert clair; dans le reste de la surface supérieure du tronc, le fond d'un brun de tabac fait bien ressortir les grandes écailles d'un jaune-safran. La moitié antérieure de la queue est en dessus d'un jaune uniforme ou d'un marron vif ; lautre moitié porte des bandes gris-biun, alternant avec d'autres bandes d'un rouge- terreux. La face externe des membres est variée de marron et de gris-brun. 24 En dessons le tronc et les membres présentent des écailles disséminées d'un marron moins vif sur un fond brun-pâle. Entre les deux branches de la mâchoire inférieure et sur la région gulaire il y a une grande tache, d'une forme à peu-près triangulaire, d'un bleu de cobalt très-vif. Les yeux sont noirs. ((VUbango, c'est le nom qui lui donnent les indigènes de Quissange, recherche les terrains meubles et établit son domicile dans des trous entre les racines des arbres ou dans les cavités des vieux troncs. Les indigènes prétendent qu'il a la faculté d'émettre des sons, une espèce de chant composé des sons répétés uh-uh-uh. Quand on l'agace le bleu de cobalt de la gorge prend une nuance plus pâle, grisâtre. Sa morsure est réputée venimeuse, surtout pour les bœufs, et de même que le Chicdcnbanda (Agama plcmicepsj et le Cangala (Gerrhosaurus nigrolineatus) il est l'objet d'une aversion générale.» Les individus reçus dernièrement de Galanga portent le nom de Camun- gluquira; ceux de Cassange, Tchico. Le Muséum de Lisbonne a reçu en 1889 un jeune individu de cette espèce rapporté de Moçambique avec quelques autres spécimens de reptiles par M. H. Lima. C'est la première fois, à ce que je crois, que le St. atricollis a été observé dans la côte orientale au nord du Natal. Le Dr. Peters ne le comprend pas dans son magnilique ouvrage sur la Faune de Moçambique. FAM. ZO^IRIDAE 27. Zonurus cordylus Lacerta cordylus, Lhm., Syst. Nat., i, p. 3G1. Cgrdyliis griseus, SmM, lU. S. Afr. Zool, Rcpt., pi. 28, pgs. 2 et 3, pi. 30, fig.'è. Zonurus griseus, Dnm. et Bibr., Erp. Gén., v, p. 350. Z. cordyluS; Bouleiig., Cat. Liz. B. Mus., n, 1885, p. 256. Fig. Smith, lll. S. Afr. Zool, m, Rept., pi. 28, pgs. 2 et 3, pi. 30, pg. 8. Le Z. cordylus, assez répandu dans l'Afrique australe, se trouve repré- senté dans nos collections d'Angola par deux individus, sans indication précise de localité, don de la Société de Géographie de Lisbonne. Un troisième individu, un mâle adulte, envoyé en 1882 de Caconda par M. d'Anchieta, se fait remarquer par quelques particularités dans Técaillure de la tête et du tronc, qui méritent d'être signalées: une internasale de forme 25 rhomhoïdale en contact par son extrémité postérieure avec l'angle antérieur de la frontale; des pré-frontales séparées; pas de frênaie; une grande pré- oculaire s'arliculant par son bord antérieur au bord postérieur de la nasale; celle-ci grande, légèrement bombée, portant vers le milieu de sa moitié postérieure l'orifice de la narine; la région gulaire revêtue d'écaillés qua- drangnlaires, lisses, étroites, juxtaposées, dilTérenles de formes et sensi- blement plus petites que chez le Z. cordtjlus; vingt-six rangées d"écailles dorsales, composées, les plus étendues, de vingt-quatre écailles chacune; lamelles ventrales dis^posées en seize séries longitudinales et vingt-sept séries transversales; deux grandes plaques pré-anales séparées sur la ligne mé- diane par deux petites plaques superposées; six pores pré-anaux. Tous les autres détails de Técaillure s'accordent bien avec ce qu'on observe chez le Z. cordylnsK La tète et le corps en dessus variés de brun et de noirâtre sur un fond fauve-pàle; deux séries longitudinales de petites taches irrégulières blan- châtres le long du dos; la queue en dessus cerclée de brun; les parties inférieures blanches lavées de fauve. Long, totale 152 m.; long, de la tète 23 m.; larg. de la tète 18 m.; long, de la queue, incomplète, 78 m. ; long, du membre ant. 28 m. ; long, du membre post. 39 m. L'ensemble de caractères différentiels que cet individu nous présente par rapport au Z. cordyluSj, l'espèce dont il se rapproche davantage, n'est nullement favorable à l'idée de leur identité spécifique; c'est pourquoi nous nous permettons de l'inscrire provisoirement dans nos catalogues sous le nom de Z. angolensis. 28. Chamaesaura macrolepis Mancus macrolepis, Cope,Proc. Ac. Philad., 1862^ jo. 339. Chamaesaura macrolepis, Bouleng., Cat. Liz. B. Mus., 1885, p. 264. Membres monodactyles, les antérieurs rudimentaires ou nuls, les posté- rieurs courts. Écailles fortement carénées, disposées longitudinalement en ^ Nous constatons chez nos deux autres individus d'Angola des caractères parfaite- ment conformes à ceux du Z. cordylus: des pré-frontales en contact, ijiterposées à Tinter- nasale et à la frontale; une frênaie à peine inférieure en dimensions à la pré-oculaire; la région gulaire revêtue d'écaillés rhombiques, carénées, irrégulières et indjriquées; écailles dorsales en vingt-deux à vingt-cinq rangées transversales, dont les plus étendues sont composées de seize à dix-huit écailles; lamelles ventrales en vingt-cinq à vingt-six séries transversales et en douze à quatorze séries longitudinales; deux grandes plaques pié- anales en contact; six pores pré-anaux. Les dimensions à peu-près les mêmes. 26 vingt-quatre rangs vers le milieu du tronc et en trente huit séries transver- sales jusqu'à la base de la queue. Un pore fémoral de chaque côté. Brun en dessus; de chaque côté du dos une raie étroite noire, qui se prolonge jusqu'à l'extrémité de la queue; régions inférieures d'un blanc jaunâtre. Deux individus, adulte et jeune, i-ecueillis par M. d'Anchieta à Caconda et deux autres individus semi-adultes reçus dernièrement de Galanga. Assez rare. Dimensions de l'adulte: long, totale 523 m.; long, de la tète 14 m.; long, de la queue 414 m.; long, du membre ant. 1 m.; long, du membre post. 6 m. Chez l'adulte les membres antérieurs sont difficiles à apercevoir car ils se trouvent dissimulés sous les écailles; mais chez le jeune ils ont échappé à toutes nos recherches. Les indigènes de Galanga l'appelent Nombo. FAM. YARA^IDAE 29. Varanus niloticus Lacerta nilotica, Linn., Syst. Nat., i, p. 369. Varanus niloticus, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1866, j5. 42; ilnd. 1867, p. 220; Boaleng., Cat. Liz. B. Mus., n, 1885, p. 306; Boettg., Ber. Senckenh. Gcs. Frank f., 1888, p. 23; A. del Prato, Race. Zool. nel Congo del Cav. G. Corona, 1893, p. 9. Monitor saurus, Peters, Mouatsb. Ak. BevL, 1877, ;;. 613; Bocage, Jorv. Ac. Se. Lish., XI, 1887,;;. 178. Fig. Geoffroy St.'-Hilaire., Dcscript. de r Egypte, Rept., pi. ni, pg. 1. Peters, Reise n. Mossamb., m, pi. iv, fîg. 2 (la tête). Le Varanus ?rilotieus est très ré[)andu sur tout le territoire d'Angola et du Congo, tant sur la zone httorale qu'à l'intérieur. Nous pouvons citer un grand nombre de localités où il a été rencontré et d'où nous sont parvenus des exemplaires authentiques: Mayumba (G. Capello); Rio Quilo et Cabinda (Anchieta); Duque de Bragança (Bayâo); Loauda (ïoulson); Dondo, Rio Quanza (Welwitsch); Catundjella, Quillengues, Rio Cuce, Caconda et Humbe (Anchieta); Rio Quango (Capello et Ivens). Locengue c'est le nom qui lui donnent presque [)arlout les indigènes d'Angola. L'individu do Rio Quango, provenant du voyage de MM. Capello et Ivens, porte sur l'étiquette le nom indigène Sangoé. 27 Le Varan de l'Afrique tropicale serait, suivant le Dr. Peters, spécifi- (juement distinct du Varan du Nil par ses couleurs plus vives et par les dimensions relatives de ses écailles nuchales, plus grandes que les dorsales. N'ayant à notre disposition des exemplaires authentiques du Varan du Nil, il nous est impossible de vérifier l'exactitude des observations de l'ancien directeur du Muséum de Berlin, et nous nous sommes décidé h suivre l'exemple de la plupart des herpétologistes, qui placent l'un et l'autre sous le nom le plus ancien. 30. Varanus albigularis Tupinambis albigularis, Dand., Rept., ui, p. 72, pi. xxxii. Varanus ocellatus, Mpp.?, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 18G7,p. 220; ibid., lu, 1870, p. G8. Monitor albigularis, Peters, Monatsb. Ak. BerL, 1870, p. 109. Varanus albigularis, Bouleng., Cat. Liz. B. Mus., ii, 1885, p. 307. Fig. Smith, III. S. Afr. Zool, Rept., pi. u; Peters, Reise n. Mossamb., m, pi. IV, fig. 3 (la tête). Les caractères différentiels de cette espèce par rapport au V. ocellatm, Riipp., ont été signalés par Peters en 1870. L'un et l'autre ont les narines très rapprochées des orbites; mais chez le V. albigularis les écailles du dos et de la nuque sont relativement plus petites, et ces dernières inférieures en dimensions aux écailles qui recouvrent l'occiput, tout au contraire de ce que l'on observe chez le F. ocellatus. La présence sur la tête du V. albigularis d'une raie temporale noire ou noircâtre, qui ne se montre pas chez le F. ocel- latus, doit encore aider à les distinguer. Ces caractères ne se font pas remarquer avec une égale netteté chez tous nos individus; il y en a, au contraire, dont les écailles occipitales ne sont pas sensiblement supérieures en dimensions à celles de la nuque et qui ne présentent pas aucun vestige de la raie temporale; mais les écailles du dos ne nous semblent pas aussi grosses qu'elles devraient l'être s'il s'agissait d'individus du F. ocellatus de la même taille. Ce Varanus est assez commun en Angola et connu des colons portugais sous le nom àe Tatû. Le Muséum de Lisbonne a reçu de M. d'Anchieta des individus recueillis par lui en plusieurs localités: Baie de Lobito, Catumbella, Benguella, Rio Chimba, Biballa, Quindumbo et Quissange. 28 FAJI. AMPHISBAEÎ\IDAE 31. Monopeltis capensis IMonopeltis capensis, SmitJi, lU. S. Afr. Zooh, Rept., pi 67; Bocage, Jorn. Ac. Se. lish., iv, 1873. y>. 216; Bouleng., Cat. Liz. B. Mus., Il, 1885, p. 45o, pi. XXIV, fig. 1. Fig. SmitJi, m. S. Afr. ZnoL, Bept., pL 67. Cette espèce n'a été rencontrée que dans la partie la plus méridionale de nos possessions d'Angola; tous nos individus nous viennent du Hiimhe par M. d'Ancliieta. Le M. capensis y est assez ajjondanl; il vit dans le sol humide à une l)rofondeur de quinze à vingt centimètres (Anchieta). 32. Monopeltis Anchietae Pl.\III,fi9s. 1, la-c Lepidosternon (Phractogonus) Anchietae, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., IV, 1873, p. 247, figs. 1-4. Monopeltis Anchietae, Bouleng., Cat. Liz. B. Mus., ii, 1885, p. 458. Museau déprimé, à bord tranchant ; tète couverte en dessus par deux grandes plaques, l'antérieure emboîtant le bout du museau, la postérieure, plus étroite et transversale, s'articulant de chaque côté à une petite oculaire et bordée en arrière par deux rangées de plaques quadrangulaires. Narines percées dans une plaque nasale distincte. Une plaque rostrale trapézoïdale séparant les nasales, étroites et allongées; trois labiales supé- rieures, les deux premières égales, la troisième la plus grande; menton- nière médiocre, trapézoïdale, suivie de deux labiales petites et d'une troi- sième énorme. Yeux nuls. Compartiments pectoraux au nombre de six; ceux de la première paire les plus longs, étroits à leur extrémité antérieure, plus larges succesivement en arrière et tronqués aux deux bouts ; ceux de la deuxième paire, en forme d'équerre, placés antérieurement sur la même ligne que les précédents, mais n'allant pas aussi loin en arrière; enfin les compartiments latéraux encore pins courts que ceux de la deuxième paire. Pas de pores à la région pré anale. Sillons latéraux du tronc bien distincts. ^29 Queue cylindrique, comme le troue, autour de hKiuclle on compte dix ver- tieilles; ceux du troue au nombre de cent ([uatre-viugf-dix-neuf. De Textrémité du museau à celle de la queue !280 m.; long, de la (jueue 18 m,; de la tète 10 m. ; diamètre du tronc 10 m. Parties supérieures el latêiales d'un brun cendré ; la tète en dessus d'une teinte jaunâtre. Kn dessous d'un blanc-jamiàtre uniforme, sur les inter- valles des verticilles un trait brun plus ou moins distinct. Un seul individu recueilli au Hunibe par M. Ancliieta eu 1873. # * # A ces deux espèces de MoNopeltis, les seules que nous ayons jusqu'à présent reçues d'Angola, nous avons encore à ajouter pour mémoire deux espèces d'Angola et deux du Congo, qui nous sont inconnues : 1. Monopeltis Welwitschii Dalophia Welwitschii, Gray, Proc. Zool. Soc. Lond., i8G3, p. 454, fig. 7 et 8. Monopeltis Welwitschii, Botikng., Cat. Liz. B. Mus., u,p. 436,/)/. xxiv, fig. 2. Deux individus adultes de Pango-Andongo par Welwitsch (Muséum Bri- tannique). 2. Monopeltis scalper Phractogonus scalper, Giïnth., Proc. Zool. Soc. Lond., 1876, p. 678, fig. Monopeltis scalper, Boideng., Cat. Liz. B. Mus., u, p. 437, pi. xxiv, fig. 4. Un individu adulte d'Angola, sans indication de la localité, du voyage de Cameron (Muséum Britannique). 3. Monopeltis Guentheri Monopeltis Guentheri, Bouleng., Cat. Liz. B. Mus., p. 436, pi. xxiv, fig. 3. Cinq individus, adultes et jeunes, du Congo (Muséum Britannique). 4. Monopeltis Boulengeri M. Boulengeri, Boettg., Ber. Senckenb. Ges. Frank/., 1887, p. 24, taf. I, figs. 1 a-d. Un individu de Kinshassa près de Stanley Pool, Congo Supérieur, du voyage de P. Hesse (Muséum de Francfort). FAM. LACERTIDAE 33. Nucras tessellata Lacerta tessellata, Smitfh Mag. N. H., u, 1838, p. 92. L. laeiiiolata, Smith, loc. cit., p. 93. Nucras tessellata, Bouleng., Cat. Liz. B. Mus., m, 4887, p. 52. Fig". Steindachmr, Sitzb. Ak. Wien, lxxxvi, 1882, p. 83, pi. — (Ere- niias hohihi). M. d'Anchieta a rencontré cette espèce clans deux localités différentes, MacoNJo et Caconda, d'où il nous a envoyé quelques individus. Tous ces individus appartiennent à la variété taemolata, distincte de la forme typique non seulement par son système de coloration, le dos rayé longitudinalement de blanc et de brun-noirâtre, mais aussi par ses formes plus sveltes. 34. Iclinotropis capensis Algyra capensis, Smith, Mag. N. H., u, 1838, p. 94. Tropidosaura capensis, Bianconi, Spec. Zool. Mossamb., p. Gl. T. Dumerilii, Smith, III. S. Afr. Zool., Rept., App. p. 7. Ichnotropis macrolepidota, Peters, Monatsb. Ak. Berl., 1834, p. 617. I. bivittata, Bocage, Jorn. \c. Se. Lisb., i, p. 43. I. Dumerilii, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1866, ;;. 43. L capensis, Bouleng., Cat. Liz. B. Mas., m, 1887, p. 78. Fig. Peters, Reise n. Mossamb., Rept., pi. vui, fig. 1. Vit dans l'Afrique méridionale, d'où il se répand vers l'est et l'ouest du continent africain. En Angola V Ichnotropis capensis paraît alfectionner surtout les hauts-plateaux de l'intérieur: nous l'avons reçu du Diique de Bragança, par Bayâo; de Lobango, dans l'intérieur de Mossamedes, par M. F. Newton; de Caconda, Quindambo, Cahata et Galanga, par M. d'Anchieta. Son nom indigène dans ces deux dernières localités est^ — Cangala, qu'il partage avec d'autres sauriens. La plupart de nos individus d'Angola portent de chaque côté du tronc deux raies claires ou blanches, bien distinctes sur le fond noir des flancs, qui manquent ou ne se font pas remarquer aussi nettement chez d'autres individus d'Angola, ni chez ceux de Moçambique de notre collection. 31 35. Eremias lugubris Lacerta liigiibris, Sniifh, Miuj. N. H., ii, 1838, p. 93. . Ei'(Miiias liigiibris, Dinn. et liihr., Erp. Gên., v, p. 301); Bocage, Jorn. Ac. Se. Lis!)., I, 1807, p. 2^21; Bo/dew/., Cal. Liz. B. Mas., iir, 1887, p. 84. Fig. Smilh, Hl. S. Àfr. lool., Rept., pi. 46, fy. 2, pi. 48, fuj. 5. Deux espèces à peine du genre Eremias, VE. lugabris et VE. imma- quensis, ont été observées jusqu'à présent en Angola. Ces espèces, propres à l'Afrique méridionale, se trouvent abondamment sur le littoral de Benguella et Mossamedes et ont été recueillies à Capangombe sur les contreforts de la chaîne des montagnes de Chela; mais elles semblent devenir beaucoup plus rares dans les hauts-plateaux de l'intérieur. Bengaella, Catambella, Bombe, Capangombe, Maconjo et Quissange, telles sont les localités inscriptes sur les étiquettes de nos individus. A Benguella et Catumbella VE. lagabris ^orle, aussi bien que son congé- nère, VE. namaqaensis, le nom de Cangala. Vit dans les terrains incultes et cultivés; on le rencontre au-dessous des meules de céréales ou de fourrages, en général par petites associations de deux ou trois individus, rarement isolé (Anchieta). 36. Eremias namaquensis Eremias namaquensis, Dum. et Bibr., Erp. Gén., \,p. 307; Bouleng., Cat. Liz. B. Mus., ni, 1887, p. 91. E. benguellensis. Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1807, p. 229. Eremias sp.?, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., xi, 1887, p. 203. Fig. Smith, lll. S. Afr. Zool, Rept., pi. 54, fig. 2; pi. 58, fig. 0. La deuxième espèce d'Eremias d'Angola, que nous avions d'abord regardée comme une espèce nouvelle, E. benguellensis, est bien certaine- ment VE. namaquensis, décrite et figurée par Smith. Elle a en Angola à peu-près la même aire d'habitation que VE. lugubris. La plupart des individus de notre collection nous viennent de Benguella, Catumbella et Capangombe par M. d'Anchieta, de l'intérieur de Mossamedes par MM. Capello et Ivens. Dans les nombreux envois de Caconda par M d'Anchieta nous n'avons pu rencontrer qu'un seul individu de cette espèce, un jeune, ce qui nous autorise à supposer qu'elle y est rare. 32 37. Scapteira reticulata Scapteira reticulala. Bocage, Ann. & Mag. N. IL, xx, 1867, p. 225; Bofikng., Cal. Liz. B. Mus., m, p. H 2. Ereinias serripes, Pekrs, OEfr. Vek'usk. Ak. Fôrh., 1869, p. 6^9. Scapteira serripes, Bouleng., Cal. Liz. B. Mas., \n,p. 111. Tète étroite à museau long et acuminé. Narines circonscrites par trois plaques renflées, dont Tinférieure ne touche pas à la rostrale et la supérieure est en contact avec celle du côté opposé; l'internasale séparée de la frontale par les naso-frontales ; deux sus-oculaires, bordées de granulations en dehors et en arrière et précédées d'une large plaque et de quatre ou cinq petites écailles ; interpariétale petite, rhomboïdale ; pas d'occipitale ; sous-oculaire placée au-dessus de la septième et huitième labiales ou de la sixième, septième et huitième labiales'; bord antérieur de l'ouverture auriculaire garni de trois ou quatre petits lobules. Collier libre, composé de huit à dix pkujues. Les écailles qui recouvrent le cou et les épaules sont petites, granu- leuses, juxtaposées; celles du dos plus grandes, légèrement imbriquées et carénées. Écailles ventrales quadrilatérales, lisses, disposées en vingt-huit à trente séries transversales, dont les plus étendues se composent de dix-huit lamelles. Une écaille plus grande que les autres occupe le centre de la région pré-anale. Vingt à vingt-deux pores fémoraux. Doigts lisses en des sous, denticulés sur les bords. Écailles du dessus de la queue fortement carénées. Fauve en dessus, orné de reticulations brunes; parties inférieures blanches. Long, totale 150 m. ; long, de la tête 14 m. ; long, de la queue 99 m.; long, du membre ant. 19 m.; long, du membre post. 36 m. Tous nos individus de cette espèce ont été recueillis en 1867 par M. d'Anchieta à Rio Coroca sur la zone littorale. Les indigènes l'appelent Cocolo. L'espèce découverte parWahlberg à Damaraland et décrite en 1869 par le dr. Peters sous le nom {VEremias serripes est parfaitement identique à la Scapteira retictilata, comme M. Boulenger a pu le constater, en com- parant les spécimens des deux types qui se trouvent dans les collections de Muséum de Berlin. (V. Boulenger, loc. cit.) * Dans la diagnose de celle espèce publiée dans les Annals and Magaaine of Natnral Histonj (loc. cit.) la position de la sous-oculaire a été inexactement indiquée, pai' un lapsus calami ou par une eri'cur dv traduction, connue se trouvant entre les septième et huitième labiales, tandis qu'elle se trouve réellement au-dessus de ces labiales. 33 38. Pachyrhynchus Anchietae PI. III, lijis. i, 1 a-l) Pachyiiiyiiclius Anchiel;u% liocagc, Ann. & 3fa(j. N. IL, xx, 1867, p. i220; Slrauch, Mel Biol. Ac. St. Pelersb., vi, 1807, p. 408; La- taste, Ann. Mus. Gcnov., 1885, p. 120. Aporosaiira Anchietae, Boulcng., Cat. Liz. B. Mus., m, 1887, p. 117. Caract. du genre: Tète large et aplatie; museau très déprimé, large, à bords tranchants, dépassant de beaucoup les bords de la mâchoire infé- rieure. Écaillure de la tète normale; pas d'occipitale. Narines sur la face supérieure du museau, circonscrites par trois plaques. Paupière inférieure écailleuse. Pas de collier pectorallibre, à peine marqué par un pli de peau. Dos recouvert de granulations extrêmement petites ; écailles ventrales mé- diocres, lisses, faiblement imbriquées, quadrangulaires. Doigts comprimés dentelés sur les bords, armés d'ongles longs et aigus. Queue large et aplatie à la base, le reste arrondi. Caract. spécif.: Rostrale large et déprimée formant avec les sept pre- mières labiales le bord saillant du museau. Une internasale quadrangulaire séparée de la rostrale par les nasales. Deux pré-frontales en contact. Fron- tale allongée, hexagonale, plus étroite en arrière, suivie des deux fronto- pariétales, derrière lesquels se trouvent les pariétales entièrement séparées par linterpariétale. Trois grandes sus-oculaires, dont les deux premières touchent à la frontale; une petite plaque triangulaire entre ces plaques. Sept surciliaires; les deux premières et la dernière les plus grandes. Un groupe de granulations couvre l'espace compris entre la pariétale et la troisième sus- oculaire. Neuf labiales supérieui'es; une sous-oculaire allongée au dessus des cinquième, sixième et septième labiales. Trois paires de gulaires en contact. Ouverture auriculaire étroite sans denticulations à son bord antérieur. La gorge et la face inférieure du cou garnies d'écaillés petites, quadrangulaires, lisses; les écailles de la région pectorale beaucoup plus grandes, inégales, de forme hexagonale; sur la partie antérieure du ventre des écailles fort petites, qui vont en augmentant de dimensions d'avant en arrière; celles du bas-ventre les plus grandes, faiblement imbriquées et disposées en séries transversales. Écailles pré-anales égales, à peine supérieures en dimensions à celles du ventre. Les écailles de la portion aplatie de la queue ressemblent aux dorsales, à peine un peu plus grandes ; celles de sa portion arrondie quadrangulaires, longues, faiblement carénées. Les membres sont revêtus de petites écailles quadrangulaires et de granulations à l'exception de la moitié antérieure de leurs faces internes, qui est garnie de grandes écailles de formes variables. 34 En dessus d'un beau jaune d'or; une petite tache allongée noire sur la nuque derrière les pariétales ; une strie noire, légèrement sinueuse sur le milieu du dos depuis un point qui correspond à l'insertion des membres antérieurs jusiju'au premier tiers de la queue; le dos et les flancs ornés d'un joli dessin formé de lignes noires. La face externe des membres présente aussi quelques traits noirs. La tète est aussi variée de noir; au-dessous de l'œil une série de points noirs forment une tache allongée qui va de la qua- ti'ième à la dernière labiale. De chaque côté de la queue une ligne sinueuse noire depuis l'insertion de la cuisse. Les parties inférieures sont d'une teinte uniforme blanc-jaunàtre. ' Dimensions: long, totale 112 m.; long, de la tête 17 m.; larg. de la tète 11 m. ; long, de la tète et du tronc réunis 55 m. ; long, de la queue 57 m. ; long, du membre ant. 21 m. ; long, du membre post. 42 m. L'exemplaire unique que nous possédons de ce curieux lacerlien, type de l'espèce, a été découvert en 18G7 par M. Anchieta à Rio Coroca, clans le littoral de Mossamedes. Il doit être bien rare et d'un habitat fort restreint en Angola, car depuis cette époque notre zélé naturaliste n'a pu le rencontrer dans aucune des nombreuses localités qu'il a parcouru et qu'il parcourt encore dans ce moment. Ses mœurs nous sont inconnues. # Suivant M. Boulenger une autre espèce non moins curieuse de cette famille, VHolaspis Gncntheri, aurait été observée au Gabon et au Congo (Bouleng., Cal. Liz. B. Mus., m, p. 118). Nous connaissions à peine la des- cription et la figure publiées par Gray d'après un individu dont on ignorait la provenance exacte (Proc. Z. S. Lond., 1803, p. 153, pi. xx, fig. 1); lesdia- gnoses publiées par M. Boulenger, que nous allons transcrire, la font mieux connaître. Caract. génér.: Pas de fronto-pariétales ; une interpariétale s'articulant ta la frontale; une occipitale. La narine placée entre deux plaques, au dessus de la première labiale. Paupière inférieure écailleuse. Un collier distinct. Deux séries d'écaillés larges et lisses sur le milieu du cou, du dos et de la queue. Écailles abdominales hsses. Doigts déprimés et à bords dentelés sur leur première moitié, comprimés vers l'extrémité; lamelles sous-digitales lisses. Pores fémoraux. Queue très déprimée, festonnée sur les bords. Caract. spécif. : Tète et corps très déprimés ; museau long et pointu. Fronto-nasale touchant à la rostrale; interpariétale plus grande que la frontale, en contact avec l'occipitale, qui est trapézoïdale; quatre sus-oculaires; une sous-oculaii'e placée entre les quatrième et cinquième labiales ; tempes cou- vertes d'écaillés granuleuses, plates et lisses; pas de denliculations au bord 35 de rouverture auriculaire. Trois paires de gulaires en contact. Collier formé par neuf petites plaques. Les écailles latérales du dos allongées, quadran- gulaires et carénées; six rangées de plaques abdominales. Une grande plaque pi-é-anale. Treize pores fémoraux. Eu dessus brun avec trois raies longitu- dinales blanchâtres de ciiaque côté du dos. Long, totale 74 m. ; long, de la tète 10 m. ; long, de la queue (reproduite) 3G m.; long, du memlire ant. 13 m.; long, du membre [)0st. 18 m. Habit. Serra Leoa, Gabon, Congo. m\. GËRRHOSADRIDAE 39. Gerrliosaurus nigrolineatus Gerrliosaurus nigrolineatus, Halloiv., Proc. Ac. Philad., 1857, p, 49 Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1866, p. i3;ibid., xi, 1887, p. 210 Peters, Monatsb. Ak. Berl., 1877, p. 613; ibid., 1881,79. 147 Boideng., Cat. Liz. B. Mus., ni, \HSl,p. 122; Boettg., Ber. Sen- ckenb. Frankf., 1888, p. 25; A. del Prato, Bacc. Zool. nel Congo del Cav. Corona, p. 9. G. multilineatus. Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1866, jh 61; Peters^ Sitz. Ber. Ces. Nat. Fr. Berl., 1881, p. 147. Tète courte et conique, tronc allongé, membres courts, queue très longue. Narine circonscrite par trois plaques; internasale ne touchant pas à la frontale; pré-frontales en contact; frontale hexagonale à bords latéraux concaves; fronto-pariétales un peu plus grandes que les pré-frontales. Six labiales supérieures, la quatrième au-dessous de l'œil. Ouverture auriculaire triangulaire, précédée d'une plaque étroite et allongée. Écailles dorsales carénées en vingt-quatre à vingt-huit rangées longitudinales; plaques ven- trales en huit séries. Chez le mâle quatorze à vingt pores fémoraux. En dessus brun-rougeàlre ou olivâtre; de chaque côté du dos une raie jaune bordée de noir depuis la tête jusqu'à la base de la queue; dos d'une teinte uniforme ou varié de taches noires et quelquefois orné de lignes longitudinales noire,s (var. muUiUneata). Quelques individus portent sur le milieu du dos une raie jaune plus étroite que les latérales, remplacée chez d'autres individus par une série de taches jaunes. Les flancs, exceptionel- lement d'une teinte brune uniforme, présentent chez les individus jeunes plusieurs traits perpendiculaires noirs bordés en arrière de jaune et chez les adultes des taches jaunes superposées. En dessous d'un jaune pâle uni- forme, quelquefois nuancé de bleuâtre; la gorge d'une teinte plus vive. 36 Un de nos individus pi'ovenant de Cabinda est d'un brun-noirâtre à reflets métalliques, laissant encore apercevoir les deux raies dorsales d'une teinte plus claire et boi'dées de noir. Chez deux individus de Galanga, pris en janvier, les flancs sont couverts d'une belle couleur rouge de brique. Dimensions: long, totale 330 m. ; de la tète 32 m. ; de la queue 340 m. ; du membre ant. 39 m. ; du membre post. 73 m. Le G. myrolineatiis est très répandu en Angola et au Congo; assez commun partout. M. d'Anchieta l'a rapporté de Cabinda et de Molembo; M. P. Hesse du Povo Nemeldo près de Hanami; M. Bayâo du Dondo et du Duqne de Bragança; M. d'Anchieta de Rio Dande, CattnnbeUa, Capangombe, Hidlla, QaHlengues, Cacomla, Quissaiige, Cahota, Quindnmbo et Galanga; von Mechow de Malange (var. ninUiHneatia^). M. Boulenger cite trois individus provenant d'autres localités d'Angola: Ambriz, Carangigo et Bengaella. Ces individus font partie des collections du Muséum Britanniijue. Presque partout les indigènes d'Angola l'appelent Cavgala ou Cangala- njamba. Il recherche les terrains couverts de végétation; des trous plus ou moins profonds, creusés près des arbres et sous leurs racines, leur servent d'habitation. Sa morsure est considérée à tort comme pouvant donner la mort à l'homme et aux animaux (Anchieta). 40. Gerrhosaurus validus Gerrhosaurus validus (Sund), SniitJ), III. S. Afr. ZooL, Bept., App. p. 9; Peters, OEfv. Vetensk. Akad. Fôrh., 1869, p. 639; Bouleng., Cat. Liz. B. Mus., m, 1887, p. 121. G. robustus, Peters, Monatsb. Ah. Berh, 1834, p. 618; Reise n. Mos- samb., ni, /;. 38 ; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., xi, 1887, p. 203. Fig. Peters, Reise n. Mossamb., ni, pL ix. Cette espèce, découverte dans l'Afrique méridionale par Sundevall et rencontrée par le Dr. Peters à ^Moçambique, se répand du pays des Damaras, où elle a été observée par Wahlberg, dans la partie méridionale de nos pos- sessions d'Angola. M. d'Anchieta, l'infatigable naturaliste à qui nous devons presque tout ce que l'on connaît actuellement de la faune d'Angola, nous a envoyé trois individus de cette espèce pris dans l'intérieur du district de Mossamedes, deux à Rio Cliimba, un à Qfiillengues. Un quatrième individu, un jeune, en mauvais état, faisait partie d'une collection de reptiles rapportée par MM. Capello et Ivens de leur second voyage d'exploration; cet individu a été l'ecueilli par ces voyageurs pendant leur tiajet de Mossamedes à Huilla. Nom indigène à (Juillengues Combe (Anchieta). 37 41. Caitia africana Caitia africana, Gray, Aiw. N. H., i, 1838, p. 389; Smith, Hl S. Afr. ZooL, Rept.,pl. 16,fig. 1. Tetradactylus africaiius, Boulong., Cat. B. Mus., m, 1887, p. 125, p/. iv, ^^.3, 3 a-b. Fig. Smitlh m S. Afr. Zool, pi. 76, fig. 1. Parmi nos nombreux reptiles d'Angola se trouve à peine un individu de cette espèce recueilli par M. d'Anchieta sur les bords du Quando dans l'intérieur de Benguella. Elle vit dans l'Afrique méridionale et, plus parti- culièrement, d'après A. Smith, dans les districts orientaux de la Colonie du Cap et au Natal. M. Boulenger inscrit cette espèce dans son Catalogue of the Lizards in the British Muséum sous le nom de Tetradactylus africanus accordant la préférence au nom générique de Merrem comme étant le plus ancien; mais le mot Tetradactylus ayant une signification précise tout-à-fait en désaccord avec les caractères de ce Lacertien, nous aimons mieux lui conserver le nom qui lui avait été imposé par un des plus laborieux naturalistes de notre époque. 42. Cordylosaurus trivittatus Gerrhosaurus trivittatus, Peters, Monatsh. Ak. Berl, 1862, p. 18; id. OEfv. Vet. Ak. Fôrh, 1869, p. 659. Cordylosaurus irivirgatus. Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisboa, i, 1867, p. 222. Cordylosaurus trivittatus, Boukng., Cat. Liz. B. Mus., m, 1887,;;. 126. Fig-. Gray, Proc. Zool. Soc. Lond , 1865, pi. xxxvni, fig. 2 (Cyclo- saurus trivirgatusj. La principale aire d'habitation de cette espèce est le pays des Damaras et des Grands Namaquois; mais elle se répand dans la partie méridionale de notre province d'Angola. Nos exemplaires ont été recueillis par M. d'Anchieta au Dond/e, à Rio Coroca et à Catumbella, dans la zone littorale; M. Boulenger cite un individu de la collection de Muséum Britannique rapporté de Benguella par Monteiro (Bouleng., loc. cit.) Nom indigène au Dombe Humbo-humbo (Anchieta). , 38 FAM. SCI^CIDAE 43. Mabuia Bayonii PI. m, figs. 2, 2 a-d Euprepes Gravenhorstii, Bocagej, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1866, p. 21. E. Bayonii, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., iv, 1872, p. 75. Mabuia Bayonii, Bouleng., Cat. Liz. B. Mus., m, 1887, p. 201. Corps lacertiforme, déprimé; tête courte à museau obtus. Nasale et fréno-nasale triangulaires; supéro-nasales étroites, contigûes; internasale rhomboïdale, aussi longue que large, touchant à la frontale par son extrémité postérieure ; pré-frontales séparées ; frontale plus étroite en arriére, à extré- mité postérieure arrondie; fronto-pariétales représentées par une seule plaque; les pariétales séparées par l'interpariétale ; quatre sus-oculaires, quelquefois trois par suite de la fusion des première et deuxième en une seule plaque ; quatre surciliaires, dont la première dépasse en longueur les trois autres réunies; sous-oculaire placée entre la quatrième et la cinquième, ou entre la cinquième et la sixième labiales, et superposée entièrement à la première des deux par sa moitié ou par ses deux tiers antérieurs. Ouverture auriculaire ovalaire garnie sur le bord antérieur de trois ou quatre lobules pointus bien développés. Trente-deux à trente-quatre rangées longitudinales d'écaillés ; celles du dos et des flancs à cinq et à sept carènes. Queue modé- rément élargie et déprimée à la base, plus longue de moitié que la tête et le tronc réunis. Scutelles sous-digitales et écailles des paumes et des plantes des pieds tuberculeuses, les tubercules d'un brun foncé. Les parties supérieures d'un brun olivâtre uniforme ou varié de petites taches noires disposées en séries longitudinales ; les flancs ornés de deux bandes longitudinales blanchâtres, la supérieure moins distincte naissant sur la région temporale, Tinférieure plus marquée commençant un peu en avant et au-dessus de l'œil, et finissant toutes deux presque en même temps à la hauteur de l'insertion du membre postérieur; l'espace entre ces deux bandes est de la couleur du dos. Chez les individus dont le dos est orné de taches noires les deux raies sur les flancs sont d'un blanc éclatant, toutes deux lisérées de noir, et l'espace compris entre elles nuancé de cette couleur. La face inférieure du corps et de la queue d'un blanc jaunâtre. Long. tôt. 187 m.; de la lète 16 m. ; de la queue 119 m. ; du membre ant. 19 m. ; du membre post. 30 m. 39 La variété à dos uniforme sans taches nous vient du Duque de Bragança par M. Bayâo. L'autre variété a été recueillie au Duque de Bragança (Bayâo); à St. Salvador du Congo (P'' Barroso) ; a Hnilla, Caconda et Cahata (Ancliietaj ; à Cassange (Capello et Ivens). A St. Salvador du Congo les indigènes Fappelent Diachila (P^ Barroso). Nous avions d"abord rapporté à \'E. Gravenkorstii, D. etB., les premiers individus reçus du Dnque de Bragança en nous appuyant seulement sur la description de l'espèce de {Madagascar dans Y Erpétologie Générale; ce n'est que plus tard que nous nous sommes décidé à les décrire sous un nom nou- veau, en nous conformant cà l'avis de nos regrettés amis A. Dumeril etPeters, qui avaient comparé nos spécimens d'Angola à ceux de VE. Gravenhorstu faisant partie des collections des Musées de Paris et de Berlin. Maintenant nous avons pu comparer nos individus â deux spécimens de Madagascar et nous arrivons avec M. Boulenger à cette conclusion qu"ils leur ressemblent, tant sous le rapport de l'écaillure comme sous le rapport des couleurs, M. Bayonii différant à peine de 31. Gravenhorstn par le plus grand déve- loppement des lobules de l'ouverture auriculaire et peut-être aussi par des membres proportionellement plus courts. 44. Mabuia Perrotetii Euprepes Perrotetii, Dam. et Bihr., Erp. Gén., \, p. 669; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1866, p. 44; ihkh, iv, 1872, p. 79; Peters, Monatsb. AL Berl, 1877, pp. 614 et 620. Mabuia Perrotetii, Bouleng., Cat. Liz. B. Mas., m, \887, p. 168. Le Dr. Peters comprend cette espèce dans une liste de reptiles rap- portés de Pungo-Andongo par le Major von Homeyer, ce qui nous permet de lui accorder une place dans la faune d'Angola. Au nord du Zaïre on l'a rencontrée cà Chinchoxo (Peters, loc. cit. p. 614) ; mais elle appartient plus particulièrement à l'Afrique occidentale et semble assez commune dans nos possessions de la Guinée, Bissau et Cacheu, d'où nous avons reçu plusieurs individus. Cette espèce est remarquable par sa grande taille et par ses formes trapues. Nos individus de la Guinée présentent des teintes plus variées que celles généralement signalées par les auteurs : le dessus de la tête et le dos d"un brun-roux ; le dos rayé longitudinalement de noir sur les intervalles des rangées d'écaillés ; une raie jaune sur la ligne de séparation du dos et des flancs depuis^la région temporale jusqu'tà l'origine de la queue; une petite raie de la même couleur au-dessous de l'œil ; les flancs ornés de taches jamies sur un fond brun-grisâtre ; les régions inférieures d'un blanc-jaunâtre. 40 45. Mabuia maculilabris PLIVJgJJa-b Euprepis maculilabris, Gray, Cat. Liz. B. Mus., i843, p. 114. Eiiprepes Anchietae, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1866, p. 62 ; ihid., iv, 1872, j3. 80. E. notabilis, Peters, Sitz. Ber. Ges. Nat. Fr. Berl, 1870, p. 36. Mabuia maculilabris, Bouleng., Cat. Liz. B. Mus., m, 1887, p. 164, pi. IX, fig. 2; Boettg., Ber. Senckenh. Ges. Fraukf., 1888,/;. 26. Fig". Bouleng., op. cit., ni, 1887, pi. ix, p.g. 2, 2 a.. La M. maculilabris habite le Congo et les districts septentrionaux de notre colonie d'Angola. En 1865 M. d'Anchieta nous a rapporté un individu en mauvais état de Cahinda; plus tard, en 1874, M. Bayâo nous a envoyé un autre du Dondo, sur les bords du Quanza. On l'a rencontré à Pungo- Andoiigo (Peters, loc. cit.). Quekiues individus recueillis àyl/»///.72parM. Rich font partie des collections du Muséum Britannique (Boulenger, loc. cit.). Cette espèce habite rAfri(iiie occidentale et est assez commune dans les îles du Prince et de St. Thomé, d'où nous avons reçu plusieurs individus. Elle appartiendrait aussi à la faune de l'Afi'ique orientale, si, comme le croit M. Boulenger, VEuprepres angasijanus, Peters, des îles Comores, lui est identique (Boulenger, loc. cit.). 46. Mabuia Raddonii Euprepis Raddonii, Gray, Cat. Liz. B. Mus., 1845, p. 112. Euprepes Blandingii, Hallowel, Proc. Ac. Pltilad., 1845, p. 58; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1866, p. 80; ihid., iv, 1872, p. 80; Peters, Monatsh. Ah: Berl, 1877, p. 614. E. gracilis, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., iv, 1872, ;;. 77. Mabuia Raddonii, Bouleng., Cat. Liz. B. Mus., m, 1887. p. 165; Boettg., Ber. Senckenh. Ges. Frankf., 1888, p. 21 ; A. del Prato, Bacc. Zool. nel Congo del Car. G. Corona, p. 9. Fig. Bouleng., Cat. Liz. B. Mus., m, 1887, pi. x, fig. 1. Cette espèce se trouve représentée au Muséum de Lisl>oinie pai" deux individus d'Angola, l'un donné par M. H. Capello sans indication précise de 41 la localité, l'autre envoyé de Caconda par M. d'Anchicta. Hesse l'a rencontrée à Ikumua, dans le Bas-Congo (Boeltg., loc. cit.); elle vit aussi à Chinchoxo, côte de Loango (Pelers, 4oc. cit.). Son aire d'habitation est fort étendne, de la Sénégambie à Benguella. Deux individus de Bissau, que nous avions d'abord considérés comme appar- tenant à une espèce nouvelle sous le nom ù^E. gracilis, ne différent en réalité de ceux d'Angola. 'O^ 47. Mabuia sulcata Euprepes sulcaîus, Peters, Monatsh. Ak. Berl, 1867, p. 20. E. olivaceus, Peters, Monatsb. Ak. Bevl, 1862, p. 21 ; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., IV, 1872, p. 80. Mabuia sulcata, Bouleng., Cat. RepP. B. Mus., m, 1887, p. 206. Cette espèce se trouve représentée dans nos collections par deux variétés provenant des mêmes localités : l'une d'une teinte uniforme brun-olivàtre en dessus et d'un blanc-fauve en dessous avec de nombreuses taches noires sur la tète, les lèvres et la gorge; l'autre avec six larges bandes dorsales brunes sur un fond olivâtre, d'un blanc-jaunàtre en dessous, la gorge variée de noir. A l'exception de deux individus envoyés par M. d'Anchieta de Rio 'Ciice, près de Caconda, tous les autres ont été recueillis par lui cà Capan- gombe {Rio Chimba et Biballa). 48. Mabuia striata Tropidolepisma striatum, Peters, Monatsb. Ac. Berl., 1844, p. 36. Euprepes punctatissimus, Smith, IJl. S. Afr. ZooL, Rept., pi. xxxi, fig. 1 ; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1866, p. 44 ; ibid., iv, 1872, p. 80. E. striatus, Peters, Reis. n. Mossamb., m, p. 67. Mabuia striata, Bouleng., Cal. Rept. B. Mus., ni, 1887, p. 204. Fig. Smith, III. S. Afr. Zool, Rept., pi. xxxi, fig. 1 . Assez commune en Angola au nord et au sud du Quanza. Le Muséum de Lisbonne possède des individus du Duque de Bragança par Bayâo, de Rio Quando par MM. Capello et Ivens, de Caconda, Galanga, Rio Cuce, Huilla, Gambos et Humbe par M. d'Anchieta. Cette espèce est fort répandue dans l'Afrique australe; sur la côte orientale elle a été observée à Moçambique, au Zanzibar et dans quelques autres localités. 42 Nos individus de Caconda, Galanga et Rio Quando se rapprochent par leurs couleurs et par leur éciillure (trente-huit à quarante rangs longitu- dinaux vers le milieu du tronc) de 31. Wahlbergii (Peters), dont les cara- ctères dilïérentiels par rapport à 31. striaia, signalés [)ar les auteurs, nous semblent insuffisants (Peters, OEfv.Yet. Ak. Forh.. 1869, p. 601). Connue des indigènes de Galanga sous le nom de Buio (Anchieta). 49. Mabuia occidentalis Euprepes occidentalis, Peters, 3Ionatsb. Ak. Berl., 1867,7;. 20; Bocage, Joni. Ac. Se. Lisb., iv, 1872. p. 80. E. vittatus, var. australis, Peters, 3Ionalsb. Ak. Berh, 1862. p. 19. Mabuia occidentalis, Boideng., Cat. Liz. B. 3Ii(s., m, 1887, p. 196. Nous possédons à peine deux individus de cette espèce envoyés en 1867 par M. d'Anchieta de Rio Coroca, au sud de Mossamedes. Son habitat semble être circonscrit au sud-ouest de l'Afrique, les pays des Damaras et des Herreros, et à la partie la plus méridionale de notre colonie d'Angola. Les indigènes de Mossamedes Tappelent Caranga (Anchieta). Les dimensions de nos deux individus sont bien d'accord avec celles constatées par M. Boulenger sur des individus déposés an Muséum Bri- tannique. De l'extrémité du museau à l'anus 99 m. ; long, de la tête 23 m. ; larg. de la tête 18 m. ; long, de la queue 153 m. ; du membre ant. 30 m. ; du membre post. 43 m. 50. Mabuia Petersi PI. lY, figs. \, \ a-d Euprepes quinquetaenialus, Bocage, Joru. Ac. Se. Lisb., i, 1867, ;;. 44. E. Petersi, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., iv, 1872,;;. 74; Peters, 31onatsb. Ak. Berl, 1877, p. 620. Mabuia Bocagii, Boukng,, Cat. Liz. B. 31ns., ui, 1887, p. 203. Corps déprimé; tête courte; museau obtus. Nasale triangulaire; narine située en avant de la perpendiculaire à la suture de la rostrale avec la première labiale; supéro-nasales étroites, en contact; internasale articulée à la frontale, séparant les deux prè-frontales ; fronto-pariétales distinctes ; frontale en contact avec les deuxième et troisième sus-oculaii"es et à peu- 43 près de la longueur des fronto-pariélale et inter-pariétales réunies ; quatre sus-oculaires et cinq surciliaires dont la deuxième est la plus longue; les pariétales en contact derrière l'interpariétale ; sous-oculaire placée entre les cinquième et sixième labiales et superposée à la cinquième par sa moitié antérieure. Ouverture auriculaire ovalaire, garnie à son bord antérieur de quatre à cinq lobules forts et pointus. Écailles en trente-huit rangs longitu- dinaux sur le milieu du tronc ; celles du dos à cinq carènes fort relevées. Scutelles digitales tricarônécs ; paumes et plantes des pieds couvertes de tubercules épineux. Queue aplatie à la base, dépassant en longueur la tête et le tronc réunis. Parties supérieures d'une teinte brune olivâtre, pointillées de noir; cinq bandes longitudinales jaunes lisérées de noir, trois sur le dos, commençant derrière la tète et se réunissant vers la base de la queue, deux sur les flancs, une de chaque côté, ayant leur origine au-dessous de l'œil et finissant sur la queue. En dessous d'un jaunâtre uniforme. Dimensions: De lextrémité du museau à l'anus 73 m.; long, de la tête 14 m. ; larg. de la tète 10 m. ; long, de la queue 78 m. ; du membre ant. 21 m. ; du membre post. 30 m. Cette espèce habite le territoire d'Angola, au nord du Quanza, et l'inté- rieur de Benguella; nos individus nous viennent du Daque de Bragança et Dondo par Bayâo, de Qidb/ila par M. d'Anchieta. M. Boulenger cite un indi- vidu de Pungo Andongo, provenant du voyage de Wehvitsch, qui existe au Muséum Britannique. Cette espèce se trouvait également parmi les reptiles rapportés de cette localité par le major von Homeyer, dont le Dr. Peters a publié la liste (Peters, loc. cit.). 51. Mabuia varia Euprepes Olivieri, Smith, III. S. Afr. Zool., Rept.,pJ. xxxi, figs. 3-5; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1867, p. 223. E. varius, Peters, Monatsb. Ak. Berl., 1867, p. 20; Reise n. Mossamh., ni, p. 68. E. damarensis, Peters, OEfv. Vetensk. Ak. Fôrli., 1869, ;;. 657. E. iingoknsis, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., iv, 1872, p. 78. Mabuia varia, Boideng., Cat. Liz. B. Mus., m, 1887,;;, 202. Fig. SmitJt, loe. cit., pi. xxxi, figs. 3-5. Fort répandue en Angola: Dondo (Bayâo); Ambaea, Biljalla, Caconda, Quissange et Caliata (Anchiela). Elle se trouve également dans le pays des Dama^'as, au Natal et à Tette, dans la province de Moçambique. 44 Nos individus de Qidssange et Cahata, dans l'inlérieur de Bengiiella, se font remarquer par une taille plus forte et par des couleurs plus foncées. Ces individus portent sur les flancs une large bande noire non interrompue, à peine variée de quelques points blancs, qui part de chaque côté de l'extré- mité du museau, traverse l'œil et termine sur les côtés de la queue ; le dos est longitudinalement marqué de lignes noires, plus ou moins interrompues, sur les intervalles des écailles et varié de quelques petits points noirs et blancs; les écailles dorsales portent trois carènes bien marquées teintes de noir; celles qui occupent la ligne médiane de la face supérieure de la queue sont fort élargies et portent cinq à sept carénés et même davantage. L'écaillure de la tête est d'accord avec ce que l'on observe chez la M. varia, à laquelle nous rapportons ces individus comme représentants d'une variété locale. A Quissange cette espèce porte le nom de Icacenene. Elle fréquente les terrains cultivés (Anchieta). 52. Mabuia punctulata Euprepes punctulalus. Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., iv, 1872,;;. 7G. Mabuia punctulata, Boulemj., Cat. Rept. B. Mus., m, 1887, p.^Qï. Corps allongé, légèrement déprimé ; tète médiocre à museau court et obtus. Un disque transparent à la paupière inférieure. Narine située un peu en avant de la suture de la roslrale avec la première labiale. Une naso- frénale s'articulant avec le bord supérieur de la première labiale ; supero- nasales en contact; internasale aussi longue que large, pentagonale, s'arti- culant à la frontale par son bord postérieur fort étroit; celle-ci en forme de fer de lance, dépassant en longueur les fronto-pariétales et la pariétale réunies ; quatre sus-oculaires, dont la deuxième est beaucoup plus grande que les autres ; cinq surciliaires, la deuxième la plus longue ; fronto-parié- tales distinctes, plus grandes que l'interpariétale, derrière lesquelles les pariétales se trouvent en contact; deux plaques nuchales; sous-oculaire située entre les cinquième et sixième labiales, ou entre les quatrième et cinquième, recouvrant par sa moitié antérieure la labiale qui la précède. Ouverture auriculaire ovalaire, garnie à son bord antérieur de trois lobules triangulaires bien développés. Écailles dorsales à cinq carènes fort distinctes, disposées en trente à trente-deux rangs longitudinaux. Doigts allongés ; paumes et plantes des pieds et scutelles sous-digitales épineuses. Teinte générale en dessus vert-olivatre ou brun-clair; en dessous d'un blanc teint légèrement de jaune ou de verdàtre. Deux raies étroites claires sur les côtés du corps, la supérieure allant de la région temporale jusqu'à 45 la inoitiù aMtéricuro de la queue, l'iiilerieure œumieuçaul sur la première frênaie el finissant vers Torigine du membre postérieur. Le dos et les flancs variés de petites taches noires disposées .en séries régulières. Quelques individus présentent sur la ligne dorsale une raie claire, moins distincte mais plus large que celles des lianes. Sous le rapport des couleurs cette espèce ressemble surtout à M. aciiti- lahris, mais celle-ci est parfaitement caractérisée par la conformation spéciale du museau, par la forme de la sous-oculaire, qui n'arrive ()as jusqu'au bord de la mâchoire, et par le nombre des carènes des écailles dorsales, trois au lieu de cincj. Dimensions: De l'extrémité du museau à l'anus 51 m. ; long, de la tète 11 m. ; larg. de la tète 8 m. ; long, de la queue 73 m. La M. pinictidata a été découverte par M. d'Anchiela à Rio Coroca sur le littoral de Mossamedes. C'est le seul endroit d'où nous l'ayons reçue. Son nom indigène est Cucola. 53. Mabuia chimbana Euprepes affmis, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., iv, 1872, p. 11 . Mabuia chimbana, Bouleng., Cat. Rept. B. Mus., m, 1887, p. 204. Ressemble beaucoup à M. punctulata par l'écaillurc de la tète et par sa conformation générale ; mais elle nous parait bien distincte par le nombre de ses rangs d'écaillés dorsales, qui est de trente-six à trente-huit au lieu de trente à trente-deux, et par son système de coloration. En dessus d'un beau verl-bronze avec quelques points noirs irrégulièrement distribués sur le dos ; une raie peu marquée d'une couleur moins foncée s'étend sur le haut des flancs de la région temporale à la base de la queue ; pas de raie longitu- dinale sur le bas des flancs; ceux-ci et les côtés du cou très distinctement tachetés de noir et pointillés de blanc. En dessous d'un blanc-verdâtre, qui prend sur la face inférieure de la queue et des membres une teinte saumonée. Les écailles dorsales portent, comme chez M. punctulata, cinq carènes bien relevées; sur le bord antérieur de l'ouverture auriculaire se liouvent implan- tées trois écailles lancéolées. Dimensions: Du bout du museau à l'anus 52 m. ; long, de la tète M m. ; larg. de la tète 8 m. ; long, de la queue 75 m. Les premiers individus envoyés par M. d'Anchieta ont été pris à Rio Chimha, dans l'intérieur de Mossamedes. Plus tard cette espèce nous est parvenue, dans d'autres envois de notre voyageur, de Capangombe et Maconjo, et dernièrement il nous a envoyé un individu de Quindumho, dans l'intérieur de Benguella. 46 54. Mabuia acutilabris Euprepes aciitilabris, Peters, Monatsb. Ak. Berl., 18G2, p. 19; ihld., 1877, p. 614 ; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., iv, 1872, p. SO ;Boukng., Cat. Liz. B. Mus., m, 1887, p. 208. E. damaranus, Steindadmer, Sitzb. Ak. Wien, 1870, pi, m, figs., 1-3. Fig. Steindachner, loc. cit., pi. m, fgs. 1-3. Cette espèce est bien caractérisée par la forme de son museau forte- ment déprimé et à bords aigus. Elle a été observée jusqu'ici au Congo, en Angola et dans les pays limitrophes au sud de notre colonie, les pays des Damaras et des Herreros. Nos individus d'Angola nous viennent du Duque de Braganra par M. Bayâo, de Benguella, CatinnheUa et Rio Coroca par M. d'Ancliieta. Les indigènes de cette dernière localité l'appelent Cocola, nom qui lui est commun avec quelques autres de ses congénères. Au nord du Zaïre on l'a recueillie à Ckinchoxo (Peters, Monatsb. Ak. Berl., 1877, p. 614). Le Muséum Britannique possède des individus (['Angola et de Bengaella par Monteiro et de Carangigo par Welwitsch (Bouleng., loc. cit.). 55. Mabuia binotata Euprepes binotatus. Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1867, p. 230, ;;/. ni, figs. 3, 3 a-b. Mabuia qtiinquetaeniata, (part.), Bouleng., Cat. Rept. B. Mus., ni, 1887, p. 198. Fig. Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i. 1867, p. 230, pi. m, figs. 3, 3 a-b. Corps lacertiforme, trapu; tête pyramidale à museau étroit, légèrement acuminé ; paupière inférieure à disque transparent. Nasales médiocres ; la narine située au dessus de la moitié antérieure de la première labiale; une petite fréno-nasale ; supéro-nasales allongées en contact; internasale aussi longue que large n'aboutissant pas à la frontale; fronto-nasales en contact; frontale moins longue que les interpariétales et pariétales réunies, en contact avec les deuxième et troisième sus-oculaires; fronto-pariétales distinctes; pariétales séparées, en général, par l'interpariétale; deux nuchales ; quatre sus-oculaires et cinq surciliaires, dont la deuxième est la plus grande; sous-oculaire à bord inférieur plus court que le supérieur, recouvrant par 47 son extrémité antérieure le tiers ou la moitié postérieure de la cinquième labiale. Ouverture auriculaire ovale garnie à son bord antérieur de trois à quatre petits lobules arrondis. Ecailles grandes à trois carènes bien distinctes sur le dos et les lianes, disposées en trente-six rangées longitudinales. Écailles sous-digitales tuberculeuses. Formes moins lourdes, tète proportionellement plus longue et à museau plus étioit que chez la M. Perrotetii; membres forts à doigts courts. Les jeunes sont plus foncés en couleur que les adultes ; ils sont d'un brun-rougeàtre en dessus et présentent des séries longitudinales de points brun-foncé, plus ou moins confluents, sur les lignes qui séparent les rangées d'écaillés ; en dessous d"un blanc teint de jaunâtre ; sur les côtés de la tête et du cou, depuis l'angle antérieur de l'œil jusqu'à l'insertion du membre antérieur, une large bande continue noire variée de quelques rares points blancs. L'adulte diffère du jeune en ce que les parties supérieures présen- tent une coloration plus pâle et uniforme d'un gris légèrement teint de brun, les séries de points brun-foncé du jeune-âge ayant tout-à-fait disparu; la bande noire sur les côtés de la tête et du cou est chez lui plus marquée et sans points bancs. Dimensions d'un individu adulte : Long, totale 330 m. ; de l'extrémité du museau à l'anus 135 m. ; long, de la tète 30 m. ; larg. de la tête 24 m. ; long, de la queue 195 m. ; long, du membre ant. 42 m. ; long, du membre post. 56 m. . Nos individus de cette espèce ont été recueillis par M. d'Anchielta à BengueUa, CatumbeUa et Bombe, sur le littoral, et à Capangombe, dans l'intérieur de Mossamedes. Elle est commune dans ces localités et connue des indigènes sous le nom de Bandahulo. # M. Boulenger (loc. cit.) se prononce en faveur de l'identité de M. bino- tata, d'Angola, M. margaritifer, de Moçambique, et' M. qidnquetaemiata, d'Egypte, ce dernier nom devant remplacer les deux autres par droit d'an- ciermeté; mais nous éprouvons quelque difficulté à accepter une telle assi- milation. Nous avons pu comparer nos individus de tout âge à trois individus, un jeune et deux adultes, de M. quinquetaeniata, le premier provenant de l'Egypte sans indication précise de la localité, les autres d'Abi/dos, Haute Egypte, par M. le Dr. Schweinfurth, et nous avons remarqué entre ces individus et les nôtres quelques différences qui ne sont pas à dédaigner: D'abord la forme de la sous-oculaire, laquelle ne présente pas chez les indi- vidus d'Egypte le rétrécissement qui existe bien marqué dans sa moitié 48 antérieure chez les individus d'Angola ; ensuite le système de coloration tout- à-fait distinct chez les jeunes des deux pi'ovenances. ceux d'Egypte portant cinq bandes claires sur le dos, dont pas un de nos jeunes individus dAngola ne présente le moindre vestige. En comparant les adultes nous remarquons encore que, chez nos individus d'Angola, la gorge et la' face inférieure du cou ne sont pas tachetées de noir, comme c'est le cas des individus adultes d'Egypte. M. margaritifer, Peters^ manque à nos collections. A juger d'après la description et la figure de Peters. publiées dans son grand ouvrage sur la faune de Moçambique, Qlle se rapprocherait davantage de M. hinotata; mais il y a encore une différence à constater, le nombre des rangées d'écaillés, qui serait de quarante-deux à quarante-quatre suivant le Dr. Peters chez l'espèce de Moçambique. landis qu'il est en général de trente-six et ne dépasse jamais trente-huit chez les individus d'Angola. Telles sont les considérations qui nous portent ta maintenir le nom que nous avions proposé en 1867 pour les individus recueillis on Angola. 56. Lygosoma Ivensii PL Y, fig. 1, { a-1) Euprepes Ivensii, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., vu, 1879, p. 97. Wabuia Ivensii, Boaleng., Cat. Rept. B. Mus., m, 1887, p. 197. Corps allongé, cyclotétragonal ; membres courts; queue un peu plus longue que le double de la longueur du corps; tête médiocre à museau court et obtus. Un petit disque transparent à la paupière inférieure. Rostrale emboi- tant l'extrémité du museau et présentant en dessus deux bords CQncaves qui reçoivent les nasales ; celles-ci en contact, les narines s"ouvrant prés de l'angle supérieur-postérieur; supéro-nasales étroites, en contact; fréno- nasale étroite touchant par son extrémité supérieui'e à la supéro-nasale et par son extrémité inférieure à la suture de la rostrale avec la première labiale; internasale sub-triangulaire, séparée de la frontale par les pré-frontales 2; frontale un peu plus longue que les fronto-pariétales et interpariétales réu- nies, en contact avec la première ou avec la première et la deuxième sus- oculaires ; pariétales, en général, séparées par Tinterpariétale ; deux plaques 1 Peters, MonatsJji. Ak. BerL, 1854, j). 618; Reisr. v. Mossamb., iir, Amphib., p. Ci. 2 Cliez un de nos individus, coliii re])rés(>nlé par l;i lig. 1 de la V\. V, riiiternasaie est divisée et les pré-1'roiitales se trouvent séparées par une petite plaque intermédiaire. 40 iiucliales. Quatre sus-oculaires et quatre surciliaires, dout la première est la plus grande et égale aux trois autres réunies. Sous-oculaire située entre la quatrième et la cinciuièmc labiales, surmontant à peine la quatrième labiale par un petit prolongement de son bord antérieur. Ouveilui-e aui'icu- laire ovalaire, garnie à son bord antérieur de deux ou trois lobules triangu- laires. Trente-deux rangs d'écaillés vers le milieu du tronc; celles du dos à trois caréues bien distinctes, celles des flancs lisses ou à carènes effacées. Scutelles sous-digitales tri-carénées ; les écailles des paumes et des plantes des pieds tuberculeuses. En dessus et sur les côtés brun-olivàtre foncé, orné de cinq raies longi- tudinales jaunes lisérées de noir, l'une plus large sur le milieu du dos, de la nuque à la base de la queue, deux plus étroites de chaque côté, dont la supérieure suit la ligne qui sépare le dos des flancs et l'inférieure s'étend de l'ouverture auriculaire au tiers antérieur de la queue; les espaces compris entre ces raies sont marqués de lignes longitudinales noires qui séparent les rangs d'écaillés. Les parties inférieures d'un blanc-bleuàtre uniforme. Dimensions : De l'extrémité du museau à l'anus 92 m. ; long, de la tète 15 m. ; larg. de la tête 10 m. ; long, de la queue 200 m. ; long, du membre ant. 21 m. ; long, du membre post. 30 m. Celte intéressante espèce vit sur les hauts-plateaux de l'intérieur d'An- gola : nos premiers individus nous ont été envoyés en 1878 par MM. Capello et Ivens, qui les avaient recueilhs sur les bords du Quanza et du Quando, où ils sont connus des indigènes sous le nom de Muntalamlonga; en 1885 nous avons reçu de M. d'Anchieta un individu provenant du Quando. 57. Lygosoma Sundevallii Eumeces (Riopa) Sundevallii, Smith, El. S. Afr. ZooL, Rept., App. jo. 11 ; Pelers, Reise n. Mossamh., Zool., ni, p. 75, yl. xi, fig. 2. E. reticulatus, Peters, Monatsb. Ak. BarL, 1862, p. 23 ; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., vn, 1879, p. 88. E. afer, Peters, Monatsb. Ak. BerL, 1854, p. G19. Mochlus punctatus, Gûnth., Proc. Zool. Soc, 1864, p. 308. M. afer, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1867, p. 222, pi. m, fig. 2. Lygosoma Sundevallii, Bouleng., Cat. Liz. B. Mus., ni, 1887, p. 307. Fig. Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, pi. m, fig. 2 ; Pelers, Reise n. Mos- samb., ni, pi. xi, fig. 2. Le Lygosoma Sundevallii a été rencontré par M. d'Anchieta presque exclusivement dans la zone littorale au sud du Quanza ; à l'exception de quel- ques individus recueillis par ce naturaliste à Huilla et Capangombe, tous nos 4 50 exemplaires d'Angola sont originaires de BengueUa et Catumhella, Mossa- medes et Rio Coroca. Les noms indigènes varient suivant les localités: Hnmbo- humho (Benguella), Xicolocolo (Mossamedes). Parmi les variétés de couleur de cette espèce, celle d'un brun-roux uniforme est la plus commune. Relativement à ses mœurs M. d'Ancliieta nous informe que cet animal vit sous le sol dans des trous, d'où il ne sort ordinairement que la nuit. 58. Lygosoma (Eumecia) Anchietae* PI. VI, lig. 1, 1 a-f Eumecia Anchietae, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., ni, 1870, p. G7, pL i. Lygosoma Anchietae, Bonleng., Cal. Liz. B. Mus., in, 1887, p. 310. Corps très long, cyclotétragonal ; membres très courts à doigts rudi- mentaires, deux au membre antérieur et trois au postérieur. Queue mesurant une fois et demi la longueur de la tète et du tronc réunis. Tête médiocre à museau obtus. Nasales triangulaires, séparées par les supéro-nasales en contact derrière la rostrale. Une internasale grande, rhomboïdale, précédant deux pré-frontales bien développées et en contact. Frontale grande, allongée, lancéolée, à extrémité postérieure arrondie. Une interpariétale ressemblant à la frontale, mais de moitié plus petite. Deux pariétales grandes et oblongues en contact derrière l'interpariétale, bordées en arrière de deux plaques étroites. Une naso-frénale étroite et deux frênaies quadrangulaires à bord supérieur arrondi, la postérieure dépassant l'antérieure en dimensions. Qua- tre sus-oculaires, dont la première est la plus grande, et cinq surciliaires, les deux premières les plus grandes. Labiales supérieures sept, la cinquième au dessous de l'œil. Orifice auriculaire grand, ovalaire, caché en partie par deux ou trois lobules pointus implantés sur son bord antérieur. Corps revêtu d'écaillés hexagonales, disposées en vingt-quatre séries longitudinales vers le milieu du tronc; celles du dos à deux carènes effacées chez l'adulte, à peine distinctes chez les individus jeunes. En dessus d'un brun-roux ; les flancs d'une teinte plus pâle, olivâtre ; en dessous d'un blanc -jaunâtre ou bleuâtre uniforme. Le -dos et la face * Sous-genre Ewnecia. Caractères: Membres très courts, doigts rudimentaires. Un disque transparent à la paupière inférieure. Narines ouvertes dans la plaque nasal(^ Pré- frontaux bien développés, en contact. Deux supéronasales. Deux fronto-pariétales. Dents maxillaires obtus. supérieure de la queue sout ornés de trois bandes longitudinales claires, dont la médiane est beaucoup plus large que les latérales ; ces bandes com- mencent à une certaine distance de la tète et terminent vers l'extrémité de la queue; les espaces compris entre ces bandes sont variés de taches trapé- zoïdales noires,, lisérées de blanc chez quelques individus. Sur les flancs, au-dessous de la bande latéi-ale, une série de taches noires ou noirâtres, de forme irréguliére, plus distinctes sur la première moitié du tronc. La tête présente en dessus, sur un fond brun-roux, un joli dessin noir liséré de blanc dont les figures de la PL VI donnent une idée exacte ; de chaque côté de la tête un trait llexueux noir bordé de blanc s'étend de la région frênaie à l'angle de la mâchoire en passant au-dessous de Lœil ; plus en arrière quel- ques taches allongées dans le sens vertical marquent sur le cou le commen- cement de la rangée de taches latérales. Chez un individu adulte, de Caconda, les taches du dos sont presque entièrement effacées et celles des flancs ont disparu, de sorte que le dos de l'animal d'un brun-roux presque uniforme ne présente bien distinctes que les trois bandes claires longiludinales. Dimensions dun de nos plus grands individus : Long, totale 530 m. ; de l'extrémité du museau à la base de la queue 215 m. ; long, de la queue 315 m. ; long, de la tète 20 m. ; larg. de la tête 13 m, ; membre ant. 8 m. ; membre post. 15 m. Cette espèce paraît habiter exclusivement les hauts-plateaux de l'inté- rieur .d'Angola. Tous nos exemplaires ont été recueillis par M. d'Anchieta à Huilla, Caconda et Galanga. Nom indigène Sonjolo (Anchieta). 59. Ablepharus cabindae PI. Y, litj. 3, 3 a-c Ablepharus cabindae, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1860, p. 64; ibid., XI, 1887, jo. \19,Peters, Monatsb. Ak. BerL, {^11, p. Qïk; Boule ng., Cat. Liz. B. Mus., ni, 1887, ]j. 352; Boettg., Ber. Senckenb. Ges. Frankf., 1888, p. 29. Panaspis aeneus, Cope, Proc. Ac. Pliilad., 1868, p. 317. Ablepharus aeneus, Bouleng., loc. cit., p. 352. Cercle palpébral complet. Rostrale eu contact avec l'internasale, qui touche par son extrémité postérieure à la frontale ; celle-ci grande, en losange ; deux fronto-pariétales, plus grandes que Tiiiterpariétale; pariétales en contact derrière l'interpariétale ; deux plaques nuchales ; quatre sus-oculaires, sou- 52 vent trois d'un seul ou des deux côtés par suite de la réunion des première et deuxième sus-oculaires en une seule plaque; quatre, quelquefois cinq, surciliaires ; la sous-ocidaire placée entre la quatrième et la cinquième labia- les. Écailles lisses, hexagonales, plus larges en travers, disposées en vingt- quatre rangs longitudinaux; celles du dessus du cou plus larges que celles du clos. Queue plus longue que le corps; mcmbi'es bien développés, penta- dactyles. Parties supérieures d'une teinte brune cuivrée, plus ou moins foncée, uniformes, pointillées de noir ou marquées sur le dos de stries longitudinales noires; sur la ligne de séparation du dos et des flancs une raie blanchâtre lisérée de noir; les flancs en général d'une couleur plus foncée et limités en dessous par une autre raie blanchâtre souvent indistincte. Parties inférieures blanches, légèrement teintes de bleu sur le ventre et de roussàtre sur la face inférieure de la queue. Dimensions d'un individu adulte : De l'extrémité du museau à l'anus 40 m. ; long, de la tète 8 m. ; larg. de la tète 5 m. ; long, du membre ant. 9 m. ; long, du membre post. 12 m. ; long, de la queue 65 m. Cette jolie espèce, découverte à Cabinda en 180o par M. d'Anchieta, se trouve assez répandue au Congo, tant sur la côte que sur les bord^ du Zaïre. Nous l'avons reçue également de St. Salvador par le R. P'^ Barroso, et M. d'Anchieta nous en a envoyé quelques individus recueillis au Dombe et cà Capangomhe. M. Boulenger cite sous le nom cVAbh'pharm aeneiis deux individus rapportés d'Angola par Monteiro et faisant partie de la collection du Muséum Britannique (loc cit.). Dans l'intérieur de Benguella, à Caconda et à Cahata, M. d'Anchieta a rencontré une autre espèce tVAblepharus, VA. Wahlbergii, Smith, considérée jusqu'ici comme appartenant aux régions de l'est et du sudest de l'Afrique. 60. Ablepharus Wahlbergii PI. V, ûg. 2, 2 a-c Cryptoblepharus Wahlbergii, Smith, III. S. Afr. ZooL, Rept., App. p. 10. Ablepharus Wahlbergii, Peters, Monatsb. Ak. Berl, 1854,;?. 619; Peters, Reise n. Mossamb., Rept., p. 11, pi. xi, fig. 3 ; Bouleng., Cat. Liz. B. Mus., m, 1887, p. 350. L'yi. Wahlbergii a été découvert par M. d'Anchieta dans les hauts- plateaux de l'intérieur d'Angola, à Caconda et à Cahata. Son congénère, VA. cabindae, habite au contraire la zone littorale et se répand vers l'inté- rieur, mais sans atteindre les grandes altitudes. 53 61. Sepsina angolensis Sepsina angolensis, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i. 1806, p. 63, pi. i, figs. 1, 1 a-d; Peters, Sitz. Gcs. Nat. Fr. Derl, 1881, p. 147; Bouleng., Cat. Liz. B. Mus., m, 1887, p. 421. S. Hessei, Bocttg., Ber. Smckenb. Nat. Ges. Frajtkf., 1888, p. 31, jjI. i, figs. 3, 3 a-c, pi. ii, fig. 2. S. grammica, Cope, Proc. Àc. Philad., 1868, p. 318. Fig. Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1866, pi. \, fig. 1, 1 a-d. Tète à museau obtus, peu saillant; paupière inférieure transparente; ouverture auriculaire petite, elliptique; narine circonscrite par la rostrale, la supéro-nasale, la naso-frénale et la première labiale; internasale grande, en losange, à angles légèrement arrondis ; frontale plus longue que large, rétrécis en avant, à bord postérieur concave ; inlerpariétale modérée, trian- gulaire ; pariétales étroites, allongées, en contact derrière l'interpariétale; quatre sus-oculaires, dont la première est la plus grande ; quatre à cinq surciliaires ; sous-oculaire pi; cée entre la troisième et la quatrième labia- les. Écailles disposées en vingt-deux à viugt-quatre séries longitudinales. Membres courts, tridactyles; ceux du devant très courts, égalant à peine la moitié ou le tiers des membies postérieurs, à doigis rudimentaires, cà peine indiqués par les ongles dont ils sont armés; aux membres postérieurs les doigts sont un i)eu plus développés, celui du milieu le plus long. Queue plus courte que le corps. En dessus brun ; chez quelques individus les écailles présentent une bordure plus foncée, ce qui leur donne un aspect léticulé; chez d'autres individus le fond de couleur est d'un brun uniforme et les écailles portent au milieu de petites taches brunes, qui forment souvent des lignes non inter- rompues de cette couleur. Les parties inférieures sont blanches légèrement teintes de jaunàti'e. Dimensions prises sur un individu adulte et complet: Long, totale 148 m.; long, de la tète 11 m.; larg. de la tête 8 m.; de l'extrémité du museau à l'anus 80 m. ; long, de la queue 68 m. ; long, du membre ant. 4,0. ; long, du membre post. 10 m. La Sepsina angolensis, découverte en 1807 par Bayâo au Duqm de Bvagança, dans l'intérieur d'Angola, a été successivement rencontrée par M. d'Anchiela dans plusieurs autres localités plus ou moins éloignées du littoral: Capangomhe, Hiiilla, Caeomla, Quissange, Qiiindumho et CaJtaîa. Nous avons aussi dans nos collections un individu recueilli à Malange. Le o4 major voii Mecliow Ta reucoiUri'e dans la région du Quango. Dans la zone littorale M. d'Ancliieta a découvert une autre espèce, la S. Copei. La S. Hessei, récemment décrite et figurée par M. Boettger, d'après des individus recueillis sur les bords du Zaïre et à Stanley-Pool, nous semble identique à la S. amjolensis. En comparant la description et les figures de cet auteur à nos individus d'Angola nous constatons l'accord le plus complet entre les caractères des deux espèces. Il nous est également impossible de considérer la S. grammica, Cope, du sudouest d'Afrique, distincte de la S. angolensis; le seul caractère diffé- rentiel signalé par Cope, la moindre longueur des membres antérieurs par rapport aux membres postérieurs, */3 au lieu de Y2, nous semble un caractère difïïcile de bien constater et, en tout cas, insuffisant. 62. Sepsina Copei PI.ÎII, fig. 1,1 a-c Sepsina Copei, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., iv, 1873, p. 212. S. Copii, Boukng., Cat. Liz. B. Mus., m, p. 421. Cette espèce ressemble à la S. angolensis par l'écaillure de la tête et du corps, par la forme et les dimensions relatives du tronc et de la queue ; mais elle en diffère par la conformation des membres postérieurs, sensiblement plus longs et plus grêles que cbez l'autre espèce, et terminant par trois doigts dont les deux externes sont beaucoup plus développés et diversement propor- tionnés, car le 3^ doigt est plus long que le 2% tandis que le doigt du milieu chez la S. angoknsis est le plus long des tiois. Les individus adnlles sont en dessus d'un brun-rougeàlre avec une série de points noirs sur le milieu de chaque rangée d'êcailles ; en dessous, d'un blanc teint légèrement de roux. Chez la plupart de nos individus la queue est de nouvelle formation; voici les dimensions d'un de ceux qui l'ont complète: Long, totale 123 m. ; du bout du museau à l'anus 63 m. ; long, de la tête 9 m. ; larg. de la tête 6 m. ; long, de la queue Gl m. ; long, du membre ant. 4 m. ; long, du membre post. 11m. La S. Copei paraît avoir en Angola une aire d'habitation plus circonscrite que celle de la ^\ angolensis et, au lieu de choisir de préféi'cnce les hauts- plateaux de l'intérieur, ne pas s'éloigner beaucoup de la zone littorale. En effet cette espèce se trouve représentée au Muséum de Lisboinie par des indi- vidus du Bombe et Biballa (Anchieta), de Loanda (Bayâo), de Novo Bedondo (Bolelho). Le Muséiun Britannique possède un individu l'apporté de Benguella par Monteiro, 55 Les S. angoknsis et S. Copei sont presque partout connues des indigènes sous le nom de Humbo-hnmbo ; elles ont des mœurs souteri-aines, se conser* vaut pendant le jour enfoncées sous le sol et sortant la nuit. Elles se trouvent surtout dans les terrains cultivés (Anchieta). 63. Sepsina (Dumerilia) Bayonii PL \1I, (ijj. 2, 2 a-d Dumerilia Bayonii, Bocage, Jorn. Ac. Sc.Lish., \, 1866, />. 63; ihid., viii, 1882, p. 299. Scincodipus congicus, Peters, Monatsb. Ak. BerL, 1875, p. 551, pi. figs. 1-5; ibid., 1877, p. 614. Sepsina Bayonii, Bouleng., Cat. Liz. B. Mus., m, 1887, p. 422. Fig". Peters, Monatsb. Ak. BerL, 1875, pi. figs. 1-5. Museau aminci en coin, un peu saillant; narines situées entre quatre plaques, la rostrale. la supéro-nasale, la première labiale et la fréno-nasale ; yeux petits; la paupière inférieure squameuse; ouverture auriculaire petite; frontale fort élargie en arrière, à bord postérieur concave, égalant à peu-près en dimensions Tinternasale; interpariétale grande, triangulaire; pariétales étroites, en contact derrière l'interpariétale; trois sus-oculaires, dont la première est la plus grande; cinq surciliaires; sous-oculaire précédée de trois labiales. Écailles dorsales en vingt à vingt-deux rangées longitudinales. Pas de membres antérieurs, les postérieurs médiocres en forme de stilets simples et aplatis. D'un roux-olivâtre, plus clair sur les flancs et les parties inférieures, avec un grand nombre de lignes brunes occupant le centre de chaque rangée d'écaillés, plus effacées sur le dessous du corps et de la queue. Dimensions : Du bout du museau à l'anus 72 m. ; long, de la tête S m. ; larg. de la tète 5,5 m. ; long, de la queue 43 m. ; long, du membre post. 5 m. Le Muséum de Lisbonne possède trois individus de cette curieuse espèce : l'individu type, découvert par Bayâo à Loanda, et deux individus rapportés par Wehvitsch de son voyage à Angola, sans aucune indication précise de la localité où ils on été recueillis. Le Muséum Britannique possède également quatre individus, deux d'Ambriz par M. Rich, un de Carangigo parWel- witscli, un d'Angola par M. Cameron (V. Boulenger, loc. cit.). Le Dr. Peters fait mention d'un individu provenant de Chinchoxo, sur la côte de Loango, décrit et figuré par lui sous le nom de Scincodipus congicus (Peters, Monatsb. Ak. BerL, 1877, p. 614). L'habitat de l'espèce est donc, pour le moment, restreint à la région littorale d'Angola et du Congo. m Notre première description, faite d'après un individu dont l'état de conservation laissait beaucoup à désirer, contenait quelques inéxatitudes que nous avons pu corriger plus tard par l'examen des deux individus pro- venant du voyage de Welwitsch. 64. Typhlacontias punctatissimus* PI. VU, fig. 3, 3 a-b Typblacontias punctatissimus, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., iv, 1873, p. 213; ibid. xi, 1887, p. 2U3; Boukncj., Cat. Liz. B. Mus., ni, 1887, p. 429. Museau emboité dans une large rostrale à bord rond et tranchant, qui avance sur la mâchoire inférieure; l'extrémité de celle-ci également enve- loppée par une grande plaque triangulaire ; yeux fort petits sans paupières ; pas d'orifice auriculaire; deux petites supéro-nasales; une internasale et une pré-frontale en bandes transversales; frontale à bords antérieur et postérieur convexes et terminant en pointe de chaque côté; interpariétale énorme, triangulaire ; pariétales étroites et allongées en contact derrière l'interpa- riétale; une sus-oculaire et deux post-oculaires; quatre labiales, dont la deuxième touche à l'œil. Écailles lisses en dix-huit séries longitudinales. Pas de membres. Queue courte, mesurant à peu-près le quatrième delà longueur du corps (tête et tronc réunis). Teinte générale gris-perle ; une série longitudinale de petits points noirs sur le milieu de chaque rangée d'écaillés, plus accentuée sur les flancs et le ventre. Les écailles de la tète variées de noir ou sans taches. Dimensions : Du bout du museau à l'anus 92 m. ; long, de la tète 8 m. ; larg. de la tète 6 m. ; long, de la queue 24 m. Trois individus de cette rare espèce font partie de nos collections d'Angola. Deux de ces individus nous ont été envoyés en 1867 de Rio Coroca par M. d'Anchieta et nous ont servi à l'établissement du genre et de l'espèce ; le troisième individu plus grand et en meilleur état de conservation, nous a été rapporté en 1884 de la même localité par MM. Capello et Ivens. Suivant M. d'Anchieta cette espèce, dont le nom indigène est Carungi, vit à Rio Coroca sous le sol humide. • Caractères génériques : Yeux h découvert sans aucun vestige de cercle palpebral ; pas de membres. Narines latérales percées dans la rostrale, à sillon postérieur légèrement courbe; pas d'ouverture auriculaire; pas de pores pré-anaux. Dents coniques, petites et nond)reus('s; palais non dénié; langue s(juanicuse, J'aiblement échancrée à la pointe. 57 FAM. AKELYTKOPIDAE 65. Feylinia Currori Feyliiiia Currori, Gray, Cat. Liz. B. Mus., 1845, p. 129 ; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., IV, 1873, /;. 214; ihicl, xi, 1887, p. 179; Peters, Monatsh. Ak. Berl, 1877, p. Cl 4 ; Boukmj., Cat. Liz. B. Mus., m, 1877, p. 431 ; Boetlg., Ber. Senckenh. Ges. Frankf., 1888, p. 33. Acontias elegans, Hallow., Proc. Ac. Philacl., 1852, p. 64. Anelytrops elegans, .4. Dum., Rev. et Mag. Zool, 1856,/). 420; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1866, p. 45. Sphenorhina elegans, Halloiv., Proc. Ac. Philad., 1857, p. 214. - Fig. A. Dum., Rev. et Mag. Zool., 1856, pi. xxii, fig. 1. Nos individus d'Angola et du Congo ressemblent parfaitement aux types de l'espèce, également d'Angola, nommée par Gray et dont M. Boulenger a publié récemment une description plus complète. Ils ont, comme ceux-ci, la tête petite à museau court et obtus ; le dessus de la tête recouvert de trois plaques impaires, plus larges que longues et dont la dernière dépasse les autres en grandeur ; une oculaire recouvrant l'œil et circonscrite par cinq plaques, une sus-oculaire, une pré-oculaire, deux post-oculaires et la troisième labiale; une plaque frênaie précédant la pré-oculaire; un nombre impair de rangées d'écaillés vei^s le milieu du tronc, vingt-cinq chez tiois individus adultes, vingt-trois chez un dMge moyen ; la queue mesurant Va de la longueur totale, obtuse à son extrémité. Le nombre impair des rangées d'écaillés sur le tronc est considéré par M. Boulenger comme un des caractères différentiels du genre Feylinia, ce qui ne nous semble pas rigoureusement exact. M. Boettger a constaté chez les individus rapportés de Banana par Hesse la pi-ésence'de rangées longitudinales d"êcailles en nombre pair: vingt, vingt- quatre et vingt-six. Chez un individu de Libéria, type de son Acontias elegans, Hallowell avait trouvé vingt rangées d'écaillés et vingt-deux chez l'individu du Gabon décrit plus tard par lui sous le nom de Sphenorhina elegans, tandis que A. Dumeril comptait vingt-trois séries chez un individu provenant aussi du Gabon et se croyait autorisé à ajouter que —la disposition des écailles chez V Anelytrops elegans implique nécessairement la présence d'un nombre impair de rangées longitudinales. Or, d'après ce que nous avons pu observer chez un certain nombre d'individus de diverses provenances^ nous pensons que le nombre des ran- 58 gées d'écaillés est, en général, impair immédiatement derrière la tête, pair un peu plus en arrière sur la première moitié du tronc, impair de nouveau \ers le milieu de celui-ci. Ainsi chez deux individus adulles du Co^^o et chez un adulle iV Angola nous comptons 25-20-23 séries d'écaillés ; chez un individu semi-adulte d'Angola 23-2i-23 ; un individu jeune de Maiumba nous présente 21-22-21 rangées d'écaillés ; un individu du Gabon, 23-22-21. Tous ces individus se montrent parfaitement indeiUiques quant à la conformation et à l'écaillure de la tête et aux proportions du corps et de la queue ; ils diffèrent à peine sous le rapport de la taille, qui varie avec l'âge, et du nombre des rangées d'écaillés. D'un autre côté en les comparant à VAcontias elerjans et Sphenorkina elegans, Hallowell, et à YAnehjtrops elegans, A. Dunieril, que nous connais- sons par les descriptions de ces auteurs, nous n'arrivons pas à découvrir dans ces descriptions rien qui nous autorise à considérer ces espèces dis- tinctes de la Feylmia Currori, Gray, Sous le rapport des couleurs nos individus se ressemblent: ils sont presque tous d'un brun-olivâtre, plus foncé chez les jeunes, avec les bords des écailles du tronc et de la queue d'une teinte plus pâle ; seulement l'adulte d'Angola est d'un brun-cendré pâle avec les écailles bordées de gris et les lèvres jaunâtres. Nos deux individus du Congo, l'un de Cahimla, l'autre de Molemho, sont les plus grands ; le premier est long de 390 m. ; la queue y entrant pour un tiers, et il a 19 à 20 m. de diamètre; le second est un peu plus court et moins gros. # M. Boettger, ayant examiné deux individus recueillis par P. Hesse à Massabi, les considère comme appartenant à une espèce inédite, voisine mais distincte de la F. Currori. Les caractères différentiels de cette nouvelle espèce, F. macrolepis, seraient d'après IVl. Boetlger: l'absence de la plaque frémile ; la position de l'ociilaire en contact avec la deuxième labiale et séparée de la troisième parla post-oculaire inférieure, tandis que chez la F. Currori l'oculaire se trouve en contact avec la troisième labiale; le nombre plus réduit des rangées longitudinales d'écaillés, à peine dix-huit. Les couleurs de ces individus n'ont rien de particulier. Ils ont à peine 92 m. et 100 m. de longueur totale, ce qui nous les fait supposer fort jeunes (Boettg., Zool. Ant., 10, Jahrg., p. 050; Ber. Senckenb. Ges. Frankf., 1888, p. 35, tab. n, lig. 4 a-c, la tcle). Nous avons aussi rencontré parmi les reptiles récoltés par M. Francisco Newton daiis ïlle du Prince (pielques individus dont les caractères ne s'accor- dent pas bien avec ceux de la F. Currori. Leur tète est plus allongée et le 59 museau plus étroit; les trois plaques médianes du dessus de la tête sont à peu-près égales en dimensions et presque aussi larges que longues; leur corps est recouvert d'un nombi'e plus élevé de rangées longitudinales d'écail- lés, 21)-;W-29 et 28-30-28; leur queue est relativement plus courte, un (juart au lieu d'un tiers de la longueur totale. Ces individus nous semblent devoir constiluer, tout au moins, une variété distincte de la F. Currori, sous le nom de var. polijlepis (Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., xi, 1887, pp. 180 et 198). FAM. CIIAMAELEONTIDAE 66. Chamaeleon dilepis Ghamaeleo dilepis, Leach in Boicdich, Ashantee,p. 493; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., I, 1866, pp. 42 et 59; Peters, Monatsh. Ak. Berl., 1877, p. 612; Bouleng., Cat. Liz. B. Mus., m, 1887, p. 450; Boeltg., Ber. Senckenh. Ges. Frankf.. 1888, j?. 40. Ch. Capellii, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, Î866, p. 59. Fig". Bouleng., loc. cit., pi. xxxix, fig. 6. Le Ch. dilepis est réellement bien caractérisé par son casque plat et ses grands lobes occipitaux; mais en comparant les nombreux spécimens que le Muséum de Lisbonne possède de cette espèce on s'aperçoit bien vite que ces individus sont loin de présenter une parfaite uniformité dans la conformation du casque et des lobes occipitaux: le casque est en arrière large et arrondi ou étroit et terminant en pointe ; les lobes occipitaux tantôt se prolongent en ligne droite à partir de l'extrémité du casque, de sorte qu'ils se trouvent en contact sur une certaine étendue, tantôt s'écartent brusquement en s'inflécliissant vers l'un et l'autre côté sans rien perdre de leur développement. Dans une de nos premières publications sur les reptiles d'Afrique occi- dentale nous avions signalé la découverte à Cabinda, par M. d'Anchieta, d'un Caméléon qui nous semblait devoir constituer une variété du Cit. dilepis, assez distincte par ses lobes occipitaux beaucoup moins développés, mais libres et mobiles. A cette exception près, il ressemble sous le rapport de l'écaillure et des couleurs au Ch. dilepis. Cette variété, que nous avions nommée Ch. quilensis, de l'endroit où elle avait été rencontrée, a été dernièrement portée au rang d'espèce, sous le nom de Ch. parcilobus, par M. Boulenger dans le 3*^ volume de son Catalogue ofihe Lizards. Sans attacher une grande importance h la distinction 60 entre espèces et variétés, distinction qui laisse beaucoup à l'arbitraire, nous accorderons volontiers le rang d'espèce au Caméléon à petits lobes occipitaux, mais en lui maintenant le nom que nous lui avions imposé. Le Ch. dilepis est une des espèces les plus largement répandues sur TAfrique tropicale. Le Muséum de Lisbonne possède une intéressante série d'individus recueillis en diverses localités d'Angola et du Congo : Cahinda, St. Salvador du Congo, Benguella, Novo Eedundo, Duqnc du Bragança, Quis- sange, Quindumbo, Cahata, Qnihida, Mossamedes, Hidlla, Gambas, Lubango. Dans la plupart de ces localités il est connu des indigènes, d'après M. d'Anchieta, sous le nom de Longairo. Les indigènes de St. Salvador du Congo Tappelent Limguenhe (P® Barroso). 67. Chamaeleon quilensis PI. VllI, fuj. 3 Chamaeleo dilepis, var. quilensis, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., 1866, i, p. 59. Gh. parvilobus, Bouleng., Cal. Liz. B. Mus., ni, 1887,;;. 449,;;/. 39, fig. 5 ; Boettg., Ber. Seuckenb. Ges. Frankf., 1887, p. 18i^; Boettg., ibid., 1888, y. 39. Le type de l'espèce a été rapporté de Rio Quilo par M. d"Anchieta en 1865. Plusieurs individus, adultes et jeunes, de Maiumba par M. G. Capello, un jeune individu recueilli à St. Salvador du Congo par le R. P*^ Barroso, un individu adulte rapporté par M. G. Borja de son voyage à VOgoiwé en 1885, font actuellement partie de nos collections. Le Muséum Britannique possède des individus provenant de Camardes, Gabon, Natal et Afrique méridionale (Boulenger, loc. cit.). Suivant M. Boettger on doit encore comprendre dans l'habilal de cette espèce Massabi, sur la côte de Loango, le Congo, les pays des Ovambos, des Herreros et des Damaras, Griqualand, le Natal et le Tramvaal {^mi{%., Ber. Seuckenb. Ges., 1888, p. 40). Parmi nos Caméléons ù' Angola nous avons quelques-uns dont les lobes occipitaux ne se présentent pas aussi développés que chez nos spécimens bien caractérisés du C/t. dilepis, quoique ayant des dimensions supérieures à celles des lobes occipitaux du C/i. quilensis. Par l'ensemble de leurs cara- ctères ces individus se rapprochent davantage de la première de ces esj)èces ; mais, à la rigueur, on pourrait les considérer comme formes intermédiaires aux deux ty[)es spécifiques. Ces individus nous viennent de Benguella, Mossamedes et Dombe, Oi 68. Chamaeleon gracilis Chaniaeloo gracilis, Uallow., Jnnrn. Àc. Philad., [Sï2, p. SSi, p/. 18; .1. D/ini., Arc/i. Mus. Paris, x, p. 173; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., 1800, I. pp. 41 el i219; Bouleng., Cal. Liz. B. Mus., m, 1887, p. 448; Peters, Monatsb. Ak. Berl, 1877, p/}. 012 et 020; Boettg., Ber. Senckenb. Ges. Fraiikf., 1888, p. 30; A. del Prato, Race. Zool. nel Congo dal Cav. G. Corona. Ch. senegalensis, Gùnfh., Proc. Zool. Soc. Lond., 1804, p. ^SO fiiote). ? Ch. senegalensis, Peters, Sitz. Ber. Ges. Nat. Fr. Berl, 1881,/). 147. Fig. Bouleng., op. cit., pi. xxxix, fig- 4 Go, tête). Le Ch. graciUs atteint une taille non inférieure à celle du Ch. dilepis et il est loin de mériter le nom qui lui a été imposé par Hallowell. Des écailles sensiblement plus grosses et, comme Ta justement remarqué M. Boulenger, la présence d'un rudiment de lobes occipitaux de chaque côté du casque aident à le bien distinguer du Ch. senegalensis, qm n'a jamais été observé en Angola par M. d'Anchieta et dont l'habitat dans l'Afrique occidentale est beaucoup plus restreint. En Angola Faire de dispersion du Ch. gracilis paraît avoir pour limite méridionale la rivière Quanza : tous nos individus d'une provenance authen- tique ont été recueillis h Ambaca, Duque de Bragança, le pays du Maata- Yamvo et Dondo, des individus de Pungo-Andongo, Duque de Bragança et Dondo font partie des collections du British-Museum (Boulenger, loc. cit.); Peters fait mention d'individus rapportés de Chinchoxo par Buchohlz et de Pungo-Andongo par von Homeyer (Peters, loc. cit.) ; enfin Hesse l'a rencontrée à Cabinda et Banana (Boettger, loc. cit.). Le Ch. gracilis reçoit des indigènes le même nom que le Ch. dilepis et les autres Caméléons d'Angola, Longairo. Partout ces animaux inspirent une crainte superstitieuse et sont regardés comme fétiche: la poudre prove- nant d'un de ces animaux torréfiés est considérée comme un poison énergique. * * * Trois jeunes individus rapportés du Quango par le Major von Mechow, que le Dr. Peters cite sous le nom de Ch. senegalensis, seraient, s'ils étaient reconnus comme lui appartenant réellement, la seule preuve matérielle de l'existence de cette espèce dans les limites géographiques des possessions portugaises d'Angola (Peters, loc. cit.). 62 69. Chamaeleon namaquensis Chamaeleo namaquensis, Smithj III. S. Afr. Quart. Journ., ??.° 5^ 1837, p. 17; Ann. et Mag. N. H., xx, 1807, p. 228; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., m, 1870, p. 68; Bonleng., Cat. Liz. B. Mus., m, 1887, p. 402. Gh tuberculiforus, Gilnth., Proc. Zool. Soc. Lond., 1804, p. 480 (note). Fig, A. Dum., Arch. Mus. Paris, vi, j^/. xxxii, fig. 3 bis. M. d'Anchieta n'a pu nous procurer qu'un seul individu de cette curieuse espèce, capturé par lui à Mossamedes en 1807. Le Muséum Britannique possède également un individu rapporté de cette localité par Wehvitsch (Boulenger, loc. cit., p. 403). Ce Caméléon habite le pays des Damaras et des Grands Namaquois, d'où il se répand vers la partie la plus méridionale d'Angola. Les indigènes de Mossamedes Tappelent Lunguena (Anchieta). 70. Chamaeleon Anchietae PI. YIII, fi(j. 2 Cliamaeleo Ancliietae, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., iv, 1872, p. 72, fig. de la tête; Bouleng., Cat. Liz. B. Mus., ni, 1887, p. 452. Casque relevé en arrière et surmonté d'une carène médiane curviligne, constituée par une série d'écaillés comprimées; arêtes surciliaires ne se réunissant pas à leur extrémité antérieure et s'arrétant brusquement en arrière sur la face latérale de Focciput sans remonter vers l'extrémité du casque; ligne dorsale non dentelée, garnie d'un double rang de petites écailles quadiangulaires ; depuis Texti-émité du menton jusqu'à l'anus une crête dentelée, composée de tubercules coniques, dont les plus forts se trouvent sous la gorge ; peau recouverte partout de très-petites granulations égales, arrondies et bombées, à l'exceplion des bords libres des lèvres, qui sont garnis par un double rang de petites plaques quadrangulaires. D un gris jaunâtre ou bleuâtre avec quel(|ues taches noires plus ou moins eifacées (dans l'alcool). Les jeunes présentent une coloration uniforme Ijleu d'ardoise, plus foncée sur la tète et le dos, plus claire et d'un ton bru- nâtre sur le ventre. Les dentelures de la crête médiane inférieure tranchent par leur teinte jaune sur la coloration foncée de tout le corps. Le dessous des doigts est également jaunâtre. 03 Le Ch. Anchietae paraît être de petite taille. Le plus grand de nos individus ne dépasse pas 210 m. eu longueur totale; sa tête mesure 31 m. et la queue 79 ni. Cette espèce habite les hauts-plateaux de l'intérieur de Mossamedes, à UuiUa et Lobongo. Ce sont les seuls endroits d'où nous ayons reçu par MM. d'Anchiela et Newton les seuls spécimens de cette espèce jus(pi'à présent parvenus en Europe. ORDO OPHIDIA FAM. TYPfîLOPIDAE 71. Typhlops congicus Typhlops (Onychocephalus) congicus, Boeltg., Zool. Anzeig., 1887, p. 630; Ber. Senckenb. Ges. Frankf., 1888, p. 44, pi. i, tig. 5. Typhlops congicus, Bouleng., Cat. Snak. B. Mus., i, 1893^ p. 40. Fig". Boettg., Ber. Senckenb. Ges. Frankf., 1888, pi. i, fig. 5. Ce Typhlops découvert par Hesse à Povo Netonna, près de Banana • dans le Bas-Congo, nous est inconnu. D'après M. Boettger il serait voisin du T. HallowelUi, de la Côte d'Or, mais bien distinct de cette espèce par le nombre de ses labiales, quatre au lieu de trois, et par la présence d'une sus-oculaire moins étroite. A ces caractères différentiels il faudrait ajouter que son corps est plus étroit par rapport à sa longueur: 1:28 au lieu de 1:19. Par sa taille et par ses couleurs il ressemblerait au T. mucruso, Peters, mais il n'a pas comme celui-ci des yeux distincts et une rostrale à bord tran- chant. 72. Typhlops Anchietae Typhlops (Onychocephalus) Anchietae, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., xi, 1886, p." 172. Onychocephalus Anchietae, Matschie, Zool. Jaarb., v, 1890, p. 608. Typhlops Anchietae, Bouleng., Cat. Snak. B. Mus., i, 1893, p. 40. Corps cylindrique, de la même longueur partout. Tète bombée en dessus ; museau saillant, à bord un peu obtus. Yeux indistincts. Narines inférieures. Rostrale large, bombée, rétrécie en bas, arrondie au sommet. Nasale bien 64 développée, saillante, à bord postérieur légèrement concave, tronquée au sommet; le sillon nasal part de la rostrale et décrit une courbe assez pronon- cée en dehors avant de terminer dans la narine. Pré- oculaire moins haute et un peu plus étroite que la nasale et l'oculaire. Quatre labiales supérieures; la première touchant à la rostrale et à la nasale, la deuxième à la pré-oculaire, les troisième et quatrième à l'oculaire. Écailles sur-céphaliques beaucoup plus grandes que les écailles dorsales. Queue courte, grosse, un peu courbe, terminée par une petite épine, égale en longueur à la moitié de son diamètre à la base. Le corps est revêtu de trente à trente-deux rangées longitudinales d'écaillés; celles de la queue disposées en huit séries transversales. Rapport du diamètre à la longueur du corps 1 :24. D'un jaune-paille avec les bords des écailes d'une teinte plus rembrunie; la tête et l'extrémité de la ciueue d'un jaune plus vif. Long, totale 11 9 m. ; long, de la tète 4 m. ; long, de la ciueue 3 m. ; larg. de la queue 5 m. ; diamètre du tronc 5 m. Distinct du T. Halloivellii par la disposition spéciale du sillon nasal, qui commence sur la partie inférieure du bord latéral de la rostrale et décrit une courbe à forte convexité en dehors avant de terminer dans la narine. Le nombre des labiales, quatre au lieu de trois, et le nombre des rangées d'écaillés, 32-30 au lieu de 28, aident également à éviter toute confusion. D'après la description et la figure du T. Hallowellii, publiées par Jan *, la conform.ation de la tête serait encore différente chez les deux espèces, car chez l'espèce d'Angola la tête est plus bombée en dessus et la rostrale, la nasale et la pré-oculaire, plus convexes au centre, rappelent, quoique à un moindre degré, une disposition analogue signalée par le Dr. Peters ''hez le T. Fornasini, disposition que avait valu à celui-ci le nom de T. trilobus'^. Le Muséum de Lisbonne possède un seul individu de cette espèce recueilli à Huilla en 1871 par M. d'Anchieta. 73. Typhlops Boulengeri Typhlops Boulengeri, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., 2^ sér. ni, 1893, '>. 117. Corps cylindrique, à peine un peu plus étroit vers la tête. Museau proémi- nent, obtus. Yeux distincts. Narines inférieures. Rostrale rétrécie en dessous, plus large et à bords latéraux légèi'ement convexes en dessus, tronquée en arrière au niveau des yeux; nasale plus étroite que l'oculaire, semi-divisée, * Jan, Typhlopieits, p. 29; Iron. Gén., iv ph, iv et v, p.rj. 6. 2 Peters, Reise n. Mossamb., Ainphih., p. 94, tab. xv, fig. 3. 05 le sillon nasal partant du milieu de la première labiale; pré-oculaire plus étroite et plus courte que la nasale et l'oculaire, mesurant en largeur deux tiers de celle-ci, en contact par son bord inférieur avec les deuxième et troi- sième labiales. Pré-frontale très large, fort supérieure en dimensions, de même que les sus-oculaires, aux autres écailles du corps. Quatre labiales supérieures. Écailles disposées en vingt-huit rangées longitudinales derrière la tète et en vingt-six rangées vers le milieu du tronc; celles du dos sensible- ment plus larges que les autres. Queue plus courte que large, terminant par une petite épine. Le diamètre du tronc compris vingt-neuf fois dans sa longueur. Rayé longitudinalement de noir sur un fond vert-pâle. Les raies noires occupent les intervalles des rangées d'écaillés ; elles sont assez épaisses sur le dos, laissant à peine à découvert un petit espace vert-clair au centre de chaque écaille, mais deviennent plus minces sur les flancs et sont remplacées par des lignes ponctuées sur les régions inférieures. Chez quelques individus le milieu de la face ventrale est d'une teinte verdâtre uniforme. Dimensions d'un de nos plus grands individus : Long, totale 260 m. ; long, de la tète 7 m. ; long, de la queue 5 m. ; larg. de la queue 9 m. ; diamètre du tronc 9 m. Ce Tijphlops remarquable par la forme de sa rostrale, les fortes dimen- sions de ses écailles sur-céphaliques et sa coloration d'mi vert-pâle, a été découvert récemment par M. d'Anchieta, à Quindiimbo, dans l'intérieur de Benffuella. 'o' 74. Typhlops punctatus Acontias punctatus, Leach, in Botvclitch Miss. Ashantee^ 1819, p. 493. Typhlops Eschrichtii, Schleg., AbbilcL, 1844, p. 37, pi. xxxii, flgs. 13 et 16 ; Jan, Icon. Gén., livr. 1, pis. v et vi, fig. 4. T. (Aspidorhynchus) Eschrichtii, Boeltg.j Ber. Senckenb. Ges. Frankf., 1888, p. 42. T. punctatus, Boulcng., Cat. Snak. B. Mus., i, 1893, p. 42. Fig. Schleg., Abbild. Amph., 1837-1844, p. 37, pi. xxxii, figs. 13- 16; Jan, Icon. Gén., livr. 5, pi. v, fig. 2. M. Boulenger a reconnu dans l'individu type de VAcontias punctatus, Leach, qui fait partie des collections du Musému Britannique, le Typhlops Eschrichtii, Schleg., auquel le savant herpétologiste du Muséum de Londres rapporte comme variétés un certain nombre d'espèces ayant cours dans la science, mais dont les caractères différentiels se réduisent à de légères différences dans le nombre des rangées d'écaillés ou dans la distribution 66 (les couleurs. Non moins de sept espèces se trouvent ainsi dépossédées de leur rang : Onychocephalus congestus, Dum. et Bibr. ; Onyckophis Barrowii, Gray ; Onychocephalus liberiensis, Ilallowel ; Oîiychocephalus Kramsii, .Tan ; OnychocephalNs Uneolatiis, Jan; Onychocephalus nigro-lineatus, Hallowel; Onychocephalus angolensis. Bocage. Nous partageons cette manière de voir, qui est le résultat de la compa- raison directe, entre eux et avec l'espèce typique, des représentants de ces prétendues espèces. Deux des variétés admises par M. Boulenger se trouvent représentées dans nos collections par des individus d'Angola et du Congo: I. Var. lineolata. Typhlops lineolatus, Jan, Icon. Gén., ix, pi. i, fig. 4. Un individu du Congo par M. dAnchieta; un individu de St. Salvador du Congo, don de Monseigneur l'Évêque d'Himeria. Ce dernier porte sur l'étiquette le nom indigène Quizengle. II. Var. intennedia. Typhlops liberiensis, var. intennedia, Jan, Icon. Gén., v, pis. v et vi, fig. 2. Onychocephalus angolensis. Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, p[t. 46 et 65. Un individu du Duque de Bragança parBayâo; plusieurs individus de St. Salvador du Congo par Monseigneur l'Évèque d'Himeria; un individu de Cassange provenant du premier voyage de MM. Capello et Ivens en 1878. Les indigènes de Cassange l'appelent Chico-Chico. 75. Typhlops humbo Typhlops (Onychocephalus) humbo, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., xi, 1886, /j. 171. T. humbo, Bouleng., Cat. Snah. B. Mus., i, 1893, p. 46. Corps cylindrique, plus étroit vers la tète, légèrement déprimé. Tète aplatie; museau très proéminent à bord tranchant. Yeux visibles. Narines inférieures, en contact avec le bord tranchant du museau. Rostrale grande et large, atteignant en arrière le niveau des yeux, en ovale allongée en dessus, à bords latéraux parallèles et à bord postérieur arrondi, à peine un peu rétrécie dans sa portion inférieure, qui est plus large que longue. Nasale aussi large que Toculaire, mais remontant plus haut sur la tète, semi- divisée par le sillon nasal qui part de la ligne qui sépare la première de la deuxième labiale; pré-oculaire plus étroite que loculaire, recouvrant par 67 son extrémité siipérioiire, qui termine en pointe, la moitié antérieure de l'œil, et s'articulant en bas avec la deuxième labiale ou avec les deuxième et troi- sième labiales. Quatre labiales supérieures. Écailles surcéphaliques égales ou à peine supérieures en dimensions aux autres écailles du corps. Queue courte et mucronée, légèrement courbe. Trente-six à trente-huit séries longiludinales d"écaiIlo»s vers le milieu du tronc. Rapport du diamètre à la longueur totale du corps 1 : 33. En dessus d"un brun-olivâtre uniforme ou varié de quelques petites taches plus pâles, jaunâtres; en dessous jaune-orangé. La ligne de séparation des deux couleurs sur les flancs est fort irréguliôre. Long, totale 775 m. ; long, de la tête 19 m. ; larg. de la tète IS m. ; long, de la queue 9 m. ; larg. de la queue 17 m. ; diamètre du tronc 22 m. Nous avons reçu à plusieurs reprises, en 1886 et 1890, quelcjnes individus de cette espèce de Quissange, dans Tintérieur de Benguella, par M. d'Anchieta. M. Boulenger cite deux spécimens de Mpwapica, dans l'Afrique centrale, à deux-cents milles de la côte orientale, qui font partie des collections du Muséum Britaimique^ Les indigènes de Quissange donnent à ce Ti/phlops le nom que nous lui avons imposé, nom qui signifie, suivant M. d'Anchieta, «grosse aiguille». 76. Typhlops mucruso Onychocephalus mucruso, Peters, Monatsb. Ak. Berl., 1854, p. 621. Typhlops mucruso, Peters, Reisen. Mossamh., i\\,p. 95, p/. xm, ^g. 3; Bouleng., Cat. Snak. B. Mus., i, 1893. p. 46. Fig. Peters, loc. cit., pi. xni, fg. 3. Nous n'avons pu rencontrer jusqu'à présent le T. mucruso parmi les nombreux spécimens de Ti/pidopidae que nous avons reçus d'Angola ; mais, suivant M. Boulenger, le Muséum Britannique en possède un individu rap- porté de cette colonie portugaise par le Lieutenant Cameron^. Le T. Petersii, Bocage, que M. Boulenger considère identique au T. mucruso, nous semble suffisamment distinct de cette espèce par sa taille, beaucoup plus petite, par quelques détails de l'écaillure de la tête et par son système de coloration. 1 Bouleng., Cat. Snal: B. Mm., i, 1893, p. 46. 2 Boulenger, op. cit., p. 47. 68 77. Typhlops Petersii Oiiychoceplialiis Petersii, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., tv, 1873, p. 249. Corps cylindrique. Tête légèrement aplatie ; museau très saillant à bord tranchant. Yeux distincts. Narines inférieures. Rostraîe en ovale allongée, arrondie à son sommet, qui atteint le niveau des yeux, un peu rétrécie en bas; sa portion inférieure plus large que longue. Nasale large en bas, haute, terminant en dessus en pointe et arrivant presque à toucher celle du côté opposé, légèrement échancrée à son bord postérieur; le sillon nasal part de la première labiale, marche parallèlement au bord de la rostraîe et s'arrête à la narine, qui est située au-dessous du bord tranchant du museau et à une petite distance du bord de la rostraîe. Pré-oculaire moitié plus étroite que la nasale, plus courte que l'oculaire. Celle-ci aussi large que la nasale, recou- vrant l'œil. Écailles surcéphaliques beaucoup plus grandes que les écailles du corps ; les dorsales plus larges que les autres. Quatre labiales supérieures : la première en contact avec la rostraîe et la nasale, la deuxième touchant à la nasale et à la pré-oculaire, la troisième et la quatrième à l'oculaire. Écailles du tronc en trente-six à trente-huit rangées longitudinales. Queue très courte, terminée par une épine, revêtue de huit à neuf séries transversales décailles. Rapport du diamètre à la longueur 1 : 28. Jaune-pâle ou gris-perle; en dessus varié de petites taches transversales noires disposées sur les rangées longitudinales d'écaillés et tantôt rappro- chées entre elles, tantôt plus espacées ; les bords latéraux des écailles fine- ment hsérées de noir; en dessous d'une teinte uniforme. Long, totale 280 m. ; long, de la tête 9 m.; long, de la queue 6 m. ; larg. de la queue 9 m. ; diamètre du tronc 10 m. Un individu de Biballa et plusieurs individus, identiques au premier, de Caconda par M. d'Anchieta. Celui de Biballa porte le nom de Cumhicuri. Nous avions rapporté à cette espèce un individu, d une taille plus forte et provenant également de Biballa\ qui se rapproche en effet de nos autres spécimens par sa conformation générale, mais qui nous présente^ après un examen plus détaillé, quelques pailicularités dans l'écaillure de la tête dignes d'être prises en considération: la porlion supérieure de la rostraîe est fort étendue en arrière de manière à dépasser le niveau des yeux et à se trouver en contact avec les deux sus-oculaires ; la pré-frontale manque ; les autres écailles surcéphaliques sont petites et étroites, à peine égales à celles du tronc ; la pré-orbitaire, étroite et pointue à ses deux extrémités couvre la moitié antérieure de l'œil. V". Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., rv, 1873, p. 25. 60 Il diiïère aussi sous le rci[)port dos couleurs: il est jaune-orangé vif, d'une teinte uniforme en dessous, tacheté irrégulièrement de brun-noirâtre en dessus, ces taches résultant de la confluence de petites taches transver- sales noirâtres disposées sur les rangées d'écailles ; les bords latéraux des écailles noires ou noirâtres. Les dimensions de cet individu sont supérieures à celles des autres spécimens: Long, totale 313 m.; long, de la tète 10 m.; long, de la queue 5 m. ; larg. de la queue 13 m. ; diamètre du tronc 14 m. Rapport du diamètre à la longueur du corps 1 : 22. Nous avions d'abord remarqué chez cet individu sa ressemblance sous certains rapports avec le T. riparias, Peters, que M. Boulenger considère comme une simple variété du T. mucruso; mais aujourd'hui les détails qu'un examen plus attentif de l'écaillure de la tête nous a fait constater ne nous semblent pas de nature à favoriser l'idée d'un tel rapprochement. Si les particularités que nous avons signalées ne constituent pas un cas singulier et anormal, ce qui nous semble difficile d'admettre, cet individu appartien- drait à une espèce inédite. 78. TypMops hottentotus Corps cylindrique, plus gros en arrière. Tète légèrement déprimée ; museau proéminent à bord tranchant. Yeux distincts. Narines inférieures, Rostrale ovale, large, rétrécie en bas, atteignant par son sommet arrondi le niveau des yeux; sa portion inférieure plus large que longue. Nasale moins large que l'oculaire;, s'articulant en bas avec les première et deuxième labiales, semi-divisée, le sillon partant de la première labiale; pré-oculaire un peu moins haute et moitié plus étroite que l'oculaire, échancrée à son bord postérieur, s'articulant par son bord inférieur à la deuxième labiale ; oculaire assez large recouvrant l'œil. Les écailles surcéphaliques médiocres, à peine plus larges que les dorsales. Quatre labiales supérieures: la première en contact avec la nasale, la deuxième touchant à la nasale et à la pré-oculaire, les troisième et quatrième en rapport seulement avec l'oculaire. Queue courte, ayant eij longueur deux tiers à peu-près de son diamètre à la base, terminée par une épine revêtue de neuf à dix rangées transversales d'écailles. Trente- six séries longitudinales d'écailles. Le diamètre du corps compris trente fois dans sa longueur. En dessus brun-olivâtre foncé, presque noir, chaque écaille marquée d'un petit trait transversal plus clair; en dessous jaune; quelques petites taches jaunes disséminées irrégulièrement sur le dos et les flancs; des taches brun-olivâtre sur le fond jaune des régions inférieures. Les plaques céphaliques ornées d'un étroit liséré jaunâtre. Long, totale 328 m. ; long, de la tête 9 m. ; long, de la queue G m. ; diamètre du tronc 11 m. 10 Voisin du T. Schlegelii, Biaiiconi, mais distinct de cette espèce par la conformation de son museau, moins saillant, et par quelques particularités de récaillure de la lete : la rostrale plus rétrécie en arrière ; la pré-oculaire plus étroite et en contact par son extrémité inférieure, non pas avec les deuxième et troisième labiales, mais seulement avec la deuxième ; l'oculaire sensiblement plus large que la nasale. Il en diffère aussi par un nombre infé- rieur de rangées d'écaillés, trente-six au lieu de quarante-deux. Le Muséum de Lisbonne possède un seul individu de cette espèce envoyé par M. d'Anchieta du Hnmbe, sur le bord droit du Cunene. 79. Typhlops anomalus Onychocephalus anomalus. Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., iv, i873. p. 248. Typhlops anomalus, Bouleng., Cat. Snak. B. Mus., i, 1893, jj. 47. Corps étroit et déprimé près de la tête, épais et cylindrique dans le reste de sa longueur. Yeux visibles. Narines inférieures en contact avec les bords latéraux de la rostrale. Museau très proéminent et incliné en bas. Rostrale à bord tranchant, ovale et très large en dessus, dépassant par son bord postérieur le niveau des yeux, plus étroite en dessous, se rétrécissant en face des narines. Écailles surcéphaliques plus grandes que les autres écailles. Nasale semi-divisée, le sillon nasal partant du bord latéral de la rostrale. Pré-oculaire beaucoup plus étroite que l'oculaire, en contact par son bord inférieur avec les première et deuxième labiales ou avec les première, deuxième et troisième labiales. Quatre labiales supérieures. Queue courte, garnie à l'extrémité d'une épine aigûe. Le diamètre du corps compris trente à trente six fois dans sa longueur. Séries d'écaillées trente à trente-deux. En dessus d'une teinte brune uniforme ou avec le centre des écailles un peu plus clair; en dessous dun jaune plus ou moins vif; le bout du museau et de la queue de cette couleur. Long, totale 540 m. ; long, de la tête 11 m. ; long, de la queue 10 m. ; diamètre du corps 15 m. La description originale de cette espèce, publiée en 1873 ^ a été faite d'après quelques individus de Bihalla et Huilla, dont le plus grand était à peine long de 180 m. à 190 m. ; ce n"est que plus tard que nous avons reçu de Caconda et d'autres endroits de lintérieur de Benguella des individus atteignant des dimensions supérieures à 50 centimètres. Habitat. : Biballa, HiiiUa, Caconda, Quibula, Cahata, Quindumbo. Les indigènes de l'intérieur de Benguella Fappelent (iimbolobolo ou Chimbolobolo (Anchieta). 1 Jorn. Ac. Se. Lisb., 1873, iv, p. 248. FAM. GLAICO^IIDAË 80. Stenostoma scutifrons Steiiostoma scutifrons. Pelcrs, Monalfib. Ak. Bi.>)i., 1854.;;. 021 ; ibid., 1865, /). 261. pi. — fig. 5; Reise n. 3[ossamb., in, 1802. p. lOi, pi. XV, fig. 4 ; Bocage^ Joni. Ac. Se. Lisb., iv, 1873. /;. 251. St. nigricans. Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1866, p. 224. Glauconia scutifrons, Bouleng., Cat. Snak. B. Mus., i, 1893, p. 68. Fig. Pelcrs, Reise n. Mossamh., ni, pi. xv, fig. 4. Cette espèce se trouve largement répandue en Angola, surtout dans .es hauts-plateaux de l'intérieur. Le Muséum de Lisbonne possède à peine quelques individus provenant de deux localités du littoral, Novo Redondo, par M. Botelho, et Catumbella, par M. d'Anchieta; tous les autres, assez nom- breux, ont été recueillis à Daqiie de Bragança (Bayâo), Huilla (Welwitscli), Biballa, Capangombe, Caconda et Cahala (Anchieta). Les couleurs de nos individus varient du brun-noir au brun-roussâtre ; chez quelques-ims les dimensions atteignent des chiffres bien supérieures à ceux indiqués par M. Boiilenger d'après deux individus de Benguella * : Long, totale 196 m.; long, de la queue 13 m.; diamètre du tronc 3 m. La longueur du corps est égale à soixante-cinq fois le diamètre du tronc et à quinze fois la longueur de la queue. 81. Stenostoma rostratum Stenostoma rostratum. Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., xi, 1886, p. 173. Glauconia rostrata, Bouleng., Ann. et Mag. N. H. (6),vi, 1890, p. 92; Cat. Snak. B. Mus., i, 1893, p. 62. Museau proéminent, un peu incliné en bas et à bord aigu. Bostrale grande, ovale, large en dessus, dépassant le niveau des yeux par son sommet tronqué, rétrécie en bas. Yeux distincts. Nasale complètement divisée, moins large que Toculaire; celle-ci recouvrant le bord de la mâchoire entre deux 1 Long, totale de l'individu décrit par M. Boulenger (loc. cit.) : 170 m. Dimensions de l'individu de Moearn])ique décrit par Peters (loc. cit.) : Long, totale 17o ni.; long, de la (|ueue H ni.; diamètre du corps 2,3. 72 labiales. Une sus-ocnlaire. Queue courbe et mucronée revêtue de vingt séries transversales d'écaillés. Quatorze rangées longitudinales d'écaillés vers le milieu du tronc. Le diamètre du corps compris soixante-quatre fois dans sa longueur. Teinte générale d'un brun-clair avec les bords des écailles plus pâles. Long, totale 192 m. ; long, de la tête 3 m. ; long, de la queue 12 m. ; diamètre du tronc 3 m. Un seul individu envoyé du Humbe par M. d'Anchieta, type de l'espèce. Le Muséum Britannique possède également un individu rapporté d'Angola par le Lieutenant Cameron (Bouleng., loc. cit.). FAM. PYTHO^IDAE 82. Python natalensis Python natalensis, Smith, III. S. Afr. Quart. Joiirn., 1833, p. G4; ///. S. Afr. ZooL, Rept., pi. ix; Dnm. et Bibr., Erp. Gén., vi, p. 409 ; Peters, Reise n. Mossamb., m, 1882, p. 105 ; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., xn, 1887, p. 88. P. Sebae, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 186G-1867, pp. kl et 225; Bouleng., Cat. Snak. B. Mus., i, 1893, p. 86. Fig. Smith, EL S. Afr. ZooL, Rept., pi. ix; Jan, Icon. Gén., livr. 8, pi. IV. Les caractères de nos individus d'Angola sont bien ceux du Python décrit et figuré par Smith sous le nom de P. natalensis : les frontales sont chez eux remplacées par plusieurs petites plaques irrégulières ; les interna- sales sont plus longues que les pré-frontales ; le cercle orbitaire est composé de onze à treize pièces, parmi lesquelles nous comptons trois sus-oculaires. Sans prétendre trancher la question si le P. natalensis doit être consi- déré comme une espèce à part ou comme une simple variété du P. Sebae, nous tenons à constater que le Python découvert par Smith dans l'Afrique australe existe en Angola avec les caractères dont cet auteur s'est servi pour établir le P. natalensis. Plusieurs individus de cette provenance font partie de nos collections : quelques-uns recueillis à Benguella et à Maconjo, dans l'intérieur de Mossa- medes, par M. d'Anchieta; d'autres envoyés de Loanda, sans aucune indication précise de localité, par Bayâo et Toulson; un du Giranl, don de M. J. A. Pinto. Une peau de ce Python, envoyée d'Angola en 1866 par M. P. de Balse- mâo, a plus de trois mètres de longueur ; nos individus en alcool sont beau- coup plus petits. 73 83. Python Anchietae PI. iï, fujs. i, l a-c Python Anchietae, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., xii, 1887,;?. S1;BoHleng., Cat. Snak. B. Mus., i, 1893, p. 88. Tête bien distincte du tronc; cou étroit et long. Rostrale un peu phis haute que large, remontant sur le museau par son extrémité supérieure ; une paire dlnternasales et de pré-frontales, les premières plus longues mais plus étroites que les secondes, les unes et les autres séparées sur la ligne médiane par une ou deux séries de très petites écailles ; le reste de la partie supérieure de la tête revêtu d'écaillés petites et variant peu en dimensions; de chaque côté du museau, derrière la nasale, cinq ou six écailles plus grosses en deux rangs superposés. Cercle orbitaire complet composé de treize à quinze plaques. Quatorze labiales supérieures^ dont les cinq premières creusées d'une fossette ; quinze à seize labiales inférieu- res, trois ou quatre, à. compter de la neuvième, présentant un enfoncement bien distinct. Écailles du tronc disposées en 55 à 59 rangées longitudinales. Plaques abdominales 25-3 à 267; sous-caudales 46 cà 48, les deux ou trois premières simples, les autres doubles. Le dessus de la tête est orné d'une grande tache triangulaire brun- roussàtre, limitée par trois bandes blanches bordées de noir des deux côtés ; derrière les yeux, sur la ligne médiane et plus rapprochée de la base de cet espace triangulaire une tache blanche cerclée de noir. Le dos et les flancs sont variés sur un fond brun-roux de bandes et de taches blanches bordées de noir, les bandes étant disposées de manière à circonscrire de grands espaces brun-roux dont le centre est occupé par les taches. La face inférieure de la tête et du corps d'un jaune sale avec quelques taches irrégulières brunes de chaque côté. Le plus grand de nos individus, un jeune mâle, est long de 1.140 m. ; la queue a à peipe 120 m. ; le diamètre du tronc, assez étroit dans son tiers antérieur, atteint vers le milieu du corps le maximum de 42 m. Un seul caractère, le nombre des labiales supérieures à fossettes, suffit à bien distinguer le P. Anchietae de ses congénères africains, le P. Sebae et le P. natalensis ayant cà peine deux et le P. regius quatre, tandis que ce nombre s'élève à cinq chez l'espèce découverte par M. d'Anchieta. Nous possédons trois individus, les seuls connus, de cette intéressante espèce, tous trois envoyés de Catiimhella par M. d'Anchieta. Son habitat semble donc, pour le moment, restreint à une partie fort limitée de la zone littorale. 1ï 84. Calabaria Reinhardti Eryx Reinhardti, Schkg., Bijdr. toi. de Dierk., i, 1818, p. 2, pi. — Calabaria fusca, Gray, Proc. Zool. Soc. Lond., 18S8, p. lo5, pi. xiv. Rhoptrura Reinhardti, Peters, Monatsh. Ak. Ikrl, 1838. p. 340. Rhoptrura Petiti, Sauvage, Bull. Soc. Zool. de France, 1884, p. 202, pi. VI, fig. 4. Calabaria Reinhardti, Bouleng., Cal. Smk. B. Mus., i, 1893, /). 92. Fig. Gray, Proc. Zool. Soc. Lond., 1858, pi. xiv (Calabaria fusca). Un individu de cette espèce, recueilli à Maiumha, dans la côte de Loango, par Petit, a été examiné par M. Sauvage, qui publia sa description sous le nom de Rhoptrura Petiti (Sauvage, loc. cit.). C'est jusqu'à présent, la seule preuve matérielle de l'existence de cette espèce au sud du Gabon. Elle a été rencontrée en plusieurs localités de la côte occidentale et à l'île Fernào do Pô. m\. COLIBRIDAË AGLYPHA 85. Mizodon olivaceus Coronella olivacea, Peters, Monatsh. Ak. Berl., 1854, p. 622 ; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1806, p. 66; Mocquard, Bull. Soc. Phil., xi, 1887, p. 66. C. (Mizodon) olivacea, Peters, Monatsh. Ak. Berl, \Sll,p. 614; Boettg., Ber. Senckenb. Nat. Ges. Frankf., 1888, /?. 48. Neusterophis atratus, Peters, Monatsh. Ak. Berl., 1877, p. 614, p/. — pg. 1 ; Gilnth., Proc. Zool. Soc. Lond., 1888, p. 51. Tropidonotus olivaceus, Bouleng., Cat. Snak. B. Mus., i, 1893./). 227. Fig. Peters, Reisc n. Mossamh., ni, p. 114, pi. xvii, fig. 1 ; Jun, Icon. Gén., livr. 16, pi. iv, fig. 4 (Enicogiiatus punctato-striatus). Le M. olivaceus est très répandu dans l'Afrique tropicale. A la côte occidentale il habite le Congo et cette portion du territoire d'Angola limitée au sud par le Quanza. On l'a rencontré à Chinchoxo (Peters), à Banana 75 (^Boettger), au Bas- Congo (Anchieta et Neves Ferreira), à Brazzaville (Mo- cqiiai'd), à Pungo-Andongo (Anchieta) et à Malange (Peters). Dans l'Afrique orientale sa présence a été signalée au Zanzibar, au Zamheze, à Qwlimam et à Angoche. Nos individus d'Angola et du Congo différent à peine entre eux quant aux couleurs. Un individu adulte du Bas-Congo, recueilli par Mr. d'Anchieta, est en dessus d'un brun-noiràtre uniforme, qui prend sur le bas des lianes une teinte plus foncée et tirant davantage au noir; cette même couleur couvre, plus ou moins, les extrémités latérales des gastrostèges ; la partie centrale de celles-ci est d'un blanc-jaunâtre pâle et leurs bords libres sont lisérés de noirâtre. Chez un autre individu du Congo et chez deux individus de Pungo- Andongo, tous les trois jeunes, le dos, brun-roux ou brun-olivâlre, présente une large raie médiane de la même nuance, mais d'un ton plus foncé et lisérée de noir; une série de points blancs ou jaunâtres accompagne le bord externe de ce liséré noir, et deux autres séries parallèles de points de la même couleur se font remarquer, plus ou moins distinctes, sur les flancs ; la portion médiane des gastrostèges est d'un blanc-jaunâtre, leurs extré- mités latérales et leurs bords libres noirâtres. 86. Mizodon fuliginoides Coronella fuliginoides, Giuith., Cat. Snak. B. Mas., 1858, p. 39 ; Mocqnard, Bull. Soc. Phil, 1889, ;;. 145. C. longicauda, Mocquard, Bull. Soc. Phil, xi, 1887, p. 184. Meizodon longicauda, Gilnth., Ann. et Mag. N. H., xu, 18G3, p. 352, pi. Y, fig. A; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., x, 1887, p. 184. Tropidonotus fuliginoides, Bouleng., Cat. Snak. B. Mas., i, 1893, p. 217. Fig". Gilnth., Ann. et Mag. N. H., xn, 1863, pi. v, fig. A. D'une taille plus élancée et à queue relativement plus longue que le M. olivaceus. Rostrale plus large que haute, remontant à peine sur le museau. Internasales plus petites que les pré-frontales; frontale à bord antérieur droit et terminant en pointe en arrière ; pariétales plus longues que la fron- tale, à extrémité postérieure arrondie. Narines placées entre deux plaques ; une frênaie carrée; une pré-oculaire assez développée en hauteur ; trois post- oculaires, dont l'inférieure est la plus petite. Huit labiales, les quatrième et cinquième en contact avec l'œil, les sixième et septième les plus hautes. 76 Temporales 1 -f- 2 ; la temporale du premier rang en contact avec les sixième et septième labiales, la deuxième post-oculaire et la pariétale. Deux paires de sous-mentales, celles de la deuxième paire les plus allongées. Écailles lisses, rhomboïdales, disposées en 17 rangées longitudinales. Gastrostèges 128 cà 132; anale simple; 57 paires durostèges chez l'un de nos individus, 27 chez l'autre (leurs queues sont incomplètes). En dessus brun-roux ou brun olivâtre avec une bande noire sur la nuque, suivie, après un espace plus étroit jaune, de deux ou trois bandes noires, plus ou moins distinctes, séparées également par des espaces jaunes ; de chaque côté du dos une série de petites taches fauves, régulièrement espa- cées, suit la ligne de séparation du dos et des flancs et finit à une distance variable de la base de la queue. En dessous d'un blanc-jaunâtre avec un liséré noir sur les bords des gastrostèges et des urostèges ; les extrémités latérales des gastrostèges couvertes d'une teinte noirâtre qui se répand sur le bas des flancs. Le plus grand de nos individus a 390 m. de l'extrémité du museau à l'extrémité de la queue (incomplète) ; celle-ci n'a que 106 m. Cette espèce se trouve représentée dans nos collections par deux indi- vidus du Bas-Congo, que nous devons à lobligeance de M. J. B. d'Abreu Gouveia. Elle a été rencontrée à Loudinia-Niari, dans le Congo français, par M. Brussaux (Mocquard, loc. cit.). On ne Ta pas encore observée dans les territoires d'Angola. M. Bou- lenger fait mention d'individus de Fernâo do Pô et de plusieurs localités de l'Afrique occidentale qui existent dans les collections du Muséum Britannique (Bouleng., loc. cit.). 87. Helicops bicolor Lnnnophis bicolor, Giinth., Ânn. et Mag. N. H., xv, 1863, /). 96, pi. ii, fig. C ; Bocage, Jovn. Ac. Se. Lisb., h 1866, pp. 47 et 68; ibùL, vu, 1879, p. 96. Helicops bicolor, Bouleng., Cat. Snak. B. Mus., i, 1893, p. 274. Fig. Giiiith., Ânn. et Mag. N. H., xv, 1865, pi. ii, fig. C. Par sa conformation et par l'ensemble de ses caractères le Limnophis bicolor, Gûnther, nous semble bien à sa place dans le genre //p//cop.«^ quoiqu'il s'y trouve associé à une espèce asiatique et à plusieurs espèces améiicaines; il est cependant distinct de ses congénères par une disposition particulière qu'il présente dans l'écaillure de la tête : la pariétale descend sur la face latérale de la tête et vient s'articuler à la sixième labiale de façon à empêcher tout contact entre la temporale du premier rang et les post-oculaires. 77 Corps fort et cylindi-ique; tête peu distincte du tronc; queue courte. Rostrale basse remontant à peine sur le museau; internasale unique, trian- gulaire; pré-frontales modérées, un peu plus grandes que l'internasale; frontale plus courte que les pariétales, ayant en longueur le double de sa largeur, à angle postéi'ieur droit ; frênaie pentagonale; une pré et deux post- oculaires; pariétale s'articulant par son bord latéral à la sixième labiale; temporales 1 + 2 ; huit labiales supérieures, dont les troisième et quatrième touchent à l'œil ; cinq labiales inférieures en contact avec les sous-mentales antérieures ; celles-ci plus courtes que les postérieures. Écailles hsses en 19 séries longitudinales. Gastrostèges 132 à 148; anale double; urostéges 45 à 52. En dessus d'un brun-olivâtre ou brun-fuligineux ; le dos est orné chez quelques individus de deux bandes longitudinales plus pâles d'un brun-roux. En dessous jaune-pâle. Les lèvres, en général, de cette couleur avec les bords des labiales bruns. Long. tôt. 760 m. ; queue 130 m. Cette espèce habite exclusivement la zone des hauts-plateaux ; décou- verte au Diique de Bragança par Bayâo en 1864, M. d'Anchieta l'a succes- sivement rencontrée à HaiUa, Caconda, Quindnmho et Cahata. Les indigènes des deux dernières localités l'appelent Joé ou Jatié. Un exemplaire du Luango, affluent du Qiianza, provenant du premier voyage de MM. Capello et Ivens, porte le nom indigène Muzuzo. La description originale du Dr. Giinther a été faite d'après deux des individus envoyés par Bayâo en 1864 du Duque de Bragança. 88. Hydraethiops melanogaster Hydraethiops melanogaster, Gunth., Ami. et Mag. N. H., ix, 1872, p. 28, pi. m, pg. G; Bouleng., Cut. Snak. B. Mus., i, 1893, p. 281. Ilelicops lineofasciatus. Sauvage, Bull. Soc. PMI., J884,;;. 203. p/. vi, fig. 3 ; A. del Prato, Race. Zool. nel Congo dal Cav. G. Corona, p. 10. Fig. Giinth., Ann. et Mag. N. H., ix, 1872,^p/. m, fig. G. VH. melanogaster manque à nos collections. Son existence au Congo a été signalée par M. Sauvage d'après un individu pris à Maiumha par Petit; plus récemment il a été rapporté des environs de Banana par M. Corona (A. del Prato, loc. cit.). Il habite surtout la côte occidentale au nord du Gabon et ne s'est jamais laissé voir au sud du Zaïre dans les territoires d'Angola. 78 89. Boodon lineatus Boaedon lineatum, Dum. et Bibr., Erp. Gén., vu, p. 363; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., I, 1866, p. 49; ihid., h 1867, p. 227. B. quadrivittatiim, Hallow. Proc. Ac. Philad., 1857, p. 54. B. quadriliiieatum, A. Dum., Arch. Mus. Paris, x, 1859,;?. 193,;?/. xyii, fig. 4; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., vu, 1879, p. 89; Mocquard., Bidl. Soc. Phd., I, 1889, p. 145. B. geometricus, Peters, Monatsb. Ak. Berl, 1877, pp. 615 et 620. Alopecion variegatum. Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1867, p. 230, pi. III, figs. 4, 4 a-b; Gilnth., ZooL Bec., 1867, p. 141. Boodon lineatus, Boettg., Ber. Senckenb. Ges. Frankf., 1888, p. 69; Bouleng., Cat. Snak. B. Mus., 1893, p. 332. B. bipraeocularis, Giinllt., Ann. et Mag. N. H., i, 1888, p. 330, pi. xviii, fig. B. Fig. Jan, leon. Gén., livr. 36, pi. ii, fig. 2. M. Boulenger attribue au B. lineatus, Dum. et Bibr., une aire géogra- phique fort étendue, qui comprend les régions tropicale et australe du vaste continent africain, et relègue dans la synonimie de cette espèce, sans même leur accorder le rang de variétés, quelques espèces admises par d'autres auteurs en égard à certaines particularités de coloration et d'écaillure. Les nombreux exemplaires du Muséum Britannique, considérés par cet auteur comme appartenant à cette espèce, sont distribués en plusieurs groupes d'après le nombre de leurs rangées d'écaillés, qui varie de vingt-cinq à trente et un, sans attention à leurs autres caractères ni à leur habitat. . Nous admettons volontiers avec M. Boulenger que le Ijjcodon geometri- cus figuré par Smith, le Boaedon capense, Dum. et Bibr., le B. quadririltatum, Hallowell, le B. bipraeocularis, Giinth., V Alopecion variegatum, nob., ne soient pas spécifiquement distincts du B. lineatus; mais l'examen des matériaux réunis au Muséum de Lisbonne nous amène à reconnaître, parmi les individus appartenant à cette espèce, quelques représentants de variétés bien caracté- risées par leurs faciès et ayant une aire d'habitation plus ou moins distincte. N'ayant à nous occuper ici que des échantillons d'Angola et du Congo, c'est par rapport à eux que nous allons présenter le résultat de nos obser- vations. Nos individus du Congo et de la zone littorale d'Angola au nord du Quanza ressemblent tout-cà-fait à ceux de la Guinée; ils représentent la forme typique du B. lineatus: Corps épais chez l'adulte, tête distincte du tronc, cou étroit. Bostrale plus large que haute ; internasales plus petites que les pré-frontales ; fron- 70 taie à peine inférieure ou égale en longueur aux pariétales ; pré-oculaire unique ou divisée en travers, remontant sur le front et touchant presque toujours à la frontale; frênaie plus ou moins allongée, tronquée à son extré- mité postérieure, n'arrivant jamais au contact de l'œil ; deux post-oculaires, très rarement trois; temporales 1 -f- 2, exceptionellemfnit i -f- 3; lniit labiales supérieures, deux ou trois, plus souvent deux, faisant partie de l'orbite; trois ou quatre labiales inférieures en contact avec la première gulaire, qui est toujours plus longue que la deuxième. Écailles en 27 à 31 rangées, plus rarement 25. Plus de 200 abdominales; l'anale indivise; plaques caudales 49 à 63 paires. L'adulte est d'un brun-roussàtre ou brun-fauve uniforme en dessus; blanc-jaunâtre en dessous. De chaque côté de la tête deux raies jaunâtres lisérées de brun, l'une s'étendant de la narine à l'angle de la mâchoire en passant sous l'œil, l'autre partant de la base de la rostrale, montent le long de cette plaque, vers le sommet de laquelle une petite raie l'unit à sa congé- nère, et se dirigent en arrière par dessus l'œil, terminant sur la région temporale. Chez quelques individus ces deux raies, après un court intervalle, se prolongent plus ou moins en arrière sur le cou et les flancs. Les jeunes se font remarquer, en général, par des couleurs plus foncées et par la présence des deux raies latérales sur le cou et les flancs ; ils ressem- blent parfaitement à l'individu de l'Afrique occidentale figuré par Jan (Icon. Gén., livr. 36, pi. u, fig. 2). Aucun de ces individus ne présente le mode de coloration de l'individu jeune de Moçambique figuré par Jan et type de la var. variegatus de cet auteur* (Icon. Gén., livr. 36, pi. n, fig. 4). L'adulte atteint et dépasse un mètre en longueur, la queue y entrant pour un peu plus d'un huitième. Habitat : Landana (Neves Ferreira) ; Molembo (Anchieta) ; Loanda (Wel- witsch) ; Dondo (Bayâo). # * Nos individus des hauts-plateaux d'Angola diffèrent des précédents par leurs formes plus élancées, leur corps ne paraissant pas atteindre la même épaisseur. Leur tète est plus allongée et moins distincte du tronc; l'ècaillure de la tête a les mêmes caractères et présente les mêmes variations que la forme typique, mais leur mode de coloration est bien distinct. Chez l'adulte les parties supérieures sont d'un brun-noirâtre ou gris-brun-foncé à reflets violacés ; les parties inférieures blanches ou jaunâtres ; de chaque côté de la tête deux lignes blanches ou jaunâtres, beaucoup plus étroites que les 1 Deux jeunes individus de Moçambique de notre collection reproduisent exactement i\i~i Tan la fig. de Jan 80 raies de la forme typique, l'inférieure commençant au-dessous des nasales, suivant le bord supérieur des nasales et s'arrètant à l'angle de la mâchoire, la supérieure parlant du bord inférieur de la rostrale, accompagnant le bord latéral de cette plaque sans se réunir à sa congénère et terminant en arriére, en traversant l'œil, dans la région temporale. Le jeune porte exactement la même livrée que l'adulte; il a des couleurs plus foncées, d'un cendré- noirâtre glacé de violacé, qui prend par l'action prolongée de l'alcool des tons bruns. Les dimensions sont à peu-près les mêmes que celles de la forme typique. Habitat. : Duque de Bragança (Bayâo); St. Salvador du Congo (P® Bar- roso) ; Ambaca, Qiiissange, Cahala, Galanga^, Caconda, Bihalla, HuUla, Gambos et Humbe (Anchieta). Nom indigène à Cahata, Otijo. Ces individus nous semblent devoir constituer une variété distincte sous le nom de var. angolensis. * * * D'autres individus, ceux-ci recueillis par M. d' Anchieta dans la zone littorale au sud du Quanza, se font remarquer par quelques particularités dans le mode de coloration et aussi dans l'écaillure de la tète. Ils ont tous une seule pré-oculaire, rabatue sur le dessus de la tête, en contact avec la frontale et terminant en bas en pointe aigiie ; la frênaie rentre toujours dans l'orbite et touche à l'œil par son extrémité postérieure, resserrée entre la pré-oculaire et la troisième labiale, qui fait également partie de l'orbite. ' A ces caractères il faut ajouter quelques détails de coloration : la tête, sur un fond brun-roux plus ou moins pâle, présente de chaque côté deux lignes étroites jaunes ou jaunâtres ayant la même disposition que chez la var. ango- lensis; le corps, de la même couleur en dessus, est orné latéralement d un dessin composé de lignes jaunes formant de grandes mailles de formes variées. Chez les individus jeunes ce dessin se prolonge fort en arrière ; les individus plus âgés l'ont plus circonscrit à la partie antérieure du corps; il tend probablement à disparaître avec le progrès de l'âge. Séries dêcailles 29. Plaques ventrales 233 à 237; anale indivise; plaques sous-caudales 55 à 59. Le plus grand de nos individus est long de 771 m. ; la queue 120 m. Habitat: Loanda (Toulson); Novo Redondo {^o{ç\\\Ç)); Benguella, Catum- bella. Bombe, Capangombe (Anchieta). Nous avions d'abord rapporté ces individus au genre Alopccion, Dum. et Bibr., sous le nom d'i. variegatum, et notre ami le Dr. Gïinther avait partagé notre manière de voir; mais nous les considérons maintenant comme une variété du B. lincatus sous le nom de var. lineokita. Les exemplaires de Benguella portent le nom indigène Canmnbluquira. 81 90. Boodon olivaceus Holurophis olivaceus, A. Duni., Rev. et Mag. Zool., 18G6, jo. 466; PelerSy Mimatsh. Âk. BerL, 1877, p. 615; A. del Prato, Race. Zool. dal Cav. Corona, p. 12. Boodon poensis, Giinîh., Ann. et Mag. N. H., i, 1888, p. 330. B. olivaceus, Boideng., Cat. Snak. B. Mus., i, 1803, p. 335. Fig. A. Diuneril, Arch. Mus. Paris, x, 1839, j^/. xvi, fig. i. L'aire géographiiiue de cette espèce, qui appartient à la faune de l'Afrique occidentale, s'étend jusqu'au Congo, ayant pour limite inférieure, à ce qu'il paraît, le fleuve Zaïre. Nous avons connaissance de deux captures, qui viennent à l'appui de celte manière de voir, l'une à Chinchooco (Peters, loc. cit.), l'autre au Bas- Congo (A. del Prato, loc. cit.). Dans les territoires d'Angola, au sud du Zaïre, on ne l'a jamais rencontrée. 91. Lycopliidium capense Lycodon capensis, Smith, III. S. Afr. Quart. Journ., w.°5, 1831, p. 18; m. S. Afr. Zool., Rept., pi. v. Lycophidion Horstockii, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1866, p. 49. L. capense, Peters, Sitz. Ber. Ges. Nat. Fr. BerL, 1881, p. 149. Lycophidium capense, var. multimaculata, Boettg., Ber. Senckenb. Ges. Frankf., 1888, p. 67. L. capense, Bouleng., Cat. Snak. B. Mus., i, 1893, p. 339. Fig. Smith, III. S. Afr. Zool., Rept., pi. v. Nos individus d'Angola et du Congo appartiennent à deux variétés distinctes par leur mode de coloration. Les individus d'une de ces variétés sont d'un brun-noir violacé, avec les écailles des flancs et les plaques ventrales lisérées de blanchâtre et la gorge de cette couleur (var. B. Bouleng., loc. cit.). Ceux de l'autre variété, sur un fond cendré saupoudré de blanchâtre et avec les bords des écailles noirs, ont le dos orné de deux séries longitudinales de taches noires, souvent confluentes et formant des bandes transversales; les plaques ventrales noires, bordées de grisâtre (var. multimaculata, Boettg., loc. cit.). Chez quelques individus appartenant à cette dernière variété le noir est remplacé par du roux-cannelle ou lie-de-vin. 82 La première variété est originaire de Cabinda (Ancliieta), de St. Sal- vador du Congo (P^ Bari'oso) et du Diiqin de Bragança (Bayâo). Nos individus de la seconde variété à taches noires ont été recueillis à Galanga par M. d'Anchieta ; ceux à taches roux-cannelle et lie-de vin nous viennent de l'intérieur de Mossamedcs (Graça), d'Angola, sans indication de la localité (J. Horta), de Caconda et Galanga (Anchieta). M. Boettger fait mention de quelques spécimens de cette variété recueil- lis par Hesse au Bas-Congo, Povo Nemeldo et Povo Netonna dans les environs de Banana (Boettg., loc. cit.). Le Dr. Peters cite un exemplaire du L. capense, de Molange, faisant partie d'une collection de reptiles rapportés de l'intérieur d'Angola par le major von Homeyer (Peters, loc. cit.). 92. Lycopliidium latérale Lycophidion latérale, Hallow., Proc. Ac. Philad., 1857, jo. 58; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1806, p. 49. Lycophidium capense, var. lateralis, Boettg., Ber. Senckenb. Ges. Frankf., •1888, p. 68. L. latérale, Bouleng., Cat. Snak. B. Mm., i, 1893, p. 338. Cette espèce, établie par HalloAvell d'après un exemplaire du Gabon, a été rencontrée par M. d'Anchieta à Molembo (Congo). L'individu envoyé par notre zélé naturaliste n'atteint pas les dimensions signalées par M. Boulenger d'après des individus d'Afrique occidentale, il est à peine long de 310 m. Ses caractères d'écaillure et de coloration sont tout- à-fait conformes à ceux de l'espèce. Nous lui comptons 17 séries d'écaillés, 174 plaques abdominales et 29 sous-caudales doubles; l'anale est simple. D'un brun uniforme, plus pâle en dessous; la tête ornée de deux raies jaunâtres de chaque côté, se réunissant sur l'extrémité du museau. 93. Lycophidium meleagris Lycophidium meleagris, Boideng., Cat. Snak. B. Mus., i, 1893, jt>. 337, pi. xxn, fig. 2. Lycophidion llorsloddl, part., Gilnth., Cat. Snak. B. Mus., 1858, p. 197. Fig. Jan, Icon. Gén., livr. 36, pi. m, fig. 3 (L. Horstockii). Deux individus de cette espèce à'Ambriz et Ambrizete font partie des collections du Muséum Britannique (Bouleng., loc. cit.). Ce sont les seuls spécimens rencontrés jusqu'à présent en Angola. 83 D'après la description pnblico par M. Boiilongor, le L. mdoagris serait distinct du L. capeme, avec lequel il a été confondu, par le nombre de ses rangées d'écaillés, 15 au lieu de 17, et par ses couleurs, d'un noir uniforme partout avec une petite tache blanche sur l'extrémité de chaque écaille. 94. Botliroplitlialmus lineatus Elaphis (Bothrophthalmus) lineatus, Peters, Monatsb. Ah. Berl.y 1863, p. 287. Bothrophthalmus lineatus, var. infuscatus, Btichh. et Peters, Monatsb. Ak. Berl, 1875, p. {^%\ Mocquard, Bull. Soc. PMI, 1889, p. 145. B. lineatus, Boettg., Ber. Senckenb. Ges. Frankf., 1888,];. 50; Bouleng., Cat. Snak. B. Mus., i, 1893, jo. 324. Fig. Jan, Icon. Gén., livr. 20, pi. v (B. melanozostus). M. Mocquard cite un individu du B. lineatus, var. infuscatus, Buchh. et Peters, faisant partie d'une collection de reptiles recueillis par M. Brussaux dans le Congo, à Loudinia-lSiari, entre Loango et Brazzaville. Un autre exemplaire de cette espèce rapporté du Congo par le Dr. Bïittner se trouve actuellement au Muséum de Berlin (Boettger, loc. cit.). Sa présence au sud du Zaïre n'a jamais été signalée. 95. GonionotopMs Brussauxi Gonionotus Brussauxi, Mocquard, Bull. Soc. Phil., i, 1889, p. 146,j9Lii. Gonionotophis Brussauxi, Bouleng., Cat. Snak. B. Mus., i, 1893, p. 323. Fig. Mocquard, Bull. Soc. Phil., i, 1889, pi. ii. Le seul spécimen connu de cette espèce, récemment décrite par M. Mo- cquard, est originaire du Congo; il a été pris à Lnudinia-Niari, sur le fleuve Niari, entre Loango et le littoral (Mocquard, loc. cit.). Le Gonionotophis Brussauxi est bien distinct du G. Granlii, décrit en 1863 par M. Giinther et représenté dans nos collections par deux individus de Bissau; il diffère également du G.Vossii, Boettg., celui-ci de Camarôes, mais lui ressemble davantage. Le G. Brussauxi se fait remarquer surtout par quelques détails dans l'écaillure de la télé : des pré-frontales très développées, plus longues que larges ; une frênaie longue et étroite, dont la longueur dépasse deux fois 84 la hauteur; pas de pré oculaire; deux post-oculaires; temporales 2 -|- 2 ; huit labiales supérieures, les quatrième et cinquième en contact avec l'œil. Le nombre des rangées d'écaillés est de 21. Le G. Vossii serait à peine distinct du G. Brussauxi par sa tète plus courte, par les dimensions de ses pré-frontales aussi longues que larges et par la disposition de ses temporales 1 -f" 2. Le nombre des rangées d'écailles est le même, 21, mais celles de la rangée vertébrale portent une double carène sur toute la longueur du corps et non pas seulement sur la dernière moitié, comme c'est le cas chez l'espèce du Congo (Bouleng., op. cit., p. 323; Boettg., Zool. Anzeig., 1892, p. 418). Chez nos deux exemplaires du G. Grantii nous constatons l'existence de caractères différentiels plus accusés par rapport à ses deux congénères; des pré-frontales presque aussi larges que longues ; une pré et une post- oculaire ; temporales 1 -|- 2 ; sept labiales supérieures seulement, dont les troisième et cinquième touchent à l'œil; lo rangées d'écaillés. 96. Heterolepis Guirali Heterolepis Guirali, Mocquard, Bull. Soc. Phil, xi, 1886-1887, p. 23, pi. II, figs. 3, 3 a-c. H. bicarinatus, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1886, p. 49 ; Sauvage, B((IL Soc. Phil., vm, 1884, p. 145. ? H. capensis, Peters, Monatsh. Ak. BerL, 1877, p. 615. Simocephalus Guirali, Bouleng., Cat. Snak. B. Mus., i, 1893, p. 346. Fig. Mocquard, Bull. Soc. Phil, xi, 1886- 1887. ;j/. ii, figs. 3, 3 a-c. Un magnifique exemplaire envoyé en 1864 du Congo par M. dAnchieta, que nous avions rapporté a \'H. bicarinatus, Dum. et Bibr., ressemble mieux à VH. Guirali de la côte de Guinée, qu'à VH. Savorgnani, de l'Ogouvé, l'un et l'autre récemment décrits et figurés par M. Mocquard. La conformation de la tête, courte, aplatie en dessus, à museau large et obtus; la forme et les dimensions relatives des écailles surcéphaliques, surtout des pariétales; la forme et la sculpture des écailles du tronc ; tous ces détails se trouvent bien d'accord avec ce que l'on observe chez VH. Guirali, d'après la descri- ption et les figures publiées par- M. Moc(jiiard. Il diffère, cependant, de ces deux congénères quant au nombre des post-oculaires, trois au lieu de deux chez 1'//. Guirali et d'une chez VH. Sa- vorgnani. Le nombre des labiales en contact avec fœil, qui est de trois chez VH. Guirali, se trouve réduit chez lui à deux, comme c'est le cas chez VH. Savorgnani, Le nombre des gastrostèges s'élève à 239, tandis M. Mo- 85 cquard a trouvé 251 et 255 chez les deux individus types de VH. Giiirali et 226 chez l'individu unique de 17/. Sarorgnani; celui des urostèges est de 49, mais la queue est tronquée vers le bout. L'anale est simple et très large dans le sens longitudinal. Long, totale I.H5 m. ; la queue (incomplète) 135 m. M. Boulenger considère 1'//. Savorgnani identique à VH. capensis, Smith, auquel il rapporte également VH. Guenzi, Peters, du Natal, mais admet comme espèce distincte VH. Guirali. N'ayant pas à notre disposition des représentants typiques de ces espèces, il nous est impossible de nous prononcer à cet égard. Ne désirant pas augmenter sans nécessité le nombre des espèces nominales, nous avons attribué à notre individu du Congo le nom de l'espèce à laquelle il ressemble davantage, tout en nous demandant si VH. Guirali ne serait aussi mieux à sa place dans la synonimie de VH. capensis. 97. Philothamnus irregularis PI. XII; fig. 2 a-c («Yar. angolensis», la lêle) Coluber irregularis, Leach in Bowdich's Ashantee, App. p. 494. Ahaetula irregularis, Gilnth., Proc. Zool. Soc. Lond., 1864, p. 480. Leptophis Chenoni, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1866, p. 48. Philothamnus irregularis, Peters, Monatsh. Ak. Berl., 1877, p. 615 et 620; Sitz. Ber. Ges. Nat. Fr. Berl., 1881,^. 149; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., IX, 1882, p. 4, fig. 1 (la tète); ihid., xi, 1886, p. 202; Boettg., Ber. Senckenb. Ges. Frankf., 1888, p. 61. Ph. angolensis, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., ix, 1882, p. 7. Ph. hoplogaster, Bocage, non Gilnth., Jorn. Ac. Se. Lish., xr, 1887, p. 186. Ph. Giintheri, Pfeffer, Mitt. Nat. Mus. Hamhurg, 1893, p. 17, pi. i, figs. 3, 4 et 5. Ahaetula shirana, Gilnth., Ann. et Mag., N. H, 1888, p. 326. Chloropsis irregularis, Bouleng., Proc. Zool. Soc. Lond., \S9\,p. 306. Fig. Jan, Icon. Gén., livr. 50, pi. i, fig. 2 (Leptophis Chenoni). D'une taille plus forte et moins élancée que la plupart de ses congé- nères. Tète distincte du tronc, légèrement bombée en dessus; museau court, étroit, arrondi à l'extrémité. Yeux grands, d"un diamètre égal à la distance du bord antérieur de l'orbite à la narine. Rostrale plus large que haute, 86 rabattue sur le museau ; internasales moins longues et beaucoup plus étroites que les pré-frontales ; frontale plus large en avant, à bords latéraux légè- rement concaves, ayant en longueur la distance de son bord antérieur au bout du museau, plus courte que les pariétales; celles-ci larges, obliquement tronquées en arrière ; frênaie quadrangulaire, une fois et demie plus longue que haute ; une pré et deux post-oculaires, la pré-oculaire ne touchant pas à la frontale ; temporales I + 7 (formule normale), mais pouvant varier en nombre et en disposition par suite d'anomalies; neuf labiales supérieures, rarement huit, les 4% S*' et 6% en général, en contact avec l'œil, les 7' et 8^ les plus grandes, la 9^ ayant à peine la moitié de la hauteur de la 8^ ; six labiales inférieures en contact avec les sous-mentales. Écailles lisses en 15 séries. Gastrostèges 150 à 170; urostèges 96 à 120; les unes et les autres carénées. Anale double. Long, totale de l'un de nos plus grands individus 960 m., la queue ayant 275 m. En dessus, d'un vert teint d'olivâtre; un petit trait blanc, plus ou moins apparent, sur les bords des écailles ; les flancs d'une couleur plus pâle tirant au vert-bleuâtre; les parties inférieures d'un blanc jaunâtre ou légèrement lavé de bleu. Le nombre et la disposition des temporales varie beaucoup : au lieu de la formule typique 1 -j- j, nous constatons chez quelques individus une seule temporale au second rang par suite de la fusion des deux, et cela tantôt d'un seul côté, tantôt des deux ; d'autres individus, au con- traire, nous présentent un plus grand nombre de temporales en résultat de la division en long et en travers des temporales typiques du premier et du second rang. Le nombre et la position relative des labiales peuvent également varier dans certaines limites sans altérer profondément l'intégrité du type spéci- fique. Chez un de nos individus de Capangomhe et chez un individu de St. Salvador du Congo, deux labiales se trouvent en contact avec l'œil; celui-ci ayant huit labiales des deux côtés. Deux individus de Quindmnho présentent de semblables anomalies : un de ces individus porte à peine huit labiales des deux côtés de la tête, dont deux seulement en contact avec l'œil, et le nombre des temporales s'y trouve aussi réduit à deux, 1 + 1 ; chez l'autre nous comptons huit labiales d'un côté, neuf de l'autre, trois labiales en contact avec Tœil, mais du côté où il y en a huit, ce sont les 3^ 4® et 5® labiales qui touchent à l'œil. Attribuant à ces variations dans l'écaillure de la tète une valeur que nous sommes loin de vouloir lui accorder maintenant, nous avions admis, sous le nom de Ph. angolensis, l'existence d'une espèce distincte du Ph. irre- gularis, et nous avions rapporté au Ph. hoplogaster, GiJnther, l'exemplaire de St. Salvador; à présent nous croyons mieux interpréter ces différences les considérant comme le résultat d'anoniahes individuelles, 87 Le Ph. ùregularis habite l'Afrique tropicale largement répandu de l'une à l'autre côte. Au Congo, il a été rencontré à Chinchoxo (Loango-Expédi- tion), à Cabinda (Neves Ferreira), à Banana (Hesse), à St. Salvador (Évêque d'Himeria). DAngola nous possédons de nombreux individus recueillis par Bayâo au Dague de Bragança et à Loanda, et par Ancliieta à Quissange, Quindumho, Caconda, Capangomhe et Hailla. Un individu de l'intérieur de Mossamedes faisait partie dinie petite collection de reptiles rapportée par MM. Capello et Ivens de leur voyage d'exploration à travers l'Afrique. Des individus recueillis à Malange et à Pungo Vndongo par von Mechow et von iïomeyer ont été examinés par le Dr. Peters. Le nom que lui donnent les indigènes d'Angola paraît varier beaucoup suivant les localités: Uango à Quissange, Nombo à Quindumbo, Chilembe à Caconda. * * * Le Ph. Gûntheri, Pfeffer, représenté au Muséum de Lisbonne par un exemplaire de Quelimane, ne nous semble pas suffisamment caractérisé pour constituer une espèce à part ; on ne saurait le considérer tout au plus que comme une variété du Ph. irregalaris, à peine distincte de la forme typique par la conformation de sa tête, plus longue et à museau plus étroit, et par son mode de coloration, d'un beau vert-bronze tacheté de noir sur la tète et la moitié antérieure du tronc*. Un autre individu recueilli au Zambeze, que nous avons reçu derniè- rement de Moçambi(|ue, se fait remarquer, au contraire, par une tête plus courte et plus renflée dans sa portion postérieure et par des labiales courtes mais très développées en hauteur, surtout les 6^ 7^ et S''; la 9^ labiale arrive à la moitié de l'hauteur de celle qui la précède ; les temporales s'y trouvent réduites à deux, 1 + 1, celle du second rang double de l'autre en hauteur. En dehors de ces particularités le nombre des gastrostèges et urostèges, 1-^9 et 110 respectivement, le nombre et la situation relative des labiales, la forme et les dimensions proportionelles des plaques du dessus de la tète, le mode de coloration, sont autant de caractères qu"il présente en commun avec le Ph. irregidaris, ce qui nous le fait considérer comme appartenant à cette espèce. C'est d'après un individu provenant de cette même région africaine que M. GiJnther a admis l'existence d'une espèce nouvelle, Ah. shirana, que M. Boulenger considère identique au Ph. irregularis^. 1 V. Pfeffer, Mitt. Nat. Mus. Hambunj, 1893, p. 17, pi. i, figs. 3, 4 et 5. 2 V. Boulenger, Proc, Zool, Soc. Lond., 1891, p. 307. 88 98. Philotliamnus lieterolepidotus Ahaetula heterolepidota, Giinth., Ann. et Mag. N. H., 1863, p. 285. Leptophis heterolepidota, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1866, pp. 48 et m. Philotliamnus lieterolepidotus, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., vu, 1879, p. 96 ; ibid., ix, 1882, p. 8, fig. 2 (la tête) ; ibid., xi, 1887, p. 185 ; Boettg., Ber. Senckenb. Nat. Ges. Frankf., 1888, pp. 60 et 326. Ahaetula gracillima, Giinth., Ann. et Mag. N. H., 1888, Corps long, grêle; queue longue, éfTilée, mesurant un peu plus du tiers de la longueur totale. Tête petite, courte, légèrement déprimée, bien distincte du tronc. Rostrale plus large que haute, rabattue par son extré- mité sur le museau; internasales plus courtes et moins larges que les pré-frontales ; frontale à bords latéraux faiblement convergents en arrière, dépassant en longueur la distance de son bord antérieur à l'extrémité du museau, sensiblement plus courte que les pariétales, qui sont étroites et tronquées en arrière ; frênaie en parallélogramme, étroite et longue, deux fois plus longue que haute; une pré et deux post- oculaires; temporales 1 + 1, formule fixe ; neuf labiales supérieures, les 4®, 5® et 6® touchant à l'œil, les 1^ et 8'' les plus hautes, exceptionellement huit labiales par suite de la fusion de deux. Six labiales inférieures en contact avec les sous-mentales. Écailles lisses en 15 séries. Gastrostèges faiblement carénées 175 à 190; anale double ; urostèges 105 à 124. Long, totale 790 m. ; queue 270 m. D'un vert-olivâtre ou d'un beau vert turquoise uniforme en des- sus, plus pâle sur le bas des flancs; la tête en général d'une teinte plus foncée, olivâtre ; les parties inférieures d'un blanc lavé de jaune ou de vert- bleuâtre. Nous rapportons à cette espèce plusieurs individus du Congo et d'An- gola, dont les caractères nous semblent parfaitement d'accord avec ceux signalés par notre ami le Dr. Giinther. Comme nous l'avons déjà écrit ailleurs, la seule différence que nous constatons c'est que chez presque tous nos indi- vidus il y a neuf labiales, tandis que chez l'individu de Lagos, le type décrit par M. Giinther et que nous avons eu l'occasion d'examiner, ces plaques sont au nombre de huit, dont la 7% fort longue, occupe le même espace que les 1^ et 8® ensemble chez nos exemplaires. Nous avons constaté cette anomalie, mais d'un seul côté, chez un de nos individus d'Angola, anomalie qui résulte évidemment de la fusion de deux labiales en une seule plaque. 89 Le Ph. heterolepidotus habite le Congo et Angola. Nous avons un indi- vidu de Cahiiida par M. Neves Ferreira et un autre de St. Salvador par Monseigneur l'Évèque d'Himeria ; M. Boettgcr cite un individu de Borna par M. P. liesse. Quelques individus du Dondo et du Duque de Bragança, par Bayâo; de Quibula et Caconda, par M. d'Anchieta; de Cassange, par MM. Capello et Ivens, prouvent qu'il n'est pas rare en Angola et qu'il se répand vers Tintérieur. Il est connu des indigènes de Caconda sous le même nom que le pré- cédent, ChUemhe. L'individu recueilli à Cassange par MM. Capello et Ivens porte le nom de Calumberembe. 99. Philothamnus heterodermus Chlorophis heterodermus, Halloiv., Proc. Ac. Philad., 4857, p. 54. Ahaetula heteroderma, Gunth., Ann. et Mag. N. H., 1863, p. 285. Philothamnus heterodermus, Bocage^ Jorn. Ac. Se. Lish., xi, 1882; p. 19; Boettg., Ber. Senckenb. Ges. Frankf., 1888, p. 59; A. del Prato_, Race. Zool. nel Congo dal Cav. G. Corona, p. 11. Cette espèce nous est inconnue. Dans sa description originale, d'une grande concision, Hallowell signalait à peine deux caractères différentiels d'une certaine valeur, la présence d'une anale simple et un nombre de sous- caudales inférieur à celui des autres espèces du genre Philothamnus. A ces détails le Dr. Gïmther a ajouté quelques autres :1a formule des temporales 2 -f- 2 + 2, ou plutôt -f -f- î -[- ii 1^ chiffre des labiales, neuf, dont trois touchent à l'œil; l'existence de carènes sur les plaques ventrales. M. Boettger rapporte à cette espèce un individu jeune recueilli par Hesse à Povo Nemeldo, près de Banana, dont les caractères principaux lui ont semblé d'accord avec ceux de la caractéristique établie par les deux auteurs que nous venons de citer. Suivant M. Boettger son spécimen du Congo se rapprocherait par l'ensemble de ses caractères du Ph. Smithii, que nous considérons maintenant identique au Ph. semivariegatus, Smith, et du Ph. albovariatus du même auteur. Le nombre des sous-caudales, beau- coup plus élevé chez ces deux espèces, permettrait de décider si l'individu en question appartient en effet au Ph. heterodermus y mais malhereusement il avait une queue incomplète sur laquelle M. Boettger a pu compter 67 sous- caudales doubles. M. A. del Prato cite deux individus, adulte et jeune, recueillis au Congo par M. G. Corona, tous les deux présentant une anale simple, 83 sous-cau- dales doubles et 155 ventrales carénées. C'est snr l'autorité de ces savants que nous nous décidons h inscrire le Ph. heterodermus parmi les reptiles du Congo. 90 100. Philothamnus semivariegatus Pl.XIII, eg. 2a-c(«Pli. Siiiilbii..,lalèlc) Philothamnus semivariegatus, Smith„ III. S. Afr. Zool. Rept., pis. 59, 60 et 64, fig. 1 (la tête); Boideng., Proc. Zool. Soc. Lond., 1891, p. 307. Ahaetula semivariegata, Gilnth., Ami. et Mag. N. H., 1863, p. 285. Leptophis sp.? Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., \, 1867, p. 226. Philothamnus Smithii, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., ix, 1882, p. 12. fig. 5 (la tète); ihid., xi, 1886, p. 196; Dollo, Bull. Mus. R. de Belgique, IV, 1886, p. 156. ? Ahaetula Bocagii, Gunth., Ann. et Mag. N. H., 1888, i, p. 326. Fiff. Smith, IlL S. Afr. Zool, Rept., pis. 59, 60 et 64. Corps long et étroit, un peu comprimé ; queue longue et effilée. Tête distincte du tronc, longue, légèrement aplatie en dessus; museau long et étroit, arrondi au bout. Rostrale large, rabattue sur l'extrémité du museau ; internasales plus étroites et plus courtes que les pré-frontales; frontale large en avant, rétrécie et à bords latéraux parallèles dans ses deux tiers postérieurs, plus longue que la distance de son bord antérieur au bout du museau, à peu-près de la longueur des pariétales ; pariétales longues, obli- quement tronquées en arrière ; frênaie longue et étroite, sa hauteur entrant au moins deux fois dans sa longueur ; une pré et deux ou trois post-oculaires, la pré-oculaire s'articulant en général à la rostrale ; temporales y + T + T 5 neuf labiales, les 4®, 5^ et 6^ en contact avec l'œil, les trois dernières décroissant graduellement en hauteur d'avant en arrière ; six labiales infé- rieures touchent aux sous-mentales. Écailles lisses en 15 séries. Gastrostèges et uroslèges carénées; les premières variant de 184 à 207, les secondes de 117 à 130. Long, totale 930 m. ; long, de la queue 320 m. Couleur générale vert-olivâtre ou brun-olivâtre en dessus; plus pâle en dessous, d'un blanc lavé de fauve, de jaune ou de vert-bleu, avec les carènes des gastrostèges et urostèges marquées d'un trait brun ou noir. La tète d'une couleur brune plus prononcée. Quelques petites taches blan- ches, plus ou moins apparentes, sur les bords des écailles. En général des lignes noires ou noirâtres marquent sur la moitié antérieure du tronc la séparation des rangs obliques des écailles; mais chez d'autres mdividus ces lignes noires s'accentuent davantage et forment des raies obliques plus distinctes et plus espacées. 91 Le Phihthamnus semivariegatus habile les districts méridionaux de la province d'Angola; nous l'avons reçu par M. d'Anchieta de CatumheUa, Capangomhp, QuUlengues, Huilla et Humbe. Un individu de Catumbella porte sur l'étiquette le nom indigène Lubio. Dans un premier étude sur les espèces du genre Phihthamnus nous avions remarqué que les individus d'Angola rapportés par nous à une espèce nouvelle sous le nom de Ph. Smithu rappelaient par leur mode de coloration le Ph. semivariegatus, Smith, de l'Afrique australe*; aujourd'hui, après un nouvel examen de ces individus, nous n'hésitons pas à nous prononcer eu faveur de l'identité des deux espèces. Des mdividus de l'Afrique occidentale, reçus de deux localités diffé- rentes, Bissau, dans la Guinée, et Ajudd, dans le Dahomé, ne présentent pas le mode particulier de coloration qui a valu à l'espèce le nom imposé par Smith, mais tous les autres caractères de formes et d'écaillure leur appartiennent également, ce qui nous engage à les réunir sous le même nom. Chez les exemplaires d'Ajudâ nous comptons un nombre plus considérable de sous-caudales, 147 au heu de 130, maximum observé chez les individus d'autres provenances ; c'est la seule différence que nous ayons à signaler. # * Le Ph. punctatus, Peters, de Moçambique, serait, suivant M. Boulenger, identique au Ph. semivariegatus, Smith ^. Après avoir comparé une belle suite d'exemplaires de la première espèce à nos individus d'Angola du Ph. semivariegatus nous sommes arrivés à cette conclusion : qu'on pourrait peut-être les considérer comme appartenant, les uns et les autres, à une seule forme spécifique ; mais le Ph. pimctatus devrait constituer une variété distincte et parfaitement caractérisée par la gracilité de son corps, par l'étroi- tesse et l'allongement plus marqués de sa tête et par ses couleurs. M. le Dr. Gïmther a publié en 1888 ^ sous le nom d'Ahaetula Bocagii, la description d'un individu du genre Philothamnus rapporté d'Angola par le célèbre voyageur Cameron. Les détails donnés par l'auteur, et que nous allons reproduire, nous semblent favorables à l'idée d'un rapprochement, plus ou moins intime, entre cet individu et ceux que nous rapportons au Ph. semivariegatus, dont il différerait à peine par le nombre des labiales qui louchent à l'œil, deux au lieu de trois, par la conformation de la tête et par ' Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., ix, 1882, 13, 2 Boulenger, Proc. Zool. Soc. Lond., 1891, p. 307. 3 Gunther. Ann. et Mag. N. H., i, 1888, p. 326 92 une taille plus élancée. Nous n'avons, cependant, la prétention de contester sans de meilleures preuves l'authenticité d'ime espèce qui porte notre nom, attention aimable et amicale de la part de son auteur, à laquelle nous sommes très sensible. Voici la diagnose publiée par le Dr. Gûnther: «Ahaetula Bocagii, Giinth., Ann. et Mag. N. H., 1888,;). 326.» «Plaques ventrales carénées 196; anale double; neuf labiales supé- rieures, les 5*^ et 6^ entrant dans l'orbite; une pré, deux post-oculaires; six labiales inférieures en contact avec les sous-mentales; frênaie allongée, ayant au moins en longueur deux fois sa hauteur; temporales 2 -f- 2 + 2. Écailles lisses en 15 séries. Tète médiocre, non allongée; corps et queue très grêles. D'un vert uniforme ; la peau entre les écailles noire, chaque écaille avec une tache blanche.» 101. Philothamnus dor salis PI. XIII, fig. 1, 1 a-c Leptophis dorsalis, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1866, pp. 48 et 69; ibid., 1867, p. 226. Philothamnus dorsalis, Petcrs, Monatsb. Ak. BerL, 1877, p. 620; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., ix, 1882, p. 9, pg. 3 (la tête) ; ibid., xi, 1886, p. 185; Boettg., Ber. Senckenb. Ges. Frankf., 1888, p. 55. Corps long et grêle; queue longue et effilée. Tète étroite, aplatie en dessus; museau long et obtus. Rostrale plus large que hante, rabattue sur le museau; internasale et pré -Iront a le s à peu-près de la même longueur, mais celles-ci beaucoup plus larges; frontale large en avant, à bords latéraux légèrement concaves, égale en longueur à la distance de son bord antérieur au bout du museau, à peine plus courte que les pariét;iles ; celles-ci arron- dies à leur bord postérieur; frênaie longue et étroite, deux fois plus longue que haute; neuf labiales, les 4^ 5® et 6^ touchant à l'œil, la 9^ moins haute que la 8^; temporales 1 -|- 'l + ^^ ^^ns variations; six labiales inférieures en contact avec les sous-mentales. Écailles lisses en 15 séries. Gastrostêges fortement carénées 170 à 180; anale double; urostèges 120 à 137. Long, totale 860 m. ; long, de la (ineue 300 m. En dessus gris-vert ou vert-olivâtre pâle à reflets métalliques cuivrés ou dorés; sur le milieu du dos une large raie longitudinale brun-olivâtre, remplacée, chez quelques individus, sur un espace plus on moins long à compter de la tête, par une série de petites bandes transversales de la même couleur; la raie dorsale se prolonge jusqu'à l'extrémité de la queue;. 93 sur les bords des écailles de petites taches blanches en général peu appa- rentes. En dessous d'une coloration plus pâle, blanc teint de jaune ou de vert-bleu. Chez quelques individus les écailles sont lisérées de noir sur leurs bords. La tête est dun vert-olivâtre pâle, le museau d'une teinte cuivrée. Le Ph. dorsalis n'est pas rare au Congo et en Angola ; il habite surtout la zone littorale. Au Bas-Congo M. Hesse l'a recueilli à Povo Nemelào, Banana et Vista; le Muséum de Lisbonne possède des exemplaires de Molembo et Gabinda par MM. d'Anchieta et Neves Ferreira, et de St. Salvador par Monseigneur l'Évéque d'Ilimeria. Nos individus d'Angola nous ont été envoyés de Rio Dande (Banyures), de Loanda (Bayâo et Toulson), de Benguella et Catnmbella (Anchieta). Le Major von Homeyer l'a rencontré à Pungo-Andongo, dans l'intérieur d'Angola (Peters, loc. cit.). Trois noms indigènes, différents suivant les localités, nous ont été signalés par nos correspondants : Chùelle à St. Salvador du Congo, Tango à Rio Dande, Lubio à Catumbella. 102. Philothamnus ornatus PL XII, (ig. 1, i a-c Philothamnus ornatus, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., iv, 1872, p. 80; ibid., IX, 1882, j3. 15, fig. (la tète). Corps long et grêle ; queue effilée, inférieure à un tiers de la longueur totale. Tête distincte du tronc, étroite, bombée en dessus; museau court, un peu acuminé. Rostrale de forme triangulaire, plus large que haute, repliée sur le museau; internasales plus courtes et moins larges que les pré-frontales; frontale large en avant, rétrécie en arrière, à bords latéraux convergents, égalant en longueur la distance de son bord antérieur à l'extré- mité du museau, et un peu plus courte que les pariétales ; pariétales larges y bord postérieur obliquement tronqué ; frênaie en parallélogramme, ayant en longueur une fois et demi sa hauteur ; une pré-oculaire en contact avec la frontale et deux post-oculaires; temporales 1 + 1; huit labiales, dont les 3^ 4^ et 5^ touchent à l'œil; la 1^ labiale touche à la frênaie, la 8'' est moitié plus basse que la V, six labiales inférieures en contact avec les sous- mentales. ÉcaiUes lisses en 15 séries. Gastrostèges non carénées 151 à 166; anale double; urostèges 85 à 100. Long. tôt. 710 m. ; long, de la queue 200 m. En dessus vert-brun mordoré ou vert-bleu légèrement teint d'ohvâtre et à reflets métalliques; le bas des flancs d'un vert-bleu plus pur; les 94 parties inférieures blanches lavées de jaune ou de bleu pâle ; une bande longitudinale brun-marron lisérée de jaune vif sur le milieu du dos depuis la nuque jusqu'à l'extrémité de la queue. Chez quelques individus celte bande dorsale est moins distincte sur la partie antérieure du dos et s'y trouve remplacée par une série interrompue de taches irrégulières. Dans la moitié antérieure du tronc de petites taches blanches, plus ou moins apparentes, sur les bords des écailles. La tête en dessus d'une teinte uni- forme brun- olivâtre. Cette espèce découverte à Hidlla en 1871 par M. d'Anchieta, a été plus tard rencontrée à Caconda par notre zélé naturaliste et rapportée du Cimene par MM. Capello et Ivens. Deux individus de HuiUa recueillis pur le R. P* An- tunes et un individu de Cacheu (Guinée portugaise) font également partie de nos collections. Le Ph. ornattis paraît donc rechercher en Angola la zone des hauts- plateaux, au contraire de ce qui a lieu pour le Ph. dorsaUs, comme nous l'avons remarqué. # « # A rénumération des espèces du genre Philothamnus observées jusqu'à présent en Angola et au Congo nous nous permettrons d'ajouter les descri- ptions de deux espèces insulaires, dont l'habitat paraît être assez restreint, l'une ayant été recueillie exclusivement dans l'île de St. Thomé, l'autre dans l'île d'Anno Bom. I. Philothamnus thomensis, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., ix, 1882, p. H ; ibid., XI, 1886, p. C9. Ph. irregularis, Greeff, Sitz. Ges. Marhurg, 1884, w° 2, p. 41 ; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., iv, 1879. p. 87. Corps élancé et grêle ; queue longue et effilée, dépassant le tiers de la longueur totale. Tète longue, étroite, légèrement bombée en dessus, bien distincte du tronc; museau aplati, étroit, arrondi au bout. Oeil grand, dont le diamètre est égal à la distance du bord antérieur de l'orbite à la narine. Rostrale triangulaire, plus large que haute, rabbatue sur le museau par son angle supérieur; internasales aussi longues, mais plus étroites que les pré- frontales; frontale large en avant, rétrécie dans ses deux tiers postérieurs, plus longue que la distance de son bord antérieur à l'extrémité du museau, à peu-près de la longueur des pariétales; celles-ci grandes, arrondies en arrière; frênaie étroite et longue, ayant en longueur au moins deux fois sa hauteur ; une pré et deux post-oculaires ; temporales 1 -j- 1 -{- 1- ; neuf 95 labiales, dont trois, les i% 5® et 6^ en contact avec l'œil, la 8'' moins haute qne la 9^ celle-ci et la septième les plus hautes; six labiales inférieures en contact avec les sous-mentales. Écailles lisses en lo rangées longitudi- nales. Gastrostèges 207 à 215; anale double; urostèges 103 à 171. Gastro- stèges et urostèges carénées. Long, totale 970 m. ; long, de la queue 331 m. En dessus vert-olivâtre avec des petits traits blancs, peu apparents, sur les bords des écailles, le bas des flancs d'un vert-bleuâtre ; en dessous blanc teint de vert-bleuâtre. Les carènes des ventrales et des sous-caudales marquées par une ligne brune. La tète en dessus brune, plus pâle sur les joues; une tache noirâtre sur la région frênaie. L'examen comparatif de plusieurs individus nous permet d'adopter pour les temporales la formule typique 1 -|- 1 + ^ ; mais elle est sus- ceptible de varier, la 1^ ou la 'i^ temporales se présentant parfois divisées transversalement en deux. Il y a toujours deux temporales superposées au dernier rang. Chez quelques individus il y a derrière les post-oculaires, le plus souvent d'un seul côté, une petite plaque enclavée dans l'angle antéro- supérieur de la temporale du premier rang et ayant toute l'apparence d'un petit fragment détachée de cette plaque. Habite exclusivement l'île de St. Thomé, où elle est assez commune. Connue des habitants sous le nom de Cobra- Sod-Sod. IL Philothamnus Girardi, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., V sér., ni, 1893, p. 147. Corps très grêle et long; queue longue et très effilée, dépassant en longueur le tiers de la longueur totale. Tête petite, étroite, bien distincte du tronc ; museau allongé, étroit, légèrement tronqué au bout. Rostrale plus large que haute, repliée sur le museau par son angle supérieur; internasale plus courte et beaucoup plus étroite que les pré-frontales ; frontale large en avant, rétrécie dans ses deux tiers postérieurs, mesurant en longueur à peu-près la distance de son bord antérieur à l'extrémité du museau, plus courte que les pariétales; pariétales larges et longues, limitées en arrière par un bord droit; frênaie longue et fort étroite, trois fois plus longue que haute; une pré et deux post-oculaires, l'inférieure de celles-ci beaucoup plus petite que la supérieure ; temporales 1 + 1 + ^ ^ ; neuf labiales, les • Nous constatons la présence de 1 -j- 1 -|- ^ chez six individus; un septième en a 1 -|- -|- -|- 1 '^1'^'" ^'"^té et 1 -|- 1 -[- 1 de l'autre ; étiez un huitiéiue i -\- — -{■ i des deux côtés. 96 4% 5® et 6® touchant à l'œil, les trois dei'iiières décroissant graduellement d'avant en arrière; six labiales inférieures en contact avec les sous-mentales. Écailles lisses en 13 rangées. Gastrostèges 189 à 197; anale divisée; uro- stèges 145 à 100. Gastrostèges et urostèges fortement carénées. Longueur totale 910 m. ; long, de la queue 315 m. En dessus vert-olivâtre avec les bords des écailles en partie noirs formant par leur réunion sur la moitié antérieure du tronc des raies obliques ramifiées de cette couleur; en dessous blanc teint de jaune ou de vert-bleu, le dessous de la queue de cette couleur. La tête en dessus d'une teinte uni- forme plus rembrunie. Chez quelques individus de petites taches blanches apparentes sur les bords des écailles. Habite l'île d'Anno Boni, voisine de Tîle St. Thomé dans le golfe de Guinée. C'est le seul ophidien que M. Francisco Newton y a rencontré lors de la visite qu'il a faite à cette île dans les derniers mois de 1892. 103. Hapsidophrys smaragdinus Dendrophis smaragdina, Boie, Isis, 1827, p. 547. Leptophis smaragdina, Sauvage, Bull. Soc. Zool. de France, ix, 1884, p. 201. Hapsidophrys smaragdina, Peters, Monatsb. Ak. BerL, 1877, p. 615; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., xi, 1887, p. i8G;BoeUg., Ber. Senckenb. Ges. Frank/., 1888, p. 62; A. del Prato, Race. Zool. nel Congo dal Cav. G. Corona, 1893, p. 12. Fig. Jan, Icon. Gén., livr. 49, pi. vi, fig. 4 (la tête). Par sa conformation générale et par ses couleurs VH. smaragdinus ressemble aux espèces du genre Philothamnus ; mais ses écailles fortement carénées fournissent un moyen facile de la distinguer. Assez répandue dans l'Afrique occidentale, commune dans l'île du Prince où elle remplace le Ph. thomensis de l'île St. Thomé, elle se trouve abondamment au Congo et dans la côte de Loango. Le Dr. Peters fait men- tion de cette espèce faisant partie d'une collection de reptiles recueillie à Chinchoxo par TExpédilion allemande à la côte de Loango; elle a été rapportée par liesse de Cabinda, Vista et Banana, dans le Bas-Congo (Boet- tger) ; A. del Prato la comprend dans la liste des reptiles récoltés au Congo par Corona. Le Muséum possède deux jeunes individus du Bas-Congo pré- sent de M. J. B. d'Abreu Gouveia, ancien secrétaii'e du Gouverneur Général d'Angola. 97 Deux individus adultes, adressés de Cazengo par M. A. da Fonseca, prouvent que VH. smaragdinus n'est pas absolument étranger à la faune d'Angola, mais il doit y être fort rare et avoir une aire d'habitation limitée à la partie la plus septentrionale de cette contrée. 104. Hapsidoplirys lineatus Hapsidophrys lineatus, Fischer, Abk. Gcs. Hamburg, 1856, p. \.\\,pl. \\, figs, 5 a-b (la tète); Mocqiiard, Bull. Soc. PliiL, 1887, p. 76. H. cœruleus, Fischer, op. cit., p. 111, pi. n, figs., 6 a-b (la tète). Fig. Jan, Icon. Gén., livr. 33, pi. i, fig. 2. Deux individus de cette espèce recueillis, l'un à Brazzaville, l'autre à Franceville, par l'expédition de Brazza au Congo, ont été examinés et décrits par M. Mocquard ; ils sont, ce nous semble, les premiers et les seuls exemplaires de VH. lineatus rencontrés dans cette région. 105. Thrasops flavigularis Dendrophis flavigularis, Hallow., Proc. Ac. Philad., 1852, p. 205. Thrasops flavigularis, Hallow., Proc. Ac. Philad., 1857, p. 67; Peters, Monatsb. Ak. Berl., 1877, p. 615; Boettg., Ber. Senckenh. Ges. Frankf., 1888, p. 63. Cette espèce manque à nos collections. Découverte d'abord à Libéria et successivement rencontrée à la côte de Camarôes et au Gabon, elle a été plus tard rapportée de Chinchoxo par l'Expédition allemande à la côte de Loango et de Banana et Vista, dans le Bas-Congo, par Hesse. M. Boettger a complété, d'après deux individus des deux dernières localités, la descri- ption originale publiée par Hallowell (Boettger, loc. cit.). Nous tenons pour probable que l'aire d'habitation du Th. flavigularis soit limitée au sud par le Zaïre. Nous n'avons pu obtenir jusqu'à présent aucune preuve de son existence en Angola, et il nous semble impossible qu'un serpent aussi remarquable par ses grandes dimensions et par ses couleurs d'un noir brillant ait pu se dérober à l'attention de tous les voya- geurs et naturalistes qui, dans ces derniers temps, ont largement parcouru les territoires de cette possession africaine. 98 106. Prosymna frontalis fj^-vi^tUi^/ PI. XI, fig. 2 (la lêlc; Temnorhynchiis frontalis, Pelers, Monatsb. Ak. BerL, 1867, p. 23G, pi. — , figs. i et2. Prosymna frontalis, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., iv, 1873, p. 217; ibid., vm, 1882, p. 288. Temnorliynchus lineatus, Peters, Monatsb. Ak. Berl., 1871, p. 508. Rostrale large, déprimée, à bord libre tranchant; internasale et pré- frontale simples, étroites, en bandelettes; frontale pentagonale, large en avant, à bords latéraux légèrement convergents en arrière, écartant par son extrémité postérieure plus ou moins profondément les pariétales ; pariétales plus petites que la frontale, en général moins larges que longues ; frênaie rhomboidale ou pentagonale; une pré et une- post-oculaire; temporales 1 -j- 2 -f 3 ; six labiales supérieures, dont les 3^ et 4® touchent à l'œil ; trois labiales inférieures en contact avec les sous-mentales. Écailles lisses en 15 séries. Gastrostèges 145 à 163 ; anale simple; urostèges doubles 17 à 25. Long, totale 360 m. ; long, de la queue 29 m. En dessus d'im brun-jaunâtre avec les bords des écailles d'une teinte plus foncée, ou d'un brun uniforme, tirant parfois au violacé, avec une petite tache claire sur l'extrémité des écailles; un semi-collier noir, rem- placé souvent par une tache irréguliére de cette couleur, derrière la nuque ; chez les individus à teintes plus pâles, le dos est orné d'une double rangée longitudinale de taches arrondies noires ou noirâtres. Le dessus de la tête de la couleur du dos, sans taches ou tacheté de noir ; le plus souvent une petite bande noire au-devant de la frontale et deux taches symétriques recouvrant les sous-oculaires et les pariétales. L'extrémité du museau et les côtés de la tête, les parties inférieures et les deux dernières rangées d'écaillés de chaque côté du corps d'un blanc jaiuiâtre. Il n'y a pas, il faut bien le reconnaître, un accord parfait entre les cara- ctères de nos individus d'Angola et ceux des deux spécimens d'Oljimbinguc, adulte et jeune, décrits et figurés par Peters sous le nom de Temnorhynchns frontalis; mais si l'on compare entre eux ces deux types de l'espèce, on constate des différences encore plus remarquables: la queue longue et garnie de 50 paires de sous-caudales chez l'adulte est beaucoup plus courte chez le jeune et ne porte que 25 paires de sous-caudales ; l'internasale de l'adulte est unique et en forme de bandelette, le jeune a deux petites internasales que n'arrivent pas au contact sur la ligne médiane; l'un a deux post- orbitaires, l'autre n'en a qu'une d'un côté et deux de l'autre ; la forme et les dimensions de la frontale et des pariétales ne se trouvent pas bien d'accord 99 fiiez les deux individus. Malgi'é ces dilïérences le Dr. Peters les a considérés comme appartenant à une seule espèce, et nous pensons qu'il n'a pas eu tort. Nos individus d'Angola participent des caractères des deux types de Peters; ils leur sont, pour ainsi dire, intermédiaires. Il faudrait alors ou trop multiplier les «espèces ou les rapporter ensemble à une -espèce unique. Nous croyons qu'en écartant certaines variations et particularités comme l'expres- sion d'anomalies individuelles, on airive à une conception plus exacte du type spécifique. Une autre espèce, le Temnorhynchus lineatus, établie par Peters d'après un individu de Matlale (Afrique sud-ouest), diffère à peine de l'espèce d'An- gola par le nombre des post-orbitaires et des temporales du premier rang, deux au lieu d'une ; dans les autres détails de l'écaillure de la tête, ainsi que dans le nombre des gastrostèges et urostèges et dans les dimensions de la queue, il y a un parfait accord. Aussi le savant herpélologiste de Berlin le considérait comme devant i-eprésenter plutôt une variété de son T. frontalis (Peters, loc. cit., p. 569). A cette variété doit être rapporté, selon nous, un individu d'Angoche (Moçambique), dont nous avons publié en 1882 la description sous le nom de Prosijmna frontalis. Il porte deux post-oculaires comme le T. lineatus; mais il en diffère par la présence de deux internasales distinctes et en contact sur la ligne médiane. La P. frontalis habite l'intérieur de Benguella et de Mossamedes. Nous l'avons reçue par M. d'Anchieta de plusieurs localités, dont la plupart appar- tient à la zone des hauts-plateaux : Qidssange, Quibula, Quindumbo, Caconda, Hnilla, Maconjo et Bihalla. Les indigènes de Caconda l'appelent Golongo. 107. Prosymna ambigua Pl.XI, ûgs. l,la-(l Prosymna ambigua. Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., iv, 1873, p. 218; Boulenger, Proc. Zool. Soc. Lond., 1891, p. 306. Ligonirostra Stuhlmamiii, Pfeffer, Jahrb. Hambiirg. Wiss. Anst., 1891, (extr.), p. 10, pi. I, figs. 8, 9 et 10. Rostrale large et à bord tranchant, mais moins déprimée que chez la P. frontalis; internasale et pré-frontale simples, étroites; froiitale grande, pentagonale, à bord antérieur convexe, à bords latéraux convergents; parié- tales longues et larges, à peine inférieures en dimensions à la rostrale, en contact sur une grande étendue par leurs bords internes ; frênaie pentago- nale, un peu plus longue que haute; une pré-oculaire étroite, deux post- oculaires, dont l'inférieure est la plus grande; temporales 1 -f- 2 + 3; 100 six labiales supérieures, les 3® et 4^ en contact avec l'œil; trois labiales inférieures en contact avec les sous-mentales. Écailles lisses en 17 séries. Gastrostèges 149; anale simple; urostèges doubles 19. Corps délié, queue courte. Long, totale 125 m. ; long, de la queue 12 m. En dessus d'un brun pâle avec le centre des écailles d'un ton plus clair; la tête d'un brun plus foncé, qui fait mieux ressortir une grande tache d'un blanc sale sur chacune des pariétales. En dessous blanc-brunâtre avec les bords des plaques ventrales et des sous-caudales plus foncés. L'individu unique de notre collection, type de l'espèce, nous a été envoyé en 1865 du Duqiie de Bragança par Bayâo. M. Boulenger rapporte à cette espèce un individu de la vallée du Chire, Zambeze, qui fait partie des collections du Muséun» Britannique (Bouleng., loc. cit.). Nous croyons aussi reconnaître la P. ambigtia dans les deux individus recueillis par M. Stuhlmann à Usambôa et dont M. Pfeffer vient de publier la description et la figure de la tête sous le nom de Ligonirostra Stuhlmarmii. Ils leur ressemblent parfaitement par tous les détails de l'écaillure de la tête et en diffèrent à peine quant au nombre des gastrostèges et urostèges, 133 et 136 au lieu de 149 pour les premières, 31 et 32 au lieu de 19 pour les secondes. - 108. Pseudaspis cana PI. X, figs. 1, 1 a-f Coluber canus, Linn., Mus. Ad. Fried., i, p. 31 ; Smith, III. S. Afr. Zool., m, Rept., pis. 14-17. Ophirhina Anchietae, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., vni, 1882, p. 300. Pseudaspis cana, Bouleng., Cat. Snak. B. Mus., i, p. 373. V Ophirhina Anchietae doit être reléguée dans la synonimie du C. ca- nus, Linn. La forme particulière de la rostrale chez nos individus d'Angola, dont les figures de Smith ne nous donnent pas une idée assez exacte, et leur mode de coloration nous avaient fait croire à l'existence d'une espèce nouvelle et même d'un nouveau genre; mais M. Boulenger, ayant eu l'obligeance de comparer un de nos jeunes individus aux nombreux spécimens du C. canus que possède le Muséum Britannique, s'est prononcé en faveur de leur iden- tité, et nous partageons son avis. A l'appui de notre nouvelle manière de voir nos donnons ci-après la description de cette espèce d'après nos spécimens. 104 Dents en série continue ù la mâchoire supérieure, les deux dernières de chaque côté plus longues et plus grosses; les dents antérieures de la mâchoire inférieure un peu plus longues que les autres. Corps long et gros. Tète peu distincte du tronc; museau acuminé, saillant. Yeux médiocres à pupille ronde. Écailles lisses, disposées en 27 à 29 séries longitudinales; plaques ventrales non carénées, sous-caudales doubles. Queue courte. Rostrale saillante, à bords latéraux parallèles, fortement rabattue sur le museau; internasales aussi longues, mais plus étroites cpie les pré-fron- tales ; frontale hexagonale, plus étroite en arrière, à bords latéraux concaves, présentant en avant un angle obtus et en arrière un angle aigu, qui s'insinue entre les pariétales ; celles-ci petites, de forme à peu-près triangulaire ; une pré-oculaire concave, qui ne touche pas à la frontale; trois post-oculaires, dont l'inférieure est beaucoup plus grande que les autres, frênaie un peu plus longue que haute, quadrangulaire ou pentagonale; sept labiales supé- rieures, la 4^ en contact atec l'œil ; labiales inférieures onze à treize, les sept premières en contact avec les sons-mentales ; temporales nombreuses, deux plus grandes au premier rang, les autres irrégulières. Écailles hsses en 27 à 29 séries. Gastrostèges 179 à 187: anale double; urostèges 57 à 59 paires. Long, totale 1160 m. ; long, de la queue 215 m. Diamètre du tronc 30 m. L'adulte et le jeune ont des couleurs différentes. L'adulte est en dessus d'une couleur uniforme brun-olivâtre avec les écailles lisérées de noir et marquées à l'extrémité d'une tache de cette même couleur, ce qui donne à l'animal un aspect marqueté qui rappelé en quelque sorte la livrée du Ramphiophis rostraîus, figuré par Peters ; les régions inférieures d'un blanc-jaunâtre, pointillées de noir, les bords hbres des urostèges de cette couleur. La livrée du jeune, signalée par nous dans notre description originale, est beaucoup plus variée : sur un fond brun-olivâtre en dessus, blanchâtre en dessous, il est orné sur le dos et les flancs de bandes transversales noires, marquées d'une tache très distincte blanche de chaque côté sur l'union de leur portion dorsale, plus large et rhomboïdale, à leur portion latérale, plus étroite; ces taches blanches couvrent en général trois écailles et ont la figure d'un triangle. Ce même dessin se prolonge sur la première moitié de la queue, mais devient moins distinct vers l'extrémité de cet appendice. Le dessus de la tête présente trois lignes noires divergentes, l'une centrale occupant la suture des pariétales, les autres coupant obliquement ces deux plaques ; les autres plaques du dessus de la tête sont, en général, bordées de noir; un trait noir, plus distinct, s'étend derrière l'œil sur les temporales jusqu'aux dernières labiales; une tache noire, semblable à celles du dos, couvre la nuque et se prolonge, plus ou moins distinctement, sur les côtés du cou; le dessous du corps et de la queue blanc-jaunâtre, tacheté de noir et avec les bords des gastrostèges et des urostèges de cette couleur. 102 La Pseudaspis cana habite Caconda, Rio Ciice et Galanga dans les hauts-plateaux de l'intérieur de Benguella. Tous nos exemplaires nous ont été envoyés par M. d'Anchieta, qui a découvert cette intéressante espèce à Caconda en 1881. 109. ScapMophis albopunctatus Scaphiophis albopunctatus, Peîers, Monatsb. Ak. BcrL, 1870, p. 045, pi. I, fig. 4 (la tète); Fischer^ Jahrb. d. Hamburg. Anst., i, 1885, p. 100, pi. m, fig. 6 (la tète) ; Mocquard, Bail. Soc. Phil., xi, 1887, p. 11. M. Mocquard a rencontré un spécimen de cette rare espèce dans une collection de reptiles rapportée du Congo par la mission scientifique présidée par M. Savorgnan de Brazza ; cet individu avait été recueilli à DiéU, dans le Congo français. Les différences signalées par M. Mocquard par rapport au type décrit par Peters, 21 séries d'écaillés au lieu de 23, huit labiales inférieures au lieu de sept, rentrent dans la cathégorie des anomalies individuelles ; par ses couleurs, d'un cendré pâle avec de petites taches noirâtres, il ressemble à un individu adulte à'Ajndd (Dahomé) dans les collections du Muséum de Lisbonne ^ L'existence de cette espèce dans le Bas-Congo et, à plus forte raison, dans le territoire d'Angola nous semble peu probable. 110. Grayia triangularis Heleronotus triangularis, Hallow., Proc. Ac. Philad., ix, 1857, p. 67. Grayia silurophaga, Gïmth., Cat. Snak. B. Mus., 185 ,p. 51. G. triangularis, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1800, p. 47 ; ibid., xi, 1887, p. 19; Bodtg., Ber. Scnkenb. Ges. Frankf., 1888, ;>. 51. La Grayia triangalans (Hallowell) se trouve représentée au Muséum de Lisbonne par trois exemplaires, l'un à'Ajudd, l'autre du Congo, le troi- sième d'Angola; les deux premiers se ressemblent parfaitement, le troisième en diffère par certaines particularités de couleurs et d'ècaillure. • Chez cet individu nous comptons 23 rangées d'écaillés vers le milieu du tronc mais il a neuf labiales inférieures des deux côtés de la tête. 103 L'exemplaire du Congo, rapporté par M. d'Aiicliieta de son premier voyage en 1805, est un jeune individu à queue mutilée vers le bout, mesurant à peine 350 m. de long; ses caractères sont précisément ceux de l'individu décrit par M. Giinther sous le nom de Grayia silurophaga. Tête distincte du tronc, aplatie en dessus, museau court et obtus; queue longue et effilée. Yeux médiocres ; leur diamètre égal à la distance du bord antérieur de l'orbite à la narine. Rostrale à peine plus longue que haute, non rabattue sur le museau; internasales petites, à extrémité antérieure étroite et arrondie, aussi longues mais beaucoup plus étroites que les pré-frontales ; frontale longue, étroite, hexagonale, à bords latéraux parallèles ou légèrement convergents, égale en longueur aux pariétales et un peu plus longue que la distance de son bord antérieur au bout du museau; pariétales se rapprochant de la forme triangulaire ; frênaie quadrangulaire ou pentagonale à peu-près aussi longue que haute ; une pré-oculaire grande ne touchant pas à la frontale, deux post-oculaires, dont l'inférieure est la plus grande et sépare l'œil de la 5® labiale; temporales longues et étroites, 2 + 3 des deux côtés ; sept labiales, la 7^ beaucoup plus longue que celles qui la précèdent, la 4® seule en contact avec l'œil; six labiales inférieures en contact avec les sous-mentales. Gastrostèges 159; anale divisée; urostèges doubles 86 -j- x (queue incomplète). Long, totale 350 m. ; long, de la queue 90 m. Dessus et côtés de la tête d'un brun foncé, qui prend un ton rougeâtre sur le museau ; les plaques de l'occiput bordées de noir autour des yeux, partie inférieure des tempes et lèvres jaunes ; les deux temporales infé- rieures Usérées de noir en dessus. Le tronc est orné d'une série de bandes transversales noires, larges sur la ligne médiane du dos et couvrant ordi- nairement cinq rangées d'êcailles, se rétrécissant graduellement sur les flancs et terminant en pointe plus ou moins arrondie sur les extrémités latérales des gastrostèges; sur une certaine étendue du dos, à compter de la tête, ces bandes transversales sont séparées par des espaces fort étroits jaunes pointillés d'oUvâtre, occupant une ou deux rangées d'écaillés ; dans la partie postérieure du dos ces espaces disparaissent et les bandes noires deviennent confluentes ; le dessus et les côtés de la queue sont comme la partie postérieure du dos. Le dessous de la tête, du tronc et de la queue, ainsi que les intervalles qui séparent sur les flancs les bandes transversales, sont d'un jaune plus ou moins vif avec les bords des écailles et des plaques ventrales et sous-caudales d'un brun-pâle. Sur le milieu de la face inférieure de la queue une hgne noire en zig-zag accompagne les sutures médianes des urostèges. L'exemplaire d'Angola, recueilli à Rio Bande par M. Banyures, est un peu moins jeune que celui du Congo ; il est long de 530 m. ; mais sa queue est incomplète et réduite, par suite d'accident survenu pendant la vie, à un petit tronçon ayant 50 m. de longueur. Comparé à l'individu du Congo, 104 il présente quelques différences dans l'écaillure de la tête et dans le mode de coloration, qui ne nous semblent pas d'une grande valeur: nous lui comptons, au lieu de sept, huit labiales, chiffre qui se trouve mieux d'accord avec ce qu'on a observé chez la plupart des individus de la G. triarigularis et qu'on doit tenir pour normal ; le nombre des temporales n'est pas chez lui le même des deux côtés de la tête, il a 2 -)- 3 à gauche avec une petite plaque intercalée et 3 + 4 à gauche par suite de la subdivision de deux plaques da premier et second rang. Le nombre, la forme et la position des autres plaques céphaliques ne présentent pas aucune modification appré- ciable. Quant aux couleurs, les régions supérieures du tronc et de la queue sont d'un olivâtre foncé, tirant au noir ; sur la partie antérieure du tronc, immédiatement derrière la tête, on remarque trois larges bandes transver- sales noires, suiTisamment distinctes mais confluentes sur le dos, qui rappelent les bandes transversales de l'exemplaire du Congo ; les espaces angulaires qui séparent ces bandes sur les côtés du tronc sont d'une teinte claire, jaunâtre, avec les bords des écailles noirâtres ; les flancs et les côtés de la queue variés de taches noires sur les extrémités des écailles. La tête en des- sus brun-noirâtre, sur les côtés jaune avec un trait noir sur les sutures des labiales et deux rayes obliques de la même couleur sur les extrémités des temporales. Les régions inférieures dune teinte uniforme jaune, sans taches. A notre connaissance, l'individu rapporté par M. Banyures est la seule preuve matérielle de l'existence de la Graijia triangularis en Angola. En tout cas, elle y serait rare et son habitat limité à la partie la plus septentrionale, au nord du Quanza, car M. d'Anchieta n'a pu la rencontrer dans les vastes régions par lui parcourues au sud de ce fleuve. 111. Grayia ornata Macrophis ornatus, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1866, joj9. 47 et 67, pi. I, ^gs, 2, 2 a-b. Glaniolestes ornatus, Peters, Monatsh. Ak. Berl., 1877, p. 614. ? Grayia furcata, Mocqiiard., Bull. Soc. PMI., 1887,;;. 71. Corps long et fort épais; queue longue; tête distincte du tronc, courte, aplatie en dessus, k museau arrondi. Rostrale un peu plus large que liante, non rabattue sur le museau; internasales médiocres, beaucoup plus étroites, mais moins longues que les pré-frontales ; frontale large en avant, à bords latéraux légèrement convergents en arrière, égale en longueur à la distance de son bord antérieur au bout du museau, un peu plus courte que les parié- tales; pariétales triangulaires avec l'angle postérieur obliquement tronqué; frênaie en parallélogramme, longue et étroite, ayant en longueur non moins 105 de deux fois sa hauteur ; une pré et deux post-oculaires ; temporales 2 -j- 3, de même que chez la G. iriangidans, mais sensiblement plus courtes; labiales supérieures huit, la 4^ en contact avec l'œil. Écailles lisses en 17 séries. Le nombre des gastrostèges varie de 148 à 156; l'anale est double; et nous comptons 66, 67 et 73 urostèges doubles (la (lueue est incomplète chez nos trois individus) *. Le plus grand de nos individus est long de 1:640 m. ; la queue, mutilée vers le bout, a 450 m. ; circonférence au milieu du tronc 170 m.; diamètre 53 m. Deux de nos individus, types de l'espèce, portent une livrée absolument identique ; chez le troisième les couleurs, tout en restant les mêmes, sont différemment distribuées. Chez les deux premiers, le dessus du tronc présente sur un fond olivâtre de nombreuses taches irrégulières d'un beau noir, très confluentes sur la queue et le tiers postérieur du tronc, beaucoup plus distinctes au tiers moyen et se réunissant de nouveau sur le tiers antérieur pour former une large bande noire, qui occupe la ligne dorsale depuis l'occiput jusqu'à une distance de 150 à 160 m. Sur les flancs régnent deux bandes noires bien distinctes, longitudinales et parallèles; celle de dessus, qui est en même temps la plus large, prend naissance sur la première labiale; l'inférieure commence un peu plus en arrière, sur l'extrémité de la 3^ ou de la 4® gastro- stège, et suit exactement la ligne qui sépare les écailles du tronc des plaques ventrales. Ces deux bandes se maintiennent sans interruption, séparées par un large intervalle d'une teinte olivâtre sans taches, sur le tiers antérieur du tronc; plus en arrière, elles commencent à devenir moins distinctes et finissent par être remplacées par de taches irrégulières noires, d'abord espacées, ensuite confluentes comme celles du dos. Sur l'un de ces exem- plaires, les gastrostèges et les urostèges sont d'un jaune verdàtre largement bordées de noir; chez l'autre, les gastrostèges sont marbrées de noir et les urostèges entièrement noires. La tête en dessus est irrégulièrement tachetée de noir sur un fond olivâtre; les plaques latérales du museau sont hsérées de noir; sur la région temporale on remarque deux traits noirs bien distincts, l'un commençant à l'extrémité de la pariétale et l'autre derrière l'œil, et se dirigeant en arrière jusqu'à se réunir ensemble vers l'extrémité de la bande latérale supérieure. Le troisième individu appartient par son système de coloration à une variété distincte. Sa tète ressemble à celle des deux autres individus ; mais le tronc ne présente pas aucune trace des bandes longitudinales noires; ^ La mutilation de la (lueue est ancienne et a eu lieu pendant la \ie, car la plaie est parfaitement cicatrisée. M. Mocquard a fait la même remarque au sujet de quelcpies individus de sa Coronella longicauda (Mizodon fulùjinoidesj. 106 le dos est orné en travers de larges bandes transversales noires, séparées par des espaces réguliers d'une teinte olivâtre sans taches ; les extrémités de ces bandes transversales se prolongent sur les flancs en deux branches divergentes, qui viennent s'appuyer à leur tour sur la ligne qui sépare les écailles des plaques ventrales. Indépendamment des couleurs, certaines particularités dans l'écaillure de la tête ne permettent pas de confondre cette espèce avec la Ch^ayia trian- gularis: la frontale est plus courte et proportionellement plus lai^ge; la frênaie plus longue et étroite ; les labiales sont plus hautes et moins allon- gées ; les temporales sont aussi plus courtes et moins étroites. Une troisième espèce, G. furcata, établie par Mocquard d'après un individu de Brazzaville (Congo français), ressemble à ses deux congénères, à la G. ornata surtout, à laquelle nous n'hésiterions peut-être à la rapporter si ce n'était le nombre beaucoup plus élevé des plaques ventrales, 219 au heu de 156 et 159, constaté par M. Mocquard chez le type de la G. furcata. Aux deux ou trois espèces des régions occidentales d'Afrique il faut encore ajouter la G. Giardi de l'Afrique centrale, dont nous connaissons à peine une courte diagnose et un croquis de la tète publiés par M. Dollo (Bull, du Mus. B. d'Hist. Nat. de Belgique, iv, p. 158). Nos trois individus, types de l'espèce, ont été recueillis au Diique de Bragança par Bayâo en 1864; ce sont les seuls que nous ayons reçus d'Angola. Le Dr. Pelers l'a reconnue dans une collection de reptiles rapportée de Chinchoxo par l'Expédition allemande (Pelers, loc. cit.). 112. Dasypeltis scabra Coluber scabra, Linn., 3Ius. Ad. Frid., p. 36, pi. x, fig. 1 ; Syst. Nat., I, p. 384. Bachiodon scaber, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., \, 1866, p. 49; ibid., 1867, p. 227. Dasypeltis scabra, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lhb., vni, 1882, p. 289; Boettg., Ber. Senckeiib. Ges. Frankf., 1888, p. 75. 1). fasciolata, Peters, Moriatsb. Ak. Berl., 1877, p. 615. D. palmarum, Peters, Monatsb. Ak. Berl, 1877, p. 615. Fig. Jan, Icmi. Gén., Ikr. 39, pi. ii, fig. 4 (Bachiodon scaber), Srmth, m. s. Afr. Zool., Bept., pi. 73 (var. palmarum). L'espèce unique du genre Dasypeltis, D. scabra^ comprend plusieurs variétés plus ou moins distinctes par leurs couleurs : Tune, Coluber palma- rum, Leach, dune teinte uniforme qui varie de ton suivant les individus; 107 les autres de couleurs variées, mais présentant, à quelques différences près, le même système de coloration. La var. palmarnm, à couleurs uniformes, se trouve représentée dans nos collections d'Angola et du Congo par cinq individus recueillis par M. d'Anchieta à Ambaca, Catumhella, Bombe, Qiiissange et Quimlumbo. YAXn a été rencontrée à Chinc/wxo par l'Expédition allemande à la côte de Loango, à Massabi et dans le Bas-Congo par Hesse (Peters et Boettg., loc. cit.). Les autres exemplaires du Muséum de Lisbonne sont ornés de taches foncées, en général noires, sur un fond brun-roux ou gris-brunâtre; le nom- bre, la forme et les dimensions de ces taches varient, mais leur disposition est sensiblement la même. Chez tous ces individus il y a, derrière la tête, deux ou trois chevrons noirs bien marqués, en forme de V renversé ; le long du dos et de la queue on voit une série de taches noires ou noirâtres en nombre, forme et dimensions variables; ces taches sont en général distinctes et séparées par un intervalle, plus rarement contiguës; le centre de ces taches est quelquefois d'une teinte plus claire; des stries ou bandes flexueu- ses ornent les flancs, tantôt s'unissant aux bords latéraux des taches dorsales, tantôt alternant avec elles. Trois individus, deux de Molembo et Cabinda dans le littoral du Congo, le troisième de Catumbella, présentent le long du dos, sur un fond brun- roussâtre, derrière les deux chevrons noirs de la nuque, une série de petites taches noirâtres, rhomboïdales ou carrées, régulièrement espacées; leurs flancs sont ornés de stries transversales flexueuses de la même couleur, qui partent des côtés de chaque tache et terminent vers les extrémités des gastrostèges. A ces individus ressemblent deux jeunes de Qiiissange; mais chez ceux-ci les taches dorsales et les stries des flancs sont lisèrées de blanc, ce qui les rend plus distinctes. Leur mode de coloration est conforme à la figure publiée par Bianconi, sous le nom de Dipsas Medici, d'une variété observée par cet auteur à Moçambique, var. Medici, Peters*. Un spécimen jeune du Zambeze porte des taches dorsales plus grandes et plus arrondies et des bandes flexueuses aux flancs, les unes et les autres lisèrées de blanc; en outre les bandes latérales alternent avec les taches dorsales. Ce mode de coloration rappelé la var. mossambica, Peters. Deux individus adultes, l'un de Qidndumho, dans l'intérieur de Ben- guella, l'autre de Moçambique, ont de grandes taches rhomboïdales noires sur le dos et de grosses bandes flexueuses de la même couleur sur les flancs ; chez le premier les bandes latérales s'unissent aux taches du dos, chez l'autre elles correspondent aux intervalles. Chez un troisième individu, d'Angoche, ^ Bianconi, Specimina Zoologica Mosamhicava, pi. 14; Peters, Reise n. Mosscnnb., m, p. 121. 108 les taches dorsales, grandes et de formes irrégulières, sont en partie con- fluentes ; les bandes et les taches portent une bordure claire, jaunâtre. Chez un individu adulte de Gambos les taches forment par leur réunion une longue bande dorsale, qui donne insertion de chaque côté aux bandes flexueuses des flancs; une tache blanche, arrondie ou triangulaire, marque le centre de chaque tache dorsale. La figure de Jan (loc. cit.) donne une idée assez exacte de la coloration de cet individu. Enfin, trois individus adultes, l'un de St. Salvador du Congo, les auti-es de Caconda, se font remarquer par un mode de coloration particulier : sur un fond gris-brun pâle, une série médiane de grandes taches rhomboïdales leur couvre le dgs; ces taches sont brunes avec un liséré noir sur les bords des écailles dont elles sont composées ; les bandes latérales sont également formées d'écaillés brunes lisérées de noir. L'aspect général de ces spécimens nous semble assez caractéristique. L'habitat de cette espèce est assez étendu dans l'Afrique tropicale et australe. En Angola et au Congo, les variétés à couleurs uniformes et à couleurs variées se trouvent souvent ensemble dans les mêmes localités et se'montrent indifféremment dans la zone littorale et dans les hauts-plateaux de l'intérieur. Un individu de la var. pahnarmn, provenant du Dombe, porte sur l'étiquette le nom indigène Canumboto. OPISTHOGLYPHA 113. Psammophylax rhombeatus Coluber rhombeatus, Linn., Mus. Ad. Fried., p. 27, pi. 24, fîg. 2 ; Syst. Nat., i, p. 380. Dipsas rhombeata, Dum. et Bihr., Erp. Gén., vn, p. 1154. Psammophylax rhombeatus, Gûnth., Cal. Snak. B. Mus., p. 31 ; Jan, Arch. per la ZooL, ii, p. 309; Boettg., Ber. Senckenb. Ges. Frankf., 1887,^.158. Ps. ocellatus, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., iv, 1873, p. 221. Fig. Smith, III. S. Afr. ZooL, ni, Rept., pi. 56. Chez nos spécimens d'Angola la plaque rostrale ne présente pas la forme particulière qu'elle a chez des individus de l'Afrique australe, forme considérée par quelques herpétologistes conime caractéristique de l'espèce ; cette plaque, étroite et de forme triangulaire, est rabattue sur le museau par son extrémité supérieure, qui s'insinue entre les internasales, mais sans les séparer complètement et sans arriver au contact des pré-frontales. Leurs 409 autres caractères d'écaillure et de coloration sont identiques à ceux de la forme typi(jiie du P. rhomhmtm. Cette espèce, qui appartient à la faune de l'Afrique australe, a été observée dans les confins méridionaux du territoire d'Angola ; M. d'Anchieta en a recueilli quelques spécimens, adultes et jeunes, au Humbe et à Gambas. 114. Psammopliylax nototaenia Coronella nototaenia, Gilnth., Proc. Zool. Soc. Lond., 1864, /). 309, pi. XXVI, fig. 1 ; Ann. et Mag. N. H., 1888 (i), p. 333. Psammophylax viperinus. Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., iv, 1873, p. 222. Ablabes Hildebrandtii, Peters, Monatsb. Ak. Berl., 1878, p. 20e'), pi. ii, fig. 6 (la tête) ; Fischer, Jahrb. Hambiirg Wiss. Anst., 1887, p. 7. Tachymenis nototaenia, Peters, Reise n. Mossamb., ni, Amphih., p. 118. Amphiophis nototaenia (lapsu), Boiileng., Proc. Zool. Soc. Lond., 1891, p. 307. Hemirhagerhis Hildebrandtii, Stejnejer, Proc. Un. St. Nation. Mus., xvi, 1893, p. 729. Amplorhinus nototaenia, Bouleng. (in litter.). Fig. Giinth., Proc. Zool. Soc. Lond., 1864, pi. xxvi, fig. 1. Tête distincte du cou, étroite, légèrement déprimée; museau étroit et tronqué à l'extrémité. Rostrale large, basse, atteignant la face supé- rieure du museau par son bord supérieur; internasales petites, plus étroites et plus courtes que les pré-frontales ; celle-ci ayant deux tiers de la longueur de la frontale, qui est un peu plus courte que les pariétales; nasale semi- divisée ; frênaie longue et étroite; une pré et deux post-oculaires; temporales 2 -[- 3 + 4 ou 1 -f 2 -f- 3, mais pouvant varier en nombre et en disposition ; huit labiales supérieures dont les 4^ et 5^ touchent à l'œil ; dix labiales infé- rieures, les six premières en contact avec les sous-mentales. 17 rangées d'écaillés lisses. Gastrosièges 134-177; anale divisée; urostèges doubles 59-73*. A la mâchoire supérieure nous comptons huit dents lisses, inégales, les 3® et 6® les plus grandes ; une dent cannelée. Le plus grand de nos individus est long de 370 m., la queue y entrant pour 73 m. Le dos présente, sur un fond d'un gris-brunâtre, une série longitudinale de taches géminées brunes, qui ne se correspondent pas exactement sur la ^ Chez un individu de Capangombe nous comptons 154 gastrostèges et 65 urostèges et chez un individu du Humbe 177 gastrostèges et 75 urostèges. Un individu de Maconjo a 169 gastrostèges et 59 urostèges. liO ligne médiane, confluentes sur le cou et la partie antérieure du dos, où elles forment une jolie bande en zig-zag, remplacées sur la partie postérieure du dos et sur la queue par une raie à bords parallèles. Sur les Hancs une série de taches brunes plus ou moins distinctes. La face supérieure de la tête variée de taches et points bruns, et portant chez quelques individus une tache angulaire brune, dont la pointe s'unit au commencement de la bande en zig-zag ; une raie brune du bout du museau à la région temporale, tra- versant l'œil. Parties inférieures d'une teinte plus pâle avec de petites taches brunes sur les bords des gastrostèges. La partie terminale de la queue d'une couleur uniforme brun-fauve. Deux jeunes individus ont des teintes plus foncées avec les flancs et les parties inférieures marquées d'un poin- tillé brun. Nous possédons six individus de cette intéressante espèce, tous envoyés d'Angola par M. d'Anchieta: un du Domhe, qui nous avions décrit sous le nom de Psammophylax viperinus ; deux de Maconjo; un de Capangombe; deux du Hnmbe. Nous ignorons la provenance de l'individu type de la Coronella noto- taenia, Gïinth., mais le Muséum Britannique possède actuellement des indi- vidus de cette espèce recueillis au Lac Nyassa (Bouleng., loc. cit.). Le type de VAblabes HildebrandtU, Peters, était originaire de Kitui, dans l'Afrique orientale. L'individu dont M. Stejnejer a publié récemment la description sous le nom de Hemirhagerhis Hiklebrancltii avait été rapporté également de l'Afrique orientale fTana River). Chez ces deux individus la queue serait proportionellement un peu plus longue que chez nos spécimens d'Angola ; toutefois nous pensons que d'après ce seul caractère ditîérentiel on ne peut pas établir une bonne distinction spécifique. • 115. RlLagerhis tritaeniata Pi. X A, fig. 1. Rhagerhis tritaeniata, Gi'mth., Ann. et Mag. N. H., 1868 (i), p. 423, pi. XIX, fig. H (la tète); Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., iv, 1870, pp. 220 et 282 ; ibid., xi, 1887, p. 210. Psammophylax tritaeniata, Peters, Reise n. Mossamb., ni, Ampkib., p. 119. Taille élancée ; queue modérée. Yeux réguliers à pupille ronde. Tête petite, à peine distincte du cou. Rostrale triangulaire, plus haute que large, fortement rabattue sur le museau par son extrémité supérieure, qui sépare incomplètement les internasales ; celles-ci plus petites que les pré-frontales ; frontale pentagonale à bords latéraux convergents en arrière; pariétales m triangulaires, de la longueur de la frontale ; nasale double ; frênaie quadran- gulaire, un peu plus longue que haute; une pré-oculaire qui touche à la frontale, deux post-oculaires; temporales 2 4^ 3, celles du premier rang allongées; huit labiales supérieures, augmentant graduellement en hauteur de la 1® à la 5% les 4® et 5® en contact avec l'œil, les 6^ et 7^ les plus grandes ; dix labiales inférieures, les six premières touchant aux sous-mentales, celles de la 1*' paire en contact; les sous-mentales du 1^'' rang les plus longues. 17 séries d'écaiiles lisses. Gastrostèges 157-169; anale double; urostèges doubles 61-66. Au maxillaire supérieur dix dents lisses croissant graduellement de la P à la 10^ suivies de deux grosses dents cannelées. Long, totale 790 m. ; long, de la qneue 170 m. Le dos est orné sur un fond d'une teinte pâle, gris-brun ou olivâtre, de trois raies longitudinales brun-foncé, lisérées de noir, une plus étroite sur le milieu du dos, une autre plus large, de chaque coté sur le flanc; la raie médiane commence immédiatement derrière les pariétales, les raies latérales sur la nasale, et toutes trois se prolongent jusqu'au bout de la queue ; la première couvre la série médiane des écailles dorsales et la moitié de la série immédiate de chaque côté, les raies latérales couvrent les 3^ et 6" séries d'écaiiles et la moitié d une série de chaque côté. Chez quelques indi- vidus ces raies portent une brodure étroite plus claire que le fond. Parties inférieures, au-dessous de chaque raie latérale, blanches ou d'un blanc teint de jaune, sans taches ou avec une série régulière de petites taches brun- rougeàtre ou de petits traits bruns sur la dernière rangée d'écaiiles. Dessus et côtés de la tète bruns, les lèvres blancs. C'est une des espèces plus communes et plus largement répandues sur les hauts-plateaux d'Angola, où elle est généralement connue des indigènes sous le nom A' Umijolo. Le Muséum de Lisbonne possède une nombreuse suite d'individus envoyés par M. d'Anchieta de plusieurs localités au sud du Quanza : Qaissange, Cahata, Quindumho, Caconda, HuiUa, Gambos et Hnmbe. 116. Rhagerhis acuta PI.XA,(ig.2 Psammophis acutus, Gilnth., Ami. et Mag. N. IL, 1888 (i), p. 327, pi. XIX, fi(j. D (la tète). Taille élancée ; queue modérément longue ; yeux grands. Tète courte, convexe en dessus, à peine distincte du cou; museau court, saillant et de forme conique. Rostrale emboîtant l'extrémité du mu- 112 seau et terminant en pointe ; internasales plus petites que les pré-frontales ; frontale hexagonale, à bords latéraux convergents en arrière, dépassant en longueur la distance de son bord antérieur à l'extrémité du museau, plus longue que les pariétales; pariétales courtes et larges, à bords externes convexes, ayant à peu-près la figure d'un quart de cercle; deux nasales; frênaie carrée ou rhomboïdale ; une pré-ocul^ire en contact avec la frontale, deux ou trois post-oculaires; temporales 2 -f- 3, celles du l^"" rang allongées; huit labiales supérieures, la première petite, les autres augmentant graduel- lement de hauteur de la 1^ à la 5®; neuf ou dix labiales inférieures, les cinq ou six premières touchant aux sous-mentales, celles de la première paire en contact ; les sous-mentales antérieures doubles des autres. 17 rangées d'écaillés lisses. Gastrostèges 172-18f); anale double; 61-63 paires d'urostèges. A la mâchoire supérieure dix dents médiocres, croissant graduellement d'avant en arrière, précédant deux dents cannelées. Long, totale 820 m. ; long, de la queue 152 m. Par ses couleurs R. acuta ressemble tellement à R. tritaeniata, qu'on la prendrait facilement pour cette espèce, si l'on ne faisait pas attention à la convexité de la tête et à la forme pointue du museau^. Elle porte, comme la R. tritaeniata, trois raies longitudinales brunes sur un fond gris-brunâtre, mais celle du milieu du dos est plus étroite que chez cette espèce, couvrant à peine une rangée d'écaillés, tandis que les bandes latérales ont à peu-près la même largeur chez les deux espèces ; la raie médiane est marquée d'une hgne centrale plus claire, les latérales portent de chaque côté un double hséré noir et blanc, qui les fait mieux ressortir sur le fond de couleur. Les parties inférieures sont blanches ou légèrement teintes de jaune. La tête en dessous et sur les côtés de cette couleur ; en dessus brun-clair et présen- tant un curieux dessin formé par trois petites raies brunes, qui partent de la partie antérieure élargie de la raie dorsale et avancent en divergeant sur les pariétales, la frontale et les sus-oculaires. Cette espèce a été rencontrée exclusivement dans l'intérieur d'Angola. MM. Capeilo et Ivens l'ont découverte em 1878 à Cassange, où elle est connue des indigènes sous le nom de Colombolo. Nous l'avons reçue de Huilla et Caconda par M. d'Anchieta. L'individu décrit par le Dr. Gijnther était originaire de Ptingo Andongo. M. Giinther range cette espèce dans le genre Psammophis, auquel il ressemble par son aspect; mais ses caractères de dentition ne sont pas d'accord avec ceux de ce genre. • * Le premier spécimei? de R. acuta parvenu en Europe a été recueilli en 1878 à Cassange par MM. Capeilo et Ivens; nous l'avons reçu en 1879, mais nous l'avions pris pour un individu de R. tritaeniata faute de l'avoir dûment examiné. m 117. Amphiophis angolensis PI. XI, fujs 3, 3 a-f Amphiophis angolensis, Bocage, Jorn. Ac. Se, Lisb., î\, 1872, p. 82; Peters, Sitz. Ber. Ges. Nat. Fr. Berl, 1881, p. 149. Ablabes Homeyeri, Peters, Monatsh. Ak. BerL, 1877, p. 620. Dromophis angolensis, BoclUj., Ber. Senckenb. Ges. Frankf., 1888, p. 55. Psammophis angolensis, Boideng., Proc. Zool. Soc. Lond., 1891, p. 307. Taille élancée, queue modérément longue. Tète étroite, légèrement apla- tie, à peine distincte du cou; museau court, arrondi au bout; région frênaie sillonée. Rostrale un peu plus large que haute, légèrement rabattue sur le museau, touchant aux internasales sans s"insinuer entre elles; celles-ci plus petites que les pré-frontales, triangulaires, en contact avec les nasales ; pré-frontales grandes, descendant sur les côtés du museau pour s'articuler à la frênaie par toute l'étendue de leur bord externe ; frontale longue, hexa- gonale, à bords externes un peu concaves et à extrémité postérieure arrondie; pariétales grandes, triangulaires, à extrémité postérieure obliquement tron quée ou arrondie ; frênaie quadrangulaire, une fois et demi plus longue que haute ; une pré-oculaire concave s'articulant en dessus à la pré-frontale et à la sus-oculaire, sans toucher ta la frontale; deux post-oculaires à peu-près égales ; temporales 1 + 2, celle du premier rang en contact seulement avec la post-oculaire inférieure. 11 séries d'écaillés lisses augmentant successi- vement de grandeur de la ligne dorsale au bas des flancs. Gastrostèges 142-149 ; anale divisée ; urostèges C2-81. Au maxillaire supérieur huit dents lisses inégales, irrégulièrement espacées, la 5^ la plus grande, les trois dernières les plus petites et décrois- sant graduellement, suivies de deux dents cannelées. La tète, brune ou noirâtre en dessus et sur les côtés, à l'exception des plaques labiales qui sont jaunes, est divisée transversalement par deux raies jaunes, l'une placée immédiatement derrière les yeux, l'autre coupant les pariétales par le milieu; un petit trait vertical jaune sur la pré-oculaire au-devant de l'œil; sur la nuque une large tache noire de forme hexagonale limitée en avant et en arriére par un petit espace jaune ; le cou porte un demi-collier noir ; une large bande d'un brun-olivâtre à double liséré noir et jaune occupe le milieu du dos et avance sur la queue jusqu'à un point plus ou moins rapproché de l'extrémité de cet organe,- commençant en général sur le demi collier noir, mais laissant chez quelques individus entre son origine et le demi-collier du cou un espace qui est occupé par quelques 114 taches irrégulières noires, alternes et confluentes sur la ligne dorsale. Les flancs et les régions inférieures d'un blanc teint de jaune et tirant parfois au bleuâtre sur les flancs. Chez quel(iues-uns de nos spécimens on voit sur les flancs deux lignes parallèles de points noirs ou noirâtres, l'infé- rieure beaucoup moins distincte. Le type de l'espèce est un individu recueilli par Bayâo au Dondo en 1868. Actuellement elle se trouve représentée dans nos collections par des individus provenant de plusieurs localités d'Angola: Caconda, Quin- diimbo et H/nnbe par M. d'Anchieta; Novo Redondo par M. F. Newton; Ptwgo-Andongo par Wehvitsch. De cette dernière localité était originaire l'individu décrit par Peters sous le nom d'Ablabes Homeijeri, en honneur du voyageur qui l'avait rapporté d'Angola ; un autre individu, dont l'ancien directeur du Muséum de Berlin a fait mention plus tard sous le nom d'J//?- phiophis angolensis, avait été pris à Makwge par von MechoAV. A cette liste de localités nous avons encore à ajouter Ambrizette, sur la côte d'Angola, dont M. P. Hesse a rapporté un exemplaire qui a été examiné par le Dr. Boet- tger (loc. cit.), et les bords du Lac Nyassa, où M. Simons a rencontré cette espèce (Boulenger, loc. cit.). 118. Psammophis sibilans Coluber sibilans, Linn., Syst. Nat., i, p. 383. Psammophis sibilans. Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1866.;). 48; Petcm, Monalsb. Ak. BerL, 1877, p. 615 ; Mocquard, Bull. Soc. PhiL, 1887, p. 78; Boettg., Ber. Senckenb. Ges. Frank f., 1888, p. 53. Ps. sibilans, var. stenocephala et var. leopardina, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., XI, 1887, pp. 205 et 206. Ps. irregularis, A. del Prato, Bacc. Zool. ml Congo dal Car. G. Corona, 1893, p. 11. Fig. Jan, Icon. Gén., Lkr. 34, pi. m, figs. 1, 2 e/ 3. Les individus d'Angola que nous rapportons au Psamorphif! sibilans ne présentent pas une parfaite uniformité de caractères; au contraire ils différent entre eux tant sous le rapport de la taille, plus ou moins élancée, et des proportions relatives du corps et de la queue, que par la conformation de leur tête et par certaines particularités de leur écaillure, sans parler des variations (ju'ils présentent dans leur système de coloration. D'après leurs caractères, on serait tenté de considérer dans quelques-uns de ces individus les représentants de variétés et espèces établies par divers auteurs ; mais ne pouvant pas les comparer directement à des exemplaires authentiques m de ces espèces et variélés, qui mallieureuscmeiit manquent à nos collections, nous éprouvons un certain embari'as à nous prononcer en faveur de leur identité, nous appuyant à peine sur des descriptions incomplètes, et nous ci-oyons agir plus sagement en présentant ici un résumé de leurs caractères difïérenliels, pouvant servir à caractériser les dilïérents types qui se présen- tent à notre observation et que nous considérons provisoirement comme autant de variétés. Var. A. Taille élancée, grêle ; queue effilée. Tète bien distincte du cou, longue, aplatie sur le vertex ; museau long, étroit, saillant. Rostrale étroite, rabattue sur le museau ; internasalcs petites, courtes, ayant à peine la moitié de la longueur des pré-fronlales; frontale étroite, rétrécie dans ses 73 posté- rieurs, aussi longue que les pariétales ; celles-ci triangulaires, à extrémité postérieure arrondie ou obliquement tronquée; deux nasales; frênaie étroite et longue, ayant en longueur trois fois sa hauteur et formant par sa jon- ction avec la pré frontale une arête saillante qui borde le vertex ; une pré et deux post-oculaires, la pré-oculaire rabattue sur le front mais ne touchant pas à la frontale ; temporales 1 -j- 2 -|- 3 ou ^^ -j- 3, disposées irrégu- lièrement chez quelques individus; neuf labiales supérieures, les 4^ 5^ et G*' en contact avec l'œil ; cinq labiales inférieures en contact avec les sous-mentales, dont celles de la deuxième paire sont pins étroites et plus longues. 17 séries longitudinales d'écaillés lisses, étroites et lancéolées sur la partie antérieure du tronc. Gastrostèges 461-173; anale divisée; urostèges doubles 109-127. Long, totale d'un de nos plus grands individus 1077 m.; long, de la queue 380 m. En dessus, depuis la tête jusqu'à l'extrémité de la queue, une large bande dorsale brun-rougeâtre qui comprend sept séries d'écaillés, bordée de chaque côté d'une ligne noire ou d'une série de petites taches de cette couleur, les bords des écailles comprises dans cette bande sont en général lisérés de noir; une raie étroite jaune sépare la bande dorsale d'une autre bande longitudinale de la couleur du dos ou cendré de plomb, suivant les individus; sur le bord inférieur de cette bande court une ligne noire, qui occupe exactement le milieu de la dernière rangée d'écaillés. Bas des flancs et parties inférieures d'un jaune pâle ; une ligne noire de chaque côté sur les gastrostèges marquant les limites de leur portion horisontale. Dessus et côtés de la tète, à l'exception des lèvres, d'un brun-rougeâtre, uniforme ou varié de trois raies transversales jaunes lisérées de noir, en général peu distinctes ; une tache étroite jaune sur la pré-oculaire et une autre sur les post-oculaires; une ligne noire sur le bord supérieur des labiales. Cette variété se trouve représentée dans nos collections d'Angola par des individus provenant de diverses localités: Rio Bengo, Catumbella, Biballa, Maconjo, Hiimhe et Ciinene (Anchieta). 116 Ces individus ressemblent sans doute à la var. subtaeniata, Peters*. En comparant leurs caractères a ceux de Tindividu décrit par Peters, la seule différence qu'on vient à constater entre eux consiste dans le nombre des urostèges, qui serait à peine de 54 chez la var. subtaeniata^ tandis qu'il varie de 109 à 127 chez nos échantillons. Var. B. Les individus appartenant à cette variété ressemblent par la conformation de la tète et du corps à ceux de la variété précédente. Leurs plaques céptialiques ont à peu-près les mêmes caractères : la forme et les dimensions de la frontale par rapport aux autres plaques sont les mêmes, la frênaie est longue et très étroite et forme par sa réunion à la pré-frontale une crête latérale saillante, les temporales sont disposées de la même ma- nière; mais la pré-oculaire est bien en contact avec la frontale et le nombre des labiales supérieures est différent, huit au lieu de neuf dont les 4^ et 5® seules touchent à l'œil. Le nombre des plaques ventrales et sous-caudales est à peu-près le même, 171 pour les premières et 93 pour les secondes. C'est surtout leur mode de coloration qui est bien diffèrent. Les plaques du dessus de la tête et les écailles du dos et des flancs sont finement poin- tillées de brun-fauve sur un fond grisâtre et variées de petits points noirs ; les écailles de la série médiane du dos, blanches ou jaunes dans leur moitié terminale et marquées vers le milieu d'un trait ou de deux points noirs, forment une jolie raie éti'oite alternativement noire et jaune, qui s'étend depuis la tête jusqu'à une certaine dislance de la base de la queue; à partir de ce point, trois raies d'un brun-fauve, plus ou moins distinctes, se prolongent jusqu'à l'extrémité de la queue. Nous observons ces caractères chez deux individus, l'un rapporté de Rio Coroca par MM. Capello et Ivens, Tautre recueilli dans cette même localité par M. d'Anchieta. Le premier de ces individus est le type de notre var. stenocc'phala'^ . Var. C. D'autres individus se rapprochent des deux variétés précé- dentes sans pouvoir leur être assimilés. Leur taille est moins grêle ; la tête présente une convexité plus marquée sur sa face supérieure; le museau est moins déprimé et plus large ; la frênaie moins étroite. Nous leur com[itons huit labiales supérieures, dont les 4® et 5® touchent à l'œil ; la pré-oculaire ne se trouve pas en contact avec la frontale; temporales j^ -\- 3, présentant quelquefois des anomalies. Écailles en 17 séries. Gastrostèges 104-172; anale double; urostèges doubles 90-103. 1 Peters, Reise n. Mossamb., m, Amphib., p. 121. 2 Bocage, Jorn. Ac. Se. Lhb., xi, 1887, p. 203. in Onant à leurs couleurs, elles sont variables, mais ils portent toujours à la tèle des taches symétriques, disposées de la même manière et formant un dessin assez caractéiistiipie, (\u\ se trouve bien représenté dans la lig. 3, pi. ni, livr. U, de l'Icon. Gén. de Jan. Ouelques-uns de ces individus, d'un brun-rougeàtre en dessus et d'un blanc-jaunâtre en Jessous, portent une large bande dorsale composée de sept rangées d'écailles et d'une teinte plus foncée, limitée de chaque côté par une ligne noire ou par une série de points noirs et marquée par des lignes obliques noires sur les extrémités des écailles de chaque série transversale; les taches de la tête, d'une couleur plus vive, sont lisérées de noir; sur chaque labiale une tache noire ou brune. En dessous d'une teinte pâle, jaunâtre; une ligne noire, souvent effacée, sur les limites latérales de la face ventrale du tronc et de la queue. Habitat : Lnanda, mi individu provenant du voyage du Roi D. Luiz à Angola ; Catumbella et Qiiissange, deux individus par M. d'Anchieta. Deux autres individus, l'un de Mossamedes du voyage de MM. Capello et Ivens, l'autre de CotiimbeUa par M. d'Ancliieta, présentent de chaque côté d'une étroite raie dorsale jaune une série de grandes taches irrégulières brun-roux bordées de noir; ces taches, bien distinctes sur les deux tiers antérieurs du tronc, sont remplacées sur le tiers postérieur du tronc et sur la queue par une bande brun-roussâtre. Sur les gastrostèges et urostèges une série longitudinale de points noirs de chaque côté et de nombreux points de cette couleur irrégulièrement disséminés. C'est d'après ces individus que nous avons admis une nouvelle variété sous le nom de var. kopardina ^ Var. D. Individus à corps long et à taille élancée, mais ayant le cou moins étroit et par suite la tête moins distincte du tronc. La tête et le museau plus courts ; le vertex de la tête moins déprimé et la crête latérale obtuse. L'écaillure de la tète ne présente pas de différences apréciables par rapport à la var. C, seulement nous remarquons que la frênaie est relativement moins longue et moins étroite, ayant tout-au-plus en longueur deux fois sa hauteur. La pré-oculaire ne touche pas à la frontale; huit labiales, les 4^ et 5® dans l'orbite; temporales 2 + 3. 17 séries d'écaillés. Gastrostèges 151-172; anale divisée; urostèges doubles 71-106. Ces individus sont surtout remarquables par leurs couleurs : en dessus d'un brun-olivâtre foncé, qui perd d'intensité sur les flancs; bas de flancs et parties inférieures d'un blanc lavé de verdâtre ou d'olivâtre. Chez quelques individus une raie étroite claire, tirant au jaune, parcourt la rangée vertébrale des écailles, commençant derrière la tête et terminant à une distance variable de la base de la queue. Les écailles dorsales sont d'une couleur uniforme ou bordées de noir et variées de taches, souvent confluentes, de cette couleur. * Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., xi, i887, p. 20G. 118 La tête est en dessus d'une couleur uniforme semblable à celle du dos ou ornée de trois raies transversales jaunes, l'une derrière les yeux, l'autre passant au milieu des pariétales, la troisième derrière ces plaques ; il y a toujours une petite tache jaune sur la pré-oculaire et une autre sur les post-oculaires. Habitat: Huilla, Caconda, Rio Ctice et Galanga (Anchieta). Cette variété doit se rapprocher beaucoup du Ps. irregularis, Fischer, que nous connaissons à peine par les figs. de Jan*. Var. E. Deux individus, adulte et jeune, de QuiUengues nous paraissent bien distincts de tous les autres non seulement par la forme de la tète, courte, convexe, élargie en arrière et distincte du cou, et par son museau court, mais aussi par ses couleurs d'un brun rougeàtre uniforme en dessus, blanchâtres en dessous, l'adulte avec deux séries parallèles de points noirs sur les gas- trostèges, le jeune présentant sur la ligne médiane du dos une série de petites taches jaunes qu'un petit trait noir de chaque côté rend plus appa- rentes. La tête en dessus de la couleur du dos, en dessous blanchâtre, sans taches, cà peine quelques points noirs sur les labiales et les écailles de la face inférieure de la tête et du cou. La description publiée par Peters du Ps. brevirostris- nous semble s'ada- pter bien à ces individus, envoyés au Muséum de Lisbonne par M. d'Anchieta. Nos constatons chez eux les principaux détails signalés par Peters. Le Dr. Fischer, qui avait eu l'occasion d'examiner plusieurs des espèces admises dans le genre Psammophis, était arrivé à cette conclusion: — que différents Psammophis à formes robustes et ayant 17 séries d'écaillés et 160-170 gastrostèges, les Ps. telensis, brevirostris, irregularis, peut-être même la var. sublaeniata, Peters, appartiennent à une seule variété du Ps. sibilans, répandue sur toute l'Afrique équatoriale, la var. intermedia. Nous croyons cependant que de nouvelles études sont nécessaires pour qu'on puisse fixer le nombre et les caractères différentiels des variétés de cette espèce. Les noms indigènes du Ps. sibilans et de ses variétés varient suivant les localités: un individu de Rio Bengo porte le nom de Liibio; ceux de Caconda, Bandangila ; ceux de Quissange et Galanga, Uanga. Le Ps. sibilans est fort répandu en Angola, où il a été rencontré sur la région littorale et sur les hauts-plateaux de l'intérieur. Il est aussi assez abondant au Congo. ^ Jan, Icon. Gén., livr. 34, pi. iv, fifrs. i pI 2. 2 Pelers, Sitz. Ber. Ges. Nat. Fr. BerL, 1881, p. 89. 119 119. Dryiophis Kirtlandii Leptopliis Kirllnndii. Halloïc, Proc. Ac. Philad., ii, 1844, ;?. 62. Dryiophis Kirllnndii, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1800, ;). 48; Boctfg., Ber. Senckenb. Ges. Frankf., 1888, p. 65; MocqmmL, Bull. Soc. PhiL, 1880, p. 145; A. del Prato, Race. Zool. nel Congo dalCav. G. Corom, 1893, p. 13. Cladopliis Kirtlandii, A. Dum., Arch. Mus. Paris, x, 1861, p. 204, pi. XVII. pgs. 8, 8 a. Thelotornis Kirtlandii, Peters, Reise n. Mossamb., m, Amphib., p. 131, pi. XIX, fig. 2. Dryiophis Oatesi, Giuitli., Dates, Matab. Land and Vict. Fcdls, 1893, App., Herpet., p. 330, pi. D. Fig. Jan, Icon. Gén., livr. 32, pi. iv, fig. 2. Les collections du Muséum de Lisbonne renferment dix individus de cette espèce, deux de Moçambique, un du Gabon et sept d'Angola ; ceux-ci de diverses provenances : Duque de Bragança, par Bayâo, Quissange, Biballa, Rio Quando, Quillengues et Huilla, par M. d'Anchieta. L'exemplaire du Gabon, don d'Aubry Lecomte, et celui du Duque de Bragança appartiennent à la forme typique de l'espèce. L'écaillure et le mode de coloration de la tète sont chez eux parfaitement d'accord avec les descri- ptions et les figures publiées d'après des individus d'Afrique occidentale. Leur museau est aplati et, par suite de cet aplatissement, la rostrale et la nasale sont rabattues sur la face supérieure du museau; la tête en dessus est d'un vert-sombre, cette couleur couvrant également les joues et la partie supérieure des tempes et s' étendant sur la nuque et le cou, mais les lèvres, la partie inférieure des tempes et la face inférieure de la tête et du cou sont d'un beau rose-carminé ; ces deux couleurs, rose et vert, se trouvent nette- ment séparées par une ligne droite qui part de la narine, passe au-dessous de l'œil et se dirige directement en arrière sur la région temporale. La figure de la tète publiée par A. Dumeril et celle de Jan donnent une idée exacte du type de l'espèce, auquel appartiennent les individus observés jusqu'à présent dans l'Afrique occidentale et, d'après la description publiée par M. Boettger, ceux rapportés par Hesse de Banana, Povo Nemeldo et Povo Netonna, dans le Bas-Congo. Nos individus de Moçambique sont, selon nous, les représentants d'une variété distincte, var. mossambicana. La figure citée de Peters donne une idée de la conformation et des couleurs de leur tête, seulement les teintes d'un rose carminé n'y sont pas exactement rendues, ayant eu beaucoup à souffrir de l'action de l'alcool. Leur museau est plus étroit et moins 120 déprimé vers le bout; la rostrale et la nasale sont plus faiblement repliées sur la face supérieure du museau; comme chez la forme typique, la tète est verte en dessus, d'un rose carminé pâle, avec les lèvres, en dessous, mais une raie d'un rose plus vif ponctuée de noir part de la rostrale, passe sur lœil, traverse les tempes en augmentant de largeur et termine sur les côtés du cou; au-dessous de l'œil cette bande émet un petit prolongement de forme triangulaire qui couvre la 6** labiale; les bords des labiales et les écailUes de la partie inférieure de la tête et du cou sont marquées de points noirs ^ Nos individus d'Angola, à l'exception de celui du Duque de Bragança, ressemblent tout-à-fait à l'individu du pays des Matebeles décrit par M. Giin- ther sous le nom de D. Oatesi. La forme, l'ècaillure et les couleurs de la tète rappelent également ce que l'on observe chez nos individus de Moçambique avec cette seule différence : le dessus de la tète, au lieu d'être d'une teinte verte uniforme, présente un curieux dessin rose-carminé ponctué de noir en forme de T ou mieux de Y, dont la partie supérieure se trouve exacte- ment entre les yeux, et la branche verticale occupe la suture des pariétales et se prolonge en arrière plus en moins sur la nuque. La fig. citée de Giinther reproduit avec la plus grande exactitude ces caractères de colo- ration. D'autres particularités signalées par notre excellent ami, telles que les rapports de la pré-oculaire avec la frontale et la présence de deux post-oculaires, au lieu de trois, nous semblent peu importantes: chez des individus des deux autres variétés les rapports entre la pré-oculaire et la frontale sont à peu-près les mêmes, et chez deux de nos individus d'Angola nous ti'ouvons deux post-oculaires d'un côté et trois de l'autre-. La forme typique et les deux variétés du D. KirtlandU paraissent avoir un habitat distinct. La première appartient à l'Afrique occidentale et se répand par le Gabon et le Congo jusqu'à la partie septentrionale des terri- toires d'Angola; la var. mossambicana se trouve dans l'Afrique orientale occupant une aire géographique dont les limites sont encore à délerminer ; la var. Oatesi, la plus méridionale des trois, vit dans les pays des Mate- beles et se montre fréquemment dans les hauts-plateaux d'Angola au sud du Quanza. Les étiquettes des individus de Biballa portent le nom indigène, N'hoca- menha; les indigènes du Quando l'appelent Cucuta (Anchieta). 1 Un individu de Moçambique, faisant partie d'une collection de reptiles recueillis à Manica, dont notre ancien collègue et ami M. A. Ennes nous a fait cadeau, conserve encore ses couleurs presque intactes, telles que nous les avons décrites. 2 Nous ne pouvons pas accorder la valeur de caractères différentiels à cei-taincs va- riations dans l'ècaillure de la tète do quelques (q)hidiens, variations qui rentrent facilement dans la catégorie des anomalies individuelles, surtout si elles ont été à peine observées chez un seul individu. 121 120. Bucephalus capensis Biicephalns capensis, Smith, III. Zool. Soc. Afr., m, Hept.,pls. x-xui; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., iv, 1873, p. 28!2 ; Bocltg., Ber. Senckenb. Ges. Frank f., 1888, p. 65 ; A. del Prato, Race. Zool. 7iel Congo dal Cav.G.Corona, 1893, p. 12. B. typiis, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1866, p. 48; vu, 1870, ;;. 96; Peters, Sitz. Ber. Ges. Nat. Fr. B?rl., 1881, p. 149. Fig. Smilh, III. S. Afr. Zool., Bept., pis. m et x-xiii; Jan, Icon. Gén., livr. 32, pi. IV, fig. 1. Le Bucephahis capensis est très abondant en Angola dans la zone des hauts-plateaux. Nous l'avons reçu de plusieurs localités de l'intérieur: St. Salvador du Congo (P*^ Barroso) ; Dague de Bragança (Bayâo) ; Rio Quando (Capello et Ivens); Ambaca, Quissange, Quindumbo, Galanga, Ca- conda, Huilla et Humbe (Anchieta). A ces localités nous pouvons ajouter Malange d'après Peters (loc. cit.). Les variétés représentées dans les planches xi et xn de Smith et la variété noire tachetée de jaune dont Jan a publié la figure dans. son Iconogra- phie Générale sont les plus communes ; mais nous avons encore à signaler une variété verte, une autre d'un rouge de brique uniforme en dessus, plus pâle en dessous, et une troisième jaune ou fauve ponctuée de brun, marquée d'une tache allongée noire sur les côtés du cou et présentant une série de petites taches triangulaires noires le long des flancs sur la dernière rangée d'écaillés. La première de ces variétés nous vient du Humbe, la seconde de St. Salvador, la troisième du Duque de Bragança, de Caconda et du Humbe. Nous n'avons jamais rencontré le B. capensis parmi les reptiles reçus du Congo et capturés dans les bords du Zaïre ou dans la côte maritime. M. Boettger cite un individu rapporté du Congo par le Dr. Biittner et faisant partie des collections du Muséum de Berlin, mais sans nous donner aucune indication précise au sujet de la localité où il aurait été pris. Cet individu appartiendrait à la variété noire tachetée de jaune, l'une des plus répandues en Angola (Boettg., loc. cit.). Quelques-uns de nos spécimens portent l'indication du nom que lui donnent les indigènes: Bamba-bamba à St. Salvador; Kamacucuto à Ambaca; Turulangila à Quindumbo, Caconda et Quissange. L'individu rapporté du Quando par MM. Capello et Ivens portait le nom indigène Quilengo-lengo. 122 121. Crotaphopeltis rufescens Coluber rufescens, Gm., Si/st. Nat., i, p. 1094. Crotaphopeltis rufescens, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., \, 1866,;?. 49; ibhl, Yii, 1879, p. 96; Mocquard, Bidl. Soc. PhiL, 1889, j). 145. Leptodira rufescens, Pelers, Monatsh. Ak. Berl, [SU, pp. 615 c/620; Sitz. Ber. Ges. Nat. Fr. Berl., 1881, p. \ï^;Boettg., Ber. Senckenb. Ges. Frank/., 1888, p. 72 ; A. del Prato, Race. Zool. vel Congo dal Cav. G. Corona, 1893, p. 12. Fig. Jan, leon. Gén., livr. ^9,jj1. ii, fig. 1. Cet ophidien, très répandu dans l'Afrique inter-tropicale et australe, se laisse voir partout en Angola et au Congo. La liste des localités d'où nous l'avons reçu est assez longue: Cabinda et bords du Zaïre (Neves Ferreira); St. Salvador du Congo (P® Barroso); Datide (Banyures); Dondo (Bayâo); Rio Quango (Capello et Ivens) ; Benguella, Quissange, Quindumbo, BibaUa, Huilla, Caeonda, Quillengues, Gambas et Humbe (Anchieta). M. Boettger fait mention de plusieurs individus rapportés de Borna et des environs de Banana par Hesse, et M. A. del Prato a rencontré un individu dans une collection de reptiles recueillis au Congo par M. Corona. Les noms que lui donnent les indigènes varient suivant les localités : à Si. Salvador, Bamha-a-ndumbe ; au Dande, Mussala; à Quissange, Quin- dumbo et Caeonda, Bandangila; dans la région du Quango, Quibandangila. 122. Crotaphopeltis semiannulatus Telescopus semiannulatus, Smith, lll. S. Afr. Zool., Rept., pi. 72; Peters, Reise n. Mossamb., ni, Amphib.,p. 127. Leptodira semiannulata, Bouleug., Sijnops. Snak. S. Afr., 1887, p. 9 ; Boettg., Ber. Senckenb. Ges. Frankf., 1887,;;. 162. Fig. Smith, lll. S. Afr. Zool., Rept., pi. 72. A juger d'après le petit nombre d'individus du Crotaphopeltis annulatus, que nous. avons reçus d'Angola, cette espèce doit y être rare et son habitat assez restreint. De cinq spécimens envoyés par M. d'Anchieta deux ont été recueillis à Gambos, deux au Humbe, le cinquième à Quissange; c'est donc 123 dans la partie méridionale des hauts-plateaux d'Angola qu'elle paraît habiter de préférence. Celte espèce a été découverte par Smith dans l'Afrique australe, mais cet auteur n'a pas donné aucune indication sur la provenance de l'individu décrit et nommé par lui Tclescopiis semianmdatm. On l'a rencontrée plus tard dans les pays des Gnmds-Namaquois et des Herreros (Boettger et Peters) et dans l'Afrique orientale à Cahaceira, sur le continent en face de l'île de Moçambique (Peters). Assez rare dans les collections, elle était en 1887 un des desiderata du Muséum Britannique (Bouleng., loc. cit.). Chez l'individu décrit par Smith le nombre des gastrostèges et des urostéges, 206 et 55 respectivement, est inférieur à ce que nous constatons chez nos spécimens: gastrostèges 232-242; doubles urostéges 77-83. Les chiffres indiqués par M. Boettger se rapprochent de ceux de Smith : gastrostèges 219, doubles urostéges 51. Chez le spécimen de Cabaceira Peters a trouvé 223 gastrostèges et 72 paires d'urostèges, à peu-près comme chez nos individus. Le nombre des semianneaux noirs qui ornent le dos de cette espèce varie également: chez nos individus nous comptons 30 à 33 sur le tronc et 11 à 17 sur la queue; Peters en a trouvé 27 et 51 sur le tronc, 10 et 22 sur la queue; Smith 34 sur le tronc, 18 sur la queue; Boettger 34 sur le tronc, 15 sur la queue. Le plus grand de nos individus est long de 840 m., la queue ayant 172 m. 123. Dipsas pulverulenta Dipsas pulverulenta, Fischer, Ahh. Geb. Nat. Hamhurcj, 1856, j). 81, pi. m, fig. 1; Peters, MonaUh. Ak. BerL, 1877, /). 615; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., xi, 1887,;?. 186; Boettg., Ber. Senckenh. Ges. Frankf., 1888, p. 75. Fig. Jan, Icon. Gén., livr. 38, jiJ. iv, fig. i. Cette espèce est représentée dans nos collections d'Angola e du Congo par trois exemplaires: un rappoité du Bas Congo par M. d'Abreu Gouveia, les deux autres offerts par M. le Vice-Amiral Sampaio. Ces derniers faisaient partie d'une collection de reptiles d'Angola que M. Toulson avait réunie à Loanda, mais ils ne portaient aucune indication précise de leur prove- nance. Elle a été recueillie à Chinchoxo par l'Expédition allemande à la côte de Loango (Peters, loc. cit.). 124 124. Dipsas Blandingii Toxicodryas Blandingii, Halloiv., Proc. Ac. Philad., ii, 1845, ja. 140. Dipsas Blandingii, Petcrs, Monatsh. Ak. BerL, 1877, p. 615; Boettg., Ber. Senckenb. Ges. Frankf., 1888, p. 74. Trigiyphodon fuscum, Mocqiiard, BuU. Soc. PhiL, xi, 1887, p. 80. Fig. Fischer, Abh. Geb. Nat. Hamburg, 1856, pL m, pg. 4 (la tête). Habite le Bas-Congo sur les bords du Zaïre et sur la côte maritime. L'Expédition allemande à la côte de Loango l'a rappoitée de C/tincJioao (Peters, loc. cit.) et Hesse du Povo JSemelâo, près de Banana (Boettger, loc. cit.). Un individu de celte espèce, provenant, comme ceux de la D. pulve- rulenla, de la Collection -Toulson, appartient actuellement au Muséum de Lisbonne. 125. Microsoma collare PI. Xl\,fi(js. 1, la-b,l 2a-b Microsoma collare, Peters, Monotsb. Ak. BerL, 1881, p. 18:2; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., xi, 1887, ;j. 182. ? M. fulvicollis, Mocqnard, Bull. Soc. Phil, 1887, p. 65. ? Palaemon Barthii, Jan, Prod. Icon. Ophid., 1859, p. 9; Icon. Gén., livr. 15, pi. I, fig. 3 ; Gilnth., Ann. et Mag. N. H., 1865 (i), p. 90. Nous rangeons provisoirement sous le même nom spécifique quatre individus du genre Microsoma de notre collection, trois provenant d^Angola, le quatrième du Congo. Ces individus diffèrent entre eux par quelques parti- cularités du mode de coloration et de l'écaillure, et se rapprochent plus ou moins d'autres espèces ayant cours dans la science, quoique imparfaitement connues. Ainsi nous jugeons que ce que nous avons de mieux à faire c'est de présenter ici un aperçu des caractères de nos spécimens, afin de contri- buer avec quelques nouveaux éléments à la révision complète des espèces qui doivent constituer le genre Microsoma. A. (PI. XIV, fig. 2). Corps long et grêle, queue très courte, tête à peine distincte du tronc. Rostrale plus laige que haute, rabattue sur le museau par son angle supérieur; inlernasales plus courtes et i)lus étroites que les pré-frontales ; frontale plus longue que large, hexagonale, à angle postérieur. aigu ; pariétales irrégulièrement triangulaires ; nasale divisée ; pas de frênaie ; une pré et une post-oculaire; deux temporales, 1 -|- ^' longues et étroites, celle du premier rang la plus longue; sept labiales supérieures, les 3*^ et 4** en contact avec l'œil, la S** la plus haute, la G® la plus basse, les 0*^ et 7*^ en contact avec le bord inférieur de la r temporale ; mentonnière médiocre, triangulaire, séparée de la P paire de sous-mentales par la 1'' paire de labiales inférieures; cinq de celles-ci en contact avec les sous-mentales. 15 séries d'écaillés. Gastrostéges 228 ; anale double ; IG paires d'urostèges. Long, totale 415 m. ; la queue 21 m. ; diamètre du tronc 8 m. En dessus d'un noir brillant; un collier d'un blanc-fauve derrière la nuque; les lèvres et la face inférieure de la tête de cette même couleur; les urostèges et une partie des gastrostéges de la couleur du dos, les autres gastrostéges d'un blanc-fauve au centre et noires sur les côtés. Un individu de Quindumho par M. d'Anchieta. Les caractères de cet individu nous semblent d'accord avec ceux de l'individu décrit par Peters sous le nom de Microsoma collare. Comparé au Palaemon Bart/iii, il lui ressemble également à rexce[)tion de la fron- tale, qui a une forme un peu différente, et des sous caudales, simples chez celui-ci, doubles chez l'individu de Quindumbo. Il faut cependant observer que chez [individu type du P. Barthii figuré par Jan il y a une paire d'urostèges immédiatement après l'anale. Un individu du Vieux Calabar rapporté par Giinther au P. Barlhii doit également se rapprocher beaucoup de notre spécimen. B. (PI. XIV, fig. 1). Plus long et moins grêle que le précédent. L'écail- lure de la tête à peu-près identique. Nous avons à peine à signaler la présence de deux post-oculaires au lieu dune. Le même nombre de séries d'écaillés. Gastrostéges 219 ; anale divisée; urostèges doubles 22. Long, totale 512 m. ; la queue 30 m. ; diamètre du tronc 9 m. En dessus cendré de plomb, les écailles lisérées de noir; la tête d'une teinte fauve, plus pâle derrière la nuque, avec une grande tache triangulaire noire sur sa face supérieure; la couleur fauve du cou est séparée de la teinte foncée du dos par une étroite bande transversale noire peu distincte; toutes les régions inférieures d'un blanc lavé de fauve à l'exception des extrémités latérales des gastrostéges, qui sont de la couleur du dos. Cet individu nous vient de Cazengo par M. A. da Fonseca La présence de deux post-oculaires, au lieu d'une, est le seul caractère différentiel que nous ayons à signaler par rapport à l'exemplaire précédent. Par ce caractère et par ses sous-caudales doubles il diffère également du P. Barthii. Ses couleurs ne sont pas en désaccord avec ce que l'on observe chez le M. collare et le P. Barlhii. Par l'ensemble de ces caractères cet indi- vidu se rapproche surtout du M. fulcicollis, Mocquard ; seulement le nombre des gastrostéges est chez celui-ci beaucoup plus élevé, 249 au heu de 219. m C. Plus long et proportionellement plus gros que le spécimen A. L'écail- lure de la léte sans variations remarquables si ce n'est la présence de deux post-oculaires, caractère qui lui est commun avec l'exemplaire B. 15 séries d'écaillés. Gastrostèges 2i6; anale double; uioslèges doubles 17. Long, totale 870 m. ; la queue 47 m. ; diamètre du tronc 13 m. D'un noir-bleuâtre partout; à peine quelques marbrures plus pâles sous la gorge. Un individu de Quinâumho par M. d'Ancliieta. Sous le rapport de l'écaillure cet individu se trouve précisément dans le cas du précédent. Par ses couleurs il difïère des deux types spécifiques, ou prétendus tels, M. coUare et P. BarthU, dont nous nous servons pour termes de comparaison. D. Long et très grêle. Dans l'écaillure de la tête nous avons à signaler: deux post-oculaires et trois temporales, 1 + T' ^'^ '^ labiale plus basse que la 6® et en contact par son bord supérieur avec la temporale inférieure du second rang. Écailles disposées en 15 séries. Gastrostèges 201 ; anale simple; urostèges doubles 20. Long, totale 376 m.; la queue 24 m; diamètre du tronc 7 m. D'un brun-cendré en dessus avec les bords des écailles noirs; en dessous blanc teint de fauve. La tête de cette couleur avec une tache noire couvrant les pré-frontales, la frontale, l'œil et la 4^ labiale de chaque côlé. Sur le cou, derrière la nuque, un étroit collier noir, qui tranche sur le fauve de la tête et se confond en arrière avec la teinte foncée du dos. , Un individu rapporté du Congo par 31. J. B. d'Abreu Gouveia. Ce qu'il y a de vraiment remarquable chez cet individu c'est le nombre différent des temporales et la présence d'une anale simple. Si l'on parvenait à constater l'existence de ces particularités chez d'autres individus, il faudrait sans doute leur accorder la valeur de caractères spécifiques. 126. Calamelaps polylepis IX, fig. 2, 2 a-d Calamelaps unicolor, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., m, 1870, p. G8. C. polylepis. Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., 1873, p. 210. C. miolepis, Gunth,, Ann. et Mag. N. IL, 1888, p. 323. Le C. polijkpis diffère à peine du C. unicolor (Calamaria nnkohr, Reinhdt.) par le nombre de ses rangées d'écaillés, 21 au lieu de 17. Les 127 couleurs du type de l'espèce, provenant du Dondo, sont uniformes et d'un noir luisant; mais un autre individu de Cazengo, est d'un beau brun-marron en dessus, plus pâle en dessous, avec les bords des gastrostèges tirant au jaune, et chez un troisième individu de Quissange, plusieurs gastrostèges, isolées ou réunies par groupes, sont d"uu jaune vif (pii tranche sur la couleur noire du corps. Le nombre des gastrostèges et urostèges varie beaucoup suivant les individus; nous comptons IGIJ à 212 gastrostèges et IG à 27 urostèges paires*. L'anale est toujours divisée. Le plus grand de nos spécimens est long de 480 m., la queue y entrant pour 50 m. Nous possédons dans les collections du Muséum cinq individus de cette espèce provenant d'Angola et recueilhs en quatre localités de l'intérieur: Dondo, Quissange et Htimbe, par M. d'Anchieta, Cazengo, par M. Alberto da Fonseca. L'individu décrit par M. Giinther sous le nom de C. miolepis est origi- naire des bords du Lac Nyassn. Les caractères signalés par cet auteur sont d'accord avec ceux de nos spécimens: 21 séries d'écaillés; 205 plaques ventrales; 18 sous-caudales; couleur uniforme noire; l'écaillure de la tète comme chez le C. unicolor. 127. Uriecliis capensis Elapomorphus capensis, Smith^, III. S. Afr. ZooL, ni, liept., App., p. 16. Uriechis capensis, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., m, 1870,;;. 68; Peters, Reise n. Mossamb., ni, Amph., p. 112; Gilnth., Ann. et Mag. ZooL, 1888, p. 324. Fig. Jan, Icon. Gén., livr. 15, pi. i, fig. 5. Les spécimens du genre Uriechis que renferme le Muséum de Lisbonne diffèrent entre eux, mais leurs différences ne sont pas précisément d'accord avec celles dont se sont servis les auteurs pour caractériser les sept espèces * Voici en détail le nombre des gastrostèges et urostèges de chacun de nos spécimens : A. Indivi du du Dondo : Gastr. 214, A V„ Urost. %, B. n du Humbe : » 2U3, A Vi, " 'Vis C. » de Cazengo: i) ■182, A Vi, " 27/27 D. » de Quissange: )) m, A Vi, » 27/2, E. » de Quissange: n 198, A % » ^u 128 actuellement inscrites dans ce genre sous des noms divers*. C'est de VU. cd- pensis qu'ils se rapprochent davantage. Nos individus d'Angola ont été recueillis par M. d'Anchieta à Novo Bedondo, Biballa, Quindumbo et Gambos; un individu de chaque localité, à l'exception de Quindumbo, d'où nous en avons reçu deux. Les deux spécimens, adulte et jeune, de Gambos et Novo Redondo, ressemblent parfaitement par l'écaillure de la tète et par leur mode de coloration à l'individu figuré par Jan sous le nom d'f/. capensis et provenant de la Colonie du Cap. Nous leur comptons sept labiales, les 3® et 4^ touchant à l'œil, la 5^ en contact avec la pariétale ; ils ont deux pi é-frontales ; une pré et une post-oculaire; deux temporales en deux rangs, 1 + i ; la nasale simple; la mentonnière large et s'articulant aux sous mentales de la l'' paire; la rangées d'écaillés. La tète brune en dessus porte de chaque côté une tache irrégulière noire, qui couvre l'œil et deux ou trois labiales, et une tache arrondie de la même couleur sur la temporale du premier rang ; le cou est orné d'un large demi-anneau noir, séparé de la nuque et du dos par un petit espace blanc-jaunâtre; le dessus et. les côtés du tronc et de la queue dun brun roux avec de petites taches brunes sur le centre des écailles, qui forment des lignes longitudinales, plus distinctes sur la partie supérieure du dos ; les régions inférieures d'un blanc-jaunàtre sans taches. Ces individus se font remarquer par leur gracilité : chez l'adulte, long de 272 m., le diamètre maximum du tronc atteint à peine 4 m. ; le nombre de ses plaques ventrales, 191, est beaucoup plus élevé que celui attribué généralement à VU. capensis; il a 44 sous-caudales doubles et l'anale divisée. Nos individus de Quindumbo, deux adultes, ont des formes moins grêles, plus épaisses, des couleurs uniformes d'un brun-olivâtre et la nasale divisée. Par ces particularités ils ressemblent à VU. limulatus, décrit et figuré par Peters; mais tous les aulres détails de l'écaillure de la tête, y compris la séparation des sous-labiales de la P paire, disposition à laquelle le Dr. Gïinther semble attacher une certaine valeur; le dessin de la tète; la présence du demi-collier noir au cou; tous ces caractères leur sont com- nmns avec VU. capensis. Ils ont respectivement 171 et 180 gastrostèges, 1 1. Uriechis (Elapomorphiis) cnppusis, Smifli, ///. S. Afr. Zool, m, App., p. 16. 2. U. lunnlatiis, Pclors, Monatsb. AI:. BerL, ISoi, p. ()2;5; Reisc n. Mossaiiih., m, p. 113, pi. xviii, lig. 2. 3. U. nigriceps, Peters, Monatsb. Ak. BerL, 1834, p. C23; Reise n. Mossmnh., m, p. 111, ;)/. xviir, fig. 1. 4. U. lineatus, Peters, Monatsb. Ak. Bcrl, 1870, p. 643, pi. i, fig. 3. 5. U. concolor, Fischer, Jahrb. Nat. Mus. Uambnrg, 1884, p. 4, pi. i, fig. 1. 6. U. Jacksonii, Giiiith., Ann. et Mag. Zool., i, 1888, p. 325. 7. U. anomala, Bouleng., Ann. et Mug. N. H., xii, 1893, p. 273. 129 58 et 59 iirostèges; l'anale est divisée. Le plus grand est long de 400 m., la queue y entrant pour 79 m. ; diamètre du tronc 6 à 7 m. Chez l'individu de liiballa nous constatons également le dessin caracté- ristique de VU. capensis à la tète et la présence du demi-collier noir au cou. Sa taille est fort élancée et grêle. Certaines particularités dans le nombre et la disposition des pla(pies céplialiques plaideraient en faveur de sa distin- ction spécilique, si elles se présentaient également des deux côtés de la tète, ce qui n'est j)as : du côté gauche on voit six labiales à peine, les 2*^ et 3® touchant à l'œil, les 4® et 5® en contact avec la paiiétale, une seule temporale, celle du second rang ; du côté droit, sept labiales, les 2** et 3** rentrant dans l'orbite, la 5® seule en contact avec la pariétale, deux temporales, 1 -[- 1. Au côté gauche il y a évidemment la fusion des 2^ et 3*^ labiales en une seule plaque et l'union de la temporale du 1*^'' rang à la labiale qui lui correspond; ce sont d'e simples anomalies qu'on aurait tort, selon nous, de regarder comme caractères dilîérentiels. Sur un fond brun-jaunâtre cet individu porte le long du dos trois lignes parallèles de points noirs bien distincts, comme chez VU. lineatus, mais il n'a pas les deux premières sous-labiales en contact sur la ligne médiane, comme c'est le cas chez cette dernière espèce. Il a 161 gastrostèges e 41 urostèges; l'anale est double. Long, totale 230 m. ; long, df la queue 31 m. ; diamètre du tronc 3,5 m. Par l'ensemble de ses caractères, et en faisant la part aux anomalies, cet individu ne peut pas être considéré, ce nous semble, spécifiquement distinct des autres spécimens d'Angola que nous rapportons à VU. capensis. PROTEROGLYPHA 128. Elapsoidea Gùntherii PI.XIVJkjs. 3,3a-c Elapsoidea Giintherii, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1866, p. 70, pi. i, figs. 3, 3 a-b; ibid., iv, 1873, p. 224; Sauvage, Bull. Soc. Phil., 1884, p. 201 ; Boettg., Ber. Senckenb. Ges. Frankf., 1888, p. 82. Elapsoidea semiannulata, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., vni, 1882, p. 303. Trois petites dents lisses derrière les crochets cannelés à la mâchoire supérieure ; les dents antérieures de la mâchoire inférieure plus grandes que les autres. Tête peu distincte du cou, à museau arrondi et légèrement déprimé. Yeux médiocres à pupille ronde. Deux nasales ; pas de frênaie. Corps allongé, étroit, cylindrique; queue courte. Écailles lisses disposées en 13 séries. Plaques ventrales non carénées. 9 430 Rostrale large, triangulaire, rabattue sur le museau ; internasales pen- tagonales, plus courtes et plus étroites que les pré-frontales; celles-ci des- cendant sur les joues pour s'interposer à la nasale postérieure et à la pré- oculaire, qu'elles séparent complètement chez quelques individus ; frontale hexagonale, à bords latéraux convergents et terminant d'ordinaire en angle aigu; pariétales allongées, à extrémité postérieure obli(iuement tronquée; deux nasales dont l'antérieuie est la plus grande ; une pré-oculaire grande ; deux post-oculaires égales ; temporales i -{-'i, celle du premier rang la plus grande. Sept labiales supérieures dont les 3^ et 4'' touchent à l'œil, la 6*= la plus grande et s'articulant à la temporale du premier rang par son bord supérieur; sept labiales inférieures, celles de la première paire en contact sur la ligne médiane, les quati'e premières de chaque côté touchant aux sous-mentales. Gaslrostèges 142-159; anale simple; urostèges doubles, entremêlées de plaques simples chez quelques individus, 13-25. Un de nos plus grands individus a 550 m. de longueur totale, et la queue 51 m. Le mode de coloration varie beaucoup donnant lieu à quelques variétés qui méritent d'être signalées : Yar. A. Sur toute l'étendue du tronc et de la queue, couvrant le dos et les flancs, de larges bandes transversales ou semi-anneaux alternativement noirs et cou- leur d'ardoise, séparés par des lignes étroites de taches blanches ou jaunes; les semi-anneaux noirs sont les plus étroits et les lâches de chaque ligne de séparation occupent les bords d'une seule rangée décailles. Le nombre des semi-anneaux noirs est variable. Le dessus et les côtés de la tète d'une teinte uniforme couleur d'ardoise ; les régions inférieures et les labiales dun olivâtre clair avec les bords des gaslrostèges et des urostèges d'une teinte plus foncée. Chez un individu adulte nous comptons ïQ lignes transversales de taches blanches sur le tronc et 6 sur la ipieue ; chez un individu jeune ces taches sont d'un jaune assez vif. Var. B. Des semi-anneaux plus étroits d'une teinte claire gris-brunâtre alternent avec les semi-anneaux plus larges d'un brun foncé; les parties inférieures d'un blanc sale ; les bords des gastrostèges et des urostèges plus rembrunis. Yar. C. (PI. XIV, figs. 3, 3 a-c). En dessus dune couleur uniforme ardoisée-noirâtre avec des lignes transversales de taches blanches, plus rapprochées deux à deux, sur le dos et les flancs. Parties inférieures entièrement blanches ou d'un blanc teint de fauve, avec les gastrostèges et les urostèges lisérées de brun. Chez 131 quelques individus il y a une ligne courbe de petites taches blanches de chaque côté du cou immédiatement derrière la tête. Yar. D. Elapsoidea semiannidata, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., vni, 1882, p. 303. Blanche avec les bords des écailles, des gastrostèges et des urostèges d'un fauve pâle; à compter de la nmiue une série de semi-anneaux noirs, un peu plus larges ou un peu plus étroits que les intervalles qui les séparent. Un anneau très étroit noir autour de l'œil et, chez un de nos spécimens, une petite tache noire en losange sur la ligne de jonction des pariétales, immédia- tement derrière l'extrémité de la frontale. L'écaillure de la tête ne présente rien de particulier par rapport aux autres variétés. Séries d'écaillés 13. Gastrostèges 143-145; anale simple; urostèges *7i9 chez un de nos indi- vidus, Vi + 6 + 1717 = 24 chez l'autre. Long, totale 181 m., long, de la queue 18 m. Ces quatre variétés se trouvent représentées dans nos collections par des individus de diverses provenances. A la var. A appartiennent deux individus, adulte et jeune, rapportés de Cabinda par M. d'Anchieta en 1865. De la var. B. nous avons deux individus de Maconjo, dans l'intérieur de Mossamedes, par M. d'Anchieta, et un individu de Bissau, don de Ley- gnarde Pimenta. La var. C nous vient "surtout des hauts-plateaux d'Angola, Galanga, Caconda et Gambos et aussi de Maconjo; tous ces spécimens recueilhs par M. d'Anchieta. Enfin nous possédons deux individus de la var. D: l'un, type de 1'^^. semi- annulata, envoyé en 1882 de Caconda par M. d'Anchieta, l'autre, de Huilla, qui nous a été donné par le R. P^ Antunes, chef de la Mission Catholique de Huilla. * * Le genre Elapsoidea comprend actuellement cinq espèces : 1. E. SundevaUii (Elaps Sundevallii), Smith, 111. S. Afr. Zool., ni, Rept., pi. 2. E. Gûntherii, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1886, p. 70, pi. i, figs. 3, 3 a-b. 3. E semiannidata. Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., vni, 1882, p. 303. 4. E. Hessei, Boettg., Ber. Senckenb. Ges. Frankf., 1888, p. 82. 5. E. nigra, Gunth., Ann. et Mag. N. H., 1888 (i), p. 332. De la première de ces espèces on connaît à peine la figure, publiée par Smith, d'un individu recueilli par Sundevall dans l'Afrique australe, 132 à l'est de la Colonie du Cap, et, suivant M. Boulenger, nul autre individu de cette espèce n'aurait été retrouvé depuis l'époque de sa découverte ; mais l'examen de la description et de la figure de Smith nous permet de reconnaître que cette espèce se rapproche beaucoup par l'ensemble de ses caractères morphologiques de ÏE. Gmitherii. Deux autres espèces, VE. semi- anmdata et VE. nigra, se trouvent précisément dans le même cas. C'est seulement dans leur mode de coloration qu'il y a des différences à constater. Quant à VE. Hessei, elle dilïère à peine de VE. semiannulata par cette particularité: — les labiales inférieures de la première paire ne se trouvent pas en contact sur la ligne médiane. 129. Naja haje Coluber haje, Linn., Mus. Adolph. Frid., n, p. 46. Naja haje, Smith., III. S. Afr. ZooL, m, Rept.,pls. xvni-xxi; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., \, 1866, p. 51 ; Peters, Monatsb. Ak. Berl., 1877, p. 618. N. haje, var. melanoleuca, Boeltg., Ber. Senckenb. Ges. Frankf., 1888, p. 80 ; A. M Prato, Race. Zool. ml Congo dal Car. G. Corona, 1893,/). 13. Fig. Jan, Icon. Gén., lier, io, pi. i, fig. 2 (la tête). La Naja haje se trouve représentée dans nos collections par des indi- vidus d'Angola et du Congo qui diffèrent à peine entre eux sous le rapport des couleurs. Un individu rapporté de Cabùnla en 1863 par M. d Anchiela appartient à la variété melanoleuca, Hallowell, ou mieux encore à la variété leueosticta, Fischer. Un individu du Duque de Braganea envoyé par Bayâo est d'un brun rougeâtre en dessus, plus rembruni sur le tiers postérieur du tronc et sur la queue, avec un liséré brun sur les bords des écailles; les parties infé- rieures jaunes, variées de petites taches clairsemées noirâtres ; pas de bandes noires ou brunes sur la face inférieure de la partie dilatable du cou. Un deuxième individu de Cabinda ressemble au précédent, mais il a le tiers postérieur du tronc et la queue noirs et porte deux larges bandes noirâtres sur la face inférieure du cou, séparées par un grand espace jaune. Un individu de Cahata et un autre de Galanga, par M. d'Anchieta, sont d'un brun-olivâtre sur la tète et les deux tiers antérieurs du tronc, noirâtres sur le tiers postérieur du tronc et sur la queue; en dessous d'un brun-jau- nâtre clair, avec les bords des gastrostèges d'une teinte plus foncée et de nombreuses taches irrégulières brunes ou noirâtres. 133 Chez tous ces individus récaiiliire de la tète est uniforme. Ils ont une pré-oculaire et trois post-oculaires; l'internasale est séparée de la pré- oculaire par la pré-fiontale qui s'articule à la 2® nasale ; sept labiales supé- rieures, dont les 3® et 4^ touchent à lœil, la 6'' dépassant les autres en hauteur; les temporales dis[)0sées en deux rangs, 2 -f 3. irrégulières chez quelques individus. Sur le cou nous leur comptons 25-23 ou 23-21 séries longitudinales d'écaillés, 19 vers le milieu du tronc, 13 à proximité de la base de la queue. Gastrostèges 212-227; anale entière; urostèges 60-73. La N. haje est très l'épandue dans le Congo, où elle a été rencontrée par plusieurs voyageurs; en Angola elle parait être moins commune que la N. nigrimUis. Nous l'avons reçue à peine de deux localités de l'intérieur de Benguella, Cahata et Galanga. Elle est connue des colons portugais, ainsi que ses deux congénères N. nigricolUs et N. Anchietae, sous le nom de Cmpideira (serpent cracheur), à cause de Thabitude qu'elles ont de cracher lorsqu'elles se préparent à attaquer. Cuiba est dans les dialectes d'Angola le nom généralement employé pour les désigner; mais quelques individus envoyés par M. d'Anchieta de Caconda portent le nom indigène Xiati. Nous avons pu constater de visu chez un individu de la N. nigricollis l'exactitude de ce que nous racontent quelques voyageurs : ce serpent, que nous avons pu conserver vivant pendant quehjues mois, lorsqu'on l'agaçait, relevait la moitié antérieure du tronc, courbait la tête en avant, dilatait la coilïe et par une sorte de sputation énergique lançait la salive à une certaine distance. Le contact de la salive, en tombant sur les vêtements ou sur la peau nue ne fait aucun mal ; mais il paraît que, si par hasard elle vient à pénétrer dans les yeux, il peut s'en suivre une forte inflammation de ces organes. Ces serpents vivent non seulement dans le sol, mais montent sur les arbres et vont facilement à l'eau. L'exemplaire envoyé par M. d'Anchieta de Cahata portait l'indication de serpent aquatique, naturellement parce qu'il avait été pris dans l'eau. 130. Naja Anchietae PI.XVI,figs.2a-c Naja Anchietae, Jorn. Ac. Se. Lisb., vu, 1879, pp. 89 et 98. Tête large et courte, convexe en dessus. Rostrale triangulaire, rabattue sur l'extrémité du museau et s'insinuant fortement par son angle supérieur 134 entre les internasales; chez quelques individus i'internasale touche à la pré-oculaire; un cercle complet de plaques autour de l'œil, formé par une sus-oculaire, une pré et deux post-oculaires et trois ou quatre sous-oculaires; sept labiales supérieures dont la 3^ s'articule par son bord supérieur à la pré-oculaire, les 4® et 5^ au dessous de l'œil, la 6* la plus haute; temporales 2 + 3, disposées comme chez la N. haje. Écailles disposées en 17-15 séries sur le cou derrière la tète, en 17 séries vers le milieu du tronc et en 13 séries près de la base de la queue. Gastrostèges 181-192; anale entière; urostèges paires 52-59 Long, totale d'un de nos individus adultes 1800 m. ; long, de la queue 340 m. Brun-olivâtre en desssus avec les bords des écailles d'une teinte plus foncée; en dessous jaunâtre varié de taches brunes; la tète dun brun plus pâle en dessous, jaune en dessus; la gorge de cette couleur; une large bande ou collier noir ou brun-foncé sur la face inférieure de la partie dila- table du cou. Chez deux individus adultes, provenant de Huilla et Rio Qmndo, les parties supérieures sont dun brun rougeàtre, plus rembruni et d'un ton violacé sur le tiers postérieur du tronc et sur la queue ; l'extrémité du mu- seau, les lèvres et la face inférieure de la tête jaunes ; le dessous du tronc d'une teinte plus pâle que le dos, ne laissant pas ressortir bien distincte la bande brune de la face inférieure du cou. La N. Anchietae est, selon nous, un type nouveau à ajouter aux Najas à cercle orbitaire complet, généralement considérées comme variétés de la N. haje; mais quel que soit le rang qu'on veuille bien lui accorder, espèce ou variété, elle nous semble bien distincte de V Aspic de l'Egypte, représenté dans le magnifique ouvrage de Geoffroy Saint-Ilillaire, de la var. anmtlifera du Zambeze, dont le Dr. Peters a fait figurer la tète, et de la var. viridis de cet auteur, originaire de l'Afrique occidentale sans indication précise de localité^. Le nombre plus réduit des rangées d'écaillés, 17 tant au cou que sur le tronc, constaté chez tous nos individus, ne permet pas de la confondre avec aucune de ces variétés. Elle est parmi ses congénères celte dont la coiffe est moins expansible. L'aire d'habitation de cette espèce en Angola paraît circonscrite aux hauts-plateaux de l'intérieur. M. d'Anchiela l'a rencontrée à Caconda, Rio Quando, Huilla et Hiimbe; MM. Gapello et Ivens nous ont rapporté de leur premier voyage un individu jeune pris à Caconda. ^ V. Cieolfroy Saint-Iiillaire, Descriptinn de l'Egypte, Atlas, Rept., Suppl., pi. m; Peters, Reise n. Mossamb., Ainphib., p. l.'J7, pi. xx, ligs. 7 et 8; Peters, Moiuitxh Ak. BerL, 1873, p. 4H, pi. I, ligs. 1, 1 a-b. 135 131. Naja nigricollis Naja nigricollis, Reinhardt, Beskr. of nogle nijp Slangearter, p. 37, pi. III, figs. 5-7 ; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1866, pp. 51 et 71, pi. I, fig. 4; ihid., p. 228; Pders, Sitz. lier. Ges. Nal. Fr. Berl, 1881, p. 149; Mocfjuartl, Bull. Soc. PhiL, 1887, p. 83; Boettg., Ber. Senckenh. Nal. Ges. Frank/., 1888, p. 81 ; A. del Prato, Race. Zool. nel Congo dal Cav. G. Corona, 1893, p. 14. Fig:. Jan, Icon. Gén., llvr. 45, pi. i, fig. 1. La N. nigricoUis est bien distincte de ses congénères par certaines particularités dans i'écaiilure de la tète: deux pré-oculaires au lieu d'une*; six labiales supérieures, au lieu de sept, dont la 3*^ seule touche à l'œil ; les temporales disposées d'une manière différente par suite de la division transversale de la 5*^ labiale. Nous comptons chez nos individus 27-25, plus souvent 25-23, séries d'écaillés sur le cou, 21 séries vers la moitié du tronc et 15 près de la base de la queue. Le nombre des gastrostèges varie de 188 à 201 ; celui des doubles urostèges de 01 à 67. Chez un individu de Capangombe les trois premières urostèges sont simples. Leur mode de coloration varie beaucoup; d'après ces variations on peut établir trois variétés bien caractérisées : A. Var, occidentalis. En dessus d'un cendré-brun clair; la peau nue, entre les écailles, et la base des écailles noires; la tète, en général, plus rembrunie. En dessous d'une teinte plus pâle, d'un blanc jaunâtre chez quelques individus; un large collier noir couvre la gorge et la face inférieure du cou, suivi ou non, après un espace variable, d'une ou de plusieurs bandes étroites de la même cou- leur; les gastrostèges sont souvent bordées et vaiiées de brun. Nos individus ressemblent à deux individus de Moçambique de notre collection, que nous rjipportons à la var. mossamhica, Peters, avec cette seule différence : chez ces deux spécimens le large collier noir de la face inférieure du cou se trouve beaucoup plus en arrière, après un grand espace brun-clair ou jaunâtre, et il est précédé et suivi d'une bande étroite noire. 1 Chez lin de nos individus du Hmnbp il y a trois pré-opulaires. 136 Cette variété occupe en Angola une aire assez vaste : nous l'avons reçue du Dondo (Bayâo), de Qinssange, Quillengues, Huilla et Humbe (Anchieta). Elle vit également à Bissait, d'où M. Barahona nous a fait parvenir un jeune individu, identique à ceux d'Angola. B. Var. melanolmica. Parties supérieures noires, les bords latéraux des écailles marqués d'un petit trait jaune ; la tète toute entière, la gorge et la partie antérieure de la face inférieure du cou également noires; les parties inférieures jaunes, variées de quelques bandes étroites, complètes ou incomplètes, noires. Chez un de nos individus le noir se trouve répandu sur l'animal tout entier, à l'exception d'un petit nombre de gastrostèges, qui présentent un espace irrégulier jaune vers leur base. Chez un autre individu le noir est remplacé par une couleur brun- rougeâtre ou chocolat, plus foncée sur la tête et le cou; les traits jaunes des bords des écailles sont moins apparents. Cette variété a été rencontrée par M, dAnchieta à Catmnbella et à Caconda. C. Var. fasdata. Couleur générale jaune-brunâtre avec les bords des écailles, et la peau nue entre elles, jaune-paille ; la tête d'une teinte plus rembrunie; le tronc et la queue ornés d'un grand nombre de bandes transversales en chevron noires ou noirâtres régulièrement espacées. En dessous, d'une teinte plus pâle que le dos ; un large collier noir sur la face inférieure du cou à compter de la gorge, suivie parfois d'autres bandes beaucoup plus étroites. Chez un de nos individus nous comptons 64 bandes en chevron sur le tronc et 25 sur la queue. Cette variété habite Bengiiella (A. P. de Carvalho), Z)owrfo (Bayâo), Ca- pangombe (Anchieta). L'aire de dispersion de la N. nigricoUis en Angola est assez étendue ; elle va de la zone littorale aux hauts-plateaux de l'intérieur. Aux localités signalées plus haut il faut encore ajouter Ambrizette (Boettger*) et Malange (Peters^). La mission scientifique dirigée par M. de Brazza a rapporté de Brazza- ville, Haut Congo, un jeune individu, qui a été examiné par M. Mocquard et dont les caractères semblent s'accorder avec ceux de notre var. occidentalis. 1 Boettg., Ber. Senckenb. Nat. Ges. Franh(., 1888, p. 82 2 Peters, Sitz. Ber. Ges. Nat. Fr. BerL, 1881, p. 149. 137 132. Naja annulata Naja annulata, Bnchholz et Petcrs, Monatsb. Ak. Berl., 1876, p. 119; Mocquard, Bull, Soc. Phil., 1887, p. 84. Aspidelaps Bocagei, Saumge, Bull. Soc. Zool. de France, 1884, p. 205, pi, VI, figs. 2, 2 a-b*. Cette espèce, découverte en 1875 dans l'Ogouvé par Buchholz et rap- portée plus tard du Congo par Petit et l'Expédition-Brazza, nous est à peine connue par les descriptions des auteurs cités ci-dessus et par un croquis de la tête, que nous devons à l'extrême obligeance de M. Mocquard. L'écaillure de la tête est d'accord dans presque tous ces détails avec ce que Ion observe chez la N. Jiaje, à deux exceptions près: r, l'internasale, plus large que la pré-frontale, se trouve en rapport avec la pré-oculaire, ce qui n'arrive que très rarement chez la N. haje; 2^ les post-oculaires sont au nombre de deux, au lieu de trois. Le nombre des rangées d'écaillés, 21 à 23, et le nombre des gastrostèges et des urostèges, 215 à 218 pour les premières, 71 à 75 pour les secondes, n'offrent rien de particulier. C'est surtout le mode de coloration qui peut aider à la bien caractériser : « Couleur brunâtre en dessus ; corps entouré complètement par vingt anneaux noirs bordés d'un mince liséré jaunâtre et coupés au milieu par une ligne de même couleur; un demi-anneau noir bordé de jaune sur le cou; dessus de la tête de couleur brune; queue noire». (Sauvage, loc. cit.) Nous signalons cette curieuse espèce à l'attention de nos correspon- dants d'Angola et du Congo. * Au sujet des figures de VAspidelafs Bocagei, publiées par M. Sauvage, M. Mocquard observe ce qui suit: «Les figures qui accompagnent la description de V Aspidelaps Bocagei sont d'une remarquable inexactitude. La fig. 2 en particulier, qui est d'ailleurs en contradiction avec le texte, donnerait l'idée la plus fausse de la disposition des plaques supéro-labiales, dont la 6* est très haute, comme dans la N. haje, et touche, ainsi que la 5% au bord postérieur de la post-oculaire inférieure ; il y a deux post-oculaires, au lieu d'une seule, comme l'a figuré le dessinateur, et les temporales sont disposées suivant la formule 2 -|- <^> la supérieure de la 1« rangée étant seule en contact avec les post-oculaires. Dans la fig. 2 a, les internasales sont beaucoup trop étroites. Enfin, l'individu qui a servi de modèle ayant eu par accident la tête déprimée, les figs. 2 et 2 a ne représentent pas exactement la forme de la tête«. (Mocquard, loc. cit.) 138 133. Dendraspis neglectus PI. XY,fi(jsJ,2a-c Dendraspis neglectiis, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lhh., xn, 1888, p. 141, fig.ï. D. angusticeps, A. Dum., Arch. Mus. Paris, x, 1861,;?. 216^ pi. xvii, figs. 12, 12 a-f ; Gi'mth., Ann. et Mag. N. H., 1865, p. 97, pi. m, fig. B ; Mocquard, Bull. Soc. Phil, 1887, p. 89 ; ibid., 1889, /). 1 45. D. Welwitschii, Gilnth., Ann. et Mag. N. H., 1865, p. 97, pi. m, fig. A. Dinophis fasciolatus, Fischer, Jahrb. Wiss. Anst. Hamburg,\SSo,p. 111, pi. IV, figs. 10 a-c. Dendraspis Jamesonii, A. del Prato, Race. Zool. nel Congo dal Cav. G. Corona, p. 14. Nous connaissons de visu trois espèces du genre Dendraspis : D. Jame- sonii, Traill, de l'Afrique occidentale et qui se trouve également dans l'île de St. Thomé, jamais observé au sud du Zaïre; D. neglectiis du Congo et d'Angola, mais qui doit avoir une aire de dispersion plus étendue dans l'Afrique inter-tropicale ; D. angusticeps de l'Afrique orientale et australe, d'où il se répand dans l'intérieur d'Angola. Nous avons à nous occuper des deux dernières espèces en commençant par le D. negleetus.' Le I). negleetus, quoique souvent confondu avec le D. angusticeps, res- semble davantage au D. Jamesonii. Il en est cependant bien distinct par le nombre de ses séries d'écaillés, 15 à 17 au lieu de 13, ainsi que par la forme et les dimensions de ses écailles, plus courtes et plus larges, celles de la dernière série latérale sensiblement plus grandes que les autres, tout au contraire de ce que Ton observe chez le D. Jamesonii. Les plaques de la léte, si l'on compare les formes typiques des deux espèces, ne présentent aucune diflërence apréciable quant à leur nombre, forme et disposition; chez l'un et l'autre il y a trois pré-oculaires et quatre post-oculaires, trois temporales disposées en deux rangs superposés, -i—-^, la temporale du rang supérieur accompagnant tout le bord externe de la pariétale ; derrière les pariétales trois grandes plaques occupant l'espace compris entre les extrémités posté- rieures des temporales; huit supéro-labiales, dont la 4** touche à l'œil, la 6® est la plus haute, les 7* et 8® les plus basses ou aussi basses que la 1®. Pour se rendre bien compte de l'extième ressemblance de ces deux espèces quant à l'écaillure de la tête, il suflit de comparer aux figs. 1, 1 a -b de notre pi. XV, qui représentent la tête de la forme typique du D. Jamesonii les figs. de la tête du D. negleetus qui accompagne notre première publication sur 139 les espèces du genre Dendraspis (loc. cit.), ou les figs. publiées par Gunther de la tête de cette espèce sous le nom de D. angusticeps (Gunther, Ann. et Mag. N. H., 1865, pi. m, fig. B). Chez cette espèce, de même (jue chez sa congénère, le D. Jamesonii, l'écaillure de la tête présente de nombreuses anomalies, qui consistent surtout dans la réduction du nombre des temporales et des labiales par suite de l'union des 6' et V ou de la 7' et 8' labiales, et de la fusion de ces plaques ensemble ou séparément, avec les temporales qui leur correspondent. Chez un individu de notre collection, de St. Salvador du Congo, les 6^ et 1" labiales et la 1^ temporale intérieure sont confondues en une seule plaque et la 8" labiale réunie à la 2' temporale, et cela des deux côtés de la tête, exactement comme chez l'individu type du D. WelwitscMi, GiJnth., provenant de Pungo-Andongo (PL xv, figs. 2, 2 a-c). Un individu du Congo présente, à gauche, les 7*^ et 8^ labiales respe- ctivement unies aux deux temporales inférieures et, à droite, les 6® et 7*^ labiales et les deux temporales fondues ensemble en une seule plaque. Chez un de nos individus du Gabon c'est la 7^ labiale seule qui se trouve confondue avec les deux temporales, disposition identique à celle que pré- sentent ces plaques chez les individus dont A. Dumeril et Fischer ont fait figurer les têtes sous les noms de D. angusticeps et Dinophis fasciolatus (A. Dum., loc. cit., Fischer, loc. cit.). Les individus du Gabon rapportés par Dumeril au D. angusticeps, celui d'Angola, type du D. WelwitscMi, Giinlher, celui d'origine incertaine que Fischer a décrit sous le nom de D. fasciolatus et ceux du Gabon, du Congo et d'Angola que nous avons sous les yeux, appartiennent, selon nous, à une espèce que nous avions nommée D. neglectus. Si notre manière de voir obtenait l'assentiment des herpétologistes, ce nom devrait céder la place à celui de D. WelwitschU, comme étant le plus ancien. Nous croyons inutile d'insister davantage sur les caractères différentiels du D. neglectus. Nous comptons chez un de nos individus 15 séries d'écaillés, chez les autres 17. Les gastrostèges varient de 213 à 135 et les urostèges de 99 à 120 paires. L'anale est double. L'un de nos plus grands spécimens est long de 16i0 m., la queue ayant 420 m, de longueur. Le mode de coloration varie: sur les parties supérieures d'un vert- bleuâtre, plus ou moins teint d'olivâtre, surtout sur le tiers postérieur du tronc et la queue, avec les bords des écailles noirs et les plaques céphahques lisérées de cette couleur ; la peau nue entre les écailles également noire ; la partie inférieure des flancs d'un vert-bleuâtre plus pur; les parties infé- rieures jaunes, parfois d'un jaune d'ocre, avec les bords des gastrostèges et urostèges plus rembrunis. Chez des individus du Gabon et de St. Salvador le dessus de la tête est d'un brun foncé, tirant au noir sur la nuque, le dos 140 noir sur une certaine étendue et les bandes noires des écailles plus larges partout. Dans la var. fasciolata, Fischer, le dos est orné de bandes étroites brunes en chevron régulièrement espacées. L'habitat bien authentique de cette espèce comprend le Gabon, le Congo et Angola. Nous possédons des spécimens rapportés de Cabinda par M. d'Anchieta, de Landana par M. Neves Ferreira, de St. Salvador par M. l'Évèque d'Himeria, du Gabon par Aubry Lecomte. Un individu recueilh par Welwitsch au Goliingo-Alto fait partie des collections du Musémn Bri- tannique (Giinth., loc. cit.). Quant au type du D. fasciolatus, un jeune indi- vidu de 480 m., Fischer ignorait sa provenance exacte, le croyant seulement originaire de l'Afrique occidentale. 134. Dendraspis angusticeps PI. XV, figs. 3, 3a-c Naja angusticeps, Smith, III. S. Afr. Zool., m, Rept., pi. 70. Dendraspis angusticeps, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., xn, 1888, p. 143, figs. 9 eMO; ibid., 2« sér., w, 1892, p. 266, fig. 2. Dinophis angusticeps, Peters, Reise n. Mossamb., p. 136, pi. xix A, fig. 4; Sitz. Ber. Ges. Nat. Fr. BerL, iS9i,p. 149. Dendraspis intermedius, Giinth., Ann. et Mag. N. i/.^1865, x\,p. 97, pi. H, fig. C. D. polylepis, Giinth., Ann. et Mag. N. H., 1865, x\,p. 97, pi. u, fig. D. Plusieurs caractères établissent la séparation du D. angusticeps de ses congénères, D. Jamesonii et D. neglectus: écailles à peu-près de la même forme que chez le D. neglectus, celles de la dernière série latérale plus grandes que les autres, mais elles sont disposées en 19-21 séries au lieu de 15-17 ; cinq temporales au lieu de trois, disposées en deux rangées trans- versales, 2 -f- 3, formule normale et fixe, les deux temporales supérieures accompagnant le bord externe de la pariétale ; derrière les pariétales cinq petites plaques, très rarement trois; huit labiales, les trois dernières en contact avec les deux temporales inférieures, mais ne se confondant pas avec elles. Gastrostèges 210-267; urostèges doubles 110-121 ; anale double. Cette espèce peut atteindre de grandes dimensions. Un de nos individus a 2500 m. de longueur totale, la queue y entrant pour 450 m. Les couleurs varient du vert-olivâtre pâle au brun-olivâtre foncé ou brun-rougeâtre sur les parties supérieures ; jaunâtre en dessous ou blanc saie avec les bords des gastrostèges brunâtres. Les teintes plus sombres se montrent surtout chez les individus plus âgés. 144 Cette espèce, découverte par Smith au Natal et rencontrée par Peters au Mesiiril, en face de l'île de Moçambique, habite les hauts-plateaux de l'intérieur d'Angola. Nous possédons deux individus d'une grande taille recueillis par M. d'Anchieta l'un à Quindumbo, l'autre à Ca/iala. M. d'An- chieta nous écrit que ce serpent, dont la morsure est toujours fatale, inspire une grande crainte aux indigènes (pii le connaissent sous le nom de Andala. Suivant notre zélé naturaliste le I). angmticeps recherche les terrains rocail- leux et se cache dans les fentes des rochers. 135. Atractaspis Bibroni Atractaspis Bibroni, Smith, III. S. Afr. Zool., ni, Rept., pl.l{\ Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1866, p. 227 ; ibid., vni, 1882, p. 290. La figure de Smith., représente très exactement une des espèces- d' Atractaspis rencontrées par M. d'Anchieta dans les districts méridionaux d'Angola. Identité parfaite quant à la conformation du corps et aux couleurs: corps très long et grêle ; dessus de la tète, du tronc et de la queue brun- violacé, parties inférieures jaunâtres ou ocracées, la ligne de séparation sur les flancs de ces deux couleurs passant précisément au-dessus des trois derniers rangs d'écaillés. L'écaillure de la tête est bien d'accord avec la fig. de Smith : les neuf plaques syncipitales ordinaires; frontale large et courte; une pré et une post-oculaire; cinq supèro-labiales, la 1^ très petite, les 3® et 4® les plus hautes et en contact avec l'œil; une grande temporale placée entre les 4^ et 5^ supéro-labiales, la post-oculaire et la pariétale, bordée en arrière par deux plaques dont la supérieure est beaucoup plus grande que l'autre ; six labiales inférieures, la 3^ fort allongée, égalant en longueur les 3® et 4®' supéro-labiales; la 1® paire de labiales inférieures en contact sur la ligne médiane. Le nombre des séries longitudinales d'écaillés varie chez nos individus de 21 à 23. L'anale est simple. Le nombre des gastrostèges est de 247 à 257. Nous comptons chez presque tous nos individus 23 urostèges, un seul en a 21 ; ces plaques sont en général simples, à peine un de nos spécimens les a en partie simples, en partie divisées ( 6 -|- Ya + 10 -f 72=21). Un de nos plus grands individus est long de 560 m., la queue ayant 40 m. ; diamètre du tronc 10 m. Catumbella, Benguella et Dombe sont les seules localités où M. d'An- chieta a pu rencontrer cette espèce, qui paraît affectionner en Angola la zone Httorale. Les indigènes de Catumbella l'appelent Miapiulo (Anchieta). 142 136. Atractaspis congica Atractaspis congica, Peters, Monatsb. Ak. BerL, 1877, p. 616, pi. — fig. 2. A. aterrima, Bocage (nec Gunth .) , Jorn. Ac. Se. Lish., iv, 1873,/?. 223. Corps long et grêle, d'un noir-bleu uniforme avec les bords des ven- trales plus pâles. Écaillure de la tète tout-à-fait comme chez \'A. Bihroni. Séries longitudinales d'écailles vers le milieu du tronc 19 à 21. Gastrostèges variant de 200 à 230; urostèges 19 à 23, doubles ou en partie simples et en partie divisées. L'anale toujours divisée. Dimensions du plus grand de nos spécimens : long, totale 481 m. ; long, de la queue 40 m. ; diamètre du tronc 10 m. Nous avions rapporté à VA. aterrima, Gijnth. *, dune provenance incon- nue, les premiers individus de celte espèce envoyés de HuiUa par M. d'An- chiela; mais le nombre beaucoup plus élevé des gastrostèges, 274, chez VA. aterrima et Tinsullisance de détails sur Técaillure de la tête dans la description originale de Giinther nous font revenir sur notre première détermination spécifique. Les caractères de l'individu du Congo décrit par Peters sous le nom d'A. congica et dont cet auteur a fait dessiner la tète, se trouvent d'accord avec ceux de nos individus d'Angola : « 19 à 21 rangées d'écailles; 206 gas- trostèges, 22 urostèges dont 6 simples et 16 doubles; l'anale divisée». Les détails signalés par Peters dans l'écaillnre de la tète sont ceux de tous nos spécimens^. VA. congica est, parmi les espèces, peut-être trop nombreuses, admises dans le genre Atractaspis, celle dont nos individus se rapprochent davantage. En les comparant à VA. Bihroni, on constate qu'ils ressemblent aussi à cette espèce, surtout par l'écaillnre de la tète ; mais ils en diffèrent par le mode de coloration, par la présence d'une anale double et par la tendance plus marquée des urostèges à la division, tandis qu'elles sont presque toujours simples chez VA. Bihroni. En Angola VA. congica habite les hauts-plateaux de l'intérieur. Nous l'avons reçu, par M. d'Anchieta, de Quihula, Quindinnho, Galanga, Caconda et Huilla. Le type de l'espèce, décrit et figuré par Peters, avait été rapporté de Chinchoxo par l'Expédition allemande à la côte de Loango. 1 Gunthcr, An,,, et Mug. N. H., 186:}, p. ;U)3. 2 Peters, Monatsb. Ak. Berl, 1877, p. 6t6, pi.— fif. 2. 143 137. Atractaspis irregularis Elaps irregularis, Reinhardt, Nogle nye Slangeart, 1843, p. ^\,pL m, figs. 1-3. Atractaspis irregularis, Pelers, Monatsb. Ak. BerL, 1877, p. 016 ; Boettg., Ber. Senckenh. Ges. Frank f., 1888, p. 87 ; Mocquard, Bull. Soc. Phil, 1889, p. 145. A. corpulentus. Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1866, p. 49. Fig. Jan, Icon. Gén., livr. 43,/?/. m, fig. 1. Corps long et plus gros que chez VA. Bibroni. Le dessus de la tête revêtu du nombre normal de plaques ; une pré et une post-oculaire ; une grande temporale occupant tout lespace compris entre les 4® et 5^ labiales, la post-oculaire et la pariétale, et bordée en arrière par une rangée oblique de quatre plaques, dont la supérieure est la plus grande; cinq labiales supérieures, les 3* et 4^ les plus hautes et en contact avec l'œil ; six labiales inférieures, celles de la 1^ paire en contact sur la ligne médiane, la 3^ égale ou plus longue que les 3*' et 4' supéro-labiales ensemble. Vers le milieu du tronc 25 rangées d'écaillés. Anale divisée. Gastrostèges 225; urostèges doubles 22. Dune teinte bleuâtre en dessus, plus pâle en dessous. Long, totale 542 m. ; long, de la queue 38 m.; diamètre du tronc 14 m. Tels sont les caractères d'un individu de St. Salvador du Congo, que nous devons à l'obligeance de Monseigneur l'Évêque d'Himeria. Un autre individu rapporté de jMolembo par M. dAnchieta est beaucoup plus petit; il a à peine 294 m. de longueur totale, la queue mesurant 23 m. et le diamètre du tronc 10 m. Il ne présente aucune différence apréciable dans récaillure de la tête ni dans le nombre des séries d'écaillés et des gastrostèges, l'anale est divisée et les urostèges sont doubles, mais nous comptons 25 paires de celles-ci, au lieu de 22. Le mode de coloration est différent, d'un brun-noir partout. C'est l'individu dont nous avons fait mention dans un de nos premiers écrits sur les reptiles d'Angola et du Congo sous le nom d'i. corpulentus (loc. cit.). Malgré les légères différences que nous avons constatées chez ces deux individus, nous pensons qu'ils appartiennent à une seule espèce, et, si nous avons réussi à former une idée exacte de la caractéristique de VA. irregularis, c'est à cette espèce qu'ils doivent être rapportés, VA. corpulentus devant probablement prendre place dans la synonimie de VA. irregularis. 144 * . Un troisième individu faisant partie d'une petite collection de reptiles du Congo, don de M. J. B. de Gouveia, que nous avions rapporté d'abord à VA. congica, ressemble mieux par ses couleurs et par certains détails de l'écaillure de la tête à l'A. dahomeyensis, dont nous avons publié la des- cription d'après un individu de Zomai (Dahomey)*. L'individu de Dahomey diffère en effet de VA. irregularis par quelques particularités dans l'écaillure de la tête et du corps et aussi par ses couleurs. Il n'a pas de post-oculaire, cette plaque se trouvant confondue avec la sus- oculaire des deux côtés de la tète ; derrière la grande temporale on voit trois plaques au lieu de quatre; les labiales inférieures de la r paire n'arrivent pas au contact sur la ligne médiane, comme c'est le cas chez les autres espèces d'Atractaspis; le nombre des séries d'écaillés est de 31 vers le milieu du tronc; le nombre des gastrostèges, 240, est un peu plus élevé; l'anale est simple et les urostèges en partie simples et en partie divisées. D'un brun-violacé en dessus, plus pâle en dessous. Chez l'individu du Congo les couleurs sont tout-à-fait les mêmes que chez VA. dahomeyensis, les plaques de la région sont égales en nombre et disposées de la même manière, les labiales inférieures de la 1^ paire ne se touchent pas sur la ligne médiane, l'anale est simple et les urostèges mixtes, simples et doubles entremêlées; mais la post-oculaire est distincte de la sus-oculaire, les rangées d'écaillés sont au nombre de 23 au lieu de 31 et il a à peine 201 gastrostèges. Ils ont à peu-près les mêmes dimensions : l'exemplaire de Dahomey a 490 m. de long, totale, 32 m. pour la queue et 13 m. de diamètre; celui du Congo est long de 514 m., 42 m. pour la queue et 12 m. de diamètre. Nous n'hésiterions pas à nous prononcer en faveur de leur identité spécifique, tant ils se ressemblent par leur aspect, s'ils étaient mieux d'accord quant au nombre des séries d'écaillés et des gastrostèges. Du reste, une révision complète des espèces du genre Atractaspis est un des desiderata de l'Herpétologie. * Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., xi, 1887, p. 196. 145 FAÎII. MPERIDAE 138. Causus rhombeatus Sepedou rliombeala, Licht., Verz. der Douhl. Mus. Berl, 1823, p. lOG. Causas rhombeatus, Wagl, NiUurl. Syst. Amph., 1830, p. 172; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., vu, 1879, p. 96 ; ibid., xi, 1880, pp. 189 et 207 ; Peters, Monatsb. Ak. Berl., 1877, p. 618 ; Boettg., Ber. Senckenb. Ges. Frankf., 1888, p. 88; Peters, Sitz. Ber. Ges. Nat. Fr. Berl, 1881, p. loO ; Mocquard, Bull. Soc. Phil, 1889, p. 143. Aspidelaps rhombeatus, Mocquard, Bull. Soc. Phil., 1887, p. 83. Fig. Halloivel, Journ. Ac. Pliilad., viii, 1842, pi. xix (Distichurus ma- culatus). Parmi les serpents venimeux observés dans le Congo et en Angola le Ci, rhombeatus est un des plus communs et des plus répandus. M. Mocquard a rencontré plusieurs individus de cette espèce dans une collection de reptiles rapportée du Congo par la Mission-Brazza ; l'Expédition allemande à la côle de Loango l'a rencontrée à Chinchoxo; quelques indi- vidus capturés par Hesse à Kinshassa, à Banana et au Povo JSemeldo ont été examinés par M. Boettger ; les collections du Muséum de Lisbonne renferment des spécimens de Landana et de St. Salvador envoyés par M. Neves Fer- reira, ancien Gouverneur du Congo portugais, et par Monseigneur l'Évêque d'Himeria. En Angola le G. rhombeatus occupe une aire assez étendue sur les hauts-plateaux de l'intérieur. Nos échantillons nous viennent du Duque de Bragança par Bayâo, de Quissange, Quindumbo, Cahata, Caconda et Huilla par M. d'Anchieta, et aussi de cette dernière localité par le R. P® Antunes, de l'intérieur de Mossamedes et de Cassange par MM. Capello et Ivens. A ces locahtés nous avons encore à ajouter Malange, d'où le Major von Mechow a rapporté un exemplaire examiné par le Dr. Peters. A l'exception d"un petit nombre d'individus d'Angola, tous les autres de cette provenance et ceux du Congo, que nous avons pu examiner, se ressemblent par tous les détails de leur écaillure et diffèrent à peine quant au mode de coloration. Le nombre des séries d'écaillés est chez eux de 19 à 20, les gastrostèges varient de 1 39 à 153, les urostèges, en général doubles, quelquefois entremêlées de quelques plaques simples, de 23 à 35. L'écaillure de la tète ne présente rien de particulier; les plaques internasales touchent toujours largement à la frênaie. Le mode de coloration varie; mais ces variations consistent à peine dans l'effacement ou la disparition complète de la tache en V renversé de 10 UG la tête et des taches du dos, celles-ci se rapprochant toujours de la forme rhomboïdale, d'où vient le nom à l'espèce. L'un de nos plus grands individus est long de 700 m., la queue y entrant pour 69 m. Un certain nombre de nos échantillons provenant de quatre localités différentes, Duque de Bragança, Quissange, Caconda et Huilla, se font remarquer par une taille plus grêle et plus élancée, par un nombre plus petit de séries d'écaillés, 17 au Heu de 19, et par un mode de coloration tout particulier, qui les rend bien distincts de tous les autres. En dessus ils sont fortement tachetés de noir sur un fond cendré-olivâtre; la tête porte sur sa face supérieure la tache noire en V renversé et de chaque côté un trait noir allant de l'œil à l'angle de la mâchoire; sur le dos une série longitudinale de taches noires, allongées et à bords latéraux parallèles, régulièrement espacées; sur le haut des flancs une autre série de taclies noires plus petites et de formes moins régulières; une étroite raie blanchâtre sépare les deux séries de taches noires et une autre raie moins distincte , occupe le bas des flancs immédiatement au-dessous des taches latérales; les écailles des dernières rangées latérales sont variées de petites taches noires et blanches. Les régions inférieures sont d'un cendré-olivâtre plus pâle que le dos ; la plupart des gastrostèges, à l'exception de celles de la partie antérieure et postérieure du tronc portent vers la base une bande transversale noire ou noirâtre bien distincte. Le nombre des gastrostèges et urostèges ne s'écarte pas beaucoup de ce que nous trouvons chez les autres individus : il varie pour les premières de 137 à 144 et pour les secondes de 26 à 30 paires. Ces individus représentent, selon nous, une variété bien caractérisée du C. rhomheatas. Les noms indigènes du C. rhombeatus varient suivant les localités: Quimbanda h St. Salvador (Évêque d'IIimeria); Qudwlo-bolo cà Cassange (Capello et Ivens); Bandangila à Caconda et Cacuta à Quindumbo (Anchieta). 139. Causus resimus Heterophis resimus, Peters, Monatsb. Ak. BerL, 1862, p. Tll, pL — figs. 4, 4 a-b; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., m, 1870, p. 68. Causus resimus. Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., xi, 1886, p. 211. ? C. nasalis, Stejnejer, Proc. U. St. Nat. Mus., xvi, 1893, p. 733. ? G. Jacksonii, Gimth., Ann. et Mag. N. H., 1888, (i), p. 33L Une deuxième espèce de Causus a été récemment rencontrée dans le territoire d'Angola, où elle paraît rechercher pour son habitation, au 147 contraire du C. rhmnbeatus, des lieux d'une moindre altitude dans une zone [)lus rapprodiée du littoral. Par sa taille et par son aspect général elle ressemble au C. rhomheatus, mais l'écaillure de la tête nous fournit deux caractères différentiels, qni permettent de la bien distinguer : la rostrale est large, retroussée, à bord comprimé et saillant; l'internasale ne se trouve pas en contact avec la frênaie ou touche à peine à cette plaque par l'extrémité en pointe de son prolongement latéral, qui contourne la nasale postérieure. Nous comptons chez tous nos spécimens 19 rangées d'écaillés, dont celles du milieu du dos sont marquées de carènes plus ou moins distinctes. Gastrostéges 142-149, anale simple, urostéges doubles, entremêlées chez quelques individus de plaques simples, 19-23. Long, totale 600 m. ; long, de la queue 67 m. D'un gris-olivâtre pâle en dessus, blanc-jaunâti-e en dessous avec les bords des plaques ventrales d'une teinte plus foncée. La tache caractéris- tique en V renversé du dessus de la tête, toute noire chez les individus jeunes, est représentée en général chez les adultes par son contour linéaire de cette couleur ; de chaque côté de la tête un trait noir de l'œil à l'angle de la mâchoire ; le dos est coupé transversalement par des bandes angu- laires noires en forme de chevrons, dont le vertex regarde en arriére, plus épaisses et régulières chez les jeunes, plus étroites et anfractueuses chez les adultes. La forme de la rostrale rapproche l'espèce d'Angola du Causus resimtis (Peters) et du C. rostratns, Giinther. Celui-ci se trouve représenté dans nos collections par un individu â'An- goche, Afrique orientale ^ qui présente tous les caractères de coloration et d'écaillure signalés par Giinther et reproduits dans la figure excellente qui accompagne la description de l'espèce^: il a 17 séries d'écaillés, l'inter- nasale touche largemq^t à la frênaie, le dos est couvert d'une série de grosses taches rondes bordées de blanc. Nous lui comptons 125 gastros- téges et 15 doubles urostéges, chiffres qui se trouvent d'accord avec ceux indiqués par Giinther et bien au-dessous de ceux signalés plus haut. D'après ces différences remarquables nos spécimens d'Angola ne peuvent être consi- dérés comme appartenant au C. rostratus. Le C. resimus, Peters, nous est à peine connu par la description et la figure publiées par cet auteur. Dans l'écaillure de la tête nous ne constatons aucune différence apréciable, sauf peut-être la forme des internasales et leurs rapports avec la frênaie. L'auteur ne nous dit rien à cet égard, mais en con- 1 Cet individu est mentionné, sous le nom de Cansns resimus, dans l'article sur les reptiles d'Angoche, que nous avons publié en 1882, dans le Jorn. Ac. Se. Lisb., vm, p. 290. - Giinther, Proc. Zool. Soc. Loncl, 1864, p. Ho, pi. xv. 148 sultant la figure de la tête on doit conclure, si le dessin est bien exact, que rinternasale touche à la frênaie. Le nombre des séries d'écaillés, 19, celui des gastrostèges, 152, et des urostèges, 18, sont d'accord avec ce que nous observons chez nos individus. Les couleurs en diffèrent: l'individu décrit par Peters était en dessus brun-olivâtre, sans taches, mais plusieurs des écailles du dos présentaient sur les bords de petites raies blanches qu'un fond noirâtre faisait mieux ressortir; la partie inférieure de la tête d'un blanc-jaunâtre ; le ventre d'un blanc sale avec le bord postérieur des plaques ventrales et des sous-caudales d'une teinte plus foncée. Une troisième espèce, le C. nasalis, établie par M. Stejnejer d'après trois individus d'Afrique occidentale, paraît ressembler mieux à l'espèce d'Angola non seulement quant aux couleurs, mais aussi quant à la forme et aux rapports des internasales avec la frênaie. Elle en diffère cependant par la forme de la rostrale, qui ne présente pas, nettement accusée, la forme caractéristique de cette plaque chez les deux espèces dont nous nous sommes occupés et chez nos spécimens d'Angola. Nous n'accordons pas une grande valeur aux variations des rapports de rinternasale avec la frênaie^. De même, de petites différences dans l'aplatissement de la rostrale et dans le relèvement de son rebord ne peu- vent servir, selon nous, à l'établissement de bonnes espèces. Ainsi, dans l'état actuel de nos connaissances, nous croyons plus sage de considérer le C. nasalis, le C. resimus et l'espèce d'Angola comme variétés d'un type spécifique unique, auquel appartient par droit de priorité le nom le plus ancien. Le C. resimus, var. angolensis, si on veut bien l'admettre, nous est parvenu de plusieurs localités d'Angola: Rio Dande et Rio Bengo (Banyures); Domlo (Bayâo) ; Cazengo (A. da Fonseca) ; Novo Redondo (F. Newton) ; Quis- sange, Rio Chimha, Biballa et Maconjo (Anchieta). Noms indigènes: Banda-emfila, Rio Dande (Banyures); Casse-diuta, Rio Cliimba (Anchieta). # # M. Mocquard cite un individu du Caiisus Lichtensteini, Jan, rapporté de Nganchoii, dans le Congo français, par la mission scientifique de M. de Brazza (Mocquard, Bull. Soc. Phil., 1887, p. 80). On ne l'a pas encore ren- contré dans le Bas-Congo ni en Angola. 1 Nous avons sous les yeux deux individus du C. rhomhcatm, de Bissau dans la Guinée portugaise, pris ensemble, chez lesquels les rapports de rinternasale avec la frênaie sont tout-à-fait différents: chez l'un rinternasale touche largement à la frênaie, chez l'autre elle n'arrive pas au contact. 149 140. Vipera arietans Vipera arietans, Merrem, Tent. Syst. Amph., 1820, p. 152; Boettg., Ber. Senckenb. Ges. Frankf., 1888, p. 89. Echidna arietans, Bocage^ Jorn. Ac. Se. Lish., i, 186G, p. 63 ; ihid., vn, 1879, p. 89. Bitis arietans. Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., xi, 1887, p/>. 190 et 197. Fig. Wagl., Icon. Amphih., pi. xi. Cette espèce, bien distincte par sa grande taille, par ses formes trapues et par ses conleurs, est très commune en Angola; elle s'y trouve tant sur la zone littorale qu'à l'intérieur. M. d'Anchieta nous a envoyé des individus de la V. arietans de presque toutes les localités qu'il a visitées ; plusieurs spécimens pris par Bayâo au Diiqiie de Bragança, par Monseigneur l'Évêque d'Himeria à St. Salvador du Congo, par M. Teixeira Xavier à Equimina, par MM. Capello et Ivens à Rio Calae et à Rio Cabindongo font également partie de nos collections. M. Boettger cite trois individus rapportés de Banana par Hesse (loc. cit.). Les couleurs de ces individus varient d'intensité, mais le dessin caracté- ristique s'y maintient inaltérable. Buta, Biuta et Riuta * sont, d'après nos correspondants, les noms dont se servent les indigènes pour désigner cette espèce malfaisante. Il paraît, cependant, qu'elle est moins redoutable que la Dendraspis angusticeps et les Najas à cause de la lenteur de ses mouvements. 141. Vipera rhinocéros Vipera rhinocéros, Schleg., Versl. Med. Kon. Ac. Wetensch., m, p. 315. Echidna rhinocéros, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1866, p. 53; A. del Prato, Race. Zool. nel Congo dal Cav. G. Corona, 1893, p. 14. Bitis rhinocéros, Peters, Monatsb. Ak. BerL, 1877, p. 618; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., xi, 1887, p. 191. Fig. Dum. et Bibr., Erp. Gén., Atlas, pi. 80 bis (Echidna gabonica). Nos collections d'Angola et du Congo renferment à peine deux individus de cette belle espèce: un individu adulte, d'une grande taille, dépassant 1 D'après Monseigneur l'Évêque d'Himeria le nom de la V. arietans à St. Salvador serait Tavilla par allusion à la lenteur de ses mouvements (V. Jorn. Ac. Se. Lisb., xi, p. 168). 130 un mèlre en longueur, rapporté vivant de Cahinda en 18()o par M, cVAn- chieta, et un jeune de St. Salvador du Congo, don de Monseigneur lÉvèque d'FIimeria. Son aire de dispersion paraît être limitée au sud par le Quanza, car M. d'Anchieta ne l'a jamais rencontrée dans les districts méridionaux d'Angola si soigneusement explorés par lui. L'expédition allemande à la côte de Loango l'a rapportée de Chinchoxo (Peters, loc. cit.) et M. A del Prato fait mention d un individu complet et d'une tête de cette espèce pris au Bas-Congo par Cav. Corona (A. del Prato, loc. cit.). 142. Vipera caudalis Vipera caudalis, Smith, III. S. Afr. Zool., Rept., m, pi. vu; Bocttg., Ber. Senckenb. Nat. Gcs. Frankf., 1886, p. C fextr.J. Cérastes caudalis, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., m, 1870, p. C8. Fig". Smith, III. S. Afr. Zool, Rept., pi. vu. Deux jeunes individus d'une taille inférieure à deux décimètres, l'un de Loanda par Bayâo, l'autre de Capangombe par M. d'Anchieta, présentent les caractères de la forme typique de la V. caudalis: un tubercule pointu sur la région supracilliaire ; dix à douze labiales supérieures et onze infé- rieures ; trois de celles-ci en contact avec les sous-mentales ; 23-25 rangées d'écaillés; 128-132 gastrostèges ; 21-25 paires durostèges. Leur mode de coloration est d'accord avec celui de Tindividu figuré par Smith. Trois individus, un adulte et deux jeunes, envoyés en 1867 de Rio Coroca par M. d'Anchieta, ressemblent davantage à l'individu d'Angra pe- quena, type de la V. Schneideri, Boettger ^ Chez l'un des jeunes une écaille tuberculeuse remplace le tubercule supracilliaire, mais les deux autres l'ont très développé. Ils ont douze labiales supérieures et treize inférieures ; chez deux de ces individus deux labiales inférieures, au lieu de trois, touchent aux sous-mentales, chez le troisième il y a trois labiales d'un côté et deux de l'autre en contact avec les sous-mentales; 27 séries d'écaillés; 138-139 gastrostèges; 22-23 doubles urostèges. L'adulte est long de 380 m. ; la queue y entrant pour 29 m. 1 BuL'Ui;er, Dir. Scuc/ionb. Nal. Gcs. Fnnil,!'., 1880, p. 8, pi. i, Hy. 1. 151 143. Vipera heraldica Pl.XVIJgs.l,la-c Vipera heraldica, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., 2^ sér.j i, 1889, js. 127, fig. 1. Tête courte, large en arrière et très distincte du cou, beaucoup plus étroite en avant, à museau arrondi, recouverte en dessus d'écaillés forte- ment carénées, celles du vertex les plus petites ; yeux et narines regardant en dehors et en dessus, celles-ci placées entre deux écailles dont la supé- rieure se trouve séparée de la rostrale par deux séries d'écaillés carénées ; yeux médiocres, entourés par un cercle d'écaillés inégales, les inférieures sensiblement plus grandes; trois séries d'écaillés entre l'œil et les labiales supérieures; rostrale médiocre en forme de croissant; 13 à 14 labiales supérieures, les 5" et 6^ au-dessous de l'œil; H à 12 labiales inférieures, dont les trois premières touchent aux sous-mentales. Écailles du dos et des flancs fortement carénées à l'exceplion de celles des deux derniers rangs, qui sont lisses ou à carènes effacées; elles sont disposées en 27 séries longitudinales vers le milieu du tronc. Gastrostèges 130-132; anale simple; urostèges 19-27. En dessus d'un cendré-olivâtre, qui prend sur la tète et sur le bas des flancs une teinte plus pâle, roussâtre; en dessous d'un blanc lavé de jaune. Le long du dos règne, de la nuque à l'extrémité de la queue, une bande roussâtre ornée, sur le dos, d une série de grandes taches rhomboïdales noires ou noirâtres régulièrement espacées ; une autre série de taches qua- drangulaires, ou à peu-prés, de la même couleur, accompagne les deux côtés de la bande dorsale, alternant par leur position avec celles de la série médiane. Chacune de ces taches présente, plus ou moins distinctement, en contact avec son bord mférieur une tache plus petite d'une forme irrégulière et d'un roux-jaunâtre. La partie inférieure des flancs et le dessous du tronc sont variés d'un grand nombre de taches irréguliéres et de petits points noirs. Le dessus de la tête se fait remarquer par un dessin fort compliqué dont la pièce centrale rappelé le symbole héraldique de la fleur de lys; les figs. 1 et 1 a de la pi. xv feront mieux comprendre tout ce q'il y a de caractéristique dans ce dessin. Les côtés de la tête sont tachetés de noir ; les labiales et les écaiUes du dessous de la tète sont bordées de noir sur un fond blanc-jaunâtre. La face inférieure de la queue de cette couleur, sans taches. Le type de l'espèce provient du premier voyage de MM. Capollo et Ivens, qui l'ont recueilli en 1878 sur les bords du liiu Calae, un des affluents 152 du Ciinene, entre 13" et 14" parallèle, à l'est de Caconda; il a 325 m. de long, totale, la tête 23 m. et la queue 26 m. Un deuxième individu nous a été envoyé en 1881 de Caconda par M. d'Ancliieta; il porte exacte- ment la même livrée, mais il est un peu plus petit. * M. A. del Prato a rencontré un exemplaire de la V. nasicornis (Shaw) dans une petite collection de reptiles rapportée par M. Corona du Bas-Congo, où cette espèce n'avait jamais été observée. Au Gabon elle avait été décou- verte par Aubry Lecomte ^ 144. Atheris squamigera Echis squamigera, Hallow., Proc. Ac. Philad., vu, 1854, p. 193. Atheris squamigera, Peters^ Sitz. Ber. Ges. Nat. Fr. Berl., 1881, j9. 150; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., xi, 1887, p. 189; Boettg., Ber. Senckenb. Ges. Frankf., 1888, p. 90. Fig. Gûiith., Proc. Zool. Soc. Lond., 1863, pi. m (Atheris Burtonii). Trois individus du Bas-Congo, que nous devons à l'obligeance de M. J. Bernardino d'Abreu Gouveia. Ils ont 19-21 rangées d'écaillés vers le milieu du tronc; huit séries d'écaillés sur le vertex entre les orbites ; une seule série d'écaillés séparant l'œil des labiales. Chez un de ces individus nous comptons neuf labiales supé- rieures d'un côté et dix de l'autre, chez un autre dix et onze, le troisième en a dix des deux côtés ; le nombre des labiales situées au-dessous de l'œil varie de deux à trois. Labiales inférieures onze à douze, les trois premières en contact avec les sous-mentales. Le nombre des gastrostèges et des uros- tèges varie très peu: 153 à 159 pour les premières, 53 à 55 pour les secondes. Long, du plus grand de noâ individus 573 m. ; long, de la queue 104 m. Ils portent tous les mêmes couleurs : en dessus, un vert-olivâtre clair avec la pointe des écailles jaune et la peau nue entre les écailles noire; en dessous d'un jaune-verdàtre légèrement marbré de vert. Le dos et la 1 A. del Prato, Race. Zool. nd Coufio dal Car. G, Corona p. 14; A. Diim., Arch, Mus. de PuriSf x, p. 22i. 153 queue sont ornés d'étroites bandes transversales jaunes, plus ou moins régulièrement espacées et plus ou moins distinctes. En Angola VA. squamifera a été rencontrée dans la région du Qiianyo par le major von Mechow (Peters, loc. cit.). * * * Deux autres espèces ont été ajoutées dans ces derniers temps à la faune herpétologique du Congo. L'une, VA. anisolepis, Mocquard *, considérée nouvelle par cet auteur, diffère de VA. chloroechis surtout par le nombre plus faible des séries longi- tudinales d'écaillés, 19-23 au lieu de 31-36. Elle provient d'Alima Leketi et de Franceville dans le Congo français. M. Boettger ne la croit pas suffi- samment distincte de VA. chloroechis de l'Afrique occidentale; mais en tout cas elle représente une deuxième espèce à inscrire dans l'herpétologie du Congo. La troisième espèce a été établie par M. Boettger d'après deux individus recueillis à Banana par liesse. Le savant herpétologiste de Francfort l'a nommée A. laeviceps, la considérant voisine mais distincte de VA. squainigera par quelques caractères qu'il énumère dans sa diagnose différentielle-: «Differt ab A. squamigera, Hallow., nasali simplici, squamis ca. 10 mediis verticis haud carinatis, seriebus binis squamarum infra-orbitalium intra oculum et supralabialia positis, ST3riebus in medio trunco 23-25, scutis ventralibus 154-157, sub-caudalibus 49-54.» ^ 1 Mocquard, Bull. Soc. Phil, 1887, p. 89. 2 Boettger, Ber. Senckenb. Nat. Ges. Frankf., 1888, p. 92, pi. ii, figs. 7 a-d. 3 Chez deux de nos individus les écailles du milieu du vertex ne sont pas carénées, la nasale est incomplètement divisée et le nombre de leurs gastrostèges et urostèges est à peu-près le même que chez VA. laeviceps; mais le nombre de leurs rangées d'éeailles est plus faible et ils ont une seule série d'écaillés, au lieu de deux, entre l'œil et les labiales. BATRAGHIA ORDO BATRACIIIA SALIENTIA FAM. RAMDAE 145. Rana occipitalis Rana occipitalis, Gunth., Cat. Batr. SaL B. Mus., 1858, p. 130, pi. xi; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1866, p. 73; Bouleng., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882, p. 27. R. bragantina, Bocage, Rev. et Mag. ZooL, 1865, p. 253. R. hydraletis, Peters, Monatsb. Aie. BerL, 1877, p. 618. Fig. Giinth., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1858, pi. xi. La R. occipitalis est parmi ses congénères africaines celle dont la taille atteint de plus fortes dimensions. Elle se fait également remarquer par un pli transversal de la peau sur la face supérieure de la tête immédiatement derrière les yeux et, chez le mâle, par plusieurs plis profonds de la peau qui couvre les sacs-vocaux de chaque côté de la gorge. Cette espèce est assez répandue en Afriijue occidentale. En Angola elle a été découverte par M. Bayào, d'abord au Duquc de Bragança en 1864 156 et plus tard au Dondo sur le bord droit du Quanza. Nous en avons reçu plusieurs spécimens recueillis par M. d'Anchieta à Ambaca et à Novo Re- dondo et Catnmbdla, dans la zone littorale. On ne l'a jamais observée au sud de Benguella ni dans les hauts-plateaux de Tintérieur, de Caconda au Hmnbe. 146. Rana tulberculosa PI. XYIII, figs. 1, 1 a « Pyxicephalus rugosus, Gilnth., Proc. Zool. Soc. Lond., 1864, p. 479, pi. 33 ; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., iv, 1873, p. 227 ; ibid., xi, 1887,/}. 211. Rana tuberculosa, Bouleng., Cat. Batr. Sal. B. Mm., 1882, p. 30. Chez plusieurs de nos individus d'Angola le dos et la face externe des membres étaient, au moment de leur arrivée au Muséum de Lisbonne, d'un gris fortement teint de rouge de brique ; mais par suite de leur séjour dans l'alcool cette dernière couleur tend à disparaître. Le dessus de la tête et le dos sont en général ornés de taches symétriques noires ; mais chez quelques-uns de nos spécimens de Huilla les taches du dos sont très effacées ou nulles, de sorte que sur cette région régnait une belle couleur uniforme rouge de brique, qui n'a pas encore entièrement disparu. Quelques individus présentent sur le milieu du dos une bande longitudinale blanche ou grisâtre du bout du museau à l'anus. Il y en a dont le dos est varié de taches irré- gulières, et nous remarquons encore chez d'autres individus l'absence ou l'effacement presque complet des plis glanduleux et des tubercules dont on s'est servi pour caractériser l'espèce. Un des caractères de coloration des plus constans c'est la présence d'une grande tache blanche de chaque côté du museau entre la narine et l'œil. Dimensions : S Long, totale 38 m. ; de la tête 14 m. ; larg. de la tête 16 m. ; membre ant. 23 m. ; main 10 m. ; membre post. 56 m. ; pied 26 m. ? Long. tôt. 46 m. ; de la tète 16 m.; larg. de la tête 19 m. ; membre ant. 29 m. ; main 13 m. ; membre post. 64 m. ; pied 29 m. Cette espèce est très répandue dans l'intérieur d'Angola. Les types de l'espèce ont été rapportés de Pungo Andongo par Wehvitsch ; ils font partie des collections du Muséum Britannique. Nos individus ont été recueillis par M. d'Anchieta à Biballa, Huilla, Caconda, Quissange, Quindumbo et Galanga. Presijue partout les indigènes l'appelent Gimboto ou Kimboto, nom qu'ils donnent aussi au Bufo regidaris; quelques individus envoyés dernièrement de Galanga portent le nom de Carililacema. 457 147. Rana adspersa Tomopterna adspersa, Dibr. Mss., Erp. Gén., viii, p. 444. Pyxiceplialus adspersus, Smith, III. S. Afr. ZooL, Rept., pi 49 ; Bocxujt', Jorn. Ac. Se. Lish., iv, 1873, p. 282. Pyxiceplialus edulis, Peters, Arch. f. Naturg., 1853, p. 5G. Rana adspersa, Bouleng., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882, p. 33. Fig. Peters, Reise n. Mossamb., ZooL, m, Amph., pi. xxiii, fig. 1. Tous les individus de cette espèce envoyés par M. d'Anchieta ont été pris au Humbe sur les confins méridionaux de notre province d'Angola. Nous remarquons que les plis glanduleux et les tubercules dorsaux sont plus accentués chez les individus plus jeunes. Nos spécimens adultes pré- sentent les caractères de coloration de l'individu représenté dans l'ouvrage du Dr. Peters sous le nom de P. edulis; comme celui-ci, ils portent une raie longitudinale blanche sur le milieu de la tête et du dos. Dimensions : $ Long. tôt. 72 m.; long, de la tête 27 m.; larg. de la tête 31 m.; membre ant. 3o m. ; main 17 m. ; membre post. 68 m. ; pied 38 m. ? Long, totale 120 m.; de la tête 4o m.; larg. de la tête S8 m.; membre ant. 59 m. ; main 27 m. ; membre post. 119 m. ; pied 62 m. Les indigènes du Humbe l'appelent Mafima. 148. Rana ornatissima Pl.Xv6(jsJJa-l) Rana ornatissima, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., vu, 1879, pp. 89 et 98. De la taille à peu-près de la R. temporaria. Tète large en arrière, à museau saillant et acuminé. Narines situées à égale distance de l'œil et de l'extrémité du museau; région frênaie légèrement concave. Tympan ellipti- que, inférieur en diamètre à l'ouverture oculaire. Dents vomériennes dispo- sées en deux groupes légèrement obliques, qui partent du bord supérieur des arrière-narines vers la ligne médiane laissant entre eux un intervalle. Membres réguliers; doigts courts, libres, le 1" presque aussi long que le 2% le 3^ le plHS long, le 4^ le plus court; orteils modérément longs, réunis jusqu'au tiers de leur longueur par une palmure fortement échan- crèe; le 5® égal au 3^ et beaucoup plus court que le 4^ Un tubercule 158 saillant et comprimé au bord interne du métatarse. Peau du dos finement granuleuse; un renflement glanduleux de chaque côté du dos. Il est difficile de bien faire comprendre, autrement que par une figure, le mode de coloration de cette belle espèce. Sur la tète, le dos, jusqu'au milieu des flancs, et la face supérieure des membres régnait, au moment de son arrivée, une jolie teinte vert-clair qu'un plus long séjour dans l'alcool a changé en gris de plomb; les flancs, une partie des côtés de la tète et le bord externe des membres d'un beau rose-iilas, maintenant presque disparu; en dessous jaune- verdâtre; la région anale, la face inférieure des cuisses et des jambes jaune-ocracé. Des taches variées et symétriques noires ornent la tête, le dos et les membres et couvrent la gorge. Une raie noire part de l'extrémité du museau, traverse l'œil, contourne le tympan et vient finir sur l'angle de la mâchoire; deux petites taches allongées noires lisérées de rose forment une espèce de chevron sur le milieu du dos, entre les épaules, et sont suivies en arrière d'une autre paire de taches allongées et de quelques points noirs ; les flancs présentent de grandes taches noires irrégulières, mais symétriques ; des bandes trans- versales de cette même couleur sur la face externe des membres ; enfin sur la gorge une grande tache médiane et deux de chaque côté noires forment un dessin très curieux. Les plantes des pieds et les paumes des mams sont noirâtres. Dimensions: long, totale 65 m. ; long, de la tète 23 m. ; larg. de la tête 26 m. ; membre ant. 35 m. ; main 16 m. ; membre post. 98 m. ; pied 46 m. Un seul individu du Bihé, type de l'espèce, provenant du premier voyage d'exploration de MM. Capello et Ivens, a été pendant plusieurs années son représentant unique dans nos collections ; mais dans un envoi de reptiles de Galanga, qui nous est parvenu en octobre dernier, nous avons trouvé un second individu identique au premier. Son habitat semble donc restreint à une partie de la région des hauts-plateaux d'Angola, à l'est de Benguella. 149. Rana angolensis Rana angolensis, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1866, pp. 54 et 73; Peters, Monatsb. Ak. BerL, 1877, p. 620; Boulencj., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882, ;;. 50. R. Delalandii, Dum. et Bihr., Erp. Gén., vin, p. 388. Fig. Smith, III. S. Afr. ZooL, Rept., pi. 77, fig. 1. La Rana angolensis se trouve abondamment dans la zone des hauts- plateaux. M. Bayâo Ta rencontrée au Duqtie de Bragança; nous l'avons reçue par les soins de M. dAiichieta de Pungo-Andongo, Quissange, Qidbula, Galanga, Caconda, Rio Quando et Hinlla. Nos individus portent une livrée assez uniforme: en dessus dun brun- olivâtre ou brun-cendré avec de grandes taches symétriques noires sur le dos et en travers des membres; en dessous variée de taches arrondies blan- châtres sur un fond brun qui couvre toute la gorge et la poitrine et se répand souvent sur l'abdomen; une raie blanchâtre, de largeur variable, occupe chez plusieurs individus le milieu du dos du bout du museau à l'anus. Nous remarquons chez nos échantillons la présence dim pli glanduleux bien distinct, qui commence derrière lœil, contourne le tympan et finit vers l'insertion du membre antérieur. Les dents vomériennes sont disposées en deux groupes entre les arrière-narines et de niveau avec leur bord antérieur; chez quelques individus les deux groupes de dents arrivent presque au contact sur la ligne médiane, mais le plus souvent ils sont bien écartés l'un de l'autre. Durant Tépoque de la reproduction la peau du dos et des flancs se couvre de tubercules hérissés de petites épines et l'on remarque à la base du pouce, chez les mâles, une grosse pelote. Dimensions : * ç Du bout du museau à l'anus 67 m. 89 m. Longueur de la tête 20 » 33 » » du membre antérieur 38 » 48 » » de la main 17 » 20 » » du membre postérieur 122 » 150 » y> du pied 58 » 69 » 150. Rana oxyrliyiiclia Rana oxyrhynchus (Sundev.), Smith, III. S. Afr. ZooL, Rept., pi. 11, fig. 2; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1866, p. 53; Boaleng., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882, />. 51. Fig. Smith, m. S. Afr. ZooL, Rept., pi. 11, fig. 2. La R. oxi/rhyncha a été rencontrée en Angola à peu-près dans les mêmes localités que la R. angolensis: Duqiie de Bragança (Bayâo); Pimgo-Andongo, Benguella, Quissange, Quindumbo, Cahata, Caconda, Rio Quando (Anchieta). Sononga c'est le nom que lui donnent, suivant M. d'Anchieta, les indi- gènes de plusieurs de ces localités, nom qu'ils appliquent indistinctement à toutes les grenouilles. 160 Nos exemplaires d'Angola présentent un détail de coloration assez caractéristique: ils portent sur le front et la face supérieure du museau une grande tache triangulaire grisâtre qui tranche sur la couleur foncée de la tête. 151. Rana mascareniensis Rana mascareniensis, Dum. et Bihr., Erp. Gén., vm, p. 350; Bouleng., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882, p. 52. R. Anchietae, Bocage, Proc. Zool. Soc. Lond., 1867, p.Si3, fig^ i. R. porosissima, Steindach., Novara, Amphib., p. 18, pi. i, fig. 9; Bo- cage, Jorn. Ac. Se. Lisb., xi, 1887, p. 191. Fig. Aud., Descr. Egypte, Rept., SuppL, i, p. 161, pi. ii, figs. ii et 12. Rana Anchietae, dont nous avons publié en 1867 la description et la figure dans les Proceedings de la Société Zoologique de Londres, a été établie d'après trois individus recueillis par M. d'Anchieta au Bombe, dans le littoral de Benguella. A notre grand regret nous reconnaissons maintenant la néces- sité de remplacer le nom de notre zélé et intrépide naturaliste par le plus ancien de ceux qui ont été attribués à une grenouille qui vit à Madagascar, aux îles Mascareignes et aux Seichelles et se trouve largement répandue sur le continent africain. Notre opinion actuelle est le résultat de la comparaison directe que nous avons pu faire de nos échantillons à des exemplaires authentiques de la R. mascareniensis provenant de l'île Bourbon, du Zanzibar et de Moçambique (R. mossambica, Peters). La R. porosissima, Steindach., se trouve représentée dans nos colle- ctions par une nombreuse suite d'individus provenant des hauts-plateaux de l'intérieur: Monseigneur l'Évéque d'Himeria nous l'a envoyée de St. Sal- vador du Congo, M. Bayfio la recueillie au Duque de Bragança et M. d'An- chieta à Ambaca, Quibula, Caconda, Rio Quando et Huilla. Les indigènes de St. Salvador l'appelent Soamba, ceux de Caconda Sononga. Elle constitue une variété de la R. mascareniensis, distincte de la forme typique et dont les caractères se trouvent mieux d'accord avec ceux de deux individus de Madagascar, que nous avons sous les yeux. Sa taille est plus forte; le museau plus proéminent; les membres postérieurs plus développés ; les orteils plus longs et à palmure plus échancrée. Tous nos individus pré- sentent le même système de coloration, reniarquable par de certaines parti- cularités: une large bande dorsale, blanche ou gi'isàtre, se montre toujours le long du dos, du bout du museau à l'anus, occupant tout l'espace compris entre les deux premiers plis glanduleux du milieu du dos ; une autre bande plus étroite de la même couleur couvre le dernier pli glanduleux de chaque côté; une étroite raie blanche bien distincte parcourt le milieu de la face supérieure 161 de la jambe en toute sa longueur. Chez la plupart de nos individus mâles on constate la présence de pores sur la peau de la face inférieure du tronc, d'où vient le nom donné à Tespèce. Voici les dimensions de deux individus: $ ? Du bout du museau à l'anus 45 m. 61m. Longueur de la tète 15 » du membre antérieur 25 » de la main 10 22 30 14 » du membre postérieur 83 » 106 » du pied 37 » 53 152. Rana subpunctata Rana subpunctata, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1866.. p. 54 et 73. R. mascareniensis, part., Boideng., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882, p. 53. Taille supérieure à celle de la R. mascareniensis. Tête moins longue que large, à museau peu saillant et légèrement arrondi au bout; espace inter-orbital égal à la distance de l'œil à la narine; celle-ci plus rapprochée du bout du museau que de l'œil; tympan distinct, égalant en diamètre l'ouverture oculaire. Dents vomériénnes disposées en deux petits rangs obliques, situés précisément à l'angle interne des arrière-narines et séparés par un large intervalle. Doigts longs et efîilés, le 1" et le 2^ égaux, le 4^ un peu plus long, le 3^ le plus long; orteils longs, le 4® dépassant le 5® d'un tiers; tubercule du métatarse petit et comprimé. Membres postérieurs couchés le long du corps, l'articulation tibio-tarsienne dépasse le bout du museau d'un tiers de la jambe. Peau du dos lisse; trois ou quatre plis glanduleux de chaque côté du dos, peu distincts. Sacs vocaux externes chez le mâle. En dessus d'un brun-olivâtre foncé; une large bande noire sur le milieu de la tête se prolongeant jusqu'au bout du museau; une autre plus étroite de la même couleur de la narine au tympan; dos et flancs tachetés irrégu- lièrement de brun-noir; les membres en dessus de la couleur du dos avec des taches transversales noirâtres; la face postérieure des cuisses noirâtre, tachetée et lineolée de blanc. En dessous d'un blanc bleuâtre avec des mar- brures brunes sur la gorge, de très petits points noirs sur la poitrine et des taches arrondies noires sur l'abdomen et la face inférieure de la cuisse et de la jambe. Un seul individu, un mâle, envoyé en 1864 du Duque de Bragança par M. Bayâo. Il mesure 51 m. du bout du museau à l'anus; long, de la tête 18 m.; long, du membre ant. 31 m.; long, de la main 12 m.; long, du membre post. 83 m.; long, du pied 39 m. 11 1G2 Cet individu ne se trouve pas dans un parfait état de conservation par suite de son immersion dans un alcool trop faible; il nous semble, cepen- dant, impossible de le confondre avec la R. mascareniensis. Son faciès en est bien distinct et quelques caractères bien tranchés l'en séparent. Sa taille est un peu plus forte; la forme de la tête, celle du museau surtout, bien différente; les doigts plus longs, plus effilés et diversement proportionnés; les membres postérieurs plus allongés; son système de coloration tout-à-fait distinct de ce que l'on observe chez la forme typique de la R. mascareniensis et les nombreuses espèces nominales actuellement reléguées dans la syno- nimie de cette espèce. Ces considérations nous persuadent à ne pas déposséder cette gre- nouille du rang que nous lui avions attribué. 153. Rana albolabris Rana albolabris, Hallotv., Proc. Ac. Philad., 1836, p. 133; Bouleng., Cat. Batr, Sal. B. Mus., 1882, pi. v, fig. 2; Boettg., Ber. Sen- ckenh. Nat. Ges. Frankf., 1888, p. 94. Limnodytes albolabris, Peters, Monatsb. Ak. Berl., \S~l,p. 618. Fig". A. Dum., Arch. Mas. Paris, x, pi. xvni, fig. '2. La R. albolabris, de l'Afrique occidentale, habite le Congo. Le Dr. Pe- ters l'a rencontrée dans une collection de batraciens rapportée de Chinchoxo par lExpédition allemande à la côte de Loango (Peters, loc. cit.). M. Hesse en a recueilli à Povo Netonna, près de Banana, dans le Bas-Congo, plusieurs individus qui ont été examinés par M. Boettger (Boettg., loc. cit.). On n'a pu jusqu'à présent constater son existence dans les territoires qui demeurent au sud du Zaïre. 154. Phrynobatraclius natalensis PI. X\II, %. 4 Stenorhynchus natalensis, Smilh, III. S. Afr. Zool., RcpL, App., p. 23. Phrynobatrachus natalensis, Giinth., Proc. Zool. Soc. Lond., 1864, p. 480; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1866, p. 34; ibid., vn, 1879, p:8d; Bouleng., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882,;?. 112. Le Phrynobatrachus natalensis paraît habiter exclusivement les hauts- plateaux de l'intérieur; nos exemplaires nous viennent du Duque de Bra- 163 gança (Bayâo); de Quissange, Qiiindumbo et Caconda (Anchieta); du Bihé (Capello et Ivens). Quelques-uns de ceux du Duque de Bragança et de Caconda portent une étroite raie blanche lisérée de noir snr le milieu du dos, de l'extrémité du nmseau à l'anus. La femelle a une taille plus forte et des formes plus massives que le mâle. Dimensions : ^ Du bout du museau à l'anus 30 m. Longueur de la tète 10 » Largeur de la tête 11 » Lonsfueur du membre antérieur 18 » 'O de la main 9 du membre postérieur 49 dupied 23 ? 37: m. 12 » 13 » 20 » 10 » 54 » 25 » # Une deuxième espèce de Phrynohatrachiis, le Ph. plicatm (Giinth.*), a été rencontrée par le Dr. Peters dans une collection de reptiles et batra- ciens rapportée de Chinchoxo par l'Expédition allemande à la côte de Loango. Le Ph. plicatus est bien distinct du Ph. natalensis par la présence sur le dos de deux cordons glanduleux, qui vont de l'œil au sacrum et convergent lun vers l'autre derrière les épaules (Peters, Monatsb. Ak. Berl., 1877, p. 618). Il porte, ainsi que le Ph. natalensis, une papille conique au milieu de la face supérieure de la langue. La liste des batraciens de Chinchoxo du Dr. Peters contient encore le nom de VArthroleptis dispar, qui nous connaissons seulement d'après les descriptions et les figures publiées par cet auteur (Peters, Monatsb. Ak. Berl, 1870, p. 649, pi. n, fig. 3; ibid., 1875, p. 210, pi. m, fîgs. 1-3). D'ultérieures recherches permettront peut-être d'ajouter à la faune herpétologique d'Angola et du Congo quelques autres espèces du genre Arthroleptis qui habitent le Gabon et l'Afrique australe : VA. macrodactijlus, Bouleng,, VA. Wahlbargii, Smith, VA. Boeltgen, Bouleng.^ 1 Hjiperolius plicatus, Giinth., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 18o8, p. 88, pi. vu, fig. G. 2 V. Boulenger, Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882, pp. 117 et 118, pi, xi, figs. 5 et 6; Peters, Monatsb. M: Berl, 1870, p. 115 pi. i, fig. 2. 164 155. Rappia marmorata Hyperolius marmoratus, Rapp, Arch. f. Naturcj., 1842, p. 289, tah. 6 ; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 18G6, /?. 55; Sleindachner, Novara, Amph., p. 51, tab. ii, f,gs. ï^ et 20. H. parallelas, Gûnth., Cat. Amph. B. Mus., p. 86, pi. viii, fig. A; Peters, Monatsh. Ak. BerL, 1877, p. 618. H. insignis, Bocage, Proc. Zool. Soc. Lond., 1867, p. 844, fig. 2; Jorn. Ac. Se. Lish., XI, 1887, p. 191 ; Gûnth., Proc. Zool. Soc. Lond., 1868, j9. 479. H. huillensis, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., iv, 1873, p. 225; ihid., vu, 1879, p. 89. H. vermiculatus, Peters, Silz. Ber. Ges. Nat. Fr. BerL, 1882, p. 8. Rappia marmorata, Boideng., Cat. Batr. Sal. B. Mus., p. 121; Boettg., Ber. Senckenb. Ges. Frank f., 1888, p. 96. Cette espèce varie considérablement en couleurs. Les individus que nous avons reçus d'Angola, où elle est assez commune, appartiennent à plu- sieurs variétés bien caractérisées. I. Var. marginala: dos rouge de brique ou lie de vin uniforme; flancs de la même couleur variés de lignes et taches jaunes lisérées de noir. II. Var. taeniolata: dos et flancs lie de vin, variés de lignes et de taches irrégulières jaunes lisérées de noir. III. Var. huillensis: dos et flancs rouge de groseille avec de petites taches arrondies jaunes cerclées de noir; régions inférieures et cuisses d'un jaune pâle uniforme. IV. Var. variegata: dos orné, sur un fond jaune, d'un dessin plus ou moins compliqué rouge liséré de noir. V. Var. parallela et insignis: dos noir avec trois bandes longitudinales blanches ou jaunâtres, bordées ou non d'un liséré rouge. La variété marginala nous vient du Biique de Bragança (Bayâo). La variété taeniolata, du Duque de Bragança (Bayâo), de Huilla (Graça et Anchieta), de Caconda et Cahata (Anchieta). La variété huillensis, de Huilla, Caconda, Cahata et Quindumho (An- chieta); de Bihé (Capello et Ivens). La variété variegata, de Cahata et Quindumho (Anchieta). Enfin les variétés parallela et insignis, de St. Salvador du Congo (R. P^ Barroso), d'Angola au nord du Quanza (Banyures), de Novo Redondo (Newton), du Domhe (Anchieta). La var. parallela a été observée à Chinchojco et au Bas- Congo (Peters et Boettger, loc. cit.). 165 156. Rappia Bocagii Hyperolius Bocagei, Steindachner, Novara, Ampliib., 1867, p. 31, p/. 5, fig. 11 ; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., iv, 1873, p. 225. Rappia Bocagii, Doulcng., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882, p. 126. Fig;. Steindachner j op. cit., pi. 5, fig. M. Tète déprimée à museau court et obtus; la distance de l'angle antérieur de l'œil à l'extrémité du museau égale à l'espace inter-orbitaire. Pupille horisontale. Tympan indistinct. Doigts des membres antérieurs palmés jusqu'au tiers de leur longueur; palmure des pieds complète, légèrement écliancrée. Membres postérieurs longs ; prolongés le long des flancs, l'arti- culation tibio-tarsienne atteint presque le bout du museau. Peau lisse en dessus avec quelques grosses granulations éparses sur le dos, plus nom- breuses sur la tête et la face supérieure de l'avant-bras et de la jambe; peau de la gorge, du ventre et de la partie postérieure des cuisses granuleuse. Un pli longitudinal de la peau de chaque côté du dos; deux autres plis cutanés convergents en arrière limitent la partie moyenne de l'abdomen. Couleurs variables: jaune, rose, rouge de brique, brun-rougeâtre en dessus, finement pointillé d'une teinte plus foncée ; les parties inférieures plus pâles et, ainsi que les cuisses, d'une couleur uniforme. Long, totale 34 m.; long, de la tète 9 m.; larg. de la tête 11 m.; membre ant. 21 m. ; main 10 m; membre post. 52 m. ; pied 23 m. Habit. : Commune au Duque de Bragança, d'où nous avons reçu en 1864 plusieurs individus recueillis par Bayâo. Un individu de St. Salvador du Congo, don du R. P^ Barroso, d'une teinte blanche presque uniforme (dans l'alcool), et trois individus envoyés de Caconda par M. d'Anchieta appar- tiennent également à cette espèce, établie en 1867 par le Dr. Steindachner sur un de nos spécimens du Duque de Bragança. 157. Rappia ocellata Hyperolius ocellatus, GUnth., Cat. Batr. Sal B. Mus., 1858, p. 88, pi. vn, fig. B. Rappia ocellata, Bouleng., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882, ;?. 123. Fig. Gunth., loc. cit., pi. vu, fig. B. Deux individus, les seuls connus de cette espèce, font partie des colle- ctions du Muséum Britannique, l'un provenant de Fernâo do Pô, l'autre 106 d'Angola, mais ce dernier sans indication précise de la localité. Voici les caractères de l'espèce d'après les diagnoses publiées par MM. Gunther et Boulenger : Museau arrondi, d'une longueur égale au diamètre de l'orbite. Tympan caché. Doigts aux deux tiers palmés; palmure des orteils complète. Le mem- bre postérieur couché le long du corps atteint par l'articulation tibio-tar sienne l'extrémité du museau. Peau lisse, granuleuse sur le ventre ; pas de pli cutané au travers de la poitrine. En dessus d'un brun-rougeâtre clair avec de petites taches rondes noires lisérées de blanc; les flancs d'un brun foncé tachetés de blanc; en dessous blanchâtre; une étroite raie brune le long de la face supérieure des cuisses. 158. Rappia Toulsonii Hyperolius Toulsonii, Bocage, Proc. Zool. Soc. Lond., 1867,;). 845, ^g. 3. Tête large et aplatie ; museau arrondi ; tympan invisible ; pupille hori- sontale. Peau des parties supérieures lisse avec des granulations éparses ; peau de l'abdomen et de la gorge granuleuse. Doigts réunis jusqu'au tiers par une petite palmure ; orteils complètement palmés. Membre postérieur assez long; mis le long du flanc, l'articulation tibio-tarsienne arrive au milieu de l'espace compris entre l'œil et le bout du museau. Deux plis du tégument convergents vers l'anus limitent la partie centrale de l'abdomen. Un pli gulaire bien accentué ; une vessie vocale interne, mais pas de disque gulaire, chez le mâle. En dessus, sur un fond d'une teinte de plomb (dans l'alcool), trois larges bandes longitudinales blanches, l'une sur la ligne dorsale du bout du museau à l'anus, les autres naissant derrière l'œil et se dirigeant le long de la partie supérieure des flancs ; les cuisses couleur de plomb uniforme ; la jambe et le pied en dessous, ainsi que la face inférieure des membres antérieurs, d'un blanc sale. Région gutturale et ventre blanchâtres. Sur la face dorsale des membres antérieurs et de la jambe de larges taches arrondies blanches. Un trait noirâtre du bout du museau à la tempe en tra- versant l'œil; bords de la mâchoire supérieure couleur de plomb. Long, totale 26 m. ; long, de la tète 7,5 m.; larg. de la tête 8,5 m. ; membre ant. 10 m. ; main 7 m. ; membre post. 39 m. ; pied 16 m. ; Nous avons rencontré cette espèce, qu'on ne doit pas confondre avec les variétés paralkla et insignis de la R. marmorata, dans un petit envoi de reptiles et batraciens de Loanda par M. Toulson en 1866. 1C7 159. Rappia plicifera Rappia plicifera, Bocage, Jorn. Acad. Se. Lish., 2*^ sér., m, 1893, p. H8. Taille moyenne, un peu ramassée. Tète large, à museau court; la dis- tance de l'angle antérieur de l'œil au bout du museau égale à l'espace inter- orbitaire. Pupille horisontale, tympan caché. A la base des doigts une petite palmure qui se prolonge sous la forme d'une bordure jusqu'à leurs extré- mités; aux pieds une palmure complète. Les doigts et les orteils sont gros et garnis de fortes pelotes. Le membre postérieur mis le long du flanc touche par l'articulation tibio-tarsienne à l'extrémité du museau. La peau de la tète et du dos avec des granulations éparses et des plis granuleux symétriques ; un de ces plis forme de chaque côté du cou une ligne saillante et sinueuse qui part de l'extrémité postérieure de la paupière supérieure et finit derrière l'insertion du membre antérieur; un autre pli de même nature limite la partie postérieure du dos; d'autres plis transversaux se montrent sur les flancs. Chez le mâle un sac vocal et un disque sous-gulaire bien développé. Parties supérieures marbrées et tachetées de brun-violacé sur un fond jaunâtre; les granulations des plis du dos sont souvent d'une teinte plus claire, ce qui rend ces plis plus distincts. Parties inférieures et cuisses d'un jaune uniforme, plus ou moins vif, à l'exception du disque gulaire chez le mâle, qui est largement bordé de brun-violacé ou entièrement de cette couleur avec de petites taches claires. Les plantes des pieds d'un brun-foncé. Long, totale 3(5 m.; long, de la tète 10 m.; larg. de la tête 13 m.»' membre ant. 22 m. ; main 10 m. ; membre post. 56 m. ; pied 25 m.. Cinq individus, tous mâles, dans nos collections d'Angola. Quatre de ces individus, envoyés de Caconda par Mr. d'Anchieta, ont le même système de coloration, conforme à celui que nous avons indiqué ci-dessus ; mais chez le cinquième individu, reçu du Duque de Bragança par Bayâo, les couleurs sont plus vives et le dos porte un dessin régulier brun rougeâtre sur un fond gris-ocracé. Du reste cet individu présente, mieux accentués que chez les autres, les plis granuleux que nous considérons caractéristiques de cette espèce. Notre première idée en examinant ces individus a été de les considérer comme appartenant à la R. marmorata, à laquelle ils ressemblent par leur taille et par leur conformation générale; mais après avoir mieux con- staté la présence de nombreuses granulations sur le tégument des parties supérieures et de plis granuleux symétriques sur la tête et le dos, nous avons dû changer d'avis. 168 160. Rappia cinctiventris Hyperolius cinctiventris, Cope, Proc. Ac. PhilacL, 1862, p. 342. H. citrinus, Gunth., Proc. Zool. Soc. Loîid., 1864, p. 311, pi. xxvii, fig.'i; Bocage, Jorn. Se. Lish., vu, 1879, ;j. Rappia cinctiventris, Bouleng., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882, j9. 126; Boettg., Ber. Senckenb. Nat. Ges. Frankf., 1888, p. 98. Fig. Gunth., Proc. Zool. Soc. Lond., 1864, pi. xxvii, fig. 2. Cette espèce se trouve représentée dans nos collections par un individu du Bihé, provenant du premier voyage d'exploration de MM. Capello et Ivens» et par deux individus du Bombe, envoyés par M. d'Anchieta. Ces trois indi- vidus étaient, comme le type de VHijperolius citrinus, Giinth., d'un jaune pâle, que le séjour dans l'alcool a fait disparaître; ils présentent de chaque côté de l'abdomen, bien marqué, le pli cutané d'où vient le nom spécifique adopté par Cope. M. Boettger cite un individu recueilli par Hesse à Kinshassa, dans le haut Congo, près de Stanley-Pool (Boettg., loc. cit.). 161. Rappia punctulata De taille moyenne. Tête large, museau court et tronqué à l'extrémité ; la distance de l'œil au bout du museau égale à l'espace inter orbitaire. Pupille Jiorisontale. Peau des régions supérieures et de la gorge lisse; peau du ventre et de la face inférieure des cuisses couverte de granulations fines, visibles à la loupe. Doigts et orteils longs, forts, terminés par de grosses pelotes. Membres postérieurs longs; couchés le long du liane ils touchent au bout du museau par l'articulation tibio-tarsienne. Les doigts libres ; les orteils semi-palmés. Un pli transversal à la gorge. Pas de disque gulaire chez le mâie. Blanc, légèrement teint de jaune (dans l'alcool) ; la teinte jaune plus prononcée sur les régions inférieures. Le dessus de la tête et le dos, la face supérieure de l'avant-bras et de la jambe marqués de petits points noirs, régulièrement disposés sur le dos, plus petits et confluents sur le museau, fort espacés sur les membres. Long, totale 2^ m. ; long, de la tête 7 m. ; larg. de la tête 8 m.; membre ant. 15 m. ; main 6 m. ; membre post. 38 m. ; pied 16 m. Un mâle recueilli par M. Banyures sur les bords du Quanza. 169 162. Rappia nasuta Hyperolius nasutus, Gilnth., Proc. Zool. Soc. Lond., 1864, p. 482, pL 33, pg. 2 ; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1866, p. 55. Rappia nasuta, Gilnth., Proc. Zool. Soc. Lond., 1868, p. 481 ; Bouleng., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882,;?. 127. Fig. Gilnth., Proc. Zool. Soc. Lond., 1864, pi. 33, fig. 2. Espèce de petite taille remarquable par son museau saillant et acu- miné. Tympan caché. Une petite palmure à la base des doigts ; les orteils demi-palmés. Membre postérieur long ; couché le long du flanc l'articulation tibio-tarsienne dépasse Toeil. Peau lisse en dessus, faiblement granuleuse en dessous. Nous constatons chez le mâle la présence d'un disque gulaire bien développé. Gris-brun pâle ou blanc-rougeâtre; le dessus de la tête, le dos et la face externe des avant-bras et des jambes variés de points et de petites taches brunes ; une raie blanche de chaque côté du dos, commençant derrière l'œil, chez quelques individus. Long, totale 22 m.; long de la tête 6 m.; larg. de la tête 6,5 m.; membre ant. 14 m. ; main 6 m. ; membre post. 34 m. ; pied 14 m. Découverte par Bayâo au Duque de Bragança en 1864; M. d'Anchieta l'a rencontrée plus tard à Huilla et à Caconda. L'un des individus envoyés du Duque de Bragança par Bayâo, type de l'espèce, fait partie des collections du Muséum Britannique. 163. Rappia benguellensis Rappia benguellensis. Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., 2" sér., m, 1893, p. 119. Ressemble à R. nasuta par son museau saillant et acuminé et par sa taille petite et élancée; mais la peau du dos est, comme celle de la gorge et de l'abdomen, couverte de granulations bien distinctes et fort serrées. Tympan indistinct. Membres longs; le postérieur étant mis le long du flanc, l'articulation tibio-tarsienne dépasse un peu l'extrémité du museau. Doigts à peine réunis à la base par une petite palmure ; orteils demi-palmés. Un pli cutané ante-pectoral ; pas de disque sous-gulaire chez le mâle. i70 Couleur générale brun-clair ; le dos et la face externe des membres variés de points bruns espacés ; les cuisses et les régions inférieures d'un brun-clair uniforme. Long, totale 23 m. ; long, de la tète 7 m. ; larg. de la tête 8 m. ; long, du membre ant. 15 m.; de la main 6 m.; du membre post. 36 m.; du pied 16 m. Habit. : Cahata, dans Tintérieur de Benguella, d'où nous avons reçu par M. d'Anchieta plusieurs individus. 164. Rappia fuscigula Hyperolius fuscigula, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., \, 1866, 'pp. 56 cl 76. Rappia fuscigula, Gûnth., Proc. Zool. Soc. Lond., 1868, p. 479; Bouleng., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882, p. 124; Boettg., Ber. Serickc7ib. Ges. Frankf., 1888, p. 97. Tète large ; museau court, obtus. Tympan invisible. Peau des parties supérieures lisse ; granuleuse sur le ventre et la face inférieure des cuisses. Une petite palmure à la base des doigts; orteils palmés jusqu'aux trois quarts. Membre postérieur long, couché le long du corps l'articulation tibio- tarsienne dépasse l'œil. Pas de pli transversal à la gorge. En dessus gris olivâtre clair (dans l'alcool) finement pointillé de brun ; en dessous fauve ; une large bande longitudinale noire, bordée en dessus de jaune, s'étend sur le flanc de l'insertion des membres antérieurs à l'in- sertion des membres postérieurs. La gorge est variée de taches allongées noirâtres sur un fond marbré de brun. Membres antérieurs et postérieurs de la couleur du dos en dessus et jaunâtres en dessous. Long. tôt. 20 m. ; long, de la tète 6 m. ; larg. de la tête 7 m. ; membre ant. 13 m. ; main 5 m. ; membre post. 29 m. ; pied 12 m. M. Boulenger^ cite comme appartenant à cette espèce trois individus du Gabon et deux d'Afrique occidentale dans les collections du Muséum Britannique ; M. Boettger'^ rapporte également à B. fuscigula un individu recueilli par Hesse à Vista, (Bas-Congo); mais, à juger d'après les descri- ptions publiées par ces auteurs, les caractères des individus examinés par eux ne se trouvent précisément d'accord avec ceux de nos spécimens d'An- gola. Nous hésitons aussi à considérer identique à notre espèce Y Hyperolius olivaceus, Buchh. et Peters, de l'Ogouvé, Deux individus du Duque de Bragança par Bayâo, types de l'espèce. 1 Bouleng., Cat. Batr. B. Mns. 1882, p. 124. 2 Boettg.. Ber. Senckenb. Ges. Franlf., 1888, p. 97. 471 Notre description a été faite d'après deux individus envoyés en 1864 par Bayâo du Duque de Bragança. Ces individus se trouvent maintenant par suite d'un accident en si mauvais état qu'il nous est impossible de rien ajouter à notre description originale. 165. Rappia tristis PI. XI\, fig. 2 Hyperolius tristis, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1886, p. 56 et 76. Rappia tristis, Bouleng. Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882, p. 121. Tête régulière, à museau un peu allongé et tronqué au bout. Pupille horisontale. Tympan invisible. Peau lisse en dessus avec quelques plis longi- tudinaux sur le dos; peau du ventre et des cuisses en dessous granuleuse; des granulations bien distinctes à l'angle de la mâchoire. Une palmure rudi- mentaire à la base des doigts; pieds palmés aux trois-quarts. Le membre postérieur couché le long du flanc louche par Tarticulation tibio-tarsienne à l'angle postérieur de l'œil. En dessus d'un brun-olivàtre foncé couvert de points noirs très con- fluents; régions inférieures jaune sale; cuisses gris-jaunâtre, pointillées de noir sur leurs faces supérieures; la jambe et le pied reproduisent sur leurs deux faces les teintes du dos et du ventre. Un large trait noir du bout du museau à l'œil et de l'œil à l'épaule ; avant-bras et jambes bordés de noir. Long. tôt. 26 m. ; long, de la tète 7 m. ; larg. de la tête 8 m. ; membre ant. 14 m. ; main 6 m. ; membre post. 32 m. ; pied 14 m. Habit. : Duque de Bragcmça. Un seul individu, type de l'espèce, envoyé par Bayâo en 1864. 166. Rappia Steindaclineri PI. XIX, figs. 3, 3 a Hyperolius Steindachneri, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1866, pp. 55 et 75. Rappia Steindachneri, Gûnth., Proc. Zool. Soc. Lond., 1868, p. 479; Bouleng., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882, p. 12o. Formes trapues ; membres modérés. Tête grosse à museau court et arrondi. Pupille horisontale. Canlhus rostralis peu accentué. Peau des régions supérieures et de la gorge lisse ; celle du ventre et de la face inférieure des 172 cuisses fortement granuleuse. Doigts et orteils terminés par de grosses pelotes ; les premiers réunis à la base par une petite palmure ; aux orteils une palmure complète à peine échancrée. Le membre postérieur couché le long du flanc touche par l'articulation tibio-tarsienne à l'angle postérieur (le l'œil. En dessus d'un beau vert- violacé finement pointillé de brun; en dessous d'un noir profond couvert de grandes taches jaune d'or, arrondies sur le milieu du ventre, allongées sur les côtés du ventre et sur la gorge. Une large raie jaune d'or, moins distincte, s'étend depuis le bout du museau jusqu'à l'anus et sépare le vert-violacé du dos de la teinte noire du ventre. Bras très courts et cuisses noires variées de grandes taches jaune d'or; avant-bras, jambes et tarses de la couleur du dos sur leurs faces supérieures, noirs tachetés de jaune sur leurs faces inférieures. Long, totale 26 m. ; long de la tète 7 m. ; larg. de la tête 8,5 m. ; membre ant. 16 m. ; main 6 m.; membre post. 34 m. ; pied 15 m. Un seul individu, type de l'espèce, du Duqm de Bragança par Bayâo. M. Boulenger considère comme appartenant à cette espèce un individu du Vieux Calabar dans les collections du Muséum Britannique (Boulenger, loc. cit.). 167. Rappia cinnamomeiventris PI. \IX, figs. 1 Hyperolius cinnamomeiventris. Bocage^ Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1866, pp. 55 et 75. Tête large à museau acuminé. Pupille horisontale. Tympan indistinct. Peau lisse en dessus, granuleuse sur le ventre et la face inférieure des cuisses. Doigts fibres ; orteils palmés aux deux-tiers. Le membre postérieur couché le long du flanc touche par l'articulation tibio-tarsienne à l'angle antérieur de l'œil. Pas de pli ante-pectoral. Parties supérieures d'un vert-bleuâtre uniforme; en dessous d'une belle couleur cannelle, plus pâle sur la gorge. Une ligne noire bien distincte s'étend depuis l'angle de la mâchoire jusqu'à l'anus, séparant les flancs des régions inférieures; une autre figne noire prend naissance sur l'extrémité du museau, suit le canthus rostralis, traverse l'œil et termine sur les côtés du cou; les bords de la mâchoire sont également teints de noir. Les cuisses de la couleur du ventre, sans taches; le reste du membre postérieur et tout l'antérieur de la couleur du dos en dessus et de la couleur du ventre en dessous; le bras et l'avant-bras, la jambe et le pied portent sur leurs bords un étroit liséré noir. 173 Long, totale 25 m. ; long, de la tête 7 m. ; larg. de la tète 8 m. ; membre ant. 15 m. ; main 6 m. ; membre post. 29 m. ; pied 13 m. Un seul individu du Duque de Bragança par Bayâo. 168. Rappia microps Hyperolius microps, Gûnth., Proc. Zool Soc. Lond., 1864, p. 311, pi 27, fig. 3; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1866, pp. 55 et 75. Rappia microps, Gïmth., Proc. Zool. Soc. Lond., 1868,/?. 481 ; Bouleng., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882, p. 127. Fig. Gi'inth., Proc. Zool. Soc. Lond., 1864, pi. 27, fig. 3. Tète large et aplatie à museau triangulaire; canthus rostralis bien marqué; tympan invisible. Doigts palmés à la base; orteils palmés jus- qu'aux deux-tiers. Membres postérieurs longs ; couchés le long des flancs, l'articulation tibio-tarsienne atteint presque le bout du museau. Peau lisse en dessus, granuleuse en dessous. Un pli du tégument au-travers de la poitrine. Un disque sous-gulaire chez le mâle. En dessus brun-rougeàtre pâle, pointillé de brun ferrugineux; une raie blanche bien distincte de chaque côté depuis le bout du museau jusqu'à une petite distance de l'insertion de la cuisse ; cette raie traverse l'œil et dans sa portion rostrale est bordée en dessous de brun. Régions inférieures d'une teinte blanchâtre ou brunâtre; membres de la couleur du dos, l'avant-bras et la jambe pointillés de brun sur leurs faces externes. Long, totate 18 m. ; long, de la tête 5 m. ; larg. de la tête 6 m. ; membre ant. 11 m. ; main 4,5 m. ; membre post. 27 m. ; pied 12,5 m. Habit. : Duque de Bragança (Bayâo) ; Angola, bords du Quanza (Banyu- res) ; Rio Quando, Cahata (Anchieta). 169. Rappia concolor Hyperolius concolor, Hallowel, Proc. Ac. Philad., 1844, p. 60. H. coccotis, Cope, Proc. Ac. Philad., 1862, jo. 342. H. modestus, Gïmth., Cat. Batr. Sal. B. Mus., p. 88; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., 1, 1866, p. 55. Rappia concolor, Bouleng., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882, j9. 124. Tête un peu aplatie, à museau acuminé; la distance de l'œil au bout du museau dépasse l'espace inter-orbitaire. Tympan caché. Doigts à peine palmés à la base, orteils semi-palmés. Membres postérieurs longs ; étendus 174 le long des flancs, l'articulation tibio-tarsienne touche à l'angle antérieur de lœil. Peau des parties supérieures et de la gorge lisse; celle du ventre et de la face postérieure de la cuisse granuleuse; un amas de granulations à l'angle de la bouche. Pas de pli ante-pectoral; un disque sous-gulaire à la gorge chez le mâle. Vert-bleuâtre en dessus; en dessous et les cuisses jaune, fauve ou couleur de cannelle-pàle ; une ligne continue ou interrompue de la couleur du dos sur le bord antérieur de la cuisse. ? Long, totale 29 m. ; long, de la tête 9 m. ; larg. de la tète 10 m. ; membre ant. 17 m. ; main 7 m. ; membre post. 40 m. ; pied 19 m. Habit. : Duque de Bragança (Bayâo) ; Huilla, Caconda, Rio Qiiando (Anchieta); Bi/ié (Capello et Ivens). La description du H. concolor par Hallowel et celle du H. coccotis par Cope conviennent, l'une et l'autre, à nos individus d'Angola ; seulement les couleurs attribuées par Cope à VH. coccotis^ vert-bleuâtre en dessus, jaune en dessous, sont mieux d'accord avec celles de nos individus. UH. œncolor serait, suivant Ilallowell, d'un brun-chocolat clair en dessus, les bords des mâchoires et la gorge d'un blanc sale, l'abdomen et la face inférieure des membres d'une teinte plus foncée que le dos. 170. Rappia quinquevittata Hyperolius quinquevittatus. Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1806, J5j9. 50 et 11. Rappia fulvo-vittata, part., Boideng., Cat. Batr. Sal. B. Mas., 1882, p. 121. Tête étroite à museau pointu. Tympan caché. Peau du ventre et de la face inférieure des cuisses granuleuse. Doigts libres; orteils demi-palmés. Membre postérieur long; couché le long du tronc, l'articulation tibio-tarsienne atteint l'extrémité du museau. En dessus d'un brun-olivâtre très finement ponctué de noirâtre; en dessous brun-jaunâtre clair. Cinq larges raies longitudinales d'un blanc d'argent bordées de noir, l'une sur le milieu du dos, deux de chaque côté du tronc, se réunissant ensemble sur le bout du museau et au-dessus de l'anus. Bras et cuisses unicolores, d'un brun très clair; jambes et tarses de la couleur du dos en dessus; une bande blanche d'argent, comme celles du dos, sur les deux bords de la jambe, en dessus, et sur le bord externe de l'avant- bras et du tarse. Toutes les bandes longitudinales portent un pointillé rougeâtre très fin visible à la loupe. Long, totale 20 m. ; long, de la tête 5 m. ; larg. de la tête m. ; membre ant. 14 m. ; main 5,5 m. ; membre post. 29 m. ; pied 12 m. 175 Nous reproduisons ici la description publiée en 1800 d'après deux indi- vidus envoyés du Duqne de Bragança par Bayâo et dont l'état de conservation laissait beaucoup à désirer. Malheureusement ce sont les seuls individus de cette espèce que nous ayons reçus d'Angola. M. Boulengcr^ a relégué cette espèce dans la synonimie de R. fulvo- vittata; mais la comparaison directe de nos deux exemplaires avec un indi- vidu parfaitement caractérisé de cette dernière espèce nous amène à une conclusion tout-à-fait contraire à cette manière de voir. 171. Rappia fulvovittata Hyperolius fulvovittatus, Cope, Proc. Ac. Philad., 1803, p. 517 ; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1800, pp. 55 et 11 ; Giinth., Proc. Zool. Soc. Lond., 1808, p. 479. Rapia fulvovittata, Bouleng., Cat. Batr. Soi. B. Mas., 1882, p. 121. Cette espèce se trouve représentée dans nos collections par un individu dont les caractères s'accordent bien avec ceux signalés par Cope dans sa description originale. Corps élancé; tête légèrement déprimée à museau obtus. Tympan indis- tinct. Peau des régions supérieures et de la gorge lisse ; celle de l'abdomen et de la face postérieure des cuisses granuleuse. Membres longs; couchés le long des flancs les membres postérieurs, l'articulation tibio-tarsienne n'arrive pas au contact de l'œil; une petite palmure à la base des doigts, les orteils palmés jusqu'aux deux-tiers. Pas de pli transversal au-devant de la poitrine. Fond de coloration en dessus blanc, teint légèrement de fauve et fine- ment ponctué de cette couleur; en dessous d'une teinte uniforme plus pâle ; une large bande roux-cannelle de chaque côté commençant sur le bout du museau, traversant l'œil et finissant près d'atteindre l'insertion du membre postérieur; sur le dos deux bandes plus étroites de la même couleur, commençant entre les yeux où elles se réunissent en pointe et terminant au dessus de l'anus. Les membres de la couleur du dos; les bras et les cuisses d'une couleur uniforme ; sur le bord externe de l'avant-bras et de la main, de la jambe et du pied une bande étroite de la même couleur que celles du dos. Long, totale 30 m. ; long, de la tête 7 m. ; larg. de la tête 9 m. ; membre ant. 10 m. ; main 7 m.; membre post. 39 m. ; pied 19 m. Habitat: Duqite de Bragança (Bayâo). Bouleng., Cat. Batr. B. Mus., 1882, p. 121. 176 * La détermination rigoureuse des espèces du genre Rappia présente de sérieuses ditïicultés par suite de l'absence de caractères morphologiques bien tranchés sur lesquels elle puisse s'appuyer et du peu de confiance qu'inspirent les variations de couleur prises isolément. Il faut encore ajouter que la caractéristique de plusieurs des espèces généralement admises a été établie d'après un nombre insufïïsant d'exemplaires, souvent même d'après un seul individu. C'est pourquoi nous nous sommes décidés à faire suivre les noms de la plupart des espèces que nous avons reçues d'Angola de l'indication sommaire de leurs principaux caractères. 172. Hylambates viridis Hylambates viridis, Giinth., Proc. Zool. Soc. Lond., 1868, p. 487; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., iv, 1873, p. 226; Bouleng., Cat. Balr. Sal. B. Mus., p. 134, pi. xu, fig. 3. Fig. Bouleng., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882, pi. xu, fig. 5. Formes trapues; tète large, museau obtus. Deux petits groupes de dents vomériemies entre les arrière-narines; tympan distinct égal à la moitié de l'ouverture palpébrale. Doigts libres, orteils réunis par une petite pal- mure; le 5^ orteil plus long que le 3®, le 4^ le plus long; pelotes assez déve- loppées. Peau lisse partout excepté sur l'abdomen et la face inférieure des cuisses où l'on voit des granulations bien distinctes. En dessus gris-vert (dans l'alcool), en dessous blanchâtre. Nos collections d'Angola renferment seulement un individu jeune de V Hylambates viridis envoyé du Duque de Bragança,^diV M. Bayâo. M. Bou- lenger cite un autre individu d'Angola, sans indication précise de la localité. 173. Hylambates Bocagii Cystignatus Bocagii, Giinth., Proc. Zool. Soc. Lond., 1864, p. 481, pi. 33, fig. 2 ; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., i, 1866, p. 54. Hylambates Bocagii, Bouleng., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882, p. 133. Fig. Giinth., Proc. Zool. Soc. Lond., 1864, pi. 33, fig. 2. D'une taille médiocre. Tète large et courte ; museau obtus ; canthus rostralis peu accentué. Dents vomériennes disposées en deux petits grou- 477 pes obliques et convergents, situés entre les orifices internes des narines. Tympan distinct et dépassant un peu la moitié de l'ouverture palpébrale. Doigts libres ; une petite palmure à la base des orteils ; disques terminaux petits, surtout aux membres postérieurs; un tubercule large, légèrement comprimé au bord interne du métatarse. Le 4® doigt un peu plus court que le 3^; le 4® orteil dépassant le 5® par ses deux dernières pbalanges. Le membre postérieur couché le long du tronc, l'articulation tibio-tarsienne touche au centre du tympan. Peau en dessus lisse, en dessous granuleuse partout. Parties supérieures d'un brun-olivâtre ; en dessous couleur de cannelle, d"un ton plus vif sur les paumes des mains et les plantes des pieds. Les bords externes de l'avant-bras et de la main, de la jambe et des pieds sont marqués d'un trait brun-marron liséré en dessus de blanc; un double trait, brun-marron et blanc, couvre également les bords des mâchoires. Chez un de nos individus il y a une double raie brune et blanche qui part de l'extré- mité du museau, traverse l'œil et vient terminer au-dessus de l'insertion du membre antérieur. Long. tôt. 26 m. ; long, de la tête 10 m. ; larg. de la tète 41 m. ; long, du membre ant. 18 m. ; long, de la main 8 m. ; long, du membre post. 34 m. ; long du pied 17 m. VH. Bocagii a été découvert en 1864 par Bayâo au Duque de Bragança. Deux individus, types de l'espèce, qui existent au Muséum Britannique et deux autres individus jeunes faisant partie de nos collections d'Angola sont les seuls exemplaires connus de cette espèce. 174. Hylambates Anchietae PI. XIX, figs. 4, 4 a Hylambates Anchietae, Bocage^ Jorn. Ac. Se. Lish., iv, 1873, jo. 226; Bouleng., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882, p. 133. D'une taille moyenne. Tête large et déprimée, à museau court et arrondi. Dents du vomer disposées en deux petits groupes entre les arrière-narines et presque en contact sur la ligne médiane. Tympan peu distinct, égalant à peine la moitié du diamètre de l'œil. Doigts longs, libres; orteils réunis à la base par une petite palmure; les uns et les autres terminés par des pelotes modérées. Le 4® doigt presque aussi long que le 3^; le 5^ orteil beaucoup plus court que le 4® et un peu plus long que le 3^ Tubercule métatarsien interne proéminent, conique, légèrement comprimé. Si l'on couche le membre postérieur le long du tronc, l'articulation tibio-tarsienne 12 178 atteint le bord antérieur du tympan. Peau en dessus lisse, en dessous gra- nuleuse; un amas de granulations derrrière l'angle de la mâchoire. Parties supérieures et face externe des membres vert-cendré (dans l'alcool) ; flancs et derrière des cuisses lie de vin ou brun-roussâtre, variés de petites taches rondes jaunes; en dessous blanc teint de roux-isabelle. Bords de la mâchoire blancs; une raie noire ou brune, surmontée d'un étroit liséré blanc, prend naissance de chaque côté de l'extrémité du museau, contourne le canthus rostralis, traverse l'œil et se prolonge sur les limites supérieures des flancs jusqu'à rencontrer celle du côté opposé au-dessus de l'anus ; sur la région lombaire, avant l'insertion de la cuisse, elle émet une petite branche qui se dirige en haut et en avant; un trait noir ou brun au-dessus de l'anus. Ce dessin est constant chez tous nos individus recueillis à Huilla et à Caconda; chez un individu de Quindumho, le dos est varié de brun sur un fond cendré- vineux. Long, totale 49 m. ; long, de la tête 16 m, ; larg. de la tête 18 m ; long, du membre ant. 33 m. ; long, de la main 16 m. ; long, du membre post. 63 m. ; long, du pied 25 m. Habitat: Huilla, Caconda et Quindumho (Anchieta). C'est un habitant des hauts-plateaux de l'intérieur; on ne l'a jamais observé sur la zone littorale. 175. Hylambates marginatus D'une taille moyenne et de formes moins trapues que ses congénères d'Angola. Dents vomériennes en deux petits groupes très rapprochés sur la hgne médiane. Tympan distinct, en ovale, égal à peu-près à la moitié de l'ouverture palpébrale. Doigts et orteils longs; les doigts libres, les orteils réunis par une petite palmure; le 4^ orteil beaucoup plus long que le 5®, celui-ci un peu plus long que le 3^ Pelotes petites; tubercule du métatarse large et comprimé. La peau des parties supérieures lisse; la gorge, l'abdo- men et le dessous des cuisses granuleux. En dessus gris-bleuâtre (dans l'alcool) avec quelques points noirs épars; un double trait noir et blanc commence sur l'extrémité du museau, traverse la narine et l'œil, contourne le tympan et se prolonge en arrière terminant au-dessus de l'insertion du membre antérieur; les côtés du cou et les flancs sont tachetés de noir et de blanc ainsi que la région anale et la face supé- rieure des cuisses; la face supérieure des membres antérieurs et des jambes pointillée de noir; le bord externe des membres antérieurs, des jambes et du pied également noir. Parties inférieures roux-canelle pâle, la gorge blan- châtre, la face postérieure des cuisses d'un roux-brun avec de petites taches blanches; un petit trait transversal blanc au-dessus de l'anus. Dimensions: Long, totale 38 m.; long, de la tête 13 m.; du membre ant. 21 m. ; de la main 9 m. ; du membre post. 48 m. ; du pied 21 m. Habitat: Quissange, dans l'intérieur de Benguella. Un individu adulte envoyé récemment par M. d'Anchieta. Nom indigène Calungurano. 176. Hylambates angolensis PI. XÏII, figs. l { a Hylambates angolensis, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., 2* sér., m, 1893, p. 419. Grande taille et formes trapues. Tête large, à museau court et obtus ; canlhus rostralis peu accentué. Yeux saillants. Narines placées à égale dis- tance du bout du museau et de l'œil. Dents vomériennes formant deux groupes saillants, elliptiques, situés entre les arrière-narines et laissant entre eux un petit intervalle. Tympan distinct, elliptique; son plus grand diamètre égal à Va ou Va de l'ouverture palpébrale. Doigts et orteils rela- tivement courts; les premiers libres, les orteils réunis par une palmure rudimentaire. Pelotes médiocres. Tubercule métatarsien large et comprimé. Le 3® doigt dépasse à peine le 4^ par sa dernière phalange; le 5^ orteil beaucoup plus court que le 4^ plus long que le 3^ En plaçant le membre postérieur le long des flancs, l'articulation tibio-tarsienne atteint à peine le bord postérieur du tympan. Peau chagrinnée en dessus, fortement gra- nuleuse sur les flancs et en dessous; un amas de fortes granulations derrière l'angle de la mâchoire. Couleurs variables : Quelques individus sont en dessus d'un vert-cendré ou lie de vin presque uniforme, à peine d'un ton plus foncé sur le milieu du dos; mais chez d'autres individus une grande tache, tantôt noirâtre, tantôt d'uu brun verdâtre ou d'un brun vineux, couvre le milieu du dos; les bords de cette grande tache sont souvent marqués par une bordure noire. Les parties inférieures sont d'un jaune uniforme. Chez presque tous nos individus une tache allongée noire couvre la face du museau au-dessous du canthus rostralis et, sous la forme d'une raie plus étroite, suit le bord de la paupière supérieure, contourne le tympan et termine près de l'insertion du membre antérieur. La face externe des membres est de la couleur du dos. Les flancs et la face postérieure des cuisses sont chez quelques-uns de nos individus d'une teinte lie de vin et variés de petites taches arrondies blanchâtres. Jeune: $ Long. tôt. 36 m.; long, de la tète 13 m.; larg. de la tête 14 m.; membre ant. 22 m.; main 10 m.; membre post. 44 m.; pied 22 m. ? Long. tôt. 69 m. ; long, de la tête 23 m. ; larg. de la tête 27 m. ; membre ant. 46 m. ; main 1 7 m. : membre post. 80 m. ; pied 37 m. 180 Cette espèce, que nous croyons inédite, a été rencontrée par M. d'An- chieta d'abord à Caconda, ensuite et successivement à Quissange, Qiiihula, Quindumho et Cahata, dans l'intérieur de Benguella. Suivant M. d'Anchieta elle serait connue des indigènes de Quissange sous le nom di'Atonga. Ceux de Cahata lui donneraient un nom bien plus long Caralilacema. 177. Hylambates cinnamomeus Hylambates cinnamomeus, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., 2® sér., ni, 1893, p. 120. D'une taille inférieure à celle de VH. angolensis et à formes moins trapues. Tète large à museau arrondi. Narines plus rapprochées de l'extré- mité du museau que de l'œil. Deux grouppes ronds de dents vomériennes entre les arrière-narines et laissant entre eux un intervalle. Tympan circu- laire égal à un peu plus de la moitié de l'ouverture palpébrale. Membres modérés, doigts et orteils longs; les doigts libres, les orteils réunis à la base par une petite palmure. Tubercule métatarsien interne grand et comprimé; pelotes régulières. Le 4^ doigt atteignant par son extrémité la base de la dernière phalange du 3% le T"" plus court que le 2®; le 5^ orteil beaucoup plus court que le 4^ et un peu plus long que le 3®. Quand on place le mem- bre postérieur le long du flanc, l'articulation tibio-tarsienne atteint l'angle postérieur de l'œil. Peau lisse en dessus, granuleuse en dessous et sur les cuisses. En dessus roux-cannelle; d'un ton plus pâle en dessous, tirant souvent au blanchâtre sur la gorge. De chaque côté du museau, au dessous du canthus rostralis, un gros trait noir qui se prolonge en arriére sur la pau- pière supérieure, passe sur le bord supérieur du tympan et avance plus ou moins sur le flanc. Le dos est orné d'un dessin symétrique noir qui, dans sa forme la plus complète, se compose d'une tache triangulaire, dont la base est placée entre les yeux et le vertex touche sur le dos à une espèce de fer à cheval à branches très prolongées en arriére ; au centre de l'espace compris par les deux branches du fer à cheval une série de taches noires souvent confluentes. Les faces externes des avant-bras et des jambes sont quelquefois ornées de taches transversales noires. $ Long, totale 42 m. ; long, de la tête 12 m. ; larg. de la tête 15 m. ; membre ant. 27 m. ; main 13 m. ; membre post. 61 m. ; pied 29 m. Nos individus d'Angola ont été recueillis à Quiltengues par M. d'An- chieta ; mais d'autres individus qui leur ressemblent parfaitement nous ont été envoyés de Bolama, dans la Guinée Portugaise. D'après l'ensemble de leurs caractères ces individus paraissent surtout se rapprocher de l' H. viridis. De VH. angolensis ils nous semblent bien 181 distincts par leurs formes moins ramassées et surtout par le plus grand développement de leurs doigts et orteils et de leurs pelotes. 178. Hylambates Aubryi Hyla Aubryi, A. Dum., Rev. et Mag. Zool, 1856, p. 561. Hylambates Aubryi, A. Dum., Arch. Mus. Paris, x, p. 229, pi. 18, fig. 3; Petevs, Monatsh. Ak. Berl., 1877, p. 618; Bouleng., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882, p. 135; Boettg., Ber. Senckenb. Ges. Frankf., 1888, p. 99. Fig. A. Dum., Arch. Mus. Paris, x, pi. 18, fig. 3. Bien distincte des autres espèces observées en Angola par ses couleurs sombres d'mi brun-clair avec des taches irrégulières noirâtres sur le dos et une tache irrégulière de la même couleur entre les yeux. Jusqu'à présent cette espèce n'a pas été observée dans nos possessions d'Angola au sud du Zaïre ; mais au nord de ce fleuve elle habite la côte de Loango et le Bas-Congo; on l'a rencontrée à Massabi et à Chinchoxo (Boettg., loc. cit.). FAM. ENGYSTOMATIDAE 179. Phrynomantis bifasciata PI. XVllI, 6g. 3 Brachymerus bifasciatus, Smith, III. S. Afr. Zool, Rept., pi. 63. Phrynomantis bifasciata, Peters, Monatsb. Ak. Berl., 1867, p. 36; Bou- leng., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882, j9. 172. Fig. Smith, III. S. Afr. Zool, Rept., pi. 63. Nos collections d'Angola renferment deux individus de cette curieuse espèce, l'un de Quissange, l'autre de Benguella, envoyés par M. d'Anchieta. Le premier appartient à la var. C, établie par M. Boulenger d'après un individu dans les collections du Muséum Britannique rapporté d'Angola par J. J. Monteiro (Bouleng., loc cit.). Il est noir en dessus, varié sur le dos et les membres de grandes taches blanches (jaunes?), mais sans les deux raies longitudinales de la forme typique ; la gorge et la poitrine, ainsi que m la face postérieure des cuisses et la face inférieure des jambes, brunes tachetées de blanchâtre; l'abdomen d'un blanc grisâtre avec des marbrures brimes; la face supérieure des membres de la couleur du dos. Dimensions: long, totale, 38 m.; long, de la tête 9 m.; long, du mem- bre ant. ^2 m. ; long, de la main 10 m. ; long, du membre post, 37 m. ; long, du pied 19 m. Chez l'autre individu, représenté dans la fig. 3 de la pi. xvni, le dos est dépourvu de raies et de taches; sur les parties supérieures règne une teinte roux-fauve, plus vive et finement pointillée de marron sur la tète et le dos, plus pâle et uniforme sur les flancs, variée de petites taches marron sur la face supérieure des membres. En dessous d'un gris lavé de fauve, sans taches ni ponctuations. Dimensions: long, totale 35 m.; long, de la tête 8,5 m.; long du membre ant. 20 m.; long, de la main 9 m.; long, du membre post. 32 m. ; long, du pied 17 m. 180. Breviceps mossambicus Breviceps mossambicus, Peters, Monatsb. Ak. BerL, 1854, p. 628; Boii- leng., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882, p. 177; Peters, Reisen. Mos- samb., p. 176, pi. xxv, fig. 2, pi. xxvi, fig. 11. B. gibbosus, Bocage, Jovn. Ac. Se. Lish., iv, 1873, p. 227. Fig. Peters, Reise n. Mossamb., pi. xxv, fig. 2. Le Breviceps d'Angola, dont nous avions reçu en 1873 deux indi- vidus envoyés de Biballa par M. d'Anchieta, avait été rapporté par nous au B. gibbosus de l'Afrique australe; mais ayant reçu plus tard par les soins de notre infatigable collecteur plusieurs individus semblables capturés en diverses localités de l'intérieur de Benguella, et ayant pu les comparer à des exemplaires du B. mossambicus, Peters, c'est sous ce dernier nom que nous croyons devoir les inscrire définitivement. Un museau plus saillant et des membres plus dégagés du tégument du tronc sont des caractères communs à nos individus et à ceux de Moçambique et d'après lesquels on arrive à dis- tinguer le B. mossambicus du B. gibbosus. Leur peau, en général, est lisse; mais chez quelques individus elle est rugueuse sur le dos et parsemée de tubercules plus apparents sur les flancs. 11 y en a aussi dont le tégument du dos est criblé de petits pores visibles à la loupe. Ces particularités, qui rappelent les caractères différentiels attri- bués au B. verrucosus, Rapp, ne nous semblent pas de nature à constituer de bons caractères spécifiques, d'autant plus que les individus chez lesquels 483 elles se font remarquer ont été rencontrés dans des localités où se trouvent les individus à peau lisse et sans porosités, et vivant en leur compagnie. La coloration de nos individus d'Angola est assez variable. En dessus brun-olivàlre, brun-lérrugineux, rouge-pourpre, lie-de-vin, noiràtie, d'une teinte uniforme ou varié de petites taches brunes ou noires, le milieu du dos en général plus rembruni; les flancs dune nuance plus pâle, marbrés de brun ou de noir, parfois bruns ou noirs variés de blanchâtre; pas de raie sur le milieu du dos. Parties inférieures d'un gris-pâle ou jaunâtre, sans taches ou avec des points et des taches brunes ou noires; d un brun uni- forme chez quelques individus dont le dos est noirâtre. De chaque côté de la tête une bande oblique noire derrière Toeil, une grande tache de la même couleur couvrant la gorge; la tache gulaire et les deux bandes noires sont souvent confluentes. Dimensions: î Du bout du museau à l'anus 32 m.; larg. de la tête 14 m. ; long, de la main 1 1 m. ; long, du pied 22 m. ; long, du 4^ orteil 14 m. Le B. mossambicus est assez répandu en Angola. M. d'Auchieta Ta rencontré à Biballa dans l'intérieur de Mossamedes, et à Quissange, Quin- dumho, Galanga et Caconda, dans le district de Benguella. Noms indigènes: à Biballa Talango, à Quissange et Quindumbo Cara- lilacema (Anchieta). 181. Hemisus marmoratum PI. X\1II, figs. H a Engystoma marmoratum, Peters, Monatsb. Ak. Berl., 1854,;;. 628. Hemisus marmoratus, Peters, Reise n. Mossamh., m, Amphib., 1882, p. 173, pi. XXV, fig. 1 ; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lisb., 1887, xi, j3. 208. Nous croyons pouvoir rapporter à cette espèce, découverte par le Dr. Peters à Moçambique, trois individus de notre collection provenant de trois localités différentes: St. Salvador du Congo (R. P® Barroso), Dondo et Catumbella (Anchieta). Les caractères morphologiques de tous ces individus nous semblent bien d'accord avec ceux du batracien décrit et figuré par Peters; le premier lui ressemble aussi sous le rapport des couleurs, car il a les régions supérieures tachetées ou marbrées de noi- râtre sur un fond brun-olivâtre ; chez les deux autres le dos est varié de petites taches et de points brun-marron sur un fond roux ou grisâtre. Chez tous ces individus le museau est moins long et plus obtus que chez \H. sudanense décrit et figuré par Steindachner. Long, totale 35 m. ; long, de la tête 9 m. ; larg. de la tête 9 m. ; membre ant. 10 m. ; main 8 m. ; membre post. 43 m. ; pied 22 m. 184 En comparant la figure de Steindachner de l'if, sudanense * à la figure de Peters de l'if, marmoratum, nous avons quelque peine à admettre liden- tité de ces deux espèces. Le Dr. Peters^ s'est prononcé dans un sens con- traire à une telle assimilation après avoir comparé des individus provenant de Sennaar et de Moçambique, et ce résultat vient à l'appui de notre manière de voir. 182. Hemisus guttatum Engystoma guttatum, Rapp., Arch. f. Naturg., 1842, p. 200, pi. 6, figs, 3 et i. Hemisus guttatum, Bouleng., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882, p. 178. Fig. Rapp., loc. cit., pi. 6, figs. 3 et 4. Nos collections renferment deux individus de cette espèce: un jeune mâle rapporté de l'intérieur de Mossamedes par MM. Capello et Ivens et une femelle adulte, spécimen mutilé, sans les pieds, don de notre regretté ami José Horta, ancien Gouverneur Général d'Angola. Le mâle est en dessus d'un brun-olivàtre foncé, varié de roux, et d'un roux-canelle uniforme en dessous. La femelle est d'un roux-marron en dessus, plus pâle sur la tête et les tlancs ; en dessous d'un roux très pâle, miiforme; varié sur le dos et les" flancs de taches arrondies blanches. Leurs formes sont ramassées; les membres gros; les doigts courts et renflés à la base ; la peau fisse ; un pli bien distinct du tégument contourne la tète derrière les yeux. Dimensions : S Long, totale 31 m.; long, de la tête 8 m.; larg. de la tête 11 m.; membre ant. 15 m.; main 6 m.; membre post. 41 m.; pied 20 m. ? Long, totale 46 m.; long, de la tète 11 m.; larg. de la tète H m.; membre ant. 20 m. ; main 9 m. La patrie de ce batracien est l'Afrique australe ; il doit se rencontrer plus ou moins accidentellement dans les districts méridionaux de la province d'Angola. * Steindachner, Sitz. M. Wien., xlviii, p. 191, pi. i. figs. 10-13 î* Peters, Reise n. Mossamh., iir, Amphib., p. 174. 185 FAHl. BllFOKIDAË 183. Bufo regularis Bufo regularis, Reuss, Mus. Senckenh., i, 1834, p. 60; Botdeng., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882, p. 298; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., xi, 1887, p. 192; Boettg., Ber. Senckenh. Ges. Frankf., 1888, p. 100; Kat. Batr. Sam. Mus. Senckenh., 1892, p. 85. B. pantherinus. Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1866, p. 56. B. guineensis (Schleg.), Peters, Monatsh. Ak. Berl., 1877, p. 620; Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., vu, 1879, p. 89. B. spinosus. Bocage, Proc. Zool. Soc. Lond., 1867, p. 845 Fig. Geoffroy St. Hill, Descr. Egypte, pi. iv, figs. i et% Très commun et abondant en Angola, où il est connu des indigènes sous le nom de Gimhôto ou Chimhôto. Des exemplaires de cette espèce nous sont parvenus par les soins de M. d'Anchieta de toutes les localités qu'il a visitées; nous l'avons reçue rlnDuque de Bragança par Bayâo, de St. Sal- vador par Monseigneur l'Évèque d'Himeria, de Mossamedes et Bihé par MM. Capello et Ivens. Nos échantillons diffèrent entre eux sous le rapport de la taille, de la nature des téguments et du mode de coloration. En exaggérant la valeur de ces variations, avec un peu de complaisance, on arriverait à partager le B. regularis en plusieurs espèces nominales sans aucun avantage pour la science. La taille de nos individus atteint rarement 12 centimètres en longueur; chez la plupart elle est bien au-dessous de ce chiffre. Le nombre, la forme et la grosseur des tubercules cutanés varient suivant les individus; ces tubercules en général sont lisses, quelques indi- vidus les ont épineux. Un individu de Benguella à parotides et tubercules cutanés hérissés d'épines est le type du B. spinosus, dont nous avons publié la description en 1867*; nous le considérons à présent, ainsi que d'autres spécimens semblables recueillis à Pungo-Andongo, Caconda et Domhe, conrnie représentants d'une variété du B. regidaris. Des couleurs sombres, brun-noirâtre, brun-cendré et brun-roux, domi- nent sur les parties supérieures ; en dessous régnent des couleurs plus pâles Bocage, Proc. Zool. Soc. Lond., 1867, p. 845. i86 et uniformes, brun-clair ou grisâtre, à l'exception de la gorge qui est parfois teinte de noirâtre; la tète, le corps et les membres présentent souvent sur leurs faces supérieures des taches symétriques noirâtres ou d'une teinte plus claire, marron ou brun-roux, celles-ci bordées de noir. Chez plusieurs indi- vidus une étroite raie longitudinale, blanchâtre ou jaune, s'étend sur le milieu de la tête et du tronc. Des individus recueillis sur le littoral sablon- neux de Mossamedes et de Benguella sont d'une couleur uniforme jaune ou fauve, plus pâles en dessous. Un individu jeune rapporté du Bihé par MM. Capello et Ivens est d'une jolie teinte rose, varié de petites taches d'mi rouge plus vif, hsérées de noir; les parties inférieures blanches lavées de rose. 184. Bufo funereus Bufo funereus, Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., i, 1866, pp. 56 et 11 ; ihid., vm, 1882, p. 303; Bouleng., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882, p. 475. B. benguellensis, Bouleng., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882, p. 299, pi. XIX, fig. 3. Fig. Bouleng., loc. cit., pi. xix, fig. 3. D'une petite taille. Tête déprimée à museau court et arrondi; espace inter-orbitaire plan ou légèrement concave; tympan médiocre, elliptique, d'un diamètre égal à la moitié de l'ouverture palpébrale; narines situées plus près du bout du museau que de l'œil; parotides en ovale allongée, plus étroites en arrière, parallèles, assez rapprochées de l'orbite. Membres relativement courts, le membre postérieur étendu le long du corps touche au tympan par l'articulation tibio-tarsienne; doigts minces avec une seule rangée de tubercules sous-articulaires, le 1®"" plus gros et un peu plus long que le 2^; orteils courts, réunis à la base par une palmure. Pas de reph cutané sur le bord interne du métatarse, à sa place une ligne saillante de petits tubercules épineux. Dessus du corps couvert de granulations et de gros tubercules épineux; régions inférieures granuleuses; la peau des membres présente le même aspect que celle du dos. Le dessus du corps est noirâtre ou brun, d'une teinte uniforme ou varié de taches symétriques plus foncées; les parties inférieures d'un brun pâle, à l'exception de la gorge qui est parfois noirâtre; des granulations jaunâtres ou fauves, tantôt isolées, tantôt réunies par groupes, plus abondantes en dessous, se trouvent entremêlées aux autres de couleur sombre. Quelque3 individus présentent une tache jaune sur le front, entre les yeux, et une raie de la même couleur sur le milieu du dos depuis la nuque jusqu'à l'anus. Dimensions: long, totale 51 m.; long, de la tête 13 m.; larg. de la 187 tète 18 m.; long, du membre ant. 29 m.; long, de la main 14 m.; long. du membre post. 53 m. ; long, du pied 31 m. Le B. funereiis paraît être rare et peu répandu en Angola. Nos colle- ctions renferment un individu, type de l'espèce, envoyé du Duque de Bragança par M. Bayâo, et plusieurs individus recueillis à Caconda par M. d'Anchieta. Il habite aussi l'île de Fernâo do Pu, où il a été rencontré par Fraser (Bouleng., loc. cit.). FAM. DACTYLETHRIDAE 185. Xenopus Petersii Dactylejhra MiJlleri (non Peters), Bocage, Jorn. Ac. Se. Lish., vu, 1879, p. ^9 et 96. Xenopus Miillerii, part., Bouleng., Cat. Batr. Sal. B. Mus., 1882, p. 458; Peters, part., Reise n. Mossamb., Amphib., 1882, p. 180. Plus petit que le X laevis (Daud.), à peu-près de la taille du À'. MilUeri, Peters. Tète petite, déprimée; museau court et arrondi. Yeux réguliers, ayant un diamètre égal à la distance de l'œil à la narine. Tentacule sous- orbitaire fort court. Doigts grêles et effilés; le l®"" et le 4^ doigts plus courts que les 2^ e 3% qui sont égaux. Orteils forts, aplatis et pointus, réunis par une palmure complète; les extrémités des trois premiers enfoncées dans un petit étui corné, noir. Le tubercule conique du talon moins développé que chez le X. Mulleri, mais toujours bien distinct. Le membre postèi'ieur couché le long du tronc, l'articulation tibio-tarsienne dépasse Tinsertion du membre antérieur, mais sans arriver à toucher l'œil. Peau lisse; le dos entouré d'une série de petites lignes transversales et tubuleuses. Mode de coloration variable ; trois variétés principales : Var. A. En dessus brun-noirâtre sans taches ou varié de petites taches noires; en dessous jaune fortement tacheté de noirâtre. Var. B. En dessus brun, uniforme ou varié de petites taches noirâtres; en dessous blanc lavé de jaune avec de petites mouchetures noirâtres sur l'abdomen et la face inférieure des cuisses et des jambes. Var. C. En dessus cendré de plomb ou brun-cendré, sans taches ou avec quelques petites taches brunes; en dessous blanc-jaunâtre ou grisâtre, sans taches ou présentant quelques petites taches de la couleur du dos sur les membres postérieurs. 188 Dimensions: ? Long, totale 65 m.; long, de la tête 16 m.; larg. de la tête 21 m.; long, du membre ant. 32 m.; long, de la main 15 m.; long, du membre post. 76 m. ; long, du pied 41m. Assez répandu en Angola, du littoral aux hauts-plateaux de l'intérieur. Nous l'avons reçu de St. Salvador par les soins de Monseigneur l'Évèque d'Himeria. M. Bayâo nous l'a fait parvenir du Dondo. M. d'Anchieta nous l'a envoyé de plusieurs localités: Benguella et Cattwibella, dans le littoral, Quibula, Quindumho, Caconda, Hiiilla et Amhaca, dans l'intérieur. MM. Ca- pello et Ivens nous ont rapporté de leur premier voyage d'exploration un exemplaire recueilli au Dombe et un autre à Cassange. Chimboto ou Gimboto serait, suivant M. d'Anchieta, le nom dont se servent les indigènes pour désigner cette espèce, nom qu'ils donnent égale- ment à plusieurs autres batraciens. Les indigènes de Cassange l'appelent T'chuila (Gapello et Ivens). Dans deux de nos pubhcations sur l'herpétologie d'Angola nous avions mentionné cette espèce sous le nom de A'. Mulleri, qui est en effet des trois espèces connues du genre Xenopiis celle dont nos échantillons se rapprochent davantage. Ayant pu les comparer plus tard à des exemplaires du Zanzibar et de Moçambique nous avons reconnu qu'il est toujours possible de les distinguer de ceux-ci en faisant attention à certains caractères qu'on ne doit pas négliger: tentacule sous-orbitaire sensiblement plus court, tubercule du métatarse moins développé, membres postérieurs plus courts. Ces cara- ctères différentiels, le Dr. Peters les avait remarqués avant nous chez un individu de Benguella; mais l'éminent zoologiste de Berlin, tout en admet- tant qu'il s'agissait peut-être d une espèce nouvelle à ajouter au genre Xenopiis, n'a pas voulu lui imposer un nom distinct*. C'est ce que nous faisons maintenant, heureux de pouvoir rendre un nouvel hommage à la mémoire de l'illustre savant qui a si puissamment contribué à l'avancement de nos connaissances sur la faune africaine. 1 Peters, Reise n. Mosmmb., m, Amphib., p. 181. EERATA Page 12, ligae 23. Au lieu de — celle de la première paire, lisez — celles de la première paire. 17, » 19. Au lieu de 33, » H. Au lieu de 47, » 28. Au lieu de 71, » 16. Au lieu de 114, » 29. Au lieu de 117, » 34. Au lieu de 124, » 19. Au lieu de 125. » 17. Au lieu de 127, » 28. Au lieu de 137, » 10. Au lieu de 142, » 31. Au lieu de 144, » 17. Au lieu de -écailles dorsales, lisez — écailles caudales, -par un pli de peau, lisez — par un pli de la peau. -quinquetaemiata, lisez — quinqnetaeniata. -bien supérieures, lisez — bien supérieurs. -Psamorphis sibilaiis, lisez — Psammophis sibilans. -bas de flancs, lisez —bas des flancs. ■Palaemon Bartkii, lisez — Polaemon Barthii. ■Palaemon Barthii, lisez — Polaemon Barthii. -se sont servis, lisez — se sont servi, -ces détails, lisez — ses détails, -l'avons reçu, lisez — l'avons reçue, -de la région, lisez — de la région temporale. TABLE ALPHABÉTIQUE Ablepharus cabindae 51 Wahlbergii 52 aculeata, Agama 21 acuta, Rhagerhis 111 acutilabris, Euprepes 46 , Mabuia 46 acutus, Psammophis 111 Adansonii, Sternothaerus 3 adspersa, Rana 157 , Tomopterna 157 adspersus, Pyxieephalus 157 aegyptiacus, Gymaopus 7 aeneus, Ablepharus 51 , Panaspis 51 afer, Eumeees 49 , Mochlus 49 , Rhoptropus 16 affinis, Euprepes 45 africana, Caitia 37 afrieanus, Tetradactylus 37 Agama armata 19 colonorum 17 planiceps 18 albigularis, Monitor 27 , Tupinambis 27 , Varanus 27 albolabris, Rana 162 albopunetatus, Scaphiophis 102 arnbigua, Prosynina 92 Amphiophis angolensis 113 Anchietae, Aporosaura 33 , Chamaeleon 62 , Eumecia 50 , Euprepes 40 , Hylambates 179 , Lepidosternon 28 — — , Lygosoraa 50 , Monopeltis 28 , Naja 133 , Onychocephalus 63 , Ophirina 100 Anchietae, Python 73 , Pachyrhynchus 33 , Typhlops 63 angolensis, Amphiophis 113 , Dromophis 113 , Euprepes 43 , Hylambates 179 , Philothamnus 85 , Psammophis 113 , Rana 158 , Sepsina 53 , Zonurus 25 angusticeps, Dendraspis 138, 140 , Dinophis 140 , Naja 140 annulata, Naja 137 anomala, Uriechis 128 anomalus, Typhlops 70 arietans, Bitis 149 , Eehidna 149 , Vipera 149 armata, Agama 19 aspilus, Aspidonectes 7 aterrima, Atractaspis 142 Atheris squamigera ... 152 Atractaspis Bibronii 141 congica 142 irregularis 143 atratus, Neusterophis 74 atrieollis, Agama 22 , Stellio 22 Aubryi, Crypturus 8 , Cycloderma 8 , Hyla 181 , Hylambates 181 Barthii, Polaemon 124 Bayonii, Euprepes 38 , Hemidactylus = . . 13 , Mabuia 38 , Sepsina 55 Belliana, Cinixys 2 192 Belliana, Kinixys 2 benguellensis, Bufo 186 , Eremias 31 , Hemidactylus 12 , Rappia 169 Bibronii, Atraetaspis 142 , Homodactylus 15 , Pachydactilus 15 , Tarentola 15 bicarinatus, Heterolepis 84 bieolor, Helieops 76 , Lininophis 76 bifaseiata, Phrynomantis 181 bifasciatus, Braehymerus 181 binotata, Mabuia 46 binotatus, Euprepes 46 bipraeocularis, Boodon 78 bivittata, Ichnotropis 30 Blandingii, Dipsas 124 , Euprepes 40 , Toxicodryas 124 Bocagii, Ahaetula 91 , Aspidelaps 137 , Cystignatus 176 , Hemidactylus 11 , Hylanibates 176 , Mabuia 42 Boodon lineatus 78 olivaceus 81 Botrophthalmus lineatus 83 Bouleugerii, Monopeltis 29 , Typhlops 64 bragantina, Rana 155 Breviceps mossambicus 182 brevirostris, Psammophis 118 Brussauxi, Gonionotophis 83 , Gonionotus 83 Bucephalus capensis 121 , typus 121 Bufo funereus . 186 regularis 185 Cabindae, Ablepharus 51 Caitia africana 37 Calabaria Reinhardtii 74 Calamelaps polylepis 126 cana, Pseudaspis 100 canus, Coluber 100 Capellii, Cliamaeleo 59 eapense, Lyeophidion 81 , Lycophidium 81 capensis, Algira 30 capensis, Elapomorphus 127 , Hemidacfylus 15 , Heterolepis 84 , Ichnotropis 30 , Lycodon 81 , Lygodaetylus 15 , Stellio 22 , Tropidosaura 30 , Uriechis 127 caretta, Thalassoehelys 6 cataphractus, Crocodilus 9 caudal is, Bucephalus 121 , Cérastes 150 , Vipera 150 Causus resimus 146 rhombeatus 145 Chamaeleon Anchietae 62 dilepis 59 gracilis 61 namaquensis 62 quilensis 60 Chamaesaura macrolepis 25 Chelone mydas 6 chimbana, Mabuia 45 Cinixys belliana 2 erosa . . . .■ 1 cinctiventris, Hyperolius 168 , Rappia 168 cinnamomeiventris, Hyperolius 172 , Rappia 172 cinnamomeus, Hylambates 180 citrinus, Hyperolius 168 coccotis, Hj-perolius 173 colonorum, Agaraa 17 coeruleus, Hapsidophrys 97 Chenoni, Leptophis 85 coUare, Microsoma 124 concolor, Hyperolius 173 , Rappia 173 , Uriechis 128 eongica, Atraetaspis 142 congicus, Scincodipus 53 , Typhlops 63 Copei, Sepsina 54 Copii, Sepsina 54 Cordylosaurus trivittatus 37 cordylus, Lacerta 24 , Zoiiurus 24 corpuleutus, Atraetaspis 143 Crocodilus cataphractus 9 vulgaris 8 loa Crotaphopeltis rufescens 122 , semiannulatus 122 Currori, Fevlinia 57 Cycloderma Aubryi 8 dahome\ ensis, Atraetaspis 144 damaranus, Eupropes 43 Dasypeltis scabra 106 Delalandii, Rana 158 Dendraspis angusticeps 140 neglectus 138 derbianus. Sternotbœrus 3 dilepis, Chamaeleo (var. quilensisj .. . 60 , Chamaeleon 59 Dipsas Blandingii 124 pulverulenta 123 dorsal is, Leptopliis 92 , Philothamnus 92 Dryiophis Kirtlandii 119 edulis, Pyxieephalus 157 Elapsoidea Guntherii 129 semiannulata 129 elegans, Anelytrops 57 , Feylinia 57 , Sphenorhina 57 Eremias lugubris 31 namaquensis 31 erosa, Cinixys 1 , Testudo 1 Eschrichtii, Tjiihlops 65 Eumeces afer 49 Eumecia Anchietae 50 fasciolata, Dasypeltis 106 fasciolatus, Dinophis 138 Feylinia Currori 57 flavigularis, Dendrophis 97 , Thrasops 97 frontalis, Prosymna 98 , Temnorhynchus 98 frontatus, Crocodilus 9 fuliginoides, Coronella 75 , Mizodon 75 , Tropidonotus 75 fulvovittata, Rappia 175 fulvovittatus, Hyperolius 175 funereus, Bufo 186 furcata, Grayia 104 fusca, Calabaria 74 fuscigula, Hyperolius 170 , Rappia 170 fuscum, Triglyphodon 124 gabonensis, Sternothaerus 3 galeala, Pelomedusa S , Testudo 5 geliafiae, Pelomedusa 5 , Pentonyx 5 geoiiietricus, Boodon 78 Gerrhosaurus nigrolineatus 35 validus 36 Giardi, Grayia 106 gibbosus, Breviceps 182 Girardi, Philothamnus 95 Gonionotophis Brussauxii 83 gracillima, Ahaetula 88 gracilis, Chamaeleon 61 , Euprepes 40 grammica, Sepsina 53 Grantii, Gonionotophis 83 Gr^.venhorstii, Euprepes 38 Grayia ornata 104 triangularis 102 griseus, Cordylus 24 — — ; Zonurus 24 guiueensis, Bufo 185 Guirali, Heterolepis 84 , Simocephalus 84 Guntherii, Elapsoidea 129 , Holaspis 34 , Monopeltis 29 , Philothamnus 85, 87 guttatum, Engystoma 184 , Hemisus 184 Gymnopus aegyptiacus 7 haje, Coluber 133 , Naja 133 Hapsidophrys lineatus 97 sraaragdinus 96 flelicops bicolor 76 Hemidactylus Bayonii 13 benguellensis 12 Bocagii 11 mabouia 10 muriceus 13 Hemisus guttatum 184 marmoratum 183 heraldica, Vipera 151 Hessei, Elapsoidea 131 , Sepsina 53 heteroderma, Ahaetula 89 helerodermus, Chlorophis 89 , Philothamnus 89 heterolepidota, Ahaetula 88 heterolepidotus, Philothamnus 88 194 Heterolepis Guirali 8i HiklehrancUi, Ablabes 109 , Hemirhagerhis 109 hoplogaster, Philothamniis 85 Hnmeyerii, Ablabes 113 Horstockii, Lyi'ophidion 81 hotteiitotus, Typiilops 69 huillensis, Hyperolius 16i liunibo, Typhlops 66 Hydraethiops melanogaster 77 hydraletis, Rana ISo Hylambates Anchietae 177 angolensis 179 Aubryi 181 Bocagii 176 cinnamomeus 1 80 marginatus 178 viridis 176 Ichnotropis capensis 30 insignis, Hyperolius 16i iiitermedius, Dendiaspis 140 irregularis, Atractaspis 143 , Chloropsis 83 , Coliiber 85 , Elaps 143 , Philothamnus 85 , Psammophis 1 14 Ivensii, Euprepes 48 , Lygosoma 48 , Mabuia 48 Jacksonii, Causus 146 , Uriechis 178 Jamesonii, Dendraspis 140 Kirflandii, Cladophis 119 , Dryiophis 119 , Leptophis 119 , Thelotornis 119 laevigata, Agama 18 latérale, Lycophidium 82 lineatus, Boodon 78 , Hapsidophrys 97 lineofasciatus, HeHcops 77 longicauda, Coronella 75 , Mizodon 75 longicephalus, Hemidactylus 11 longiceps, Hemidactylus 11 lugubris, Ereinias 31 , Laeerta 31 lunulatus, Urieebis 128 Lycophidium capense 81 latérale 82 Lycophidium meleagris 82 Lygosoma Anchietae 49 Ivensii 48 Sundevallii 49 mabouia, Gecko 10 , Hemidactylus 10 Mabuia acutilabris 46 Bayonii 38 binotata 46 Bocagii 42 chimbana 45 maculilabris 40 occidentalis 42 Perrotetii 39 Petersii 42 punctulata 44 Raddonii 40 striata 41 sulcata 41 varia 43 maculilabris, Euprepes 40 , Mabuia 40 margaritifer, Euprepes 46 marginatus, Hylambates 178 marmorata, Rappia 164 marmoratus, Hyperolius 164 marmoratum, Engystoma 183 , Hemisus 183 Medici, Dasypeltis 107 , Dipsas 107 melanogaster, Hydraethiops 77 meleagris, Lycophidium 82 microps, Hyperolius 173 , Rappia 173 Microsoma collare 124 miolepis, Calamelaps 126 Mizodon fuliginoides 75 olivaceus 74 modestus, Hyperolius 173 mossambicus, Breviceps 182 mucruso, Typblops 67 Mullerii, Dactylethra 187 , X('no[)Us 187 Naja Anchietae 133 , annulata 137 ,haje 132 , nigricollis 135 namaqurnsis, CJiaiiiaeleon 62 , Ereiiiias 31 nasalis, Causus 146 nasufa, Rappia 169 195 nasiitus, 1I\ perolius 109 natalensis, Plirynobatrachus 162 , Pytiion 72 Steiiorhynchus 1()2 neglectus, Deadraspis 138 nigra, Elapsoidea 131 nigricans, Stenosloma 71 nigriceps, Urieeliis 128 nigricollis, Naja 135 , Stellio 22 nilotiea, Laeerta 26 niloticus, Crocodilus 8 , Varanus 26 nigrolineatus, Gerrhosaiirus 35 notabilis, Euprepes 40 nototaenia. Amphiophis 109 , Amplorhinus 109 , Coronella 109 , Psammophylax 109 Nucras tesselata 30 Oatesi, Dryiophis 119 ocellata, Rappia 165 ocellatus, Gecko 16 , Hyperolius 165 , Pachydactylus 16 , Psammophylax 108 , Varanus 27 oeeidentalis, Euprepes 42 , Mabuia 42 oceipitalis, Agama 18 , Rana 155 olivacea, Coronella 74 , Thalassochelys 6 olivaceus, Boodon 81 , Euprepes 41 , Holurophis 81 , Tropidonotus 74 Olivieri, Euprepes 43 ornata, Grayia 104 ornatissima, Rana 157 ornatus, Glaniolestes 104 , Macrophis 104 , Philothamnus 93 Osteolaemus tetraspis 9 Pachydactylus Bibronil 15 ocellatus 16 Pachyrhynchus Anchietae 33 paralielus, Hyperolius 164 palmarum, Dasypeltis 106 pantherinus, Bufo 185 pardalis, Tcstudo 3 parvilobus, Chamaeleon 60 Pelomedusa galeata 5 Perrotetii, Euprepes 39 , Mabuia 39 Petersii, Euprepes 42 , Mabuia 42 , Typhlops 68 , Xenopus 187 Petiti, Rhoptrura 74 Philothamnus dorsalis 92 Girardi 95 heterodermns 89 heterolepidotus 88 irregularis 85 ornatus 93 semivariegatus 90 thomensis 94 Phrynobatrachus natalensis 162 Phrynoraantis bifasciata 181 pictieauda, Agama 17 planiceps, Agama 18 plieifera, Rappia 167 poensis, Boodon 81 polylepis, Calamelaps 126 , Dendraspis 140 Prosymna ambigua 99 , frontalis 98 Psammophis sibilans 114 Psammophylax nototaenia 109 , rhombeatus 108 Pseudaspis cana 100 punctata, Acontias 65 punetatissimus, Euprepes 41 , Typblacontias • 56 puiictatus, Mochlus 49 , Philothamnus 91 , Typhlops 68 puiictulata, Mabuia 44 , Rappia 168 punetulaïus, Euprepes 44 Python Anchietae 73 natalensis 72 quadrilineatum, Boodon • 78 quadrivittatum, Boodon 78 quilensis, Chamaeleon 60 quinquetaeniata, Mabuia 46 quinquetaeniatus, Euprepes 42 quinquevittata, Rappia 174 quiiiquevittatus, Hyperolius 174 Raddonii, Euprepis 40 , Mabuia 40 196 Rana adspersa 157 aibolabris 162 angolensis 1S8 mascareniensis 160 occipitalis loo ornatissima lo7 oxyrhyncha lo9 subpunctata 161 tuberculosa 156 Rappia benguellensis 169 Bocagii 165 cinctiventris 1 68 cinnamomeiventris 172 concolor 1 73 fulvovittata 17o fuscigula 1 70 marmorata i 64 microps 173 nasuta 169 plicifera 167 punctulata 168 quinquevittata 171 Steindachnerii 171 Toulsonii 166 tristis 171 regularis, Biifo 183 resimus, Causas 146 , Heterophis 146 Reinhartltii, Calabaria ... 74 , Eryx 74 reticulata, Scapteira 32 reticulatus, Eumeces 49 Rhagerhis acuta 111 tritaeniata 110 rhinocéros, Bitis 149 , Ecliidna 149 , Vipera 149 rhombeata, Dipsas 108 , Sepedon 145 rhombeatus, Aspidelaps 143 , Causus 143 , Coluber 108 , Psainmophylax 108 robustus, Gerrhosaurus 36 rostrata, Glaiiconia , 71 rostratum, Stenostoma 71 rufesoens, Coluber 122 , Crotaphopeltis 122 rugosus, PjTÙcephalus 136 saurus, Monitor 26 scaber, Rachiodon 106 scabra, Coluber 106 , Dasypeltis 106 scalper, Monopeltis 29 , Phractogonus 29 Scaphiophis albopunctatus 102 Scapteira reticulata 32 scutifrons, Glauconia 71 , Stenostoma 71 Sebae, Python 72 semiannulata, Elapsoidea 131 , Leptodira 122 semiannulatus, Crotaphopeltis 122 , Télescopas 122 semivariegata, Ahaetula 90 seinivariegatas, Philothamnus 90 senegalensis, Chamaeleo 61 Sepsina angolensis 53 Bayonii 35 Gopei 54 serripes, Eremias 32 , Scapteira 32 shirana, Ahaetala 85 sibilans, Coluber 114 , l^sammophis 114 sinaalas, Sternothaerus 4 sinaradigna, Dendrophis 96 , Hapsydophris 96 , Leptophis 96 Smilhii, Philothamnus 90 spinosns, Bufo 183 squamigera, Atheris 132 , Echis 132 Stellio atricollis 22 Steindachnerii, Hyperolias 171 , Rappia 171 Stenostoma rostratum 71 scutifrons 71 Sternothaerus derbianus 3 sinuatus 4 striata, Mabuia 41 striatam, Tropidolepisma 41 striatas, Euprepes 41 Stuhlmannii, Ligonirostra 99 subpunctata, Rana ' i61 sulcata, Mabuia 41 salcatus, Euprepes 41 Sandevallii, Elapsoidea 131 - — -, Eameces 49 , Lygosoma 49 taeniolata, Nacras 30 tesselata, Nucras 30 197 tesselata, Lacerta 30 Testudo pardalis 3 teteiisis, Psamniophis 118 tetraspis, Ostaeolemus 9 Thalassochelys caretta 6 tliûinensis, Philothamnus 94 Thrasops flavigularis 97 Toulsoiùi, Hyperolius 166 , Rappia 166 tristis, Hyperolius 166 , Rappia 1 66 triaagularis, Grayia 102 , Heteronotus 102 Trionyx triunguis 7 tritaeniata, Psammophylax 110 , Rhagerhis HO triunguis, Trionyx 7 trivirgatus, Cordylosaurus 37 trivittalus, Cordylosaurus 37 , Gerrhosaurus 37 tuberculiferus, Chamaeleo 62 tuberculosa, Raiia 156 Typhiacontias punctatissimus .... S6 Typhlops Anchietae 63 anoraalus 70 Boulengerii 64 congicus 63 hottentotus 69 humbo 66 mucruso 67 Typhlops Petersii 68 punctatus 65 lypus. Buceplialiis 121 unicolor, (lalaïueiaps 126 Uriechis capensis 127 validus, Gerrhosaurus 36 Varanus albigularis 27 niloticus 26 varia, Mabuia 43 variegatuin, Alopeeion 78 varius, Euprepes 43 vermiculatus, Hyperolius 164 Vipera arietans 149 caudalis 1 50 heraldica 151 rhinocéros 149 viperinus, Psammophylax 109 viridis, Hylambates 176 vittatus, Euprepes 42 Vossii, Gonionotophis 84 vulgaris, Crocodilus 8 Wahibergii, Ablepharus 52 , Cryptoblf'pharus 52 Welwitschii, Dalophia 29 , Dendraspis 138 , Monopeltis 29 Xenopus Petersii 187 Zonurus angolensis 25 , cordylus 29 EXPLICATIONS DES PLANCHES Planche I — Fig. 1. Hemidactylus benguellensis, Bocage. 1 a. Tête vue en dessous, grossie. 1 b. Région anale gross. Fig. 2. Hemidactylus Bayonii, Bocage. 2 a. Tête vue de côté, gross. 2 b. Tête vue en dessous, gross. 2 G. Région anale, gross. 2 d. Pied vu en dessous, gross. Planche II — Fig. Agama planiceps, Peters. Planche III — Fig. 1. Pachyrhy/ichus Anchietae, Bocage. 1 a. Tête vue en dessous, gross. 1 b. Tête vue en d'essus, gross. Fig. 2. Mabuia Bayonii (Bocage). 2 a. Tête vue en dessous, gross. 2 b. Tête vue en dessus, gross. 2 c. Tête vue de côté, gross. 2 d. Écailles, gross. Planche IV — Fig. 1. Mabuia maculilabris (Gray). 1 a. Tête vue en dessus, gross. 1 b. Écailles, gross. Fig. 2. Mabuia Petersii (Bocage). 2 a. Tête vue en dessus, gross. 2 b. Tête vue de côté, gross. 2 c. Écailles, gross. 200 Planche V — Fig. 1. Lygosoma Ivensii, Bocage. 1 a. Tète vue de côté, gross. 1 b. Écailles, gross. Fig. 2. Ablepharus Wahibergii (Smith). 2 a. Tête vue de côté, gross. 2 b. Tête vue en dessus. 2 c. Tête vue en dessous, gross. Fig. 3. Ablepharus Cabindae, Bocage. 3 a. Tête vue de côté, gross. 3 b. Tête vue en dessus, gross. 3 c. Tête vue en dessous, gross. Planche VI — Fig. 1. Lygosoma (Eumecia) Anchietae, Bocage. 1 a. Tête vue de côté, gross. 1 b. Tête vue en dessus, gross. 1 c. Tête vue en dessous, gross. 1 d. Membre antérieur, gross. 1 e. Membre postérieur, gross. 1 f. Écailles, gross. Planche VII— Fig. 1. Sepsina Copei, Bocage. 1 a. Tête en dessus, gross. 1 b. Membre postérieur, gross. 1 c. Membre antérieur, gross. Fig. 2. Sepsina (Dumerilia) Bayonii, Bocage. 2 a. Tête vue en dessus, gross. 2 b. Tète vue en dessous, gross. 2 c. Tête vue de côté, gross. 2 d. Région anale, gross. Fig. 3. Typhlacontias punctatissimus, Bocage. 3 a. Têle vue en dessus, gross. 3 b. Contour du tronc. Planche VIII — Fig. 1. Monopeltis Anchietae, Bocage; partie antérieure du corps vue de côté. 1 a. Partie antérieure du corps vue en dessous. 1 b. Partie antérieure du corps vue en dessus. 1 c. Queue. Fig. 2. Chamaeleon Anchietae, Bocage. Fig. 3. Chamaeleon quilensis, Bocage; la tête. 201 Planche IX — Fig. 1, Python Anchietae, Bocage; la portion antérieure du corps. 1 a. Tète vue de côté. 1 b. Tête vue en dessous. 1 c. Queue. Fig. 2 a. Calamelaps polylepis, Bocage; la tête vue de côté. 2 b. Tête vue en dessus. 2 c. Tête vue en dessous. 2 d. Queue. Planche -Fig. 1. Ophirhina Anchietae, Bocage jeune. 1 a. Tête vue en dessus. 1 b. Tête vue en dessous. 1 c. Tête vue de côté. 1 d. Queue. 1 e. Écailles. 1 f. Contour du tronc. (Coluber canus, L.), Planche X a — Fig. 1. Rhagerhis tritaeniata, Gùnlher. 1 a. Tête vue de côté, gross. 1 b. Tête vue en dessus, gross. 1 c. Tête vue en dessous, gross. Fig. 2. Rhagerhis acuta (Giinther). 2 a. Tête vue de côté, gross. 2 b. Tête vue en dessus, gross. 2 c. Tête vue en dessous, gross. Planche XI — Fig. 1. Prosymna ambigua. Bocage. 1 a. Tête vue en dessus, gross. 1 b. Tête vue en dessous, gross. 1 c. Tête vue de côté, gross. 1 d. Queue. Fig. 2. Prosymna frontalis (Peters), la tête grossie vue en dessus. Fig. 3. Amphiophis angolensis, Bocage. 3 a. Tête vue de côté, gross. 3 b. Tête vue en dessus, gross. 3 c. Tète vue en dessous, gross. 3 d. Queue. 3 e. Écailles. 3 f. Contour du tronc. 202 Planche XII — Fig. 1. Phiîothamnus ornatus, Bocage. 1 a. Tète vue en dessus, gross. 1 b. Tète vue de côté, gross. 1 c. Tète vue en dessous, gross. Fig. 2 a. Phiîothamnus angolensis, Bocage (Ph. irregu- laris, var.), la tète vue en dessus, gross. 2 b. Tète vue de côté, gross. 2 c. Tète vue en dessous, gross. Planche XIII — Fig. 1. Phiîothamnus dorsalis, Bocage. 1 a. Tète vue en dessus, gross. 1 b. Tète vue de côté, gross. 1 c. Tète vue en dessous, gross. Fig. 2 a. Phiîothamnus Smithii, Bocage (Ph. semivarie- gatus, Smith, var.), la tète vue en dessus. 2 b. Tète vue de côté. 2 c. Tète vue en dessous. Planche XIV — Fig. 1. Microsoma collare, Peters; la tête vue en des- sus, gross. 1 a. Tête vue en dessous, gross. 1 b. Tète vue de côté, gross. Fig. 2. Microsoma collare, Peters, var.; la tête vue en dessus, gross. 2 a. Tète vue en dessous, gross. 2 b. Tète vue de côté, gross. Fig. 3. Elapsoidea Gùntherii, Bocage. 3 a. Tète vue en dessus, gross. 3 b. Tète vue de côté, gross. 3 c. Tète vue en dessous, gross. Planche XV — Fig. 1. Dendraspis Jamesonii,Traill., la tète vue en dessus. 1 a. Tète vue de côté. 1 b. Tète vue en dessous. 1 c. Écaillure. Fig. 2. Dendraspis neglectus, Bocage; la tête vue en dessous. 2 a. Tête vue de côté. 2 b. Tète vue en dessous. 2 c. Écaillnre. 2o;i Fig. 3. Dendra^pis angusticeps, Smilli; la lùlo vue on dessus. 3 a. Tête Yue de côté. 3 b. Tète vue en dessous. 3 c. Écaillure. Planche XVI — Fig. 1. Vipera heraldica, Bocage. 1 a. Tète vue en dessus. 1 h. Tète vue en dessous. 4 c. Écaillure. Fig. 2 a. Naja Anchietae, Bocage; la tète vue en dessus. 2 b. Tète vue ce côte. 2 c. Tète vue en dessous. Planche XVII — Fig. 1. Hylambates angolensis, Bocage. 1 a. Bouche ouverte. Fig. 2. Rana ornatissima, Bocage. 2 a. Tète vue en dessous. 2 b. Bouche ouverte. Planche XVIII — Fig. 1. Rana tuberculosa, Boulenger. 1 a. Bouche ouverte. Fig. 2. Hemisus marmoratum, Peters. 2 a. Tête vue en dessous. Fig. 3. Phrynomantis bifasciata (Smith), var. Fig. 4. Phrynobatrachus natalensis (Gûnther). 4 a. Bouche ouverte. Planche XIX — Fig. 1. Rappia cinnamomeiventris, Bocage. Fig. 2. Rappia tristis, Bocage. Fig. 3. Rappia Steindachnerii, Bocage. Fig. 4. Hylambates Anchietae, Bocage. 4 a. Bouche ouverte. 1. 1." 1. Hemidaclylus Benguellensis . 2 Hemidacîylus Bayonii. T *5 m a. CD u cd Q. (0 S cd CD < A USA ^ ^ s:: o CD PQ cd .a cd GV3 CD Cd H 1 CD .E U < m CD su o cd PU c...... A S; ?~ CD CD a cd 5 (Xi G\] ■r— J S- Cd :3 o cd cd cd c... "Y. b. «; CD ca ce co ;^ Oh CD CD m 13 £-. ce CL. CD l (D ai B o co o -3 CAM^FdDGE. MA USA FLVI Lygosoma (Eumecia) Anchielae MCZ • / HARVr^D L....---?ITY tJUAfiHiDGE. MA USA Li-'- Cvl -^m ^,y^ c<\ ,r- CV) m c^ m m^^ m 0>i J3 . ■ .—I co œ a- w co o o CL, co $=: o PQ co B p- CD GO œ Ci o CD «J g- eu CD CO MCZ LIB'^APvY HARVARD U^:lV;^.'.SITY CAMBRIDGE. MA USA FLVJ7/ V'\-\ 1 1 \ \ - ^ J 1. Monopeltis Anchielae. 2, Chamaeleon Anchietae. 3. Chamaeleon quilensis. MCZ LIBRARY HARVARD U.\'1V:-.*3ITY; «AAJSRlDGE. MA USA FUI V. 1^ if 2 r. l.PilhonAnchietae 2. Calamelaps polylepis MCZ USRARY HARVARD U^IV.-i»-crTV |Wr HA CMti^ffiiiiytJC. MA USA PLXA 1. Rhagerhis lï'ilaeniata. ^ 2. Rhagephis acula. kir lnf\ USA m/ l.Prosymna ambigua 2 Prosymna fronîalis. S.Amphiophis angolensis. «^*\ii)G£. MA USA en w c CD C cd w cd t" — I Gd s- o O PU - fY PlXI/I Cj C 1^ 1. Philothamrius dopsalis. 2. Philoîhamnus smithii f.-1CZ HARVAl \D .TY CAMBRIDGE. MA USA PI x/v Cl 2^ 1. Microsoma collare. S.Micposoma collare var. 3. Elapsoidea Gunlhen HA TY CAMàHiDGE. MA USA PlXV \ ç. ) J — ^ ^ 1. Dendraspis jamesomi- 2, Dendraspis negleclus. 3. Dendraspis anqusticeps. TY -.A fes S; CD r»— 1 CD •I—* o 5:: <: :^ 00 cd o CD X CD - ■I— t w FlIF/l 7i -' W%^ 1 Hylaïubates ancj'alencis. S.Rana ornatissima. ?/- ;ge. ma usa pi.xvm 2. Cl 1 Rana tuberculosa. 2 Hemisus marmoralum. 3 Phrynomanlis bifasciata. 4 Phrynobaîrachus nalalensis, FIX/X 1. I ^^^^i •^■ 3. 3.' 1 Rappia cinnamomeiventris. 2 Rappia trisVis. 3 Rappia Steindachnen. K Hyiambates Anchietae. CMivi£i/iiiJô£. MA USA